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3,0
Publiée le 23 septembre 2025
LifeForce (1985) est un objet filmique étrange où la science-fiction rencontre l’horreur gothique. Si le récit se perd parfois dans un chaos scénaristique et un rythme inégal, l’atmosphère visuelle et le magnétisme envoûtant de Mathilda May (incarnant une vampiress extraterrestre d’une sensualité hypnotique), confèrent au film un charme hybride...
Entre la série B et la série Z, le film alterne également entre les genres.
Si les effets spéciaux ont plutôt mal vieilli et que certains acteurs en font trop, le spectacle est présent, le divertissement rend le visionnage agréable sans être indispensable.
Le réalisateur a mis sa patte sur des oeuvres plus marquantes.
Film de science-fiction horrifique qui a plutôt bien vieilli, Lifeforce est une oeuvre de Tobe Hooper tout à fait recommandable car son histoire est plutôt sympathique à suivre et pour sa réalisation qui propose des moments bien angoissant. Et puis il y a la présence de la fameuse Mathilda May, dont la beauté ne pourra laisser personne indifférent.
Lifeforce est un film audacieux, mais qui peine à convaincre malgré son potentiel. Visuellement ambitieux, il propose une esthétique marquée, mais son rythme inégal et ses choix narratifs alourdissent l'expérience. Le mélange de science-fiction, d'horreur et d'érotisme intrigue, mais finit par diluer l'impact de l'intrigue principale.
Les personnages, souvent peu développés, manquent de présence, ce qui limite l'attachement du spectateur. Malgré quelques scènes mémorables, le film souffre d’un ton hésitant entre le sérieux et l’excès. Une tentative intéressante, mais maladroite, qui ne parvient pas à atteindre ses grandes aspirations.
Avec Lifeforce le réalisateur Tobe Hooper compose une histoire de vampires de l'espace où se mêlent science-fiction, film d'horreur et films de zombies. Nous y retrouvons les qualités des œuvres de Tobe Hooper : un sens des décors, multiples ici eu égard au budget dont à bénéficié pour le film ; une bonne direction d'acteur pour une interprétation à la serpe, peu subtile, qui fonctionne, servie ici pas de bons acteurs, les personnages donnant l'impression en permanence que la destinée du monde est en jeu, parfois à la limite du ridicule. Et le film a le mérite d'introduire le plus bel effet spécial qu'il puisse être, Mathilda May dans sa première apparition à l'écran, inutilement nu pendant une bonne partie de ses apparitions, mais nécessaire à l'hystérésis du film. Comme ces vampires de l'espace qui viennent aspirer la force de vie des hommes (celle du titre donc), ils ont besoin d'un hameçon adapté. Le scénario aménageant de multiples personnages secondaires autour de Steve Railsback et Peter Firth qui donnent une chair certaine à cet ensemble. Avec des apparitions de Frank Finlay et Patrick Stewart. Rajoutons que la musique, signée Henry Mancini, est extrêmement lyrique. Et le mélange de maquillage, matte painting, maquettes, et effets visuels de John Dyrkstra, donnent une patine unique au film. Le film est aussi un jalon historique pour la Cannon Group qui le finance, société indépendante qui travaillait en dehors des grands studio : le film est un exemple de superproduction indépendante comme les années quatre vingt en ont produit.
Il faudra reconnaître que le genre de Lifeforce des années 80 à bien souffert. Mis à part quelques exceptions (The Thing chez Carpenter, La Mouche chez Cronenberg....) Si si, pour beaucoup de films, le temps n'a rien arrangé et tout ça a plutôt très mal vieilli... Notre cher Hooper, si dans Massacre à la Tronçon. en 1974 était un arpète avant-gardiste en réalisant un chef d’œuvre opérant une petite révolution du Slasher Movie, voire d'en inventer le genre, en traçant une route qui sera empruntée (bien trop de fois) par toute(s) une(s) génération(s) de réalisateurs, ici 10 ans après, c'est raté. Malgré les quelques (très) bonnes idées, le concept du film, son noyau, la découverte d'un trouple à poil (humain) en hyper sommeil dans des cristaux, dans un spacecraft alien (avec des chauves souris géantes momifiées, qu'est ce qu'il lui ai passé par la tête ? On ne saura jamais...!), dans les "cheveux" de la comètes de Halley.... C'est trop, même à écrire.... Tout lui échappe ou presque... Sauf la jolie Alien Mathilda May nue qui malheureusement n'a pas grand chose à faire, mis à part se promener et rouler de mortelles galoches. Hooper se perd dans ses miches et en oubli l'arc narratif de son film qui devient bien bancal et fait plus que friser le ridicule sur la longueur. A aucun moment, on ne comprend l'origine (même un peu) de tout ce cirque, dans l'espace au début comme sur terre ensuite, pourquoi ce triptyque ramené sur notre planète est humain mais aussi Alien et le pourquoi du comment de ce besoin vital d'énergie... etc, etc... Ma foi, je me demande si notre réal (vue sa filmo quand même franchouillarde) ne serait pas une sorte de Patrick Hernandez, un seul hit, mais quel hit !
Bonne série B mélange de Sf et d horreur qui a un côté sympathique et réalisée avec un budget conséquent. Lorgnant sur Alien avec un retour sur terre on y voit des vampires de l espace d apparence humaine avec une fin zombiesque.. cela ne brille pas pour sa mise en scène ni son scénario mais c est original et largement au dessus des croûtes des années 80 , comme c est Tobe Hooper on en espérait un chef d œuvre mais n est pas spielberg qui veut.. mais franchement ça reste du bon cinoche honnête du samedi soir et intriguant à souhait, un plaisir à revoir . Hooper rate pour ainsi dire sa résurrection et son plus grand rendez vous mais le film reste un de ses meilleurs avec poltergeist, massacre à la tronçonneuse et le crocodile de la mort
De la série b de luxe ou film à grand spectacle un peu kitschouille selon comment on voit les choses. Lifeforce démarre comme de la science fiction très inspirée par la direction artistique d Alien et plutôt bien tenue même si comme je le disais certains effets spéciaux sont ratés même pour l époque. Puis le métrage vire au film de vampire pour le coup assez original et où Tobe Hooper démontre sa maîtrise du genre horrifique. La nudité de Mathilda May est bien trop présente pour être honnête (mais soyons honnête on a vu des choses plus désagréables). Le casting est réussi et fait lui aussi regretter les quelques pétouilles techniques qui gâchent un film malgré tout très plaisant.
Voilà un gros navet des années 80 avec un budget pourtant conséquent pour l'époque (25M de dollars !). Le film fut complètement boudé à sa sortie et on peut aisément comprendre pourquoi.
D'abord, l’entièreté du budget a été mis dans les 25 premières minutes du film. Le seul passage plutôt correct du métrage et qui se passe dans l'espace. Franchement pour l'époque, c'est plutôt pas mal et surtout, on sent la patte d'un réal. Alors je ne sais pas quel réal parce que si vous connaissez Tobe Hooper, on ne perçoit pas du tout son style dans ce film !
La suite sur terre est assez ridicule avec une Mathilda May complètement nue (alors qu'il y a 3 aliens dont deux hommes, qu'on ne verra quasiment pas du film !!!) et qui tue au gré de ses envies, toujours nue. C'est débile, complètement 80s mais plutôt marrant à voir. Après cette scène, on se retrouve dans un truc complètement foutraque. Le scénario est hyper fouillis et on ne comprend tellement rien que les personnages doivent tout nous expliquer via des monologues ultra longs et sans aucun intérêt ! Mention spéciale à Steve Railsback qui campe un héros complètement à côté de la plaque. Patrick Stewart (qui décidément aura toujours eu l'air d'avoir 70 ans) ne fait pas mieux dans une sorte de mini apparition complètement nanardesque.
Le film n'est que vaguement horrifique qui plus est et des vampires, on ne voit quasi rien. Le budget étant tellement riquiqui après la scène d'intro que Tobe Hooper passe son temps à meubler un film affreusement long de quasi 2 HEURES. Franchement, le film aurait du durer 80 min. C'est hallucinant de faire autant traîner les choses dans 3 pauvres décors. Les effets spéciaux étant en plus ultra mauvais même pour l'époque. Cette fin tournée dans un minuscule studio avec 3 bouts de ficelle est franchement honteuse.
Bref c'est une bouse sans aucun intérêt. Si vous voulez vous farcir ce navet, regardez les 3/4 du film en avance rapide. Conseil d'ami.
Un film flattant peu le 7eme art traditionnel mais aspire avec charme le genre nanaresque qui a fait les beaux jours des video-club de notre enfance. Des effets spéciaux qui ont Certes un peu vieillit mais ne perdent rien de leurs aura... Un montage des plus douteux nous privant d'ailleurs des superbes décors de l'Ovni. L'essence Gothique Re interprétant le mythe du vampire à travers la Science Fiction est des plus originals !!!
Lifeforce part d’une idée plutôt bonne qui aurait pu aboutir à une œuvre à la croisée de la science-fiction, de l’épouvante et de l’érotisme : soit la création d’un personnage-corps féminin dont les formes sensuelles révèlent la faiblesse congénitale du masculin, incapable de résister aux charmes – à entendre dans la polysémie de son étymon latin, aussi bien les attraits sexuels que les sortilèges – de la belle nue. Aussi, nous étions en droit d’attendre une réflexion plus poussée sur les représentations de la femme dans un certain cinéma bis et les effets produits sur le spectateur, sur cette banalisation de la nudité que Tobe Hooper exacerbe, mais qu’il n’interroge pas assez. Tout se passe comme si Hooper lui-même était fasciné par ce corps déambulant de façon lascive et oubliait à mi-parcours ses intentions initiales. Au bout du compte, son film ne vaut que pour son ouverture assez impressionnante – l’intérieur du vaisseau exploré ressemble à une grotte Art déco, ses chauves-souris statiques à des installations d’art contemporain – et ses transformations/dégradations sources de dégoût et de fascination mêlés. Car il faut bien reconnaître que l’écriture des dialogues s’avère des plus piteuses, à commencer par ce personnage-narrateur, le professeur Hans Fallada, qui n’est là que pour expliciter les situations et faciliter la compréhension d’un ensemble qui aurait gagné à cultiver l’opacité, à s’engouffrer dans des zones d’ombre. Divertis nous le sommes, certes, dans la mesure où Tobe Hooper est un bon faiseur. Mais nous restons quand même sur notre faim, d’autant que quelques mois après Lifeforce sortait Terminator avec, cette fois, un homme tout nu.
Pour beaucoup de cinéphiles un peu « borderline », Tobe Hooper (« Poltergeist », « Massacre à la tronçonneuse ») est un cinéaste culte et « Lifeforce » compte parmi ses œuvres principales. Je suis d'ailleurs totalement de leur avis et j'ai une vraie tendresse pour ce film que j'ai découvert il y a maintenant plus de 30 ans. On y retrouve plein d'inspirations différentes, du « space opera » en passant par le film de vampires, pour finir en beauté avec une reconstitution « nanardesque » de la ville de Londres, envahie de zombies sanguinaires. Il se murmure même parfois que « Lifeforce » aurait en partie inspiré le fameux « Alien » de Ridley Scott. Alors, certes, l'ensemble a quand même beaucoup vieilli... pour autant, je trouve que l'histoire fonctionne toujours aussi bien ce qui me réjouit profondément. Il faut dire que la splendide Mathilda May, qui traverse tout le film sans le moindre vêtement, envoie son lot d'ondes positives. Bref, les cinéphiles curieux seront ravis de découvrir cette véritable perle, aujourd'hui largement oubliée. Ceci dit... bonne chance pour trouver le DVD !
Réalisé par un T. Hooper bénéficiant alors de gros moyens (25 M$ tout de même), le tout au sein de la Cannon qui n'a pas assuré un grand contrôle sur le tout, un scénario co-signé par D. O'Bannon, avec un tournage en Angleterre et un large dépassement de planning de tournage (4 semaines supplémentaires), voilà donc "Lifeforce", ce qui aurait pu être son plus grand film. Oui, mais voilà, Hooper était-il vraiment un grand cinéaste ? Mal rythmé, bancal d'un point de vue narratif, trop long, avec des acteurs statiques et un manque d'ampleur flagrant lors de son final, on peut sans mal assumer de dire que Hooper a raté son coup. Rien que d'un point de vue narratif, c'est raté. On passe trop de temps au début dans l'espace avec un perso qui disparaît bien vite, remplacé par un autre qui disparaîtra lui aussi de l'intrigue tandis qu'un 3ème larron, le colonel du SAS, débarque, présenté comme un héros charismatique, avant qu'on ne se rende compte qu'il ne fait rien du tout durant tout le film. Et puis le perso du colonel de l'espace revient, sauf qu'il n'est jamais attachant ou crédible en sauveur de la situation. C'est le bazar complet, l'ennemi n'est jamais complètement terrifiant, les dialogues se répètent d'une scène à l'autre, tandis que le scénario enchaîne les rebondissements et les péripéties inutiles. Et quand Hooper veut en faire un grand mélo, on n'y croit plus du tout. Les effets spéciaux sont par contre assez dingues, avec des maquettes et des créatures assez bien faites. spoiler: Le final apocalyptique est sympa mais manque d'ampleur , encore une fois. Bref, c'est ennuyeux, mal écrit, mal joué, mal réalisé, et ça reste culte pour d'obscures raisons (si ce n'est M. May nue durant la 1ère partie). D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com