Comme dans le version des années 70, on met en lumière tout a la fin l'éducation malheureuse de la mère qui explique sa méchanceté. Tout est là et l'auteur a le mérite de dire la vérité. Ce n'est pas pour s'amuser qu'elle martyrise ses enfants. Elle ne sait pas faire. En cela j'ai trouvé la dernière partie beaucoup plus intéressante que la première. On sent le duel terrible entre la mère et le fils "qui se ressemblent trop". Les autres enfants disparaissent. Ainsi que le père (que j'ai trouvé moins interessant quand dans la version de 1970) Au final donc une autre lecture trop frivole dans son début alors qu'avec Alice Sapritch, la tension et la dureté était présente dès le début; mais une fin tout aussi humaine, dure et terrible pour ses deux êtres qui se méprisent à mort.
Cette adaptation du célèbre roman d'Hervé Bazin est à l'image du personnage de "Folcoche" incarné par Catherine Frot : austère. Je trouve que le réalisateur ne pousse pas suffisamment loin la méchanceté. Malgré la belle prestation du jeune Jules Sitruk, ce film dramatique n'est pas assez émouvant à mon goût.
Une histoire que l'on connait par coeur. Folcoche a terrorisé nos nuits d'enfants. Mais la mise en scène de De Broca pour son dernier film sent beaucoup la naphtaline, et le scénario est très édulcoré par rapport au livre. Catherine Frot qui fronce un peu trop les sourcils, n'arrive pas à faire oublier la grande Alice Sapritch dont l'interprétation nous hante encore...
Après un début de film plutôt catastrophique où l'on voit les acteurs jouer, Philippe de Broca se concentre sur l'affrontement entre la mère et le fils et sur cette relation très particulière de haine proche de l'amour. Ce sont ces confrontations qui font tout le sel d'un film très conventionnel dans sa forme et qui pousse l'empathie avec son sujet au point de faire jouer ses acteurs comme dans les années 30. Ainsi, Catherine Frot plisse beaucoup des yeux et semble sortir d'un film expressionniste allemand des années 20. Son jeu sans nuance convient pourtant à ce personnage qui n'est qu'un bloc de haine (même si on finit par lui trouver quelques circonstances atténuantes). Finalement, on se retrouve devant un film sympathique mais dont la seule qualité est d'avoir restitué fidèlement l'esprit du roman. En bref, du vrai "cinéma de papa" avec ses petites qualités et ses énormes limites.
Vipère au poing, roman d'Hervé Bazin (et non pas une autobiographie comme le signal explicitement le film) adapté par Philippe de Broca au cinéma est tout simplement un échec complet sur cette adaptation qui ne révèle que le premier degré de l'oeuvre, et qui en oublie donc le plus important : l'ironie, le cynisme. Adaptation superficielle donc de l'oeuvre, Folcoche n'est qu'une illustration timoré du monstre incarné ici par Catherine Frot, qui est la seule à sortir son épingle du jeu. Au niveau des personnages, Jules Sitruk qui n'a aucun talent de comédien est incapable psychologiquement et physiquement de montrer la douleur et la haine qu'il éprouve à sa mère, allégorie de la mère "montrueuse" dont la vision donnée est celle d'un enfant de moins de douze ans. Jacques Villeret donne finalement une facette du "bon père" alors que celui-ci n'est qu'un personnage égocentrique, ironie d'une bourgeoisie d'avant-guerre. Pathétique.
Vipère au poing est hélas un échec , un lamentable échec . Il semblait pour commencer extrêmement difficile de faire un film qui atteigne le niveau du roman d'Hervé Bazin , un chef-d'oeuvre de la littérature puissant , poignant et bouleversant . Mais faire un film si mauvais relevait quand même d'une vraiment mauvaise volonté de cinéaste . Qu'est ce qu'a voulu faire Philippe de Broca avec ce long-métrage d'une bêtise et d'une mièvrerie aberrantes ? On est effectivement parfaitement en droit de se le demander à la vue de ce film navrant . Alors que l'oeuvre littéraire d'Hervé Bazin se concentrait notamment sur le passage à l'âge adulte de Jean dit "Brasse-Bouillon" après ce traumatisme , l'injustice à laquelle il a été confronté , sa tentative d'analyse et de reconstruction etc . Rien de tout ceci qui était un des intérêts du roman n'a été respecté et pris en compte par le cinéaste qui ne fait que faire un film terriblement caricatural mais aussi puéril et enfantin où les marmots ne font que crier ,"faire la guerre à Folcoche" . Il n'y a pas la force psychologique et dramatique du roman d'autant plus que les acteurs ( et notamment Jules Sitruk ) surjouent à l'exception de Catherine Frot et de Cherie Lunghi . Tout cela que ce film arrive au niveau du navet et ce , malgré les décors et la musique du film de Brian Lock .
seul l'interprétation austère, froide et calculateur de Catherine Frot, et l'un des dernier grand rôle de Jacques Villeret, fait la force du récit, bien filmé sur un décor de vieille France, l'image et les lieux et même les costumes sont réalistes et somptueux, le reste est très peu convaincant, on décroche au milieu du film à peu près au moment où "folle côche" part à l'hôpital, et après une lutte sans nom voir comique alors que cela ne devrait pas entre Jules Sitruk et la mère pour savoir qui tiendrait tête, et pour une fin ma fois semi triste, semi surprenante, Philippe de Broca nous avait habitué à vraiment mieux!!
Un scénario bien ficelé, et une adaptation narrative bien réussi. Cependant une pointe d'ennui c'est installé chez moi durant le film, peut être du a la lenteur du général du film. Des décors et des costumes de bonne qualité, et le casting est plutôt pas mal, avec un Jacques Villeret , égal à lui même joue juste, et malheureusement sa prestation est ternie par Catherine Frot que j'ai trouvé particulièrement mauvaise dans ce film, elle surjoue toute ces scènes c'est insupportable. Jules Sitruk n'est pas mauvais Bref je n'est pas lu le livre mais ce film, pour moi se laisse regardé gentiment.
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4,0
Publiée le 19 mai 2021
Vipère au poing est l'un des classiques de la littérature française Il est étudié à l'école et je défie toute personne qui commence à le lire de le terminer indemne. C'est l'histoire de la haine implacable d'une mère envers ses enfants. Elle montre que le but de sa vie est de détruire leurs esprits et de briser leurs volontés. Et il n'y a pas de fin heureuse car elle les déteste vraiment. Pour pouvoir jouer ce tour de force il faut une actrice de premier ordre. Philippe de Broca et la productrice Olga Vincent ont fait un scénario ou son interprétation plus charitable ou moins cinglante de Madame Hervé-Bazin pour la remarquablement habile Catherine Frot. De Brocca ne cherche pas à établir des comparaisons. Il utilise simplement le roman comme point de départ d'un film captivant imprégné de l'atmosphère fascinante bien que terrifiante des points de vue et des distinctions de classe disparues depuis longtemps qui étaient tous liés aux images des années 1920. Un réalisateur doit être jugé sur ce qu'il met à l'écran et non sur sa fidélité ou non au livre dont son film provient...
Peut-être pas vraiment à la hauteur du livre, l'esprit en est du moins sauvegardé. Les jeunes acteurs sont épatants, Catherine Frot incroyable de crédibilité dans le rôle d'une Folcoche peau de vache au possible. Jacques Villeret prend lui aussi très à coeur le rôle de M. Rezeau. Oscillant entre drame et comédie, cette histoire familiale, cruelle et méchante, est bien mise en scène par un Philippe de Broca inspiré. A voir.
Tres tres beau film, tres touchant... Catherine Frot est étonnante dans son rôle de méchante mere de famille, quant a Jacques Villeret il est absolument génial, et même Jules Sitruk que je n'aime pas du tout s'en tire bien ! Une bonne maitrise de la voix-off, un scenario tres bien construit, et une dose respectable d'émotions. Sans être un chef d'oeuvre, "Vipere au Poing" est un film tres sincere et profond, plus qu'agréable a voir, malgré d'eventuelles longueurs, il est facile de le revoir plusieurs fois ...