Kim Jee Woon derrière la caméra pour un film d horreur épouvante sur le papier « deux sœurs » avait tout pour me plaire. Je n aurais pas de reproche formel à lui faire mais je ne suis jamais rentré dans le film. J ai trouvé l ensemble trop artificiel et peut être trop occidental pour avoir un réel intérêt. Paradoxalement j ai trouvé les personnages trop transparents, trop fantomatiques tout comme la direction artistique que j ai trouvé trop austère. Sans être mauvais c est bien le seul film de son auteur qui m a déçu.
Un thriller psychologique troublant et oppressant sur fond de deuil et de culpabilité, où les trauma du passé rejaillissent à travers une véritable histoire de fantômes où les morts réclament justice. 3,25
Ce film est une daube. Ne vous fiez pas à la moyenne haute, c'est clairement du cirage de pompe pour briller en société et dire que vous avez vu des films d'horreurs coréens absolument fantastiques.
C'est lent, lent, hyper lent et la mise en scène est complètement râté (plan fixe, on recule, tout doucement pendant 1 minute en filmant l'actrice avancer à 1 micro-mètre heure, jumpscare, cut, et on recommence 25 minutes plus tard). La première fois ça marche, au bout de la dixième fois c'est se moquer du spectateur.
Les personnages font la gueule pendant 2h sans parler, sans avoir l'ombre d'une réaction normale. Ils ne sont ni introduits, ni développés, donc aucune empathie pour aucun d'entre eux. Les soeurs jouent mal. Seule la belle-mère tente de sauver le film en incarnant son personnage avec conviction. Malheureusement on dirait qu'elle même n'a pas vraiment compris son personnage tant il bascule d'une bord à l'autre sans empathie (qu'elle devrait pourtanr avoir connaissant l'état de sa belle fille).
Le scénario est bien mais dilué dans 2h de snobisme cinématographico-intellectuel.
Ça ne fonctionne tout simplement pas. Ce film n'arrive pas à l'orteil de The Grudge, Dark Water, The Ring, Audition et j'en passe.
Sauvez 2h de votre vie, ne tombez pas comme moi dans le piège des bonnes critiques: c'est lent et sans saveurs.
Sauf si vous voulez vous la pêter et n'oserez pas dire devant vos amis cinéphile que c'est mauvais. Alors faîtes comme tout le monde, mettez 4 étoiles et pondez une critique qui montrera que vous avez absolument rien compris au film du style: "un film de fantome qui rend hommage aux grands films d'horreur du cinéma coréen avec une mise en scène maitrisée. Une plongée vertigineuse dans les abîme du deuil hanté par le souvenir écrasant de la perte d'un être cher. Un film d'une grande maitrise qui figure parmi les chef d'oeuvres du genre" Lol. Ou comment brasser du vent et juste dire que vous regardez du cinéma international.
Kim Jee-Woon est un réalisateur coréen qui s’est fait une solide réputation avec d’excellents films tels que « A bittersweet life » ou « I saw the Devil » que j’avais adoré. Suites à ces excellentes expériences il y a pas mal d’années maintenant, je m'etais lancé sur le visionnage son premier film, « Deux sœurs » qui, à l’époque ne m’avait pas laissé un souvenir marquant. Je me décide à le revoir plus de quinze ans après ce premier visionnage au souvenir lointain et flou, pour préciser ce premier avis mitigé. Et je comprends pourquoi le film ne m’avait pas marqué à l’époque. Le film souffre en effet, de nombreuses maladresses de narration et d’un rythme lent et est assez ennuyeux. Mélangeant le film d’épouvante, le drame et le film à twist, l’ensemble ne fonctionne jamais complètement. La volonté de créer un mystère est louable mais le choix de maintien du spectateur dans une incompréhension constante ne permet pas de s’investir dans le film, et finit pas ennuyer. La réalisation est pourtant soignée et esthétisée mais ne suffit pas à maintenir un intérêt. Sur le plan de l’épouvante, quelques scènes sont malgré tout efficaces même si très inspirées du cinéma d’épouvante japonais (Ring n’est pas très loin sur certaines scènes). Même constatation concernant le twist final, amené progressivement, qui ne parvient pas à produire son petit effet et manque d’impact du fait d’un manque de clarté et d’une progression trop laborieuse pour ce dénouement. Kim Jee-Woon, pour son premier film, fait preuve d’une bonne volonté et de qualités techniques indéniables mais manque sa cible au niveau scénaristique. Il fera bien mieux par la suite avec, entre autres, les films sus-cités. Note : 11/20
Remarquable par la densité de sa mise en scène (cependant trop apprêtée, trop symbolique), la narration illustre pleinement (ce qui pourrait justifier ses excès?) les troubles mentaux de l'héroïne, mêlant cauchemars, souvenirs, illusions, fantasmes et réalité dans un drame psychologique déguisé en récit horrifique spectral (affaibli parune tendance à l'auto contemplation ainsi que par des soubresauts musicaux assourdissants). Peignant les méandres d'un esprit torturé, la tentation du déni face à un traumatisme, la cruauté couvant dans une cellule familiale (recomposée), l'intrigue laisse des indices sur son dénouement finalement cohérent (malgré une scène de dîner déroutante). Portées par les stupéfiantes Yum Jung-ah et Im Son-jung, les héroïnes inquiètent, dérangent, touchent, liées par une culpabilité indicible, au-delà de la rivalité freudienne. Une relecture aiguisée d'un conte de marâtre asiatique.
Un film déroulant une histoire singulière qui avouons-le est quelque peu difficile à cerner dans toutes ses dimensions. Malgré un réel talent dans la mise en scène dévoilant les fils tenus d’un drame psychologique aux accents horrifique, il n’en demeure pas moins que le récit déroute et peine à intéresser pleinement.
Tous ça à cause d'une armoispoiler: re...
A tale of two sispoiler: s ters c'est l'histoire de 2 soeurs.spoiler:
C'est 1h30 de manipulation psychologique où tous ce que l'ont voit n'est que leur refus de voir la réalité.
Le film regorge de sous-textes qui donnent des indices sur le final twist, la réalisation très lente et angoissante nous plonge dans de l'horreur psychologique, la narration éclaté et ponctuée de flash back nous pert dans l'histoire, maintenant l'incertitude jusqu'à la révélation.
Certains passages quittent le psychologique pour aller dans de la jumpscare toujours très lente et particulièrement terrifiante. Malgré l'évidence de ces jumpscares la peur est là.
La réalisation est très plaisante et minutieuse avec notamment cette caméra qui tourne autour de son personnage de nombreuses fois, puis alternée avec une rotation dans le sens inverse, dans l'ambiance oppressante que transmet le film, c'est très efficace.
Je n'ai pas été très convaincu par "2 sœurs" qui joue trop sur l'accumulation de 'révélations' et qui finalement exploite les mêmes ficelles que d'autres films fantastiques plus anciens et de référence, le scénario en devient même très confus. Quelques scènes horrifiques recyclent aussi des recettes initiées par "The Ring" pour faire frémir le spectateur, là aussi rien de bien nouveau même si ces moments sont efficaces. C'est donc un film qui oscille entre plusieurs genres - drame familial, fantastique, horreur -, mais que je n'ai pas trouvé très cohérent et particulièrement bien écrit.
Ca commence par une heure de haine et peur sans qu'on comprenne pourquoi. Puis une intrigue se met enfin en place. Semble soudainement devenir spoiler: un film de fantôme, puis finalement de fille psychotique . Puis au final on saura jamais et il reste beaucoup de parties du film qu'on ne comprendra pas. Long mais il semble que le film a un but, alors on tient le coup. Arrive la fin et on reste dans l'incompréhension. Très décevant donc.
Le film démarre dans un établissement psychiatrique avec l’interrogatoire d’une jeune fille très perturbée par un événement marquant. On suit ensuite l’arrivée de celle-ci dans une maison isolée, avec sa sœur et son père. Elle y retrouve la nouvelle compagne de celui-ci. Il se passe des choses étranges dans cette maison. Je n’aime malheureusement pas ce genre de film qui use des techniques du genre pour faire peur au public (parquet qui craque, nuit, portes qui s'ouvrent en grinçant, formes qui surgissent d’un coup, traces de sang…). Bref, tous les ingrédients du film type d’horreur sont réunis et c’est ce que je regrette car on s’y attend souvent. Mis à part tout cet enrobage, le scénario est bien trouvé et intéressant, c’est dommage de l’avoir traité ainsi, à mon sens.
Une excellente surprise, le film a 20 ans et n'a pas pris une ride. J'avais vu les autres œuvres suivantes de Kim Jee-Woon mais celle-ci manquait à ma collection. Le scénario est top tout comme l'ambiance générale ainsi que les différents personnages. J'ai aussi été impressionné par le jeu des acteurs et un particulier celui de la jeune protagoniste. On ne s'ennuie pas, il y a du rythme, on passe un peu par toutes les émotions et on est tenu en haleine jusqu'au bout. Ça ne m'étonne pas qu'il ait eu le prix au Festival de Gerardmer à l'époque, c'est mérité. Je regrette juste que la fin soit un peu trop explicite, j'aurais aimé une petite part de mystère mais bon, c'est le jeu. Si vous ne l'avez pas encore vu, foncez vite ! 14/20.
Ça fait peur, c'est l'horreur asiatique comme on l'aime, c'est le Kim Jee Woon que je kiffe, et c'est le genre d'histoire qui fait frissonner tout en restant captivante. 4/5 très mérité
Le cinéma coréen est sans doute la grande révélation des deux dernières décennies de l'histoire du septième art.
Cependant, si de nombreux cinéastes mettront en scène, chacun de leur côté un ou deux titres formidables, peu d'auteurs parviendront a constituer une œuvre de première importance.
Toutefois plusieurs metteurs en scène sont aujourd'hui connus et reconnus dans l'hexagone malgré une filmographie en dent de scie.
A côté de Park Chan Wook et de Bon Jon Hô, figure KJW ( A la différence de ses deux confrères sa filmographie n'a pour le moment pas été récompensée dans les grands festivals internationaux, malgré la qualité de certains de ses opus).
Pourtant " j'ai rencontré le diable", " bittersweet life" ou " the âge of schadows" sont de grandes réussites qui placent le cinéaste dans les sommets des auteurs du pays du matin calme.
La ressortie en salle de " deux soeurs" permet de revenir sur un de ses premiers titres (2004) qui, s'il permet de voir déjà les premiers signes du talent du cinéaste, manque encore grandement du degré de finition qui sera celui qu'il atteindra plus tard.
Le scénario tente de rendre compte de la façon de voir le réel de la part d'une malade qui est tombée dans la folie. La première scène donne le la.
Projection, impossibilité de voir la réalité, imagination débordante ( on touche ici les thèmes du cinéma d'épouvante), culpabilité suite au décès de sa soeur, " deux soeurs" peut parfois faire penser à " Répulsion" de Polanski.
Malheureusement si la photo, les cadrages sont ici de premier ordre, le montage trop relâché et la difficulté qu'éprouve le cinéaste à relancer l'attention du spectateur ( la dernière demi-heure est la plus réussie) affaiblissent grandement cet opus du cinéaste coréen.
Le spectateur occasionnel se tournera avec un bien meilleur bénéfice en direction des titres précités du cinéaste, qui rendent justice à son talent à la différence de ces " deux soeurs", complètement écrasé par la comparaison notamment avec " Mulholland drive" de Lynch ou par " répulsion" de Polanski auxquels le scénario peut faire penser.