Pasolini
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41 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 janvier 2016
Ca foisonne, ça fusionne, on sent les éléments de la vie d'un cinéaste avant-gardiste hors norme.
Le film s'ouvre sur l'enregistrement de la version française de Salo, et cela surprend d'entendre du français, puis de l'italien, avant que Wilem Dafoe
n'alterne anglais et italien selon les scènes où il interprète à la perfection un Paulo Pasolini, intellectuel italien au regard perçant et d'une acuité politique exacerbée.
Je ne connaissais rien de Pasolini, et pourtant cette reconstitution des derniers évènements de sa vie, m'ont donné un rapide aperçu de son univers fantasmagorique.
La vie romaine de ce réalisateur rebelle que nous donne à voir Abel Ferrara est particulièrement réussie, la photographie est variée et volontairement effacée. Ce qui compte ce sont les personnages de cet acte cinématographique.
Réflexions, interviews, repas de famille, réunions et scènes de drague vont s'alterner jusqu'au dénouement final, simple fait divers d'une vie d'un homme extraordinaire, qui tel un dieu, perdra son éternité aux contacts charnels des hommes.
Beau film, cru et sulfureux.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 21 février 2015
Dure vie que la vie et fin de vie de Pasolini, incompris, malaimé. Très bien joué, époque a revivre en Italie mais trop lourd pour un 31 décembre
De smet M.
De smet M.

15 abonnés 44 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 février 2015
Dans la pénombre romaine se balade, au gré de ses inspirations, le Maestro. Salles de cinéma, ruelles, mort, tout semble obscur dans la vie de Pasolini qui pourtant, voue son existence à cette lutte perpétuelle, contre l'obscur, qui, au vu des biens tristes événements de la semaine du 7 janvier et de tout ce qui suivit, n'est pas désuète et est loin de l'être. Dans cette perspective, le présent film, prévu comme une piqûre de rappel aux penseurs libres ou initié comme la présentation au nouveau monde d'un exemple du genre pour rappeler à ceux qui vivent dans une brume constante, désespérés, qu'il en a existé et qu'il en existe encore, peut-être de moins en moins, hélas.
Sous un monde enfumé par une politique politicienne rompant de plus en plus avec le réel, mordillant sa propre et impuissante queue et où les conditions précaires des uns contrastent avec l’innommable richesse des autres, il est bon de s'en souvenir. Dans ces lieux gouvernés avant tout par la corruption, que Pasolini exècre, dénonce (maintenant plutôt par des lobbys qui cachent honteusement leur vrai nom), certains ont dit non à la fatalité sociale et politique dont profitent, sans scrupules, les trois religions monothéistes qui, comme une retour vers le passé, jouissent d'une étrange suprématie et d'un absurde pouvoir. Voilà le combat de cet homme qui n'hésitait pas, seul, à attaquer sur tous les fronts mais particulièrement sur son favori : l'art, avec ses films, ses romans et sa poésie. Le film, pour y revenir, se présente donc dans un timing sinistrement « idéal » [...]

Suite sur le blog de Pours Cinéphilie
Ciné2909
Ciné2909

93 abonnés 1 668 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 février 2015
Au risque de paraitre inculte (ce qui n’est pas vraiment un scoop), j’ignorais tout de Pier Paolo Pasolini jusqu’à ce film de notre pote Abel Ferrara. La question qui se pose alors est de savoir si connaitre l’œuvre cet artiste italien n’est pas déjà une condition sine qua non pour pouvoir réellement aborder ce "biopic". Il faut aussi dire que le réalisateur prend un malin plaisir pour tenter de nous déstabiliser en imbriquant des histoires dans l’histoire de Pasolini. Ceci d’autant plus qu’on ne revient que sur la dernière journée de sa vie ce qui n’est pas la meilleure façon de le découvrir. On ne sait pas réellement où le réalisateur veut nous emmener mais ce qui est sur c’est qu’il y en a plus d’un qui sera tenté d’aller voir ailleurs.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 5 février 2015
Le Pasolini de Ferrara ne déçoit pas sur la forme... mais un peu voire beaucoup sur le fond... Car la prestation de Dafoe, la mise en scène, la photographie sont magistrales : on est littéralement plongé dans l'Italie des années de plomb à travers le prisme Pasolinien, cette Italie tourmentée, cette Italie qui ballote entre le conservatisme religieux, politique et l'émancipation sexuelle, révolutionnaire. Par contre la magnifique scène où un Pasolini agacé tente d'expliquer son état d'esprit, sa raison de vivre, sa vision à un critique littéraire imperméable restera lettre morte : car ensuite la trame s'accélère pour finir sur une version conventionnelle de la mort de ce poète rebelle. Dommage.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 14 janvier 2015
Les acteurs sont bons, particulièrement Willem Dafoe. Maintes scènes longues et inutiles, sans suite, sont présentes. La dimension politique est absente. Il faut probablement surinterpréter le film pour le comprendre, je suppose!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 janvier 2015
Ce biopic atypique ne se contente pas d’aligner des scènes saisissantes traversées de saillies exemplaires, à la limite de la magnificence. Ce biopic dit tout de l’homme et de l’artiste, et en même temps il ne dit rien. Du grand cinéma!
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 10 janvier 2015
Ce Pasolini, vu par Ferrara, met totalement de côté l'engagement politique du réalisateur Italien. Une révision du personnage surprenant de couardise.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2015
J'ai tellement de choses à dire sur Pasolini l'homme que ça va être compliqué. Bon déjà il faut savoir que Pasolini est dans la liste de mes réalisateurs préférés (qui tourne selon mon humeur) dans laquelle on retrouve également Marker, Godard et Welles... et il faut aussi noter que Pasolini a réalisé deux de mes trois films préférés : l'évangile selon saint Mathieu et Théorème. Disons que là Ferrara s'attaque à un très gros poisson (si j'ose traiter Pasolini de poisson). Alors je savais que le film allait être décevant, anecdotique, on ne peut pas faire un film sur Pasolini d'une heure vingt quatre, ce n'est pas envisageable et pourtant, il y a tout un tas de trucs bien à dire sur le film de Ferrara, parce que tout simplement je savais ce que j'allais voir.
Alors comme pour Welcome to New York, la photo c'est vraiment pas ça, l'image est loin d'être belle, mais il ne faut s'y attarder outre mesure, ça serait passer à côté du coeur du film. Je pense que Ferrara que je ne connais pas si bien finalement, fait un film très personnel, tout comme DSK c'était en partie lui, ici Pasolini c'est en partie lui... Disons que j'ai l'impression que Ferrare embrasse totalement son discours. Et il a raison...

J'adore la scène d'introduction où il explique la tagline de l'affiche, scandaliser est un droit et être scandalisé est un plaisir... ce à quoi il ajoute que ceux qui se refusent à être scandalisé sont des moralistes. Génial ! Je ne sais pas s'il a vraiment prononcé ces mots, mais c'est tellement vrai, il suffit de l'appliquer de nos jours, on voit qui fait sa mijaurée... on identifie très bien les moralistes... C'est limite nietzschéen lorsqu'il explique qu'on l'insulte dans la rue sans déplaisir de sa part.

D'ailleurs il faut savoir qu'une projection de Salo peut encore aujourd'hui provoquer quelques remous ! C'est ça d'être un génie, déranger encore quarante ans plus tard et ne jamais se démoder.

Outre mon admiration pour l'homme et pour son oeuvre cinématographique (je ne connais pas le reste, il faudrait que je le lise un jour également), le film montre surtout un Dafoe qui parle anglais (ça le fait moyen), mais qui en fait assez peu pour ne pas être dans la singerie, ce que je craignais, du coup ça passe plutôt bien... L'intérêt du film est bien sûr les reconstitutions des oeuvres de Pasolini qu'il n'a pas eu le temps de faire avec Ninetto Davoli, s'il vous plaît ! Alors ce n'est pas filmé comme Pasolini le ferait, tant mieux, on n'est pas dans un pastiche grotesque ! Et franchement ça donne envie.

L'autre raison c'est de voir comment sera traité la mort de Pasolini, quelle thèse va être avancée, la mafia, l'homophobie, le prostitué... J'ai l'impression que dans cette fin Ferrara tente d'humilier limite Pasolini, lui faire payer son génie... Génie que Ferrara (et que tout le monde d'ailleurs) lui envie.

Il y a plein de trucs à dire sur Pasolini et il vaut mieux connaître un peu son oeuvre avant de voir le film, sinon on peut être perdu, mais c'est intéressant, je n'irai pas jusqu'à dire que c'est bien, c'est intéressant. Je n'en demandais pas forcément plus... C'est déjà ça, tous les films ne peuvent pas s'en vanter !
brunetol
brunetol

208 abonnés 179 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 janvier 2015
Film crypté pour cinéphiles, qui y trouveront sûrement plein de choses formidablement intelligentes, ce "Pasolini" frappe surtout par l'ennui qu'il génère. Totalement opaque, cet entrelacement de scènes de vie quotidienne banale et de séquences proto-érotico-onirique, dans lequel les italiens parlent anglais la plupart du temps, parait interminable et vain. Le meilleur moment c'est l'ouverture, les quelques extraits de "Salo" qu'un Willem Dafoe transparent visionne en auditorium. Ensuite, le film tourne à vide et on s'endort devant.
Isabelle B
Isabelle B

9 abonnés 88 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2015
Aaaaalors ... Comment dire et que dire de ce film: que je l'ai trouvé très court ? j'avais l'impression du récit d'une vie en accéléré comme un peu ce qu'on peut imaginer a deux doigt de mourir on "refait le film de sa vie". Que Willem Dafoe a une ressemblance folle avec Pier Paolo Pasolini ? Que le sexe est politique ? Que ce film ne m'a pas aidé à en comprendre plus sur l'œuvre ? Qu'en revanche c'est une belle bio, même si elle est partielle ? Je retiens le jeu de Willem Dafoe, les costumes, les Alfa Roméo, et la bande son superbe: The Staple Singers, Tony Joe White, et le Barbier de Séville air Una voce poco fa Maria Callas ...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 janvier 2015
Pasolini mérite mieux qu'un vidéo clip à la Mylène Farmer (d'ailleurs en disant cela un ami m'as dit qu'il avait déjà réalisé un clip pour la chanteuse…). Une forme de caricature esthétique sur le monde de Pasolini sans aucune justification, juste le plaisir de faire des images avec une volonté de montrer une sexualité libérée… aucun intérêt !
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 janvier 2015
On aurait pu penser qu'un réalisateur aussi sulfureux qu'Abel Ferrara (Welcome to New York) traitant un autre réalisateur au moins aussi sulfureux (Salò ou Les 120 journées de Sodome) et à la mort aussi glauque que Pasolini aurait pu donner un film très provocateur. Cela aurait été une erreur. En effet, Ferrara reste plus sage que l'on aurait pu penser et se consacre plus à l'artiste et à l'homme qu'aux aspects plus scabreux de sa vie. Il nous fait donc découvrir ses relations avec sa famille et ses amis et nous donne une idée de ce qu'était le dernier scénario du cinéaste. On pourra peut-être regretter que la situation politique dans laquelle baignait Pasolini et qui peuvent peut-être expliquer son assassinat ne soit pas suffisamment expliquées : cela peut empêcher le spectateur ne connaissant qu'approximativement le sujet de réellement comprendre l'importance de cet assassinat et le trouble l'entourant. Ferrara préfère ne montrer que la dernière version De Giuseppe Pelosi pour ne pas s'aventurer sur un sujet trop glissant (il n’échafaude pas de thèse tel un Oliver Stone dans JFK). En voulant se focaliser sur l'artiste, Ferrara permet d'intéresser à nouveau le spectateur au réalisateur de Théorème, ce qui est déjà beaucoup.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 janvier 2015
Abel Ferrara aime les figures controversées. Après s'être penché sur le cas DSK avec ''Welcome to New York'', le cinéaste s'intéresse à la dernière journée vécue par Pier Paolo Pasolini, interprété avec force par Willem Dafoe. Il s'agit donc pour Ferrara de nous faire côtoyer le réalisateur, poète, écrivain le temps d'un bref moment et de nous éclairer un peu sur ce qu'il était, avec ses convictions, son ambition et sa sensibilité artistique. L'exercice est périlleux et pas forcément toujours réussi, sombrant parfois dans quelques scènes dont on peut remettre en question l'intérêt. Il faut dire que cette dernière journée vécue par Pasolini est loin d'être palpitante mais il se dégage d'elle une certaine poésie et mélancolie. Parfois maladroit et provocateur, Ferrara sait néanmoins frôler la grâce quand il le veut. Rien qu'en une scène d'interview où Pasolini exprime son point de vue (moderne) sur la société ou en un bref moment où il raconte la fin du prochain film qu'il a en tête, ''Pasolini'' parvient à intéresser et à fasciner. Avant de retomber dans des scènes beaucoup moins intéressantes ce qui est bien dommage.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 janvier 2015
Ferrara a le mérite de sortir des sentiers battus du biopic traditionnel mais Pasolini semblait être un challenge trop important pour lui. Le film, en jouant sur la mise en abyme, le film dans le film dans le livre ou vice versa intrigue puis finit par ennuyer. Ferrara réalise un film brouillon ou l'on n"apprend rien de bien neuf sur le cinéaste de Salo. L'ensemble est esthétiquement léché, un poil racoleur et certains partis pris sont plus que contestables (scène bâclée de la mort du réalisateur) mais Willem Dafoe est parfait dans le rôle titre. Il se fond parfaitement dans la peau du cinéaste et livre une excellent prestation. Ferrara alterne le bon et le mauvais sans cesse et fait de Pasolini un projet intéressant mais inabouti!
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