Kingdom of Heaven
Note moyenne
3,6
25043 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

919 critiques spectateurs

5
220 critiques
4
292 critiques
3
149 critiques
2
148 critiques
1
81 critiques
0
29 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
kieran_h3ld
kieran_h3ld

35 abonnés 680 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 novembre 2021
Pour commencer je vous conseil vivement de voir la version longue qui est 100× plus complète que sa version cinéma. Vous allez me dire que c'est le but, mais j'ai rarement vu une telle différence entre version cinéma et longue. (Quasi) Toutes les incohérences partent en poussière, tout est expliqué, avec plus ou moins de cohérence et de réussite mais au moins c'est fait. Et ça aide vraiment à se ne rester focalisé sur des détails qui auraient pu être balayés si quelques scènes n'avaient pas été coupées en début de métrage. C'est d'ailleurs assez incompréhensible. Et puis au fur et à mesure du visionnage on se rend compte que ce sont littéralement des arcs narratifs complet qui sont snobés dans la version cinéma. Bref c'est pour moi indispensable de regarder la Director's cut trouvable très facilement.
Une fois cela dit, je voudrais quand même revenir sur certains points. A commencer par la qualité visuelle. C'est du Ridley Scott dont forcément c'est très beau la plupart du temps. Je dis la plupart du temps car je n'ai pas été totalement satisfait par la bataille finale. Les enjeux m'ont aussi un peu dérangé, souvent je me disais "tout ça pour ca". Je ne sais pas si ces événements se sont toujours déroulés comme ce qui est montré, cela m'étonnerait je l'avou, mais je ne peux pas réellement jugé n'étant pas du tout un expert sur la question.
On peut aussi constater que les religions se font un peu tapées dessus , mais sans parti pris, et ça c'est top. Ridley en a l'habitude lui qui se revendique haut et fort athée. Il n'y a pas grand chose d'autre me gêne. Dans l'ensemble j'ai passé un agréable moment, c'était une histoire sûrement avec pas mal de réécritures mais très prenantes malgré un ventre mou. Je pense que l'on aurait vraiment pu faire un film de 2h30, mais pas avec les mêmes scènes que la version cinéma. Mais franchement ce n'est pas dérangeant. On ne voit pas passer les 3 heures malgré quelques défauts, c'est un pur plaisir sans être un très grand film.
Alain Lanteri
Alain Lanteri

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 octobre 2021
Beau film par la bonne distribution et la très la très bonne interprétation des acteurs et le scénario historique
Ykarpathakis157

6 193 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 septembre 2021
Kingdom of Heaven est un film exceptionnellement mauvais il est ennuyeux il est prêcheur et il est révisionniste. En l'absence d'un protagoniste ayant un but et une direction l'histoire erre d'un événement sanglant à un autre jusqu'à ce que Balian le personnage d'Orlando Bloom se rende compte qu'il est le défenseur de Jérusalem pour un temps. Puis il se rend compte qu'il ne peut pas défendre Jérusalem et abandonne. Puisque Ridley Scott ne veut manifestement pas blâmer quoi que ce soit qui ressemble au Christianisme moderne ou à l'Islam moderne pour le pillage et la mise à sac qui ont défini la lutte médiévale pour la possession de la Terre Sainte il fait des Templiers les méchants. N'oublions pas que les Templiers n'existent plus a cette époque car l'Église s'est assurée qu'ils sont une proie idéale. Balian lui-même et tous les autres croisés ne prétendent jamais se battre au nom de la religion en fait ils sont si éclairés qu'ils affirment que la religion ne devrait avoir aucune incidence sur la question de la propriété de Jérusalem. Jérusalem appartient à tout le monde proclame le film de manière moralisatrice encore et encore comme si Ridley Scott n'était pas seulement un réalisateur mais aussi un conseiller de Dieu lui-même. Il y a tellement d'autres choses qui sont mauvaises comme l'histoire d'amour qui est totalement peu convaincante les relations confuses entre une myriade de personnages peu développés que je préfère essayer de les effacer de ma mémoire plutôt que de les analyser davantage...
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juillet 2021
5 ans après Gladiator, Ridley Scott sort Kingdom of Heaven, nouveau film grand spectacle historique, cette fois-ci sur les croisades du XIIe siècle. C'est loin d'être le meilleur film du réalisateur car trop lent, une intrigue principale intéressante mais qui met du temps à démarrer aussi et des personnages principaux qui manquent d'épaisseur et d'évolution, notamment dans leur relations. Pour autant, le spectacle est bel et bien là, la musique, sans être du Hans Zimmer, accompagne très bien les scènes à la photographie magnifique. Encore du très grand Scott dans la réalisation ! La précision historique y est, les décors et costumes aussi et je trouve Orlando Bloom (1 de ses meilleurs rôles) et Eva Green tout à fait corrects. Du vrai divertissement mais qui aurait pu être raccourci ! La grande réussite du film est sa bataille finale à Jérusalem. On peut faire aisément le parallèle avec la bataille de Meanas Tirith dans Le Seigneur des Anneaux 3. Durant presque 45min, elle est magnifiquement réalisée par Ridley Scott, avec tout ce qu'il y a d'épique et de tension. En plus, elle ne se positionne pas dans une lecture manichéenne (type: "les musulmans c'est les méchants"). Du grand spectacle qui fait de Kingdom of Heaven un bon film !
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 avril 2021
Kingdom of Heaven s’ouvre en hiver et se clôt sur la reverdie, dans un même lieu, soit la forge de Balian (interprété par Orlando Bloom) que le voyage en Terre sainte soulagera de son douloureux veuvage ainsi que de son sentiment de culpabilité initial. C’est dire que la croisade sert une trajectoire identitaire et spirituelle qui, au lieu de conforter le christianisme revendiqué par les étendards, orchestre le match nul des religions. Jérusalem apparaît comme une mémoire architecturale qui tire sa sacralité des différentes couches de cultes et de cultures que couvre son sol : ce n’est pas un hasard si l’arrivée de Balian dans le domaine de son père déclenche l’irrigation de la terre sèche, tel un sang venu ressusciter les strates du passé. Ridley Scott sépare ainsi la spiritualité, matière de l’esprit et du cœur, accessible à chacun – il faut « un royaume de la conscience ou ce n’est rien » –, de la propriété foncière qu’il s’agit de défendre comme un bien de consommation. « Sur cette terre, aucun n’est légitime, tous le sont », s’écrient Ibelin puis, un sourire aux lèvres, Saladin ; les deux adversaires communient dans la spiritualité, tous deux chefs de guerre raisonnés et modérés. Une fois encore, le cinéaste peint la religion institutionnalisée à la manière d’un corps lâche, dégénéré et hypocrite qui s’aveugle à la lumière de sa propre puissance, puissance qui n’est que chimère tant elle résulte de la conjonction de paramètres et de l’application de lois humaines ineptes. Scott compose une série de grotesques : Renaud de Châtillon (Brendan Gleeson) et Guy de Lusignan (Marton Csokas) sont des brutes assoiffées de combats, desquels ils tirent leur prestige et leurs titres. Leur monstruosité s’avère explicitée par Renaud qui, spectateur d’un massacre qu’il vient d’ordonner, dit « je suis ce que je suis, je fais ce pour quoi je suis fait ». Ce propos est digne d’intérêt en ce qu’il défend une logique condamnée par le cinéaste par le biais de Balian : la logique chimérique d’une transcendance divine, prétexte qu’utilisent les hommes pour détruire et assouvir leurs passions. À cette logique erronée, il en oppose une autre, existentialiste, qui veut que « l’existence précède l’essence » et rende l’individu seul responsable de ses actes, comme l’exprime le chevalier à la fin du film (« je suis le seul gardien de mon âme ») et comme l’exprimait déjà Imad avant l’ultime bataille (« ce qu’on sème, on le récolte »). Seul l’existentialisme permet d’accéder, selon Scott, à la vérité, terme qui revient dans nombre de ses œuvres et qui s’applique constamment à la défense des plus faibles, à la prise en charge des plus démunis : l’infirmière de Body of Lies, les cultivateurs de Robin Hood, les frères d’arme sous le feu de l’ennemi dans Black Hawk Down. Il n’y a donc pas de « chemin vers le Ciel », promis au début contre l’extermination des païens – « tuer les infidèles n’est pas un meurtre mais un chemin vers le ciel » – , sinon un chemin creusé le long des bosquets qu’emprunte à terme le couple raccordé à la simplicité de la terre et du travail. La reine, comme toujours chez Scott, a été sacrifiée sur le plateau de l’échiquier : elle a laissé sa couronne et sa fausse supériorité pour vivre aux côtés d’un maître véritable, un « maître-forgeron ». Un immense long métrage, magistralement mis en scène par Ridley Scott.
nuria92
nuria92

3 abonnés 83 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 mars 2021
la précédente version de ma critique a été 'modérée' - je confirme que ce qui suit n'est que mon avis sur ce film en particulier: Une bouse qui se prend au sérieux, voilà ce que j'ai pensé de ce film. je m'attendais à de la bonne action, et ben non, rien de rien, surjoué? mauvaise réal? mauvais scérario? mauvais montage? je ne sais pas.
rocky6
rocky6

46 abonnés 1 867 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 février 2021
Ridley Scott nous offre un très grand film, une oeuvre épique sur les croisades. Les scènes de batailles sont superbement mises en scène. Le siège de Jérusalem est filmé d'une main de maitre et nous plonge réellement au coeur des combats. Orlando Bloom s'avère très convaincant en forgeron devenu chevalier et qui va conduire de grandes batailles. Le reste du catsing est lui aussi à la hauteur : Eva Green est fascinante en reine de Jérusalem, Jeremy Irons est un preux chevalier qui cherche à preserver la paix, Brendan Gleesan est un templier ivre de combats, Ghassan Massoud est un charimastique Saladdin, ...
C'est sans doute le meilleur film traitant des croisades et de Saladdin. Il montre bien les enjeux de ces guerres de religion qui durèrent pendant des dizaines d'année.
weezlesanguinaire
weezlesanguinaire

87 abonnés 467 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2021
Les gens qui ont mis une mauvaise note à ce film n'ont probablement pas du voir la version director's cut et c'est vraiment dommage car elle donne à ce film toute sa légitimité et montre à quel point ce film est un chef d œuvre épique. Orlando Bloom acteur pourtant énormément critiqué porte le film sur ses épaules en livrant une de ses meilleures performances de sa carrière. Pour ma part ce film est meilleur que gladiator considéré comme le meilleur film de Ridley Scott.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 janvier 2021
Quel spectacle... c'est grandiose... un superbe récit sur les croisades mené de main de maître par Ridley Scott... une fois n'est pas coutume on met en avant un grand chef musulman Saladin, lui qui finit par reprendre Jérusalem au 12e siècle. Assez rare pour un film hollywoodien.... qu'il faut le souligner.
Une magnifique épopée avec un casting excellent! Pour les amateurs de Blu-ray privilégiez la version anglaise avec sous-titres français, cette édition est de bien meilleure qualité.
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 555 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2020
Film à grand spectacle de Ridley Scott qui retrace une partie de la fin du XII ème siècle en Terre Sainte avec la défense de Jérusalem en 1187 qui finit par tomber dans les mains de Saladin. L'important dans la véracité historique est que Saladin a effectivement laissé partir les chrétiens de Jérusalem, c'était un conquérant mais non sanguinaire. Du côté chrétien le personnage joué par Orlando Bloom qui est celui qui est suivi pendant tout le film est peu véridique. Le film tend à être assez tranché sur les caractères mais sans prendre de parti pris, ce n'est pas le sujet. Ridley Scott réussit là un récit complexe un peu une façon modernisée des péplums hollywoodien avec une qualité supplémentaire qui est une reconstitution assez crédible de cette époque n'en déplaise aux pointilleux. La critique de certain religieux et le montre d'une certaine civilité avancée chez les musulmans est sur cette période et ne signifie pas que cela est valable de tout temps. Au juste chrétien et musulmans s'entendent sur une forme d'humanisme tolérant qui n'exclu pas la spiritualité et cela je pense est assez juste à certains moments de l'histoire et dans ce lieu particulier. Lorsque l'orgueil et l'intempérance au contraire se présentent rien ne va plus. Ce film nous montre cet aspect particulier avec ce titre un peu étrange le royaume des cieux.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 août 2020
Kingdom of Heaven est de ces films foudroyés par les critiques à sa sortie et qui pourtant a une photographie léchée, sublimée par des paysages incroyables et une histoire prenante. Orlando Bloom souvent moqué par son jeu d'acteur (les débuts dans PoftheC et Troie) parfois limite est ici remarquable, on en oublie le débutant qu'il a été. Les personnages sont charismatiques et travaillés. Cependant la version longue est bien plus admirable, amenant des éléments différents qui viennent épaissir l'aventure. Cela change totalement ma perception du film. Ne passez pas à côté de ce petit bijou mais en longue durée !
Bicheyrejp
Bicheyrejp

14 abonnés 178 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2020
Les histoires de chevaliers m’ont toujours attiré, que ce soit en roman historique ou au cinéma. Avec ce film je n’ai pas été déçu et j’ai vibré à suivre les aventures de ce chevalier, son amitié avec ce chef musulman aussi noble dans l’âme que le héros. La reconstitution des batailles est à couper le souffle, pas un instant d’ennui tout au long des plus de deux heures de spectacle…
Clement P
Clement P

1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juin 2020
Ridley scott fait du ridley Scott avec cependant un film qui peine à exploiter tout son potentiel. Le personnage principal (Orlando bloom) auquel on peine à s'accrocher et au jeu d'acteur bien trop lisse n'a clairement pas le charisme d'un russe Crowe. Le film à donc un vrai potentiel, l'aspect historique est relativement fidèlement décrit malgré de petites incohérence lors des scènes de guerre et on sent très clairement que le budget a été mis. En revanche la longueur habituelle des films du réalisateur se fait ressentir plus que d'habitude et le film à tendance à s'éparpiller.
Au final, un bon film qui mérite d'être vu mais qui pèche sûrement du succès des ses prédécesseurs.
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2020
J'ai peut-être fait une erreur en regardant *Kingdom of Heaven* juste après l'excellent *La Chute du faucon noir* car je trouve le dernier beaucoup plus viscéral et immersif que le second. Néanmoins, Ridley Scott reste un excellent technicien et la qualité de sa photo et de son montage permettent au spectateur de passer malgré tout un très bon moment.

Ce que je peux reprocher au film et qui m'a empêché de l'apprécier à 100%, c'est le fait que le personnage d'Orlando Bloom soit trop lisse, tant mentalement que physiquement. En effet, il est prêt à figurer dans un magazine de mode à chaque seconde d'apparition et ses choix moraux sont constamment altruistes. J'aurai aimé plus d'aspérités, plus de crasse. Autant j'ai beaucoup apprécié les personnages de Liam Neeson et David Thewlis car beaucoup plus en phase avec l'époque retranscrite, autant Orlando Bloom ramenait beaucoup trop le film à son statut de blockbuster hollywoodien (et je ne mentionnerai même pas son histoire d'amour avec Eva Green, encore une fois très clichée et facile).

Il s'agit donc d'un très bon divertissement, encore plus appréciable pour peu que l'on s'intéresse à l'époque dépeinte (les personnages de Saladin et Baudouin IV sont excellents) mais beaucoup trop formaté pour le grand public et la bonne morale. Il tente de s'intéresser à la complexité du conflit et aux questions étiques et religieuses mais le fait dans un chemin beaucoup trop étroit et politiquement correct pour se démarquer de ses seules qualités de spectacle.

Quoi qu'il en soit, c'est un film que je conseille vivement.
Fred B.
Fred B.

15 abonnés 787 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 mai 2020
Vu le 05/05/2020.
Quand j'avais vu ce film il y a une dizaine d'années, j'étais resté très mitigé sur le fond comme sur la forme. J'aime beaucoup les films historiques et épiques comme celui-ci (à l'image de Troie, Alexandre ou d'autres...) mais je n'avais pas vraiment accroché.

Après cette deuxième visualisation, j'en ressors beaucoup plus positif au point de lui mettre un excellent 4.5/5.
Si Orlando Bloom ne m'avait pas convaincu dans "Troie", je le suis beaucoup plus ici. J'aime beaucoup cet acteur depuis la trilogie de Jackson et je pense qu'il tire bien son épingle du jeu dans cette reconstitution de la 3ème Croisade. Au rayon des personnages emblématiques de ce film, on peut noter aussi la présence de Liam Neeson (Godefroy) un peu courte malheureusement, de Jeremy Irons (Tiberias) et du duo pourri Marton Csokas (Lusignan)-Brendan Gleeson (Chatillon). A noter aussi la présence charismatique de Ghassan Massoud en Saladin bien plus bon que dans la réalité. Et puis comment oublier la présence magnétique de la délicieuse Eva Green (Sibylle), cette femme est vraiment belle et elle arrive parfois en un simple rictus à prendre un tout autre air, c'est assez impressionnant.

Bon le film souffre de nombreuses incohérences avec l'Histoire réelle:
spoiler: - Baudouin IV n'ait jamais mort Roi, puisqu'il avait abdiqué bien avant, quand sa maladie lui à emporté la vue. - Guy de Lusignan n'était pas le vil seigneur qui y est décrit, il n'a pas été non plus le successeur du Lépreux, c'est le fils de Sibylle (Qui n'est pas censé avoir d'enfants dans le film, ni de mari...) qui à prit le pouvoir sous le nom de Baudouin V (à l'age de cinq ans). C'est après la mort du mari de Sibylle (Marquis de Montferrat) qu'elle prendra pour époux Guy de Lusignan, qui deviendra de ce fait régent du royaume de Jérusalem et Roi quand le Petit meurt juste avant ses sept ans. - La reine n'a jamais abdiqué en faveur d'un quelconque amant, elle est morte en tant que reine en 1190 avec deux de ses filles. Elle mentionne de plus, à la fin du film le fait qu'elle reste reine de Tripoli (etc.) et d'Ascalon, chose que l'on sait faux puisque pour payer la rançon de son mari (fait prisonnier durant la bataille de Tibériade que l'on voit dans le film), les chrétiens rendront cette place forte aux arabes. - La bataille de Tibériade semble découler rapidement dans la logique du film, alors que dans la vérité elle aura lieu en 1187, soit 5 ans après l'abdication de Baudouin IV. R.Scott a donc tout simplement supprimé les clivages d'héritages, de régences pour se concentrer sur ce fameux Balian. - Le côté chevalier idéaliste possédant un code d'honneur quasiment inébranlable, faisant un peut Chevalier de Troy est faux lui aussi en ce qui concerne le vrai chevalier Balian d'Ibelin. Il n'était pas non plus bâtard, encore moins forgeron ni marié à une fille du commun. - Le patriarche de Jérusalem Heraclius parait faible et sournois alors que dans la réalité, il a participé activement aux défenses et a œuvré pour la paix

A noter aussi que l'aspect "Balian est le seul rescapé du naufrage et trouve comme par hasard un cheval lui aussi rescapé" ternit un peu le film et lui fait perdre la note parfaite.

Pour le reste, rien à dire, c'est une œuvre épique, les discours sont certes un peu convenus et parfois creux mais j'ai aimé l'aspect où le réalisateur respecte les deux camps: les sarrasins auraient pu être vus comme des gens sans pitié et sans coeur, ce n'est pas le cas. De même coté chrétien, on a des hommes de paix (le roi, Tiberias) mais aussi des gens sans foi ni loi (Guy, Renaud) et je trouve ça bien.
La musique magnifique de Harry Gregson-William participe aussi grandement à l'excellence du film
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse