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christophe117
9 abonnés
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3,0
Publiée le 13 août 2026
Un très beau casting et une utilisation très soignée des CGI en font un bon film, mais l'ignorance de Ridley Scott sur la religion catholique est vraiment insupportable. Il faut vraiment qu'il ouvre un livre de théologie pour qu'il se rende compte que ce que ses personnages fanatiques disent constitue précisément des hérésies condamnées par l'Église.
Malgré quelques longueurs, Kingdom of Heaven est un excellent film. Les personnages sont particulièrement bien développés et possèdent chacun une véritable personnalité. Certains foncent tête baissée en pensant que Dieu est de leur côté, tandis que d'autres réfléchissent davantage aux conséquences de leurs actes, ce qui rend les conflits de points de vue très intéressants. Le personnage principal, incarné par Orlando Bloom, connaît une évolution convaincante tout au long du film. D'abord impulsif et guidé par ses émotions, il gagne progressivement en maturité et en sagesse face aux épreuves qu'il traverse. Un grand film historique, porté par des personnages marquants et une réflexion intéressante sur la guerre, la foi et le sens des responsabilités.
D'un point de vue pyrotechnique les effets spéciaux sont très réussis surtout pour un film de plus de vingt ans, et les costumes sont très beaux eux-aussi, mais les gros défaut du film sont du parti pris, difficile de voir le protagoniste comme un "gentil" tant sa soif de sang paraît insatiable et sa violence déconsidérée. De plus, le film est beaucoup trop long, on aurait pu couper une bonne quarantaine de minutes ça aurait fluidifié l'expérience et gagné en clarté.
Kingdom of heaven est plein de qualités... de faiblesses également.
Ce film est incroyablement réalisé, déjà pour commencer on ne s’ennuie jamais et il est bien raconté de façon à ce que l’on comprenne correctement l’histoire
Trop de facilité scénaristique. Les histoires sont bâclés et expédiées. Ça reste correct car l’intrigue principale, les combats et les enjeux sont biens. C’est dommage car ce film aurait pu être une référence en péplum
Vrai grand film sur les templiers et l'histoire du siège de Jérusalem. Très bon jeu d'acteurs et décors incroyable. Certes la vie de Balian est romancé et n'est pas conforme à l'original, mais le principal reste sa défense de Jérusalem. Je le recommande sans hésitation
Kingdom of Heaven est l'un des rares films d'envergure traitant de cette période riche en événements que sont les croisades. Le personnage d'Orlando Bloom est l'archétype du gentil chevalier, mais cette facilité est rattrapée par le caractère non manichéen des rois chrétien et musulman. La mise en scène est spectaculaire et l'action divertissante au possible.
J’ai vu Kingdom of Heaven dans sa version longue (3h09) et je la recommande vraiment. Cette version, bien plus complète que celle du cinéma, permet de mieux comprendre les choix et le développement des personnages, notamment Balian et la reine. L’ensemble est bien réalisé, avec une mise en scène solide et une ambiance visuelle et sonore soignée. Le film délivre un beau message sur la tolérance, la foi et la paix dans un monde marqué par la guerre. En conclusion, un film épique et réfléchi, qui se regarde avec grand plaisir.
Une épopée brillement mise à l'écran par Ridley Scott qui raconte l'histoire de Balian d’Ibelin, jeune croisé qui défenda Jerusalem face à l'armée Ayyoubide.
Ce Kingdom of Heaven de R. Scott est plutôt un bon film. A noter les très beaux décors, et les costumes, qui nous plonge littéralement au coeur de cette période trouble de l'histoire, et même les images de synthèse se fondent bien la plupart du temps dans le décor naturel. On sent la volonté de recréer l'ambiance et l'atmosphère du 12e siècle. L'histoire des croisés et de leur combat pour Jérusalem, puis une paix fragile est bien mise en scène par le réalisateur et l'intrigue est aisée à suivre. Un bon divertissement dont le bémol que les scènes de bataille sont un peu trop présentes et violentes.
Posta del falcone, la garde du faucon contre le charabia Car en réalité : Le roi Baudouin IV était atteint d'une terrible maladie, la lèpre. Très malade, il n'en demeurait pas moins un grand chef. À seulement 16 ans, il mena son armée à la victoire. Saladin, son ennemi, le respectait profondément. Baudouin mourut jeune, mais on se souvient de lui pour sa bravoure. Après la mort de Baudouin, sa sœur Sibylle et son époux Guy lui succédèrent. Guy était un mauvais dirigeant et voulait combattre Saladin. Les Croisés perdirent une bataille décisive à Hattin, faute d'eau. Saladin remporta la victoire et Balian dut défendre Jérusalem seul. Finalement, Saladin prit la ville, mais laissa les habitants sains et saufs. Balian ne retourna pas à son métier de forgeron. Il resta au Moyen-Orient et devint diplomate. Il aida le roi Richard Cœur de Lion à dialoguer avec Saladin. Sa famille devint très riche et puissante à Chypre. Il mourut en chef respecté et en homme de paix.
Ou Le Royaume des Cieux au Québec. L’exemple flagrant du film qui en fait trop au détriment de la trame narrative : après une première partie européenne en contre-jour discutable, suivie d’un naufrage inutile, on aborde (enfin) l’exposé assez confus de la deuxième partie, orientale, avec le roi lépreux Baudoin IV, le sage Saladin et la magnifique et intemporelle princesse Sybille. L’ensemble, trop violent et assez brouillon, laisse un sentiment d’insatisfaction.
Kingdom of Heaven est une œuvre rare par son courage moral et sa lucidité historique. Loin des récits manichéens, le film de Ridley Scott propose une méditation profonde sur la foi, la violence et la coexistence, en plaçant la tolérance au cœur de son propos. Dans un contexte souvent saturé de clichés, Kingdom of Heaven offre une représentation de l’islam d’une remarquable dignité. À travers la figure de Saladin, la religion musulmane est montrée comme éthique, mesurée et profondément humaine. La foi n’y est ni hystérisée ni instrumentalisée : elle s’exprime par le respect de la parole donnée, la protection des civils et des lieux saints, et la retenue dans la victoire. Cette vision tranche avec les stéréotypes persistants et rappelle que l’islam, comme toute foi, peut être un vecteur de justice et de paix lorsqu’il est vécu avec intégrité. Le film oppose ainsi deux usages de la religion : l’un, humaniste, qui place la vie humaine au-dessus des dogmes ; l’autre, fanatisé, qui sacralise la violence. Ce contraste n’est jamais simpliste. Ridley Scott évite l’amalgame et montre que la véritable ligne de fracture ne sépare pas les religions, mais l’humanisme du fanatisme. La tolérance n’est pas un slogan : elle se manifeste dans des choix concrets, dans la capacité à reconnaître l’autre comme un égal, même en temps de guerre. Esthétiquement ample et moralement exigeant, Kingdom of Heaven est aussi un film profondément actuel. En réhabilitant une image de l’islam éloignée des préjugés, il invite le spectateur à dépasser les récits de peur pour renouer avec une lecture historique, éthique et universelle du fait religieux. C’est cette ambition — rare au cinéma — qui fait de Kingdom of Heaven une œuvre précieuse : un plaidoyer pour la coexistence, la dignité et la primauté de l’humain sur les idéologies de domination.
Après l’énorme succès critique et public de son film « Gladiator » le réalisateur Ridley Scott retrouve le genre du péplum avec cette fresque suivant le destin d’un modeste forgeron qui le conduira à défendre les portes de Jérusalem lors des croisades. Loin d’obtenir la même réussite artistique et commerciale, le long-métrage mérite pourtant dans sa version longue de s’y attarder. En effet, loin d’être aussi charcuté que le montage cinéma, cette nouvelle monture permet clairement au récit de s’étoffer et d’apparaitre moins brouillon dans sa narration. Si cela entraine par conséquence un certain manque de rythme par instant, ce récit fleuve de plus de 3 heures apparait dense et révèle tout l’humanisme de celui-ci. La réalisation du cinéaste sans être du meilleur cru demeure un modèle de savoir-faire. La reconstitution histoire est méticuleuse malgré évidemment quelques largesses propres à ce type de production, les scènes de batailles spectaculaires avec en point d’orgue une séquence de siège finale de la ville de Jérusalem très impressionnante. S’il manque d’un petit souffle épique qui aurait fait la différence, l’ensemble est conduit avec beaucoup de maitrise par un réalisateur exigeant maitrisant à la perfection l’art d’une telle production d’ampleur. Le point d’achoppement du long-métrage vient davantage de sa distribution, si les seconds rôles sont consistants et interprétés par un casting solide, le personnage principal incarné par l’acteur Orlando Bloom alors au sommet de sa popularité manque de charisme à l’écran. C’est un long-métrage qui dans sa version longue ne démérite pas malgré une certaine lourdeur et demeure un spectacle divertissant et efficace.