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GéDéon
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3,0
Publiée le 13 septembre 2026
Le maître des grandes fresques historiques se devait d’explorer un jour l’univers des croisades. C’est ainsi que Ridley Scott livre son quinzième long-métrage en 2005. A la fin du XIIème siècle, le royaume de Jérusalem, gangrené par des guerres intestines au sein de la noblesse catholique au pouvoir, doit lutter contre l’armée musulmane de Saladin. Le réalisateur britannique retrace cette épopée tout en utilisant son savoir-faire. On y retrouve ainsi des scènes de bataille, de la romance, de la bravoure et des trahisons dans un récit parfois trop prévisible et manquant de piquant. Par ailleurs, sans être catastrophique, la prestation d’Orlando Bloom manque de charisme. Il faut noter que la version director's cut ajoute des passages saisissants enrichissant nettement l’intrigue et les personnages. Bref, une œuvre spectaculaire à défaut d’être une véritable page de l’histoire des croisés.
J'ai vu la version longue d'environ 3 heures de Kingdom of Heaven, et c'est sans doute l'un des éléments qui m'a le plus surpris : malgré sa durée conséquente, je l'ai trouvé plutôt bien rythmé. La version Director's Cut développe davantage les personnages et les enjeux politiques, ce qui permet au récit de respirer sans forcément donner l'impression d'ajouter des scènes inutilement.
La mise en scène de Ridley Scott reste l'une des grandes forces du film. Il sait donner une véritable ampleur aux décors et aux grands ensembles, tout en conservant une certaine lisibilité dans les scènes les plus spectaculaires. Les compositions de plans mettent régulièrement en valeur l'immensité des paysages et l'architecture, donnant au film une dimension épique particulièrement réussie.
La photographie participe énormément à cette sensation. Le travail sur les lumières naturelles, les couleurs chaudes et les grands espaces donne au film une identité visuelle forte. Les scènes peuvent passer d'une lumière presque écrasante à des atmosphères beaucoup plus sombres, sans perdre cette impression de grandeur.
Les décors et les costumes sont également très impressionnants. Le film cherche à construire un monde crédible et habité, avec une attention particulière portée aux détails. Les villes, les forteresses et les différents environnements possèdent une véritable matérialité, ce qui renforce l'immersion.
Mais l'élément qui m'a peut-être le plus marqué reste la bande originale de Harry Gregson-Williams. Elle est tout simplement somptueuse et particulièrement recherchée. La BO mélange orchestration symphonique, percussions, arrangements choraux et influences musicales qui permettent de donner une identité sonore très riche au film.
La musique sait aussi varier les registres. Elle peut accompagner l'ampleur des scènes épiques avec une véritable puissance orchestrale, avant de devenir beaucoup plus douce et mélancolique. Certains thèmes donnent une dimension presque spirituelle à l'ensemble. Ce n'est pas simplement une musique qui accompagne les images : elle participe pleinement à la construction de l'atmosphère et de l'identité du film.
Le casting est globalement solide, même si certains personnages me semblent davantage marquer le film que d'autres. La version longue permet justement de mieux développer plusieurs relations et d'apporter davantage de nuances à certains protagonistes, ce qui renforce considérablement l'ensemble.
Le film peut parfois sembler très ambitieux dans ce qu'il cherche à raconter, et cette ampleur peut occasionnellement créer quelques passages plus posés. Mais, personnellement, je n'ai pas vraiment ressenti ces moments comme de véritables longueurs. Le rythme reste suffisamment varié pour que cette longue durée soit plutôt bien maîtrisée.
En conclusion, Kingdom of Heaven, dans sa version longue, est une fresque historique ambitieuse que j'ai trouvée étonnamment bien rythmée malgré ses trois heures. La mise en scène de Ridley Scott donne une véritable ampleur au spectacle, la photographie et les décors construisent un univers visuellement très riche, mais c'est surtout sa bande originale qui m'a profondément marqué : une BO somptueuse, recherchée et capable d'être aussi épique que mélancolique. Un grand film visuel et musical, dont la version longue permet, selon moi, de profiter pleinement de son ambition.
Maitrisant parfaitement sa mise en scène, Ridley Scott retranscrit habilement l’atmosphère de Jérusalem, le quotidien d’une humble vie médiévale, l’orgueil des fastes coloniaux. Bien que des libertés soient (logiquement) prises avec la réalité, le scénario reste fidèle à l’esprit de cette époque particulière où un sultan (impérial Ghassan Massoud) et un roi chrétien (saisissant Edward Norton) tentèrent de transformer une ville triplement sainte en havre de paix spirituelle. Sans manichéisme (car il y a des pragmatiques, des extrémistes, des sages des deux cotés), l’intrigue dénonce l’aveuglement ou l’hypocrisie des fanatiques, le prétexte religieux pour des conquêtes politiques, la cupidité pour un pouvoir à la légitimité contestable (avec un discours atemporel sur l’absurdité de la dette de sang transgénérationnelle). S’appuyant sur un éminent casting où chacun (jusque dans les rôles anecdotiques) joue sa partition pleinement (Orlando Bloom se révélant très crédible en soldat meneur d’hommes), le récit ne parvient cependant pas à aviver de l’émotion, l’épique ou le gigantisme (ces paysages naturels ou ces scènes de bataille) l’emportant nettement sur le lyrisme. Un divertissement intelligent mais qui manque de tripes!
Un très beau casting et une utilisation très soignée des CGI en font un bon film, mais l'ignorance de Ridley Scott sur la religion catholique est vraiment insupportable. Il faut vraiment qu'il ouvre un livre de théologie pour qu'il se rende compte que ce que ses personnages fanatiques disent constitue précisément des hérésies condamnées par l'Église.
Malgré quelques longueurs, Kingdom of Heaven est un excellent film. Les personnages sont particulièrement bien développés et possèdent chacun une véritable personnalité. Certains foncent tête baissée en pensant que Dieu est de leur côté, tandis que d'autres réfléchissent davantage aux conséquences de leurs actes, ce qui rend les conflits de points de vue très intéressants. Le personnage principal, incarné par Orlando Bloom, connaît une évolution convaincante tout au long du film. D'abord impulsif et guidé par ses émotions, il gagne progressivement en maturité et en sagesse face aux épreuves qu'il traverse. Un grand film historique, porté par des personnages marquants et une réflexion intéressante sur la guerre, la foi et le sens des responsabilités.
D'un point de vue pyrotechnique les effets spéciaux sont très réussis surtout pour un film de plus de vingt ans, et les costumes sont très beaux eux-aussi, mais les gros défaut du film sont du parti pris, difficile de voir le protagoniste comme un "gentil" tant sa soif de sang paraît insatiable et sa violence déconsidérée. De plus, le film est beaucoup trop long, on aurait pu couper une bonne quarantaine de minutes ça aurait fluidifié l'expérience et gagné en clarté.
Kingdom of heaven est plein de qualités... de faiblesses également.
Ce film est incroyablement réalisé, déjà pour commencer on ne s’ennuie jamais et il est bien raconté de façon à ce que l’on comprenne correctement l’histoire
Trop de facilité scénaristique. Les histoires sont bâclés et expédiées. Ça reste correct car l’intrigue principale, les combats et les enjeux sont biens. C’est dommage car ce film aurait pu être une référence en péplum
Vrai grand film sur les templiers et l'histoire du siège de Jérusalem. Très bon jeu d'acteurs et décors incroyable. Certes la vie de Balian est romancé et n'est pas conforme à l'original, mais le principal reste sa défense de Jérusalem. Je le recommande sans hésitation
Kingdom of Heaven est l'un des rares films d'envergure traitant de cette période riche en événements que sont les croisades. Le personnage d'Orlando Bloom est l'archétype du gentil chevalier, mais cette facilité est rattrapée par le caractère non manichéen des rois chrétien et musulman. La mise en scène est spectaculaire et l'action divertissante au possible.
J’ai vu Kingdom of Heaven dans sa version longue (3h09) et je la recommande vraiment. Cette version, bien plus complète que celle du cinéma, permet de mieux comprendre les choix et le développement des personnages, notamment Balian et la reine. L’ensemble est bien réalisé, avec une mise en scène solide et une ambiance visuelle et sonore soignée. Le film délivre un beau message sur la tolérance, la foi et la paix dans un monde marqué par la guerre. En conclusion, un film épique et réfléchi, qui se regarde avec grand plaisir.
Une épopée brillement mise à l'écran par Ridley Scott qui raconte l'histoire de Balian d’Ibelin, jeune croisé qui défenda Jerusalem face à l'armée Ayyoubide.
Ce Kingdom of Heaven de R. Scott est plutôt un bon film. A noter les très beaux décors, et les costumes, qui nous plonge littéralement au coeur de cette période trouble de l'histoire, et même les images de synthèse se fondent bien la plupart du temps dans le décor naturel. On sent la volonté de recréer l'ambiance et l'atmosphère du 12e siècle. L'histoire des croisés et de leur combat pour Jérusalem, puis une paix fragile est bien mise en scène par le réalisateur et l'intrigue est aisée à suivre. Un bon divertissement dont le bémol que les scènes de bataille sont un peu trop présentes et violentes.
Posta del falcone, la garde du faucon contre le charabia Car en réalité : Le roi Baudouin IV était atteint d'une terrible maladie, la lèpre. Très malade, il n'en demeurait pas moins un grand chef. À seulement 16 ans, il mena son armée à la victoire. Saladin, son ennemi, le respectait profondément. Baudouin mourut jeune, mais on se souvient de lui pour sa bravoure. Après la mort de Baudouin, sa sœur Sibylle et son époux Guy lui succédèrent. Guy était un mauvais dirigeant et voulait combattre Saladin. Les Croisés perdirent une bataille décisive à Hattin, faute d'eau. Saladin remporta la victoire et Balian dut défendre Jérusalem seul. Finalement, Saladin prit la ville, mais laissa les habitants sains et saufs. Balian ne retourna pas à son métier de forgeron. Il resta au Moyen-Orient et devint diplomate. Il aida le roi Richard Cœur de Lion à dialoguer avec Saladin. Sa famille devint très riche et puissante à Chypre. Il mourut en chef respecté et en homme de paix.