La Malédiction d'Arkham
Note moyenne
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Marc L.
Marc L.

69 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juin 2018
Si le nom de Roger Corman restera pour toujours attaché à une certaine idée de l’art de faire du cinéma (celle qui consiste à tourner à des films racoleurs en un minimum de temps, avec un budget de misère et en payant les acteurs au lance-pierre), il est également lié au “Cycle de Poe�, huit films sortis entre 1960 et 1964 qui restent globalement considérés comme les meilleures adaptations d’Edgar Allan Poe à avoir été tournées à ce jour. ‘La malédiction d’Arkham’ a ceci de particulier qu’il est le seul film de cycle de Poe à ne pas être basé sur les écrits de Poe. Le titre original, toutefois, fait bien référence à un de ses poèmes...mais le scénario du film s’avère très différent (encore qu’il y ait bien un château et qu’on puisse estimer qu’il est hanté) puisqu’il adapte, sans vraiment avoir le respect de la lettre chevillé au corps, une nouvelle d’un autre maître du Fantastique, H.P. Lovecraft. L’explication est toute simple : Corman était simplement au beau milieu de son cycle d’adaptations de Poe et si les producteurs avaient accepté qu’il s’attaque un autre romancier, ils ne souhaitaient pas que le public soit désorienté. S’il s’impose comme un spécimen à part sur le fond, ‘La malédiction d’Arkham’ mérite tout de même amplement sa place au sein du cycle, qualitativement parlant. Comme pour toutes les autres adaptations, le budget était relativement bas mais Corman et son équipe ont réalisé des miracles pour que ça ne se remarque pas (trop) à l’écran. Certes, le manque de moyens se fait constamment sentir, qu’il s’agisse de certains maquillages douteux ou d’un scénario qui donne parfois l’impression d’avoir été écrit à la va-vite mais aujourd’hui qu’il n’y a plus guère de différences entre la manière dont on peut appréhender les trucages de Corman ou de Herschell Gordon Lewis par rapport à ceux de Murnau ou même de Méliès (dans les deux cas, on admire l’ingéniosité mais on n’espère plus le frisson au premier degré), cela n’a plus beaucoup d’importance. Ce qui est important, c’est que Corman s’est débrouillé pour accoucher d’une vision gothic-horror qui tienne parfaitement la route, et qui se permette même d’être relativement foisonnante et chargée, ce qui permet de comprendre pourquoi de futurs grands comme Scorcese ou Coppola ont été apprendre leurs gammes chez l’oncle Roger, et de percevoir l’influence qu’ont pu avoir ses idées visuelles sur le jeune Tim Burton. L’autre atout du film, et du cycle de Poe au sens large, est évidemment la présence de Vincent Price : quand bien même l’emballage laisserait à désirer, un acteur aussi charismatique et mémorable, qui joue au premier degré le rôle mal écrit qu’on lui impose comme s’il s’agissait de défendre une pièce de Shakespeare sur les planches, peut faire oublier beaucoup de choses.
JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 février 2013
A partir d'un scénario classique des films du même genre, une oeuvre plutôt moyenne de Corman. Un homme, sorcier aristocrate, est victime des villageois qui l'ont brûlé vif, mais il revient 100 ans plus tard pour se venger.
A part quelques séquences assez poétiques grâce surtout à beaucoup de brume, le reste est très prosaïque et sans surprise. Décors de carton, village très succinct, personnages très stéréotypés. Beaucoup trop de poncifs, trop peu d'action, une fin très prévisible.
Vu il y a plus de 50 ans, ce film a beaucoup vieilli d'autant que la réalisation est très moyenne. L'affiche est néanmoins assez réussie.
Bazouiye
Bazouiye

4 abonnés 201 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2026
«The Haunted Palace» est un régal pour les amateurs de gothique. Les décors théâtraux, le brouillard omniprésent et les éclairages tamisés créent une atmosphère sombre et envoûtante mêlant l'histoire de la malédiction d'un sorcier à l'univers de Lovecraft.

Le récit reste toutefois assez classique pour un film de ce genre et l'œuvre de Lovecraft est seulement survolé.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 février 2011
Une esthétique gothique proche de la perfection et un scénario signé Lovecraft, il n'y a rien à ajouter.
b216
b216

1 abonné 59 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mars 2014
A voir surtout pour ses décors typiquement gothiques et son excellente partition musicale. Pour le reste, l'intrigue n'est pas très originale; on se laisse prendre toutefois, pour peu que l'on aime ce genre de films.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 mai 2015
ce film est excellent a voir. Il me rappelle les film de la Hammer avec cette ambiance juste ce qu'il faut angoissante. le film est fidèle au livre dans aucun doute. Pour tout ceux qui aiment Lovecraft je le conseille largement.
Jean Mariage
Jean Mariage

1 abonné 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2026
En 1765, à Arkham, Joseph Curwen s’apprête à offrir une jeune femme au démon Yog-Sothoth afin qu’il se reproduise. Il en est empêché par une foule qui l’immole. Avant de mourir, il jure de revenir se venger. Dans les années 1870, Charles Dexter Ward et son épouse arrivent à Arkham pour prendre possession de l’héritage de son ancêtre Curwen. Ward est bientôt fasciné par un portrait de ce dernier, frappant par leur ressemblance…
« La Malédiction d’Arkham » est généralement considéré comme la sixième des huit adaptations d’histoires d’Edgar Allan Poe réalisées par Roger Corman. Il s’agit pourtant avant tout d’une adaptation du roman « L’Affaire Charles Dexter Ward » de Howard Phillips Lovecraft. Corman souhaitait s’éloigner de l’univers de Poe, mais la société de production American International Pictures entendait continuer à exploiter le filon des adaptations estampillées Poe. Elle imposa donc, contre l’avis du réalisateur, le titre du poème « The Haunted Palace », poème seulement cité à deux reprises dans le film, ce qui relève d’une escroquerie pure et simple.
Le film n’en demeure pas moins, par son atmosphère, très proche des autres adaptations de Poe, notamment en raison de son ancrage dans le XIXᵉ siècle et de son ambiance résolument gothique, alors que le roman de Lovecraft se situe dans les années 1920. Corman y injecte toutefois des éléments typiquement lovecraftiens : la ville d’Arkham, les Grands Anciens (ici Yog-Sothoth), le Necronomicon, ainsi que le thème de la dégénérescence héréditaire.
Au final, nous avons une histoire de possession relativement classique, reposant presque entièrement sur l’interprétation habitée et inquiétante de Vincent Price, capable de passer du personnage de Ward à celui de son ancêtre maléfique en un clignement d’œil. Si les mouvements de caméra sont un peu moins inventifs que dans d’autres adaptations de Poe par Corman — « Le Masque de la mort rouge » notamment — le film n’en reste pas moins une franche réussite grâce aux splendides décors de Daniel Haller, magnifiés par les jeux d’ombres du grand directeur de la photographie Floyd Crosby (Oscar de la meilleure photographie en 1931 pour « Tabou » de Murnau, et Golden Globe pour « Le Train sifflera trois fois » de Fred Zinnemann).
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 22 octobre 2009
ce film se déroule dans une ambiance gothique, spécifique aux adaptations des nouvelles d'Edgar Poe par Roger Corman.je me dis que c'est un bon début, Vincent Price joue à merveille son rôle.
Mais, cette adaptation de l'écrivain Américain est une petite déception, le film devient vite un peu ennuyeux, dommage......
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