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Costa Gravas s'attaque ici à un sujet délicat. En effet derrière ce procès se cache la question de savoir comment des hommes si banales en apparences ont pu se transformer en monstres? Malheureusement le réalisateur ne cherche pas vraiment à répondre à cette problématique. Au contraire, il s'enferme dans une sorte de sentimentalisme dans les relations père-fille, avec une chute qui ne me convainc pas, et tend plutôt à diaboliser les anciens nazis. En somme, sur un sujet où il y avait plein de choses à dire, Costa Gravas n'est guère sorti des sentiers battus. Dommage.
Costa-Gavras, que je qualifierais de cinéaste politique, s'en tire relativement bien face à un sujet aussi complexe. Une avocate américaine doit défendre son père, immigré hongrois, accusé d'avoir été un bourreau nazi durant la seconde guerre mondiale. Le film est plaisant, bien joué et la chute est plausible mais laisse néanmoins perplexe.Un des rares films du réalisateur que j'aie apprécié.
Une oeuvre magistrale et forte de Costa-Gavras sur un sujet brûlant, remarquable interprétation. On est comme Jessica Lange jusqu'au bout on doute sur la culpabilité de son père.
Certainement le meilleur film de Costa-Gavras, qui, une fois n'est pas coutume, parvient à se défaire des clichés qui encombrent hélas une partie de son œuvre. Cette fois, le réalisateur soigne son scénario... et ça se voit. le récit est implacable, l'intrigue très bien ficelée et le propos sidérant de cruauté et de vérité. En prime, l'interprétation de Jessica Lange et de Armin Mueller-Stahl vaut véritablement le détour. Un film incontournable dans l'œuvre de Costa-Gavras, qui obtint là l'Ours de Berlin.
Formidable film montrant la résistance telle qu'elle était à l'époque ( donc très faible ) et définitivement de tous ces pseudos "chefs d'oeuvres" récents tout à fait mythos & franchouillards !
Excellent film de bout en bout, sur tous les plans, revu 17 ans après : j'aime beaucoup ce genre de 'cas' et le déroulement de toute la chronique judiciaire, très bien creusé et progressif, avec de remarquables acteurs.
Music Box, 1989, de Costa-Gavras, avec Jessica Lange, Armin Mueller-Stahl et Lukas Haas (qui fut le petit Amisch de Witness de Peter Weir en 1985). Les crimes nazis évoqués (et même atrocement décrits) dans ce film appartiennent à ce qu’on appelle « la shoah par balles », celle qui extermina de nombreux juifs hors des camps et à laquelle les historiens s’intéressent (enfin !) aujourd’hui. Ce que nous raconte Costa-Gavras dans Music Box est donc étonnant et nouveau pour l’époque. Toute son œuvre a le mérite extraordinaire de nous donner à voir, des pages d’Histoire, des moments politiques, des atteintes aux Droits de l’homme, présentés sous forme de thrillers, au travers de personnages toujours bien choisis, protagonistes ou victimes. L’histoire de cette jeune (et belle) avocate américaine, qui défend son père, hongrois immigré, si gentil papa, et va découvrir (et nous, avant elle) qu’il était un monstre tortionnaire et sadique, est pourtant prévisible. Mais elle est filmée de façon efficace et la fin est bouleversante. Notons aussi cet argumentaire « d’anticommunisme », souvent bienvenu en Amérique, guerre froide oblige, pour masquer des comportements lamentables, largement utilisé par ce père et grand-père irréprochable, sans négliger un fond d’antisémitisme…
Quand on me demande de citer un beau film qui doit tout à son héroîne;c'est celui-ci qui me vient à l'esprit.
Jessica Lange ,femelle magnifiquement érotique dans "le facteur sonne toujours 2 fois" de Bob rafelson (1981)est ici d'une tendresse infinie.Elle donne toute sa profondeur à cette histoire ,indigne du genre humain, que heureusement chacun d'entre-nous connait aujourdh'hui.
Elle magnifie son sublime personnage sans jamais en faire trop,elle ne tire jamais partie de son exceptionnelle plastique pour nous fixer le regard.Tout au contraire ,c'est uniquement son talent de commédienne qui s'exprime et quand presque à la fin du film elle serre son pére dans ses bras,on ne peut qu'admirer.
Jessica Lange ,femelle magnifiquement érotique dans "le facteur sonne toujours 2 fois" de Bob rafelson (1981)est ici d'une tendresse infinie.Elle donne toute sa profondeur à cette histoire ,indigne du genre humain, que heureusement chacun d'entre-nous connait aujourdh'hui.
Elle magnifie son sublime personnage sans jamais en faire trop,elle ne tire jamais partie de son exceptionnelle plastique pour nous fixer le regard.Tout au contraire ,c'est uniquement son talent de commédienne qui s'exprime et quand presque à la fin du film elle serre son pére dans ses bras,on ne peut qu'admirer.
Sans doute l'un des meilleurs films de Costa-Gavras dans sa période américaine. Si le scénario de Joe Eszterhas laisse apparaitre parfois les grosses ficelles, il est tout de même puissant et captivant. L'interprétation très solide de Jessica Lange (nomination aux Golden globes et à l'Oscar de la meilleur actrice 1989) et très ambigue de Armin Mueller-Stahl nous séduit définitivement. Un bon suspens, un très bon film.
Je n’ai vu quatre films de lui, qui m’ont convaincu qu’il était capable du meilleur comme du pire : Z, très fort mais souvent un peu longuet, La main droite du diable, souvent pas mal chiant et assez discutable, Le couperet, assez génial de bout en bout quoique pas toujours très subtil, et donc ce Music box.
Il y a un gros point commun entre ces quatre films, c’est la question du monstre. Qui est-il, où est-il, peut-on le reconnaître ?
Et dans la série, c’est sans doute Music box qui pose la question de la manière la plus criante, la plus douloureuse.
Ann Talbot est avocate, fille d’un immigré hongrois, veuf charmant, gentil, attentionné. On y retrouve un peu le père de famille sympathique quoique vaguement raciste interprété par Tom Berenger dans La main droite du diable.
Mais un jour, les autorités américaines lancent une procédure judiciaire contre le si doux père, soupçonné d’être Michka, un membre actif d’un groupe nazi hongrois resté en activité zélée jusqu’aux derniers jours de la seconde guerre mondiale. Les preuves sont accablantes, les témoignages concordants, et Ann décide de sauver son père, qu’elle connaît si bien et qui ne ferait pas de mal à une mouche, de cette tragique méprise…
Les habitués de La main droite du diable ou de Le couperet auront déjà saisi l’aspect essentiel du film : l’ennemi, le monstre, est-il extérieur ou sommeille-t-il en chacun de nous ? Peut-on être le plus sensible des hommes et le plus cruel des assassins ? Connaît-on vraiment ceux que l’on aime ?
Ce sont ces questions, centrales, qui feront toute la force de ce film. Et comme Gavras nous épargne les longueurs dont il a truffé certaines autres œuvres, on se retrouve captivé, entraîné dans un polard redoutable dont on pressent la fin tout en refusant toujours d’y croire.
Parce que, au fond, le monstre n’est pas que dans les personnages : il est peut-être aussi quelque part dans les spectateurs.
Il y a un gros point commun entre ces quatre films, c’est la question du monstre. Qui est-il, où est-il, peut-on le reconnaître ?
Et dans la série, c’est sans doute Music box qui pose la question de la manière la plus criante, la plus douloureuse.
Ann Talbot est avocate, fille d’un immigré hongrois, veuf charmant, gentil, attentionné. On y retrouve un peu le père de famille sympathique quoique vaguement raciste interprété par Tom Berenger dans La main droite du diable.
Mais un jour, les autorités américaines lancent une procédure judiciaire contre le si doux père, soupçonné d’être Michka, un membre actif d’un groupe nazi hongrois resté en activité zélée jusqu’aux derniers jours de la seconde guerre mondiale. Les preuves sont accablantes, les témoignages concordants, et Ann décide de sauver son père, qu’elle connaît si bien et qui ne ferait pas de mal à une mouche, de cette tragique méprise…
Les habitués de La main droite du diable ou de Le couperet auront déjà saisi l’aspect essentiel du film : l’ennemi, le monstre, est-il extérieur ou sommeille-t-il en chacun de nous ? Peut-on être le plus sensible des hommes et le plus cruel des assassins ? Connaît-on vraiment ceux que l’on aime ?
Ce sont ces questions, centrales, qui feront toute la force de ce film. Et comme Gavras nous épargne les longueurs dont il a truffé certaines autres œuvres, on se retrouve captivé, entraîné dans un polard redoutable dont on pressent la fin tout en refusant toujours d’y croire.
Parce que, au fond, le monstre n’est pas que dans les personnages : il est peut-être aussi quelque part dans les spectateurs.
Très beau film et thème abordé de la manière la plus sobre qui soit. On est directement plongé dans un drame familial et petit à petit on arrive à douter, comment cela fut-il possible ?
A noter qu'Armin Müller-Stahl joue à merveille le rôle de "l'innocent" accusé, surtout que son regard lors des scènes de procès est vraiment captivant. D'ailleurs, lui-même a eu des problèmes judiciaires avec l'ancien gouvernement de la RDA et dû émigrer.
A noter qu'Armin Müller-Stahl joue à merveille le rôle de "l'innocent" accusé, surtout que son regard lors des scènes de procès est vraiment captivant. D'ailleurs, lui-même a eu des problèmes judiciaires avec l'ancien gouvernement de la RDA et dû émigrer.
Cette fiction de l'excellent Costa Gavras, oppose le devoir et les sentiments, un duel déjà présent et passionnant dans son précédent film "La main droite du diable". Et si tout ce dont vous étiez certain se retrouvait ébranlé ? Et si vos principes et vos convictions se trouvaient être mis à l'épreuve sur un terrain qui vous semblait pourtant familier et rassurant ? Jessica Lange est l'allégorie du sujet; il nous suffit de contempler son visage qui semble en perpétuelle interrogation, de regarder un de ses gestes nerveux pour comprendre le point sensible du film : nous ne connaissons pas nos prochains, ou nous les acceptons tels qu'ils sont pour nous rassurer mais en masquant la vérité. La vérité fait face finalement, dans un face à face improvisé entièrement par la comédienne et Armin Mueller-Stahl : tout simplement troublant et implacable.
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