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Natland
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5,0
Publiée le 1 février 2025
Une histoire d'amour magnifique sublimée par une temporalité fantastique qui nous fait traverser les siècles et par l'angle historique et romanesque de Coppola. Il réussi à rendre son monstre irresistible et séduisant et à nous enchanter à travers des scènes horribles et luxurieuses. La meilleure version de Dracula jamais égalée.
Francis Ford Coppola offre une relecture baroque et envoûtante du "Dracula" de Bram Stoker. L’histoire, fidèle à l’essence du roman, explore la passion tragique entre le comte Dracula, maudit par l’éternité, et Mina, réincarnation de son amour perdu. Gary Oldman livre une prestation magistrale en Dracula, passant du monstre terrifiant à l’amoureux torturé avec une aisance fascinante. À ses côtés, Winona Ryder et Anthony Hopkins apportent une intensité qui, bien que parfois théâtrale, sert parfaitement l’esthétique flamboyante du film. Coppola opte pour des effets spéciaux en grande partie réalisés à la caméra, renouant avec des techniques classiques qui donnent au film une texture unique.
"Dracula" de Bram Stoker, un roman qui résiste au travail d'adaptation cinématographique. Peut-être de par sa forme épistolaire mais plus probablement parce qu'il convoque des personnages finalement surtout fonctionnels et sans beaucoup de relief (la situation se complique sévèrement quand deux d'entre eux sont interprétés par Keanu Reeves et Winona Ryder dont il est fou de se dire que leurs carrières ont survécu à leurs performances dans ce film). Se pose aussi la question de l'abord de la figure centrale et pourtant élusive de Dracula, personnage dont il convient de peindre le noir mystère et la dimension tragique. La seconde prenant largement ici le pas sur le premier, dans une lecture du texte finalement assez Shakespearienne où Coppola multiplie les effets de style avec, le plus souvent, maestria. À la fois très (trop) fidèle au matériau originel et résolu dans son approche et sa personnalité, un film pas pleinement convaincant dont les beaux atours ne font pas un magnifique ensemble.
Voilà un film qui a marqué ma mémoire de cinéphile au fer rouge, imaginez vous, que lors de sa sortie, je suis allez le voir au cinéma, accompagné par ma dulciné. Et après, 15 minutes, et plusieurs: "c'est nul", "c'est vraiment nul", tout cela à haute voix, il a fallu quitté le cinéma, c'est la seule fois, que cela m'est arrivé...expérience à tenter, je vous l'assure, car vous vous en souviendrez toute votre vie...
Quelques 30ans plus tard qu'est-ce qu'il reste, à la re vision de ce film devenu un classique, non ? Une ambiance somme toute très singulière, un montage psychédélique et des personnages puissants. Le jeu de Gary Oldman, naturellement, hors norme, des effets spéciaux, déjà à couper le souffle, et une relecture incroyablement moderne, érotique, et flamboyante de ce comte Dracula. A la fin, malgré tout, on sait que l'on a vu un film qui passera le temps avec panache, mais, il y a aussi, comme une sensation bizarre, un je ne sais quoi, qui laisse un gout amer dans la bouche, inexplicable, aqueux comme le sang qui dégouline de la bobine de Mr Coppola.
Incontestablement, c'est un chef d'œuvre de genre. Je n'ai pas visionné mieux en terme de récit et de réalisation (en matière d'horreur ou fantastique). Copolla fait parti des grands noms du cinéma Hollywoodien et je comprends mieux pourquoi. Il donne vraiment de la profondeur à ses œuvres. Il magnifie ici le célèbre vampire "Dracula", avec une narration envoûtante, une réalisation excellente. Il y a de la créativité derrière sa caméra. On assiste à un comte macabre, mais tellement romantique à la fois avec un style que je décrirai de baroque. Enfin, Gary Oldman, Winona Ryder, et Anthony Hopkins viennent renforcer l'intensité du jeu des acteurs.
Si Gary Oldman était un vin, ce serait un grand cru. Dans Dracula, il passe de prince ténébreux à vieux sorcier flippant et à beau gosse gothique en un claquement de cape. Il ne joue pas Dracula, il l’incarne, il le possède, il te mord le cerveau pour te laisser hypnotisé. Sa performance, c’est un mélange de génie et de folie pure. À côté, les autres vampires du cinéma ressemblent à des cosplayers de salon du manga.
Coppola, c’est pas là pour rigoler. Le gars prend une histoire vieille comme Mathusalem et te la transforme en opéra visuel. Les décors ? Sublimes. Les costumes ? Des œuvres d’art. Les ombres mouvantes, les transitions hallucinantes, tout est millimétré. On dirait que le film a été conçu dans un labo secret pour devenir un classique instantané. Et ce côté old school ? C’est la cerise sur le cercueil.
Alors, on l’aime bien Keanu, mais soyons sérieux : son accent britannique dans ce film, c’est une abomination. On dirait un touriste américain perdu à Londres qui demande où sont les toilettes. Heureusement, il est là pour encaisser les coups et se faire voler la vedette par tout le monde. Même ses cheveux sont moins expressifs que ceux de Gary Oldman.
Là où Coppola frappe fort, c’est dans l’ambiance. Tu sens la luxure, le sang et la damnation dans chaque scène. Ce n’est pas un film, c’est une descente dans un cabaret de l’enfer, avec des vampires qui te susurrent des poèmes et te bouffent le cou juste après. Sulfureux, dérangeant, hypnotique, Dracula te fait te poser des questions sur tes goûts en matière de romantisme… et d’immortalité.
Winona Ryder, c’est le visage angélique pris entre deux feux : le mec fade (Jonathan Harker) et le monstre séduisant (Dracula). Elle joue cette dualité à la perfection, et franchement, quand elle succombe au vampire, tu comprends pourquoi. Parce qu’entre Gary Oldman en mode gothique sexy et Keanu en mode stagiaire, y’a pas photo.
Dracula de Coppola, c’est du cinéma comme on n’en fait plus : viscéral, intense, beau à pleurer. Un mélange de romance, de terreur et de décadence qui t’embarque sans pitié. Gary Oldman livre une performance pour les siècles des siècles, et Coppola prouve qu’il est un génie capable de ressusciter des mythes. Prépare-toi à te faire hypnotiser, mordre, et à en redemander.
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Sans doute le meilleur film sur le mythe de Dracula... Il a certes un peu veilli mais fait toujours son petit effet... Cette histoire mériterait une série en 8 épisodes de manière à développer la psychologie des personnages etc... Le pauvre Dracula il n a pas de chance avec la femme de sa vie...
“J’ai traversé les océans du temps pour te trouver”… Chef d'oeuvre absolu. Les premières minutes menant au titre sont un modèle de narration efficace et intense qui devrait être une leçon obligatoire dans toutes les écoles de cinéma. Le film faiblit peut-être légèrement à d’autres moments, mais ses beautés incroyables surpassent très largement ces rares défauts. Ici Coppola utilise la panoplie complète des outils et effets à disposition d’un cinéaste avec une telle intensité que 95% du reste de la production cinématographique a l’air désespérément fade en comparaison. Coppola respecte absolument son sujet, le vampire, et l’élève à son maximum de richesse. Pour finir, Gary Oldman est excellent, mais Anthony Hopkins dans le rôle de Van Helsing, c’est immense, un festival absolu. C’est un film que j’ai regardé de nombreuses fois au cours des années et qui n’a jamais manqué de m’impressionner.
Ce film m’a marqué par son esthétique soignée et son ambiance gothique fascinante. Les décors regorgent de détails somptueux, plongeant chaque scène dans une atmosphère élégante et mémorable. La réalisation de Francis Ford Coppola joue habilement avec les ombres et la lumière, renforçant la force visuelle du récit. Winona Ryder y est particulièrement remarquable, sa beauté ajoutant une aura captivante à son personnage. Bien que l’histoire puisse sembler parfois un peu alourdie par certains choix narratifs, l’ensemble reste une expérience visuellement engageante. Ce n’est pas un chef-d’œuvre, mais un film distinctif, à voir pour son style audacieux et sa direction artistique exceptionnelle.
Cette nouvelle vision de " Dracula" est certainement la plus proche de l'oeuvre littéraire, mais j'en suis ressorti come la première foisL'excès en tout nuit au lieu de servir! cette version aux montages sensationnel est une sorte d'opéra" monstre" bien maîtrisé avec une musique envoûtante à souhait, des décors sublimes , des personnages qui jouent juste, des costumes fort réussis, seulement voilà, il y a aussi un film sombre du début à la fin, un film où les longs voyages entre l'Angleterre et la Transylvanie sont sabotés ou réduits à leur plus simple expression..La réussite est quand même au rendez-vous, mais une réussite tronquée.
Impossible d’aller au bout, c’était trop décousu. On passe sans cesse d’ellipses grossières et mal amenées à des jeux d’ombres appuyés et répétitifs sensés nous montrer la véritable âme de Dracula. Le personnage interprété par Keanu Reeves est trop peu développé et effacé. Anthony Hopkins surjoue le professeur Van Helsing, rendant ce personnage grotesque et pénible à suivre. Visuellement c’est beau mais le reste n’a pas suivi, dommage.
Le "Dracula" de FF Coppola (1992) enchantera sans doute le public amateur de films de vampires.
Si pour ma part, je reconnais la maîtrise formelle de l'exercice qui se laisse voir, je dois reconnaître que je n' ai ressenti absolument aucune émotion en le voyant.
La première partie est sans doute la meilleure, mais une fois l'intrigue mise en place, il m'a semblé que le soufflé retombait.
Reprenant grosso modo un scénario voisin, le " Nosferatu" de Murnau ou à moindre titre même " Vampyr " de Dreyer surclassent ce "Dracula" que d'aucuns considèrent pourtant comme la dernière réussite du cinéaste.
Pour ma part c'est plutôt avec ce titre qu'il me semble que le maestro quitte, du moins jusqu'à ce jour, définitivement la cour des grands.
Avec Dracula, Francis Ford Coppola, renoue avec la vision sensuelle et sexuelle du vampire telle que décrite par Bram Stoker. La principale différence étant la motivation. A la pulsion "animale" de Stoker, Francis F. Coppola préfère la passion amoureuse. De ce fait, il insuffle aux personnages une plus grande profondeur, une plus grande complexité, retirant tout manichéisme. Winona Ryder nous charme également dans son rôle de l'innocente et pure Mina Murray qui incarne la douceur. On y découvre des personnages beaucoup plus profond que ce qu'il semblait être au départ. Dracula n'y est pas juste représenté comme un monstre inhumain qui se glisse dans les chambres des jeunes filles pour leur sucer le sang. On ira même jusqu'à éprouver de la compassion pour le bonhomme. Ce n'est même plus un film d'épouvante, mais un film d'amour avec une petite pointe de gore et d'érotisme. Les interprétations sont plutôt bonne, emmené par un terrifiant et envoutant Gary Oldman, superbe dans la peau du célèbre vampire, les compositions de Winona Ryder et Anthony Hopkins sont aussi impeccable. Une réussite, Coppola adapte le célèbre roman avec génie, que ce soit dans sa maitrise technique ou dans l’atmosphère qu'il lui donne, envoutant, romantique, sombre et baroque. Et le début du film est angoissant comme les Hitchcock.
Ce prétendu classique est un véritable nanar. Les acteurs sont tous à côté de la plaque. On est sidéré par la nullité abyssale de Keanu Reeves. Le montage elliptique rend le récit bien trop haché et difficile à suivre. On ne retiendra que la musique sensationnelle de Wojciech Kilar et quelques jolis effets visuels.