Adaptation de l'album éponyme, "Max et les maximonstres" nous plonge dans l'imaginaire foisonnant d'un jeune garçon. Avec son univers attractif et original, le film nous séduit de prime abord. Toutefois, à mesure de son avancement, on se rend compte que l'intrigue ne repose pas sur grand chose et que le concept de base tout comme son propos est étiré au maximum. Il en résulte une répétitivité, des longueurs et donc... de l'ennui. Une histoire qui fait du surplace malgré des qualités visuelles et sonores incontestables. Moyen au final.
Un film assez atypique, une curiosité cinématographique qui durant 1h40 nous fait replonger dans notre enfance. Le réalisateur Spike Jonze comme à son habitude livre un film décalé, pleins d’innocences, vibrant d’émotion, à la fois léger et grave. Outre l’excellente mise en scène, on peut apprécier la magnifique . du film.
C’est l’histoire d’un jeune garçon qu’on suppose légèrement autiste qui se dispute avec sa mère alors que cette dernière a un rencard avec un nouveau mec. Il décide de s’enfuir et trouve refuge dans une contrée peuplée de monstres. Si ces derniers sont bien faits et que les décors sont somptueux, on pourra avoir un peu de mal avec certaines actions incongrues des protagonistes et surtout, on pourra avoir des doutes quant au véritable genre du film qui n’est peut-être pas du tout destiné aux enfants car il faut avouer que quand Carol décide de manger Max, ça fait un peu peur ! Quoi qu’il en soit, tout comme le livre, c’est un film d’apprentissage d’un enfant différent qui s’invente un monde imaginaire avec des personnages métaphoriques car représentant ses propres émotions et angoisses et qui retournera chez lui à peine grondé par sa génitrice. Aura-t-il vraiment changé ? On ne sait pas, mais nous non plus suite au visionnage ! Pas mal donc mais pas transcendant quant au message véhiculé !
Adaptation du livre homonyme de Maurice Sendak, Max Et Les Maximonstres est un film magnifique. L'histoire nous fait suivre l'aventure que va vivre Max un petit garçon de dix ans qui suite à une dispute avec sa mère va s'enfuir de chez lui pour se retrouver emporter dans un conte fantastique. En effet on se retrouve transportés pendant une heure et demi dans un univers onirique parfaitement crédible, complètement happés par la découverte de ce monde et de ses créatures qui le peuple. On s'attache immédiatement à ce jeune garçon à la bouille si mignonne et expressive interprété par un Max Records touchant. Il va faire la rencontre des Maximonstres, des créatures imposantes à l'allure d'animaux. La relation qui va se créer entre eux donne lieu à toute une palette d'émotions qui vont nous parcourir. Les Maximonstres ont chacun leur propre caractère et on tombe vite sous leur charme. Le ton mélange parfaitement l'humour et le drame et les dialogues sont d'une belle justesse. Mais ce qui permet à l'histoire de briller c'est en grande partie son visuel qui créer une ambiance ou le temps parait parfois suspendu. La réalisation de Spike Jonze se veut très mouvante et immersive nous plongeant au plus près de ce que ressentent les personnages. De plus, les décors sont sublimes offrant des paysages mettant la nature en avant qui émerveillent nos pupilles. Les lumières naturelles donnent des couleurs chatoyantes le tout étant très épuré. Le seul point discutable peut être au niveau du design des Maximonstres qui ne plaira pas à tout le monde. Mais l'essentiel c'est qu'ils font vrai et qu'on aimerait tous les rencontrer tant ils sont emplis d'humanité. Pour faire un excellent film il faut bien évidemment une b.o. à la hauteur et ici elle fait totalement partie de la réussite de ce long-métrage. Elle est douce et tendre, sonnant toujours juste elle est très présente pour notre plus grand bonheur. Reste un fin déchirante au delà des attentes qui conclut remarquablement bien ce joli récit qu'on aurait aimé voir continuer. Vous l'aurez compris, Max Et Les Maximonstres est un film enchanteur qui fera rêver les petits comme les grands. Une pépite devant être vu qui mérite beaucoup plus de reconnaissance.
Le film commence d'une façon assez prometteuse lors des crises d'exaltation de Max qui court dans la neige ou malmène son chien et sa maman. Le film devient sans intérêt et d'un morne ennui lors de sa rencontre avec les monstres. Ceux ci, ridicules, laissent au spectateur un sentiment de malaise. Le climat nauséeux et pervers ne rend pas service à une histoire proche de L'homme qui voulut être roi de Huston d'Howard Kipling. Le cannibalisme et autre inceste dominent le film. Spike Jonze s'était montré bien plus inspiré Dans la peau de John Malkovitch. Les obsessions de Jonze montrent ici leurs limites.
Serait-ce un petit peu la version occidentale de « Mon voisin Totoro » ? En tout cas, dans ces deux films, j’ai trouvé un enchantement visuel mais un contenu un peu trop vide. Ce qui m’a marqué avant tout dans le Spike Jonze, ce sont donc de bien belles images, des grosses peluches très attrayantes, et une sublime ile fantasmée par un esprit enfantin, contenant simultanément forêt, mer et désert, le tout filmé en mode « je plane » (bien aidé par Arcade Fire à la bande-son). Sinon, on peut suivre l’histoire pas inintéressante d’un enfant qui se réfugie dans l’imaginaire, mais l’imaginaire lui permettra de revenir plus serein dans le réel. Les scènes « réel » sont un peu trop stéréotypées, mais heureusement on part vite sur les rives de l’imaginaire vers l’ile féérique. On peut s’amuser au petit jeu (un peu trop freudien) où les scènes réelles reviennent sous forme symbolique chez les maximonstres. Mais il manque un peu d’enjeux dramatiques, on tourne un peu en rond sur notre île. Sur la durée, le film ne fonctionne pas totalement mais sur quelques instants, il offre un peu de magie. Bref, c’est peut-être un peu trop contemplatif dans sa narration, mais néanmoins réussi dans sa mise en image des rêves de l’enfance et dans son usage symbolique de l’imaginaire : le déguisement de Max a navigué du rôle de camouflage à celui d’exorcisme.
Max et les maximonstres fait partie de ces films qui ont traîné (bien trop) longtemps sur une étagère avant d'être pris au hasard, un soir de projection en famille. Quelle belle surprise et belle idée d'avoir vu ce film avec 2 de mes enfants. Spike Jonze explore ici le monde de l'enfant, de l'adulte, de la famille. Max découvre la réalité d'une vie qui ne lui convient pas. La fin de l'humanité est annoncée par ses profs, sa soeur part avec des amis de son âge, sa maman rencontre un nouvel amoureux car son papa n'est plus là... Donc Max s'échappe comme le ferait n'importe qui. enfant ou adulte d'ailleurs. Le labyrinthe de Pan n'est pas loin. Arrivé dans ce monde intérieur, peuplé de maximonstres, Max en devient le roi, c'est à dire l'adulte. Et il rejoue tout ce qu'on a découvert dans les scènes d'ouverture. Les batailles de boule de neige, les intrusions, les conflits, la rage, etc. Le scénario est très bien écrit, je ne sais pas quel en est le crédit à accorder au livre d'origine, mais la construction en miroir des évènements marquants que Max vit en tant que responsable du coup, touche le spectateur dans une forme d'universalité qui n'est pas à bouder. Spike Jonze réalise en plus le film à la hauteur de Max et les mouvements de caméra appuient les blockbusters que sont certainement les jeux qu'il s'invente. Tout amène à la Renaissance de Max en tant qu'enfant, dans un accouchement à peine masqué, qui le pousse à retourner chez lui, dans sa réalité, qu'il va réussir finalement à appréhender. Comme les monstres l' "aiment tant qu'ils le mangeraient", Max a mordu sa maman dans un élan d'amour teinté de rage qu'il peut maintenant intégrer à l'adulte qu'il sera. Ce fut un véritable plaisir de partager ça et de discuter de l'interprétation avec mes enfants qui n'avaient pas forcément saisi le second sens, à première vue. "Mais les monstres sont pas très jolis" , effectivement, mais c'est peut-être seulement une preuve de plus que tout ça sort de l'imaginaire d'un enfant, comme il aurait pu le griffonner sur un papier. Ajoutez à cela une bande originale très chouette, et porteuse de ce double monde enfant-adulte, et vous aurez le très beau cocktail qu'est Max et les maximonstres. Un film naïf sur le sujet mais profond sur le traitement et touchant sur plusieurs générations...
Spike Jonze, réalisateur peu prolifique mais au talent indéniable vient nous prouver le contraire avec Max et les maximonstres (2009), l'adaptation du livre pour enfant de Maurice Sendak. Si les projections tests aux Etats-Unis avaient connus quelques remous (plusieurs gamins ont pris peur ou ont quitté la salle en pleure), je serais curieux de savoir s'il y avait des adultes qui ont quitté la salle suite à un ennui effroyable ? Car la mise en scène de Spike Jonze a beau explorer différents thèmes et nous offrir de très beaux plans en extérieurs où la sensibilité est à fleur de peau, le film n'en reste pas moins . . . lassant ! Entre agacement et exaspération, le film en lui-même est un terrain de jeu où un môme joue inlassablement avec des monstres. Ils courent, sautent, se jettent les uns sur les autres, bref, 100 minutes de centre aéré en mode destroye, sa saoul rapidement.
Très joli conte... Pour adulte ! Les enfants trop jeune peuvent avoir peur de certaines scènes, les plus âgé vont trouvé nian nian il ne reste plus que les adultes, mais les adultes qui auront su garder leur part de rêve et d'innocence, leur part de gosse donc. Les monstres sont superbes, le gamin joue parfaitement mais malgré une histoire originale le scénario ne la met pas en valeur et reste bloqué sur une suite banale de grand jeu avec les monstres ; rien de consistant avec une tentative de psychologie de l'enfance qui reste au final lettre morte. Ce film mérite objectivement 1 seule étoile car malgré des monstres attachants il ne se passe pas grand chose... Mais moi j'ai gardé mon âme d'enfant je lui en rajoute 1 autre.
Mais qu'est-il arrivé à Spike Jonze ? Après deux chefs d'œuvres pour deux premiers films (Dans la peau de John Malokovich et Adaptation) le voilà qui nous sort ce Max et les maximonstres ! Franchement très déçu. Tant sur la forme que sur le fond. Visuellement ce n'est pas très beau à part deux trois scènes. Les monstres ne sont pas terribles, des gros nounours mal dégrossis. Max a un peu une tête à claque et hurle beaucoup. L'ambiance est plutôt noire et pessimiste, sans poésie ni émotion. L'histoire n'est pas passionnante et on finit vite par s'ennuyer. Les enfants présents dans la salle n'avaient pas l'air de s'éclater. La fin est bien triste voir déprimante, limite distribution de Prozac pour tout le monde. Bref allez plutôt voir Avatar...
Un très joli film sur l'enfance, à la fois tendre, cruel, plein de vie. J'ai adoré les monstres et leurs costumes qui en refusant le numérique renforce l'aspect rêves de leur rencontre avec Max. Le film est d'une sobriété plaisante et on aimerait presque nous aussi dormir en tas avec la bande de monstres.
Un film d'où la poésie n'émerge malheureusement pas en dépit de tout les efforts du réalisateur. On s'ennuie ferme et l'étoile que je donne revient à l'univers de l'enfant seul qui est vraiment décalé et plutôt agréable.
Dans une approche qui rappelle Vice-Versa, le film de Spike Jonze étudie les méandres des émotions d'un enfant aussi paradoxales soient-elles avec une émotion spontanée et puissante. Avec subtilité et finesse, Max et les Maximonstres est une œuvre qui parle de l'acceptation de soit pas comme les autres.