Oliver Stone est un cinéaste engagé dont les films abordent la grande histoire du monde. Guerres, monde la la finance, des politiques des médias, passent au scalpel de sa caméra. Revers de la médaille, ses films ont souvent un côté dictatique et demonstratif. C'est un peu ce qui arrive ici, ou Stone nous dit quoi penser. Pour autant, ce n'est pas trop gênant tant la trajectoire, et les pensées de Ron Kovic rejoignent les préoccupations d'une jeunesse americaine des sixties, dont les idéaux ont vacillé devant les horreurs de la guerre, etvoulant rompre avec les idées de leurs aînées. Voir ce jeune homme fringant et rempli de certitudes revenir brisé de la guerre, a quelque chose de marquant. Son système de pensée va complètement changer au contact de quelques amis de fortune. Récit donc individuel et universel. La reconstitution des sixties est réussi, presque trop, avec clichés en pelle, Tom Cruise très convaincant malgré quelques scènes maladroites, cela reste des réserves mineurs face à la grande force de cette histoire
Ce film, certes un peu long, retrace la vie d'un jeun américain; engagé volontaire dans les Marines, blessé au Vietnam et qui doit se reconstruire après son retour au pays où il doit affronter le regard, l'incompréhension, voire l'hostilité des autres, car le temps a tourné, la bravoure et l'engagement américain dans la lutte contre le communisme ne sont plus soutenus par la population... petit à petit, Ron va prendre conscience de la vanité de son sacrifice, se révolter, purger ses remords et assumer ses nouvelle convictions. Le film est plutôt bien écrit, Ton Cruise plutôt performant dans les différentes facettes et looks de son personnage. Oliver Stone prend manifestement partie pou les pacifistes, contre l'absurdité de la guerre
Déçu. Pas terrible, bavard ; engagé mais pompeux. Il est difficile de revoir ce film actuellement, tant ce qu'il nous montre et la manière dont on nous le montre n'a rien d'original. Oui, la guerre c'est moche ; on le sait, Monsieur Stone. Quel est le but derrière tout ça ? Tom Cruise est bon, mais il nage dans un film qui ne fonctionne pas.
C’est un drame poignant sur les interrogations d’un soldat handicapé à la guerre du Vietnam et son cri désespéré face au manque de compréhension du peuple américain. Magnifiquement interprété par Tom Cruise révolté et sans propagande déplacée, le réalisateur met en avant la stupidité de la population engluée dans sa lutte aveugle contre le communisme et sa vision déphasée du patriotisme. La mise en scène distille efficacement la nostalgie, la violence et les traumatismes pour plonger le spectateur dans la personnalité de cet anti-héros tourmenté à qui rien n’est épargné.
Un minable Tom Cruise, dans le pire des films de la pseudo-trilogie. Baigné de cliché sur les douleurs de la guerre et de stéréotype contextuels le film traine la patte et se meurt lentement pour un final boulversant ... de platitude.
Super de voir Tom Cruise dans ce registre ! Il joue un magnifique rôle, pas facile, sur les changements d'opinion dans la société américaine. Il mérite vraiment le coup d'oeil sur les conséquences psychiques de la guerre pour les survivants, sur la destruction de l'être et ses tentatives de reconstruction 3,7/5
Au travers l’histoire d’un jeune américain, patriote idéologiste qui suite à une blessure lors du Vietnam deviendra handicapé le réalisateur Oliver Stone ausculte 15 années délicates de l’histoire des Etats-Unis, entre chasse au communiste belliqueuse et volonté pacifiste, prémisse d’une fracture qui ne fera que s’accentuer entre diverses parties de la population. Le long-métrage est aussi le portrait d’un soldat, blessé physiquement et psychologiquement, campé avec brio par Tom Cruise, dont la composition tout en justesse de la reconstruction mentale de ce jeune homme dont les convictions profondes auront été ébranlées par ce qu’il vécue est épatante.
Si vous voulez voir un film prenant, émouvant, dénonçant l'horreur et la bêtise de la guerre du Vietnam, un film qui ne laisse personne indifférent, une grande claque dans la gueule, le chef d'œuvre de Oliver Stone, regardez Platoon... Sinon ici, on a droit à un énième biopic d'un type totalement inconnue Outre-Atlantique, qui après 25 minutes sur son enfance dorée des années 50, et 25 minutes de lycée du début des années 60, et 10 minutes de Vietnam, sombre dans l'alcool et la drogue, et deviendra l'emblème des anciens combattant en s'adressant au Congrès des Démocrates (mais son allocution n'est pas montrée dans le film). Pour finir, Tom Cruise est moche avec la moustache, et en plus, il n'est pas dirigé, "ça part en sucette", comme le veux l'expression consacrée. Et un petit clin d'œil à Platoon avec Berenger en sergent-recruteur des Marines et William Dafoe en ancien combattant paumé dans un bordel au Mexique. Une énième biographie ratée, une de plus me diriez-vous?
Tandis qu'avec Platoon, Oliver Stone réalisait une véritable anthologie du conflit sur le terrain, ce Né un 4 Juillet s'en vient interroger le patriotisme des lignes arrière, donnant à voir la fracture entre les générations qui s'est dessinée à la fin des années 60. Énorme performance de Tom Cruise (très loin de ses rôles de héros indestructible qu'il affectionnera par la suite), donnant corps de façon formidable à la destinée de Ron Kovic qui contient en elle ces deux Amériques en train de s'affronter. Le sens de l'image d'Oliver Stone fait merveille, jouant du symbolisme avec une grande habileté. Une autre manière de faire craquer le vernis de l'Amérique reaganienne des années 80.
Né un 4 juillet d’Oliver Stone est une plongée poignante dans les tourments de Ron Kovic, vétéran du Vietnam. Tom Cruise livre une performance inoubliable, dépeignant avec intensité la transformation d’un soldat fervent en un activiste anti-guerre désillusionné. La mise en scène est puissante, bien que parfois marquée par un excès de pathos. Le film brille par son exploration de la douleur et de la résilience, mais sa narration pourrait gagner en subtilité. Un drame biographique captivant et émouvant, mais qui manque parfois de nuance.
Certes le film retransmet très bien le traumatisme qu'on vécu les vétérans lors de la guerre du Vietnam tant physiquement que psychologiquement. Oui, le film montre très bien comment les soldats ont été abandonnés et enfin oui l'évolution du personnage de Cruise est superbement tracés, bien que parfois trop rapide et surprenant (pro à anti). La puissance de jeu de Tom Cruise amène beaucoup de crédibilité à son personnage, je pense notamment à son moment de colère chez lui. Cependant, je trouve que le film souffre d'un rythme assommant, certains passage sont long et presque interminable pour raconter très peu, je pense notamment à tout le passage à l'hôpital. J'aurais trouvé plus intéressant de s'arrêter plus longtemps sur la guerre en elle-même, pour accentuer le traumatisme qu'a vécu le protagoniste, dans le cas présent c'est très/trop rapide. Bref, un très bon film dont le rythme casse beaucoup le travaille fait.
Sans doute un des meilleurs films sur l’Amérique et son traumatisme vietnamien ! Oliver Stone pointe d’ailleurs du doigt la connerie de la guerre (les bavures, les discours stupides sur "l’importance d’être un homme"…) et les politiques manipulateurs d’opinion qui agitent l’épouvantail du communisme mais aussi les citoyens (et particulièrement la famille) qui poussent ses enfants à s’engager pour l’amour de la patrie. Un portrait au vitriol qui permet également à Tom Cruise de livrer une de ses prestations les plus intenses avec ce rôle de vétéran symbole d’une génération sacrifiée. Voir ce jeune patriote idéaliste cloué sur un fauteuil roulant et affronter l’hostilité de ces compatriotes (quelque soit le camp qu’il choisisse d’ailleurs) résume parfaitement cette époque. Un grand rôle qui laisse peu de place aux autres acteurs même s’il est amusant de retrouver dans de petits rôles Willem Dafoe, Tom Sizemore, Frank Whaley, Tom Berenger et une partie de la famille Baldwin. Néanmoins, je reprocherais au film d’être trop grandiloquent par moment avec une utilisation poussive des ralentis et de la musique. De plus, au lieu de se concentrer quasi-exclusivement sur la critique des va-t’en-guerre américains, Stone aurait pu mettre davantage en avant l’hypocrisie d’un peuple qui rejette les soldats qu’elle a pourtant envoyé au combat. Reste un film indispensable pour mieux comprendre l’Amérique et ses contrastes…
À côté de la performance magistrale d'un jeune Tom Cruise, complètement habité par son rôle, Oliver Stone pose une histoire intime d'un jeune homme volontaire dans la Guerre du Vietnam. Le film porte des thématiques fortes et amène la réflexions mais en dépit de cela l'intrigue connaît quelques coups de mous. Un film émouvant et porté par un acteur qui aurait pu être immense s'il n'avait pas pris la mauvaise tengeante...
Oliver Stone a le coeur déchiré sur sa participation à la guerre au Vietnam et crie sa colère avec ses films. "Né un 4 juillet" dans une trilogie du Vietnam narre le traitement et les désillusions de ce qu'un gouvernement a vendu comme idée patriotique d'un écorché vif, blessé à la guerre et détruit dans ses opinions. Tom Cruise y joue magnifiquement dans ce rôle pas si facile à interpréter. Le réalisateur y mets tout son amour pour son pays, ce qu'il fait d'ailleurs dire à son personnage principal, c'est justemetn parcequ'il est un vrai patriote et qu'il aime l'Amérique qu'il dénonce ces dirigeants corrompus et inconscient de ce qui est entrain de se jouer à 20.000 kilomètres de leur pays pour un combat flou et perdu d'avance. Pas le meilleur film sur la guerre du Vietnam, "Né un 4 juillet" reste une profonde réflexion sur l'engagement et ses mensonges, sur la façon d'aimer et servir son pays et sur la vision du peuple envers ceux qui se sont sacrifiés. Oliver Stone est un de ces réalisateurs qui mets le doigts là où cela fait mal justement par amour pour son pays.
Oliver Stone est un réalisateur et cinéaste engagé qui n’a jamais caché son attrait pour son pays et surtout, son histoire. Deux ans après « Wall Street », le voici installé en pleine guerre du Vietnam et plus précisément, dans le quotidien d’un blessé de guerre qui a de nombreuses revendications à faire valoir. Au travers d’un Tom Cruise touchant et cruellement sensible, Stone n’idéalise pas son pays et le rend d’ailleurs plus effrayant qu’à l’habitude. Si le sujet traité n’est pas connu de tous, le talent d’une équipe vouée à faire s’entendre la vérité force le respect. La reconstitution d’une Amérique en plein doute ne fait qu’ajouter de la plus-value au drame.