36 Quai des Orfèvres
Note moyenne
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735 critiques spectateurs

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Yannickcinéphile

2 890 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 juin 2015
Oui, bon, je dois reconnaitre, Olivier Marchal signe un polar excellent, sur lequel il n’y a pas beaucoup à redire. Hormis peut-être sur une narration un peu brouillonne (notamment les scènes d’introduction qui par exemple ne se justifiaient pas du tout et complexifie artificiellement le début), et un rythme inégal. Mais c’est vrai que sinon on a un film de grande qualité.
Déjà le casting est solide. Daniel Auteuil trouve un rôle costaud et l’endosse avec conviction, un genre de rôle d’ailleurs qu’il reprendra plus tard avec un succès tout aussi affirmé. Il surprend très agréablement, d’autant que son rôle a de la tenue, et face à lui Depardieu est un flic détestable particulièrement crédible. Moins exposé qu’Auteuil, il n’en reste pas moins marquant et montre encore une fois que c’est un comédien qui ne manque pas de ressources. Autour de ce duo principal des seconds rôles très bien campés eux-aussi. Je note surtout un Roschdy Zem dont on pourra regretter qu’il apparaisse si peu, et le casting féminin qui malgré une présence minime tire son épingle du jeu avec la sobre Valeria Golino et la charismatique Catherine Marchal.
Le scénario est lui aussi très appréciable. A part les critiques émises en introduction sur la narration pas toujours très fluide (surtout au début) et sur le rythme qui tend parfois à jouer aux montagnes russes, pour autant l’intrigue en elle-même est attrayante. Le film offre à la fois des sentiments, de l’émotion, du souffle, quelques scènes d’action solide, et alterne à mon sens fort bien entre réalisme et onirisme, s’avérant d’une grande poésie, sombre et désespéré. Vraiment une bonne histoire, travaillée, et qui se laisse suivre avec plaisir.
Visuellement le film marque beaucoup de points. Outre une mise en scène sobre mais percutante, on appréciera surtout la grande réussite de la photographie et des décors. La photographie est sublime, offrant une ambiance prenante, usant des éclairages artificiels avec talent, donnant une atmosphère violente et mélancolique superbe. Un vrai polar d’ambiance comme on peut les aimer, et qui exploite aussi fort bien les décors, et qui de surcroit s’est doté d’une bande son remarquable. Celle-ci très présente est excellente, et est un vrai personnage à part entière. Je le répète souvent mais c’est là aussi où l’on peut s’apercevoir de l’importance colossale de la musique, et il y a rarement des films très réussis qui n’ont pas une bande son marquante et mémorable.
Franchement 36 quai des orfèvres est une réussite, je n’ai pas peur de le dire. Je craignais un exercice papier glacé avec de belles images mais un fond aléatoire. Au bout du compte voilà du cinéma français qui fait plaisir. 4.5
videoman29

317 abonnés 1 929 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mai 2018
« 36 quai des orfèvres » n'est que le deuxième long métrage d'Olivier Marchal, pourtant il est déjà d'une grande richesse et d'une incroyable maturité cinématographique. Le réalisateur met à profit son expérience dans la police pour faire un film fort qui renoue avec la tradition oubliée du « polar » à la française. Son scénario est intelligent mais, plus important encore, il est crédible... Ce qui est tout de même assez rare dans le monde du film policier. Exit, donc, les fusillades incessantes et les poursuites en voiture rocambolesques... Ici, c'est l'humain qui prédomine avec une enquête vraisemblable et une lutte de pouvoir qui tient la route. Évidemment, une grande partie de la réussite repose sur l'affrontement entre Daniel Auteuil et Gérard Depardieu. Ces deux monstres sacrés donnent toute la dimension de leur talent hors du commun et le résultat à l'écran fait juste froid dans le dos. On est scotché, du début à la fin, par l'intensité de l'histoire et la maestria technique avec laquelle elle est mise en valeur. Ce film est d'ores et déjà un monument du cinéma tricolore mais il n'y a aucun doute sur le fait qu'il est en passe de devenir culte pour toute une génération... Une œuvre indispensable, tout simplement !
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

166 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 janvier 2020
Avec le numéro avant le nom de la célèbre rue, rien à voir avec l’autre Quai des Orfèvres qui a marqué l’histoire du cinéma français. Résolument thrillermorphe, celui de Marchal avait intérêt à ne pas être à côté de la plaque, puisque c’est celle de la rue qui est dérobée pour constituer un cadeau d’adieu – il aurait été monumentalement classe s’il avait été adressé par des criminels à un criminel & non par la police à un policier. Bizarrement, dans ce sens, c’est juste très glauque.

Ainsi tournée vers la conflation du crime avec son supposé ennemi la force de l’ordre, raffolant pour cet usage de policiers véreux, d’indicateurs opportunistes & des meurtres faciles, l’œuvre n’a rien d’un remake même si elle m’a rappelé un sketch des Inconnus, Allons au cinéma, non seulement par la place caricaturale de l’argot mais aussi pour les clichés des réflexes policiers dont le cinéaste fait usage.

Un cinéaste à qui l’on serait tenté de faire confiance, puisqu’il a été policier, sauf qu’il n’y a rien d’équilibré ni de plaisant dans sa représentation d’une police coupée de tout lien avec le citoyen qu’elle est censée défendre & qui serait unilatéralement morbide si Valeria Golino n’assurait pas génialement le seul rôle à peu près humain.

Comprendre que le film part d’une histoire vraie ne suffit pas à accepter une lutte des forces de l’ordre qui prend des airs de guérilla, de chamailleries entre grands gamins irresponsables à de graves échelles. C’est le propos du film, certes, mais être policier chez Marchal se résume à se servir de son arme, dans laquelle il voit tout le potentiel des scènes d’action sans jamais justifier son usage, sauf quand le piochage dans la littérature policière est suffisamment dense pour prendre le pas à quelques occasions.

Le film n’est pas tenu d’être vrai ou exact, mais il sait très bien pourquoi il prend le journal comme point de chute à de nombreuses scènes. Effectivement, rien à dire là-dessus : le lien est rigoureux entre ce qu’on voit à l’écran & les gros titres. C’est l’effet déformant & logique d’un scénario qui agit comme une loupe sur des faits divers auquel le montage est soumis comme l’outil grossier permettant de les coller ensemble, abusant du prestige de ses Depardieu, Auteuil & Dussolier afin de créer une oligarchie forcée qui dissimule leur manque de contexte & d’affect.

Un certain microcosme se met en place sur le tard, une cohésion propre aux personnages qui témoigne d’une écriture pas entièrement dirigée sur le thriller. Le mal est fait toutefois : le spectacle vendu au 36 n’est pas un travail d’orfèvre, plutôt un assemblage insensible de ce que le Quai peut faire de pire, & ce dans un mépris total des circonstances & des conséquences juridiques, humaines, affectives & narratives.

→ https://septiemeartetdemi.com/
dougray
dougray

276 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juillet 2010
Le retour en force du film noir à la française ! Après le réussi "Gangsters", Olivier Marchal réalise ici un magnifique film crépusculaire à la mise en scène soignée et au scénario des plus réalistes (l'expérience de flic de Marchal a servi). Mais surtout, "36 Quai des orfèvres" est l'occasion de confronter 2 monstres sacrés du cinéma français (Daniel Auteuil impeccable en flic intègre et Gérard Depardieu hallucinant en ordure arriviste) épaulés par une pléiade de très bons 2nds rôles (André Dussolier, Roshdy Zem, Valéria Golino, le trop rare Daniel Duval, la revenante Mylène Demongeot, ainsi que les habitués Catherine Marchal, Francis Renaud et Guy Lecluyse...). Les personnages sont superbement bien écrits (Vrinks l'intègre qui couvre un meurtre, le détestable Klein qui n'est au fond qu'un mec jaloux, le charismatique Mancini qui ne fait au final pas preuve d'un grand courage...) et la BO est parfaite. Parmi les grandes idées du film, on retiendra la mise au 2nd plan des attaques de fourgons qui sont surtout un prétexte pour développer la confrontation entre Vrinks et Klein ainsi que le parti pris par le réalisateur de ne jamais vraiment dévoiler le passé commun des 2 flics. Et que dire des scènes particulièrement poignantes qui viennent ponctuer le film (Vrinks et sa fille au cimetière, la femme de Klein qui lui balance qu'il ne sera jamais un grand flic...). Enfin, réussir à faire détester Depardieu à ce point (aucune personne normalement constituée ne peut ressortir du film sans avoir eu envie de le tuer) est une prouesse qui mérite à elle seule le déplacement. Un petit chef d'oeuvre du polar qui prouve qu'on peut faire de grands films policiers en France !
Selingues G
Selingues G

98 abonnés 1 005 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2007
Ancien flic du 36, Olivier Marshall met a nu l’une des plus grosse magouilles de tous les temps, celle de la quête du pourvoir, de la place de directeur. Depardieu, Auteuil, incarne les deux futurs présidents. Tous le moyens sont bon pour y parvenir : corruption, chantage, falsifications de preuves, éliminations de témoins gênants… Olivier Marshall réalise le plus grand polar de ses dernières années. On peut ajouter qu’un remake américain est en cour de préparation avec en tête George Clooney.
reymi586

562 abonnés 2 444 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2016
Un thriller français de haut vol réalisé par le nouvel expert du genre Olivier Marchal. Il nous propose un duel au sommet entre deux monstres du cinéma français Daniel Auteuil et Gérard Depardieu. Le scénario est à la fois réaliste et solide, un très bon moment de divertissement.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 avril 2013
Un bon film policier version cinéma francais, avec un casting solide, qui nous entraine au coeur de la PJ. Sombre et efficace !
ptitmayo
ptitmayo

45 abonnés 969 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2007
Autour du problème habituel des braqueurs de fourgons, Olivier Marchal nous livre un combat monumental entre 2 policiers qui veulent chacun réussir la mission pour avoir la promotion. Le monde de la police est ici décortiqué dans toute sa face noire et cruelle et le duel est sans merci, sans interdit et tourne logiquement au drame, qui se tisse au travers de scènes plus intenses les unes que les autres. L'utilisation de ralentis est bien vues pour certains passages et le scénario est gonflé à bloc. Et qui mieux que Gérard Depardieu et Daniel Auteuil pour donner toute la crédibilité et l'intensité à cet affrontement et André Dussolier pour montrer toutes les magouilles du milieu. L'un des meilleurs polars français.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 893 abonnés 8 245 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 novembre 2020
Seconde réalisation et coup de maître pour l’acteur/réalisateur Olivier Marchal (Gangsters - 2002), qui s’offre le luxe de diriger dans un seul et même film, la crème des acteurs français, Daniel Auteuil, Gérard Depardieu & André Dussollier, en agréable compagnie de l’italienne Valeria Golino. L’ancien policier, reconverti dans le monde du cinéma, s'est approprié deux faits divers bien distincts pour parvenir à réaliser en toute crédibilité 36 Quai des Orfèvres (2004). Pour parvenir au final, à un fabuleux film policier, nous offrant durant tout le film, un excellent face à face, entre deux grands pontes du cinéma français. Un polar efficace, redoutable, machiavélique et très réaliste, où l’émotion se mêle à la frustration et la colère. Une réalisation qui aura marqué son temps, notamment grâce à ses 8 nominations, notamment en tant que Meilleur film français de l'année et aussi Meilleur réalisateur. Dommage qu’il n’en ait finalement obtenu aucun.
mr. edward
mr. edward

190 abonnés 495 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2011
Un bon polar signé Olivier Marshal doté d'un casting solide, en tête Gérard Depardieu et Daniel Auteuil dont leur face à face est digne de celui de Heat avec Al Pacino et Robert de Niro (Olivier Marshal évoquant Heat comme influence dans la réalisation de 36 Quai des Orfèvres).
AMCHI

6 960 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 octobre 2013
36 quai des Orfèvres est pour un polar moi assez décevant, je crois qu’Olivier Marchal aurait du se concentrer uniquement sur la traque des braqueurs et l’affrontement qui en résulte entre les 2 flics qu'incarnent Daniel Auteuil et Gérard Depardieu. Il a trop mélanger de choses dans son polar pour en faire un film construit et prenant ; il part dans différentes directions à la fois ; la partie sur le policier allant en prison aurait du faire l'objet d'un autre film. 36 quai des Orfèvres ne m’a guère convaincu malgré certaines qualités non négligeables (la fusillade entre autres).
Caine78

7 779 abonnés 7 400 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2010
C'est ce qu'on appelle de la belle ouvrage. Olivier Marchal signe ici un bon film, sans fausse note, efficace et appliqué. Les personnages sont intéréssants et très bien interprétés par trois excellents acteurs, à savoir Daniel Auteuil, Gérard Depardieu et André Dussollier. De plus, le milieu est intéréssant et quelques moments sont vraiments forts. Toutefois, on peut peut-être regretter l'absence d'intensité à certains
moments, ou bien que l'ensemble soit un peu touché par le pathos parfois. Toutefois, c'est un film très estimable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 avril 2013
36 est sont incroyable métrise et maturité visuelle et narrative est un polar désenchanté, percutant, sincère, intégre et tout sauf bien pensant. Bref, rien de moins qu'un idéal de cinéma de genre.
CH1218
CH1218

284 abonnés 3 285 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2013
La rivalité des flics au cinéma n’est pas une nouveauté en soit mais, de par son passé professionnel, Olivier Marchal apporte de la crédibilité et une certaine maîtrise du sujet qui rend le scénario de "36 Quai des Orfèvres" assez intéressant et plutôt bien fichu. Par contre, du côté des scènes d’action, ça manque cruellement de rythme. Le braquage du fourgon en est un parfait exemple ... on n’est bien loin de « Heat ». Au centre de ce polar, on retrouve une belle brochette d’acteurs, avec en tête Daniel Auteuil et Gérard Depardieu, tous deux excellents.
Stephenballade

456 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2020
Huit nominations aux Césars 2005, mais aucune statuette remportée. "36 Quai des Orfèvres" fut le grand perdant de cette cérémonie. La concurrence devait être rude, au vu de la qualité de ce film, portée par une mise en scène impeccable, un montage des plus réussis, un casting de rêve (André Dussolier, Roschdy Zem, Valeria Golino, Mylène Demongeot, Guy Lecluyse, Olivier Marchal à la fois devant et derrière la caméra, et j’en passe) et une musique qui colle parfaitement bien à l’intrigue qui voit s'opposer deux monstres sacrés du cinéma : Gérard Depardieu et Daniel Auteuil. Non vraiment, je ne vois pas de défaut, ce qui est plutôt rare pour un film français. Alors ne boudons pas notre plaisir.
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