Entre le ciel et l'enfer
Note moyenne
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62 critiques spectateurs

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Loïck G.

397 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 août 2024
Dans la thématique du double, largement développée ici (rien que le titre …) Kurosawa joue beaucoup sur l’assimilation entre la victime et le coupable qui bien souvent dans son approche scénique ne font qu’une seule et même personne. Il propose aussi deux parties bien distinctes qui du ciel retient la demeure luxueuse de la famille Gondo plongée dans le drame d’un enlèvement d’enfant. En bas, dans la ville, le ravisseur hante les bas-fonds d’une société qui en silence maudit secrètement la richesse des nantis. C’est l’enfer d’un monde que Kurosawa dépeint avec un manichéisme teinté parfois de naïveté, peinture sans rature d’un Japon alors gangréné par l’argent et la drogue. Le policier en charge de l’enquête est incarné par un acteur phare de Kurosawa, Tatsuya Nakadai, tandis que Gondo est joué par Toshirô Mifune autre figure légendaire du cinéaste.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Kymani Alger
Kymani Alger

38 abonnés 547 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2024
Un des films les plus appréciés du Maître. Kurosawa livre un très bon polar riche en suspense. Il faudrait déjà saluer la mise en scène du film ( surtout celle de la première partie) qui était pour moi parfaite , la bande son qui est utilisée dans le film est aussi très bonne et nous fait ressentir la tension.La première partie du film qui est un demi huit clos est une tuerie, un diamant, mais la seconde partie est moins intéressante car nous perdons l'ambiance du début ( et la mise en scène est moins intéressante), [ Spoiler]sans oublier l'espèce de poursuite à la fin qui traine beaucoup trop. [ fin du Spoiler] Un film noir comme on en fait plus du tout ou l'égoïsme, la cupidité, la jalousie/envie, la pauvreté, les classes sociales et la luxure seront les thèmes abordés. 4/5
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2024
"Entre le ciel et l'enfer" est une œuvre cinématographique riche qui transcende le genre du film noir. Elle débute avec l'intrigue d'une entreprise de chaussures, évoluant rapidement en un drame personnel impliquant un enlèvement. Le film explore brillamment les contrastes sociaux, mettant en scène les vies luxueuses et les quartiers défavorisés à travers des techniques de cadrage distinctes. Réalisé par Akira Kurosawa, le scénario est divisé en trois actes captivants, mêlant habilement le suspense et une profonde analyse sociale. La mise en scène est exceptionnelle, soulignant les différences entre les classes sociales et la tension psychologique. Le film explore le dilemme moral d'un riche industriel et la réalité poignante des pauvres, tout en offrant une perspective réaliste sur le travail policier. "Entre le ciel et l'enfer" est une étude fascinante de la dualité socio-économique, présentant une intrigue complexe et une fin marquante. Ce chef-d'œuvre de Kurosawa est une réflexion profonde sur les inégalités sociales, marqué par un suspense intense et une réalisation méticuleuse.

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Napoléon
Napoléon

187 abonnés 1 631 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 août 2023
Un film au rythme extrêmement lent avec une forme de nonchalance et de platitude plus que fortes. Pourtant tout commençait bien avec une introduction sous couvert de bras de fer entre des grosses pointures de l'argent. Mais ensuite l'oeuvre se perd à travers des idées scénaristiques allant dans tous les sens. L'enquête, représentant, une grande partie du film s'avère sans souffle avec de longues scènes ennuyantes. Pour au final un film qui malgré des idées sur la guerre des classes et sur le patronat n'arrive pas à se donner de sens.
Alolfer
Alolfer

190 abonnés 1 835 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 octobre 2025
Voici le 1er film de Kurosawa qui me surprend ! Cette fois-ci, nous ne sommes plus dans une époque moyen-âge comme avait d'habitude de faire Kurosawa. Avec ce film, nous sommes dans le présent avec une enquête palpitante ! Un film excellent et qui montre le talent de Kurosawa sur son travaille d'écriture que cela soit pour les développements des personnages ou son histoire ! Au départ, l histoire semble basique avec une enquête intéressante mais sans plus. Mais grâce à Kurosawa, le film en devient original sur les aspects abordés : beaucoup de sujets sont traités sans que le réalisateur ait un point de vue personnel. La performance des acteurs aide également, à rendre l'histoire très credible et passionnante du début à la fin. Mais que dire du travail de Kurosawa dans son domaine : la Réalisation ! Certaines scènes sont des véritables cadres ! Des plans beaux et très juste à chaque fois !

Film Excellent et pour l'instant, mon Kurosawa préféré !
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 490 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 février 2023
Film remarquablement maîtrisé. Le rapt d'un enfant contre rançon est l'occasion pour le réalisateur de questionner, à travers trois parties distinctes, la société japonaise. Dans un premier acte, l'enfant d'un dirigeant d'entreprise opulent est la cible d'un ravisseur. Mais ce dernier s'est trompé : il a en fait enlevé le fils du domestique ! Le kidnapping déstabilise une famille aisée où tout était très codifié : pater familias, épouse soumise, domestique effacé... Le chef de famille va-t-il accepter de payer l'énorme rançon pour sauver la vie du fils de son domestique ? Toshiro Mifune excelle à nous montrer le conflit intérieur qui le travaille, sous la pression de ses proches et des policiers. La deuxième partie centrée sur l'enquête est également passionnante. Le dernier acte est le plus noir. Nous suivons l'errance du ravisseur dans les lieux en perdition du Japon où règne la misère, la maladie, le non-droit... L'ultime confrontation entre le chef d'entreprise et le ravisseur parachève cette polarisation entre une société qui réussit et qui ne s'encombre pas des conséquences sociales de ses décisions, et une société en marge, qui n'a que des miettes et qui nourrit une haine refoulée pour ceux qui ont réussi.
OSC4R _
OSC4R _

82 abonnés 55 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 octobre 2022
Impossible de rentrer dedans.

C’est bien filmé. Beaucoup moins que ses autres films mais quand même, c’est joli.

Qu’est-ce qu’on se fait chier. Sérieux là. Il se passe des trucs pourtant mais impossible.
Redzing

1 460 abonnés 4 975 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2020
Akira Kurosawa délaisse le Japon féodal pour livrer ici un mélange de polar contemporain et de drame psychologique. On y suit un cadre supérieur qui se voit réclamer une rançon par le ravisseur de son fils. Mais rapidement, il s'avère que ce n'est pas son enfant mais celui de son chauffeur qui a été kidnappé ! Payer la rançon d'un autre ou protéger le confort de sa famille, le dilemme sera cruel... Ce film est avant tout élégamment mis en scène, avec beaucoup de précision et de savoir faire dans le choix des plans, le montage visuel et sonore (la bande son, discrète, y est pourtant percutante). On y notera quelques idées originales (notamment une incursion inattendue de couleur), ainsi qu'une intrigue qui reste très moderne. Celle-ci montre dans sa partie policière tout le travail réalisé pour tenter de résoudre l'affaire, classique mais très efficace. Toutefois le film se veut plus profond, d'une part avec le portrait du père, incarné par un excellent Toshiro Mifune, montré comme un homme certes riche et fier de ses privilèges, mais qui a aussi le sens du travail et des valeurs qu'il n'est pas prêt à transgresser. D'autre part, comme son titre le suggère, "Entre le ciel et l'enfer / Tengoku to Jigoku" évoque les strates de la société japonaise, allant de la pauvreté extrême jusqu'aux opulents, à travers un scénario sombre. Un choix presque politique étonnant, pour un film réussi.
Max Rss
Max Rss

258 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mai 2019
Il y aurait tant à dire sur ce film... Mais par où commencer ? Déjà, on peut dire que le film est divisé en trois parties distinctes. La première, se déroulant en huis-clos, voit ce riche industriel soumis à un dilemme moral. S'envoyer à la ruine ou agir par égoïsme. Telles sont les solutions s'offrant à lui. Bien que théâtrale, car se déroulant en une unité de lieu, cette partie pose les bases de manière excellente. Et Kurosawa, égal à lui-même, maîtrise les codes du huis-clos. Exploite tous les coins et recoins de la pièce. Cette partie, on ne la voit pas filer, tant la maîtrise du maître est totale. S'ensuit une introduction à la seconde partie : le passage dans le train. La deuxième partie, c'est l'enquête policière. Désireux d'impliquer son spectateur, Kurosawa ne néglige aucun détail. On remonte les pistes, quelles qu'elles soient en compagnie des flics. Là encore, malgré une ou deux petites baisses de régime, on est captivé. Et la troisième partie, un sommet de noirceur voit la traque du coupable. Se concluant sur une scène résumant partiellement le message du film. Ici, le ciel et l'enfer n'ont pas de connotation religieuse. Le ciel est alors la ville haute, riche symbolisée par la maison du personnage joué par Toshiro Mifune. Et l'enfer est la ville basse, pauvre et sale symbolisée par ces taudis. "Entre le ciel et l'enfer", c'est en fait deux choses : on y constate d'abord comme un état des lieux du Japon des années 60. Avec des inégalités sociales ne faisant que se creuser. Et c'est aussi un message profondément pessimiste sur l'impossibilité de réconciliation entre les riches et les pauvres. Comme on est chez Kurosawa, la mise en scène, bien que plus statique qu'à l'accoutumée, est au poil, réservant encore de très jolis plans. Le noir et blanc est de haute qualité. Et l'interprétation est sans faille. Exigeant de par sa durée imposante (2h20), mais un sacré bon moment de cinéma à vivre. Un film qui mériterait bien d'être cité comme une référence du film noir.
Hotinhere

803 abonnés 5 523 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2018
Un polar minutieux et haletant, à la mise en scène somptueuse et à l’interprétation sobre. Du grand Kurosawa tout simplement.
Housecoat
Housecoat

141 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 octobre 2018
Un drame social aussi difficile à supporter pour ce qu'il représente pour ses protagonistes que la dure réalité qu'elle retranscrit pour le spectateur. En trois parties distinctes, Akira Kurosawa se sert de ce kidnapping pour rappeler et nuancer toute les inégalités sociales entre les riches et les prolétaires. Une frontière entre une position élevée et les bas-fonds qu'un acte de haine spoiler: (le kidnapping)
fait cristalliser mais qu'un acte de bonté peut fragiliser spoiler: (la rançon)
. Une situation impossible à accepter depuis les maisons délabrés des quartiers pauvres, toujours aussi précaires et morbides même vingt ans après Chien enragé. L'approche que Kurosawa adopte lors de la première partie nous permets d'ouvrir les yeux sur certains des possesseurs de cette haute position, comme des humains aussi travailleurs que les prolétaires qui les envient. Mais les deux autres nous rappelleront l'inverse, des ombres des deux côtés de la colline, soit des requins opportunistes en haut et des victimes gesticulantes en bas. Une affaire dense qui remet en cause le sens des responsabilités et de la valeur de la réussite. Aussi désespéré que sa conclusion nous permet de le supporter.
Cyril J.
Cyril J.

34 abonnés 625 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2018
Un riche actionnaire d’entreprise, endetté parce qu’il a engagé toute sa fortune pour l’acheter et la diriger, est contraint de payer une somme exorbitante pour la rançon du fils de son chauffeur, enlevé par méprise à la place du sien. En la présence de son employé, ainsi que de la Police, de sa femme et son fils, le long huis-clos du premier acte, débattant entre pensées et sentiments, devra trancher entre sacrifier l’enfant innocent ou bien sa fortune et l’investissement de toute sa vie.
La seconde partie nous balade dans l’action de deux intelligences parfaitement huilées. Celle de la brillante orchestration du kidnappeur dan son forfait, sa fuite et son bénéfice. Et surtout celle de la Police, synchronisée et méthodique, exploitant, recoupant et déduisant chaque détail. Même si les investigations eurent été bien plus rapides et systématisées aujourd’hui qu’il y a 55 ans, Akira Kurosawa fonde cette efficacité sur l’héroïsme et les valeurs morales, incluant même une complicité courtoise, belle et payante avec les medias, valorisant bonne volonté, bon sens et loyauté, triomphant inéluctablement sur une logique rivale et individuelle. Je ne sais pas si une telle cohésion est une utopie, ou le fruit d’une époque, ou encore de la culture japonaise, mais si elle parait complètement surréaliste aujourd’hui, et demeure un vrai bonheur à voir en œuvre.
Consacré à l’arrestation du coupable, le dernier, sombre et réaliste dernier acte nous plonge dans le cri le plus intime du réalisateur. Les seules franches crapules de l’histoire restent les gros actionnaires, tandis que nos flics graviteront dans la misère urbaine, brutale pour cette époque cinématographique, et la dureté douloureuse de la toxicomanie. Malgré les vertus toujours dominantes, la mise en scène présente deux mondes socio-économiques cohabitant pourtant autour d’un indécent et irréconciliable fossé.
J’accroche rarement la sensibilité japonaise, mais là on une aventure policière de 1963 absolument captivante de bout en bout, qui vire brillamment en critique sociétale, et qui se veut surtout un hymne aux valeurs et aux personnes d’honneur.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 29 septembre 2017
Un film bien trop long pour se permettre une fin si plate et maladroite. La fin laisse augurer un twist, dont on se dit qu'il justifierait bien tout ce temps perdu, mais finalement non, et le soufflet au fromage s'effondre en conséquence. J'ai l'amère impression que le scénario a été modifié en cours de tournage, mais peut-être que cela nous a épargné un film encore plus long.
this is my movies

830 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mai 2016
Je continue ma petite rétrospective perso de Kurosawa avec ce polar pur et dur qui propose une plongée étouffante au sein d'une intrigue tortueuse et mené avec un brio narratif époustouflant. Le 1er acte du film est long, très long, situé dans un décor quasi-unique et rendu en temps réel mais au contraire d'un Hitchcock qui avait proposé une enfilade de plan-séquence pour "La corde", Kurosawa lui oppose un découpage serré, avec des cadrages qui font sens et des placements minutieux, multipliant exploits techniques et brio des compositions. Les acteurs sont excellents tandis que le scénario empile les rebondissements sans jamais perdre sa crédibilité. Ensuite, le film développe un 2e acte palpitant qui montre une enquête minutieuse avant un 3e acte plus étouffant que jamais, plongée scabreuse vers les bas fonds de la ville (on part ainsi du haut, du Paradis donc, pour aller au plus près des Enfers) et le film reste incroyablement passionnant de bout en bout malgré une durée que certains pourraient trouver excessive. Mise en scène au top, scénario brillant aussi profond que palpitant, acteurs magistraux et surtout une conclusion et un message d'une grande puissance qui vous fera longuement réfléchir. D'autres critiques sur
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 mai 2016
Ok... Je suis allé au cinéma sans savoir que c'était un policier, je ne savais même pas que Kurosawa s'était essayé à ce genre, et j'ai vécu une de mes plus grandes expériences cinématographiques. La première partie prend place dans un appartement où se déroule une réunion entre plusieurs actionnaires d'une société. Le réalisateur prend bien le temps d'établir une situation, de peaufiner les détails, puis il la fait voler en éclats par un simple coup de téléphone, qui frappe dans la petite brèche laissée avec fausse négligence. S'ensuit alors un bras de fer entre deux partis, dont les rapports de force se construisent uniquement par le dialogue. La tension ne fait alors que monter à mesure que les enjeux prennent de l'ampleur. Ils deviennent d'ailleurs si importants que les personnages finissent par courber la tête... (le plan où ils sont tous prostrés dans un coin est magnifique) J'ai cru que le film allait tenir les deux heures trente dans cet appartement, les rideaux tirés, enfermé dans un huis clos. Kurosawa avait largement les moyens de le faire, mais il finit par sortir au bout d'une heure afin de poursuivre l'enquête ailleurs. Et à partir de là, il multiplie les séquences de génie. La scène du train, par exemple, possède des retournements de situations intelligents, qui donnent l'impression que les rouages scénaristiques commencent à peine à se mettre en place. Il y a également le moment où la police fait un grand récapitulatif de l'enquête, qui permet en même temps de nous épargner toutes ces recherches inintéressantes et de développer subtilement les relations entre les hommes chargés de l'enquête. Enfin, il y a cette scène de filature in-ter-mi-nable et pourtant passionnante, car les policiers, en plus d'être toujours à deux doigts de perdre le suspect, redoutent ce qu'ils vont découvrir autant que le spectateur. Peu de choses à dire sur cette œuvre, si ce n'est qu'elle démontre que l'important n'est pas la résolution de l'enquête, mais son déroulement. Partant d'un dilemme horrible, Akira Kurosawa met en place une tension qui ne faiblit jamais tout en faisant de chaque séquence un petit chef-d’œuvre, ce qui lui permet d'élever Entre le ciel et l'enfer au rang des plus grands polars du cinéma.
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