Entre le ciel et l'enfer
Note moyenne
4,4
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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 mai 2026
Mon deuxième visionnage d'un film d'Akira Kurosawa après le très bon "Kagemusha, l'ombre du guerrier", oú l'on suivait cet ancien voleur qui a été utilisé par son royaume du fait de sa ressemblance avec le seigneur pour dissimuler la mort de ce dernier.

J'avais déjà adoré ce film, mais pour moi "Entre le ciel et l'enfer" est encore un cran au-dessus.

Le film (tout du moins son premier tiers) s'axe autour du dilemme auquel est confronté Kingo Dongo, actionnaire d'une entreprise spécialisée dans la vente de chaussures, qui doit choisir entre utiliser son argent pour asseoir sa richesse ou pour sauver le fils d'un employé qu'il déconsidère.

Selon moi, la très grande réussite de cette partie est le très bon choix de Kurosawa d'utiliser beaucoup de plans larges en montrant constamment l'ensemble du décor de la maison afin que nous puissions avoir une vision d'ensemble des personnages (même ceux qui n'ont pas d'impact sur la scène) et de poser la caméra afin de laisser la tension s'installer au lieu d'enchaîner les champs-contrechamps.


Le second tiers du film qui suit l'enquête de la police est également très bien ficelé et très passionnant à suivre, ce qui n'est pas évident car Kurosawa ne nous cache pas l'identité du coupable. Les scènes d'enquête sont très bavardes mais pour ma part, je n'ai jamais trouvé ces scènes pénibles à suivre.


La scène de filature est une immense réussite. Kurosawa arrive à insuffler une énorme tension dans cette scène où j'ai senti qu'à chaque instant le ravisseur était susceptible de repérer les policiers qui le suivaient . L'utilisation des plans larges fixes dans le bar est magnifique et la reconstitution du décor sinistre rempli de drogués est excellente.


J'aurais néanmoins un très léger bémol sur le fait qu'on on nous montre la maison de Kingo Dongo comme une magnifique maison entouré de maisons de pauvres, que le motif du ravisseur soit sa haine du riche mais que l'on nous dise que la population a pitié du sort de Kingo Dongo et que la police fasse littéralement d'une question d'honneur le fait qu'il retrouve son argent.
jean mich
jean mich

4 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2026
Un des chef d'œuvre de Monsieur le jeu et la puissance des acteurs et des images d'un Japon après la guerre filmé par le maître du cinéma Japonais. Top!
Dave T
Dave T

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 janvier 2026
Film qui merite 1 etoile, pour l’epoque ca devait être un bon film mais de nos jours c’est le genre de film où on s’ennuie un peu même si l’histoire et les personnages sont ok, c’est trop long et l’histoire est tres classique.
Je me suis fait avoir par la note donc obligé de noter ce film
Gregory S
Gregory S

55 abonnés 765 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2026
Excellent thriller de Kurosawa, qui a très bien vieilli. Film en deux parties, tout d'abord le cas de conscience sur le chantage dans un huis clos puis l'enquête à l'extérieur. C'est un peu le Chinatown de Kuro. Dommage que le film soit en noir et blanc, même si ce noir et blanc, est magnifique, car on aurait aimé voires couleurs du Japon de ces années 70.
noige
noige

7 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 janvier 2026
ressortie dans un ugc en janvier 2026, j'ai eu la mauvaise idée de le choisir en voyant sa belle note de , et bien il ne mérite pas plus que 2 sur 5.
extrêmement ennuyant !
Alexandre
Alexandre

4 abonnés 407 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2025
J’ai découvert Entre le ciel et l’enfer avec une curiosité sincère. Et dès les premières minutes, j’ai senti ce mélange unique de rigueur et de tension qui fait la marque du cinéaste. Le film s’ouvre presque comme une pièce de théâtre, dans un espace confiné où chaque mot pèse, où chaque regard trahit un doute ou une culpabilité. J’ai immédiatement été happé par l’intensité de cette situation qui bascule en quelques instants du confort bourgeois au drame moral.

Ce qui m’a le plus marqué, c’est la manière dont Kurosawa déploie progressivement son récit. La première moitié repose sur un suspense presque étouffant, centré sur un dilemme profondément humain : sauver son honneur ou sauver un enfant qui n’est même pas le sien. Je me suis surpris à retenir mon souffle devant la froide logique financière et la chaleur brutale des émotions, comme si moi-même j’étais enfermé dans ce salon, face au vertige des conséquences. Tout cela filmé avec un noir et blanc d’une précision presque clinique.

La bascule vers la seconde partie est tout aussi fascinante. Le film se transforme en enquête policière minutieuse, presque documentaire, avec un rythme plus nerveux, au ras du bitume. J’ai adoré ce contraste entre le "ciel" (la maison luxueuse dominant Yokohama) et "l’enfer" (les ruelles, les usines, les bas-fonds où la souffrance se cache). Kurosawa réussit à rendre visible cette fracture sociale sans jamais tomber dans la morale facile. On sent constamment la tension entre ces deux mondes, et la manière dont chacun influence l’autre m’a vraiment frappé.

Si je n’ai pas mis la note maximale, c’est simplement parce que certains passages m’ont paru un peu longs, comme si le film s’attardait plus que nécessaire sur des détails d’enquête. Mais même là, je dois reconnaître que la mise en scène reste brillante et la construction d’ensemble d’une grande maîtrise. Au fond, ce léger reproche n’enlève rien à la puissance du voyage moral et social auquel le film nous convie.

En refermant ce film, je me suis dit que peu de thrillers modernes possèdent encore une telle intelligence, une telle sécheresse dans l’écriture, une telle capacité à explorer l’âme humaine sans jamais nous perdre. Entre le ciel et l’enfer est un Kurosawa magistral, tendu, lucide, et profondément humain. Un 4/5 pleinement mérité.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 octobre 2025
Excellent film , que je n'avais encore jamais vu , d'Akira Kurosawa brillamment mis en scène , écrit et interprété cette réalisation est une une excellente réflexion sur les enjeux d’un kidnapping, mais c’est avant tout un Thriller Policier réaliste et sophistiqué !
Nath Visuals
Nath Visuals

84 abonnés 279 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 octobre 2025
Toujours une sensation bizarre devant les films de Akira Kurosawa. Je vois à quel point c'est un réalisateur talentueux et sûrement le meilleur du Japon, mais... son cinéma ne me touche pas.
Pour "Entre le ciel et l'enfer", j'ai l'impression que le sujet est trop "simplet". On a une critique de la société avec les différentes classes et ce que vivent les riches face aux pauvres avec une histoire pour le raconter. Mais j'ai l'impression qu'à part à la fin du film, il ne creuse jamais le sujet. Une fois que le sujet est bien mis sur la table, je suis à fond, sauf que cela ne dure que 3 à 5 min.
Mais sinon les acteurs sont très bons, la mise en scène est très cool, les éléments sonores et musicaux sont bons...

A revoir, peut être que je changerais d'avis.
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 404 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 septembre 2025
Kurosawa nous signe un film qui sort de son style & part sans FX dans l’introspection de l’âme humaine.
Toshirô Mifune et ses compagnons nous font suer avec eux, avec toutes les questions de morale & d’humanité face à la vie et l’argent, qu’est-ce qui prévaut et pourquoi ?
Seule la séquence du face à face est trop théâtralisée par l’interne, le reste est génial du début jusqu’à la fin !
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 septembre 2025
Film voulant dénoncer la vague de kidnappings qui sévissait au Japon dans les années 60 et dont un des amis du cinéaste avait été victime (il aurait en partie contribué à la réforme du Code pénal japonais de 1964 mais également été responsable d’une hausse du nombre d’enlèvements dans ce pays), Entre le ciel et l’enfer est une œuvre qui pourrait décontenancer un public moderne. En effet, le film d’Akira Kurosawa possède un rythme plutôt lent notamment dans sa première partie assez théâtrale, étant est essentiellement constituée de longs plans larges et tournée en huis-clos, et possède une narration assez originale puisque celui qui était clairement le personnage central de la première moitié devient presque secondaire dans la seconde. Une fois ce rythme accepté, cette adaptation de Rançon sur un thème mineur d’Ed McBain marque par la maitrise absolue du cadrage dont fait preuve le cinéaste. Celui-ci utilise ainsi à merveille son Tohoscope et offre un sublime noir et blanc (même si la couleur fera une brève apparition à l’intérieur de quelques plans) mais développe également une histoire à la fois prenante et représentative de la société dans laquelle elle est tournée (lutte entre le capitalisme à tout prix et le désir du travail bien fait, le conflit entre l’égoïsme et la solidarité, la jalousie causé par le déclassement social…). Ainsi, malgré son rythme lent dans la première partie, Entre le ciel et l’enfer n’ennuie jamais et montre une fois de plus le talent plastique évident d’Akira Kurosawa.
Simone Gentile
Simone Gentile

11 abonnés 104 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 août 2025
Avec Entre le ciel et l’enfer, Kurosawa signe une œuvre d’une maîtrise absolue, où chaque plan semble pensé au cordeau. La géométrie de la mise en scène — entre la verticalité oppressante de la colline et l’horizontalité chaotique de la ville en contrebas — incarne littéralement le drame social à l’œuvre. Porté par un jeu d’acteurs d’une puissance rare, le film évite toute facilité émotionnelle pour mieux faire surgir une tension brute, implacable. Dans ce policier méticuleux, les inégalités sociales ne sont pas seulement un thème : elles structurent l’espace, le récit et la morale. Une œuvre sèche et vibrante, dont l’écho résonne longtemps après le générique.
Le Bazar
Le Bazar

35 abonnés 32 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2024
J’avais déjà vu un de ses films que je n’avais vraiment pas aimé car je trouvais ça trop long et le scénario trop simpliste. Lors d’un festival j’ai décidé de voir un de ces films qui était policiers et qui me semblait peut-être plus traditionnel. Je n’avais pas lu le synopsis, je savais juste que c’était un film qui pourrait peut-être me plaire et j’avais raison. Ce film m’a beaucoup plu. Le film vraiment très bien. Comme trois histoires différentes. On suit de l’appel jusqu’à Le, la scène de la mort. Si vous avez envie de pleurer de rire bien t’avoir peur, alors regarde ce film-là car il est très très bien triste, bravo
Criticman17
Criticman17

11 abonnés 282 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2024
Ce film est un bon film policier. Kurosawa signe une œuvre entraînante avec de multiples rebondissements. La construction de l'œuvre avec ce titre et mot ciel comparé à cette maison en hauteur de Mr Gondo qui surplombe toute une population et provoque de la rancœur et de la haine. Pour aboutir au mot enfer et ces drogués démunis mis en retrait cachés dans les bas fond de cette société. On voit ici une opposition très forte entre le titre de cette oeuvre et la construction de l'histoire où on se situe en hauteur pour finir tout en bas de cette société, avec cette lumière éclatante au début pour finir sur une lumière très sombre ensuite. Un film à découvrir qui se suit très bien avec une enquête vraiment bien expliquée et réalisée.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2025
Le film est en trois parties bien distinctes et celui-ci tranche véritablement des films en costume auxquels on était habitué.
Ici c’est un film noir plutôt tendu. J’avoue avoir été davantage intéressé par la première partie. Presque en huis-clos. Le moment où il partent de la maison, le ciel donc pour rejoindre l’enfer qui devient plus social et plus noir.
Il faut s’habituer à voir son acteur fétiche sans son sabre de samouraï !!!
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 septembre 2024
La ressortie en salles de six titres de Akira Kurosawa permet de revenir sur " entre le ciel et l'enfer" considéré généralement comme un titre secondaire de la période reine du cinéaste ( année année 50 et 60).

On a beaucoup évoqué à sa sortie en premiere exclusivité en France, en 1976 soit treize ans après sa réalisation, le caractère mineur de " entre le ciel et l'enfer" au sein de la filmographie de AK.

Tiré d'un roman noir de Ed Mac Bain, cette analyse de la société japonaise, presque deux décennies après la fin de la seconde guerre mondiale s'est pourtant ( de mon point de vue) largement bonifiée le temps passant.

Il faut dire que la maîtrise de la réalisation, la photo en scope noir et blanc, l'interprétation conduite par Toshiro Mifune mais où la présence de Tatsuya Nakadai complète avec brio la distribution, les dialogues et le découpage réussi entre trois parties au ton différent, valent sa reconsidération.

Regard sur la lutte des classes, la part du ressentiment dans l'Histoire (cf l'ouvrage de l'historien Marc Ferro), la perversité de certains et du système ( autrement dit des règles sociales dissimulées qui ont remisé l'éthique au placard), la folie destructice ( l'organisateur du drame veut se venger des riches en n'hésitant pas à sacrifier des malheureux et à s'en prendre à un fils de prolétaire).

Beaucoup plus intéressant au plan politique et philosophique que dans sa partie polar ( elle devient presque un prétexte pour exposer tout le reste), " entre le ciel et l'enfer" n' est, malgré ses qualités, certes pas le chef d'œuvre de son auteur.

Cependant, son standard est tel qu'il mérite largement d'être connu, même s'il n'est pas non plus, un des titres les plus grand public d'un des maîtres du cinéma nippon et même tout simplement du septième art.
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