Entre le ciel et l'enfer
Note moyenne
4,4
839 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

62 critiques spectateurs

5
15 critiques
4
35 critiques
3
5 critiques
2
3 critiques
1
4 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Flying_Dutch
Flying_Dutch

78 abonnés 770 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 février 2012
Akira Kurosawa signe encore un des plus grands films noirs qui soit doublé d'une riche aspiration philosophique. A travers un récit richissime construit en 3 actes, il nous plonge dans son histoire d'une force incroyable. La situation mise en place par le début du premier acte est aussi terrible que jouissif, un homme face à dilemme cornélien: choisir entre garder sa fortune pour pouvoir asseoir son pouvoir dans son entreprise ou l'abandonner pour sauver un enfant qui n'est pas le sien. Ensuite vient l'investigation policière, palpitante et extrêmement bien construit, avec une rigueur de l'action à travers une multitude de court flashback. Le dernier acte est d'une grande noirceur et coule l'heureux dénouement par un constat amer sur le clivage riche / pauvre qui laisse pessimiste. Armé d'acteurs grandioses, Kurosawa tisse une toile fascinante dans lequel ses personnages englués s'ébattent vainement.
GodMonsters

1 385 abonnés 2 645 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2012
Je ne connaissais absolument pas le travail de Akira Kurosawa, je le découvre donc avec ce film... et quelle surprise ! A la base, je n'aime pas trop le cinéma japonais, mais là j'ai accroché des le début. Bref, 'Entre le ciel et l'enfer' est un très bon film dont je n'ai surement pas compris toute la dimension philosophique, mais je l'ai apprécié du début à la fin.
Julien B.
Julien B.

9 abonnés 235 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 septembre 2021
Magnifique plongées dans les contradictions humaines entre l'ambition individuelle, le sentiment de justice, l'honneur, les inégalités sociales...
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 janvier 2012
Après le film noir en 1958 ("Les salauds dorment en paix"), Kurosawa tâte du policier en adaptant "Rançon sur un thème mineur" d'Ed McBain. Le thème du jeune homme qui se venge d'une frustration sociale en commettant un meurtre est récurrent dans la littérature et le cinéma de genre. En 1955 Gerd Oswald s'était brillamment approprié le propos avec "Baiser Mortel" tiré du premier roman d'Ira Levin. Il est intéressant de voir ce que Kurosawa retient des leçons des grands maîtres américains et surtout comment il les détourne à son profit. Clairement il divise son film en quatre actes d'inégales longueurs,. Le premier prend la forme d’un long huis clos de 53 minutes qui permet à Kurosawa de présenter le personnage principal joué par Toshiro Mifune à travers sa fonction d’entrepreneur pour mieux éclairer par la suite tout l’enjeu du dilemme qui s’impose à lui. Durant ce long prologue, Kurosawa affirme sa maîtrise du cinémascope principalement utilisé à Hollywood pour les films à grand spectacle dans la lutte qui l'oppose à la télévision triomphante. Par le jeu des décors, Kurosawa démontre que le procédé peut-être efficient pour mettre en valeur le jeu des acteurs dans un appartement. Le deuxième acte dédié à l’enquête se veut un hommage aux films policiers de Jules Dassin (« La cité sans voiles » 1948) et de d'Anthony Mann (« Il marchait dans la nuit » 1948) véritables odes aux mérites de la police américaine. La scène de la remise de la rançon à l’intérieur d’un train est tout simplement prodigieuse de virtuosité et d’inventivité. Le troisième acte préfigure les polars et thriller des années 70 avec un ravisseur au look très actuel qui s’écarte ouvertement de l’archétype du malfrat véhiculé à l’époque par le cinéma. Enfin la confrontation finale confirme la motivation sociale du délit que l’on pressentait grâce aux indices disséminés habilement par Kurosawa qui a œuvré avec quatre complices à la rédaction du scénario. Un film admirable et captivant où le grand metteur en scène japonais montre sa capacité à digérer toutes les influences pour les faire siennes par une audace dans ses choix tant scénaristiques que de réalisation. Un must à conseiller à tous ceux qui veulent aborder le cinéma du maître japonais dans ce qu’il a de plus accessible.
belo28
belo28

84 abonnés 1 130 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 juillet 2011
Un film qui peut postuler au titre de meilleur polar de tous les temps... Et pourtant un film très théâtrale (la première moitié ne se passe que dans une seule pièce). Mais une pièce de théâtre magistralement mise en scène et incroyablement bien filmé! On est en haleine attendant chaque coup de fil du ravisseur! Une tension qui existe universellement par la mise en scène parce que les acteurs, dans leur tradition japonaise, surjouent! Un scénario intelligent aux rebondissements, bien que nombreux, crédibles (les scénaristes d'aujourd'hui devrait prendre exemple sur ce film)! Un film avec un message aussi fort humaniste et généreux aux couleurs de son auteur Kurosawa! Un auteur et quel auteur! Une fable morale sur le bien et le mal, l'importance d'aider son prochain et l'égoisme de ne pas gâcher sa vie... Un film sur les différences sociales fortes et donc un message délivré avec justesse et sans encombres!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 avril 2011
Encore un chef d' oeuvre du génie Akira kurosawa .Mifune et les autres acteurs sont géniaux ,la mise en scene et un monument de tension .Un des plus grand film sur les rapts .
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mars 2015
Partant d'une idée de départ brillante (un malfaiteur croit kidnapper le fils d'un industriel mais kidnappe en fait le fils de son chauffeur), "Entre le ciel et l'enfer" démontre une fois de plus le brio d'Akira Kurosawa qui livre ici un polar réaliste dressant un constat alarmant de la différence des classes sociales au Japon, entraînant la jalousie et poussant les hommes à commettre de mauvaises actions. Après une première partie passionnante en huis-clos où le sens du cadre du cinéaste étonne à chaque plan, la deuxième partie se concentre sur la traque pour retrouver le kidnappeur et nous plonge au cœur d'une ville gangrénée par la drogue. Sous le couvert du film policier, Kurosawa fait également dans le social et fait de ce film une œuvre dense et complexe portée par un Toshirô Mifune en grande forme.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juillet 2010
Du grand polar, passé au moule du cinéma japonais. Le début est une sorte de huis clos dramatique mettant en scène le dilemme d’un homme sommé de choisir entre le couronnement de sa vie d’affaires et la vie d’un enfant. La suite est le récit détaillé d’une enquête policière. Kurosawa sait montrer le pittoresque de personnages, qui en deviennent comiques, sans que ce soit plaqué, artificiel. La partie finale donne toute sa dimension au film en campant les bas-fonds nocturnes et toxicomaniaques de Tokyo et une figure inoubliable de criminels qui hante ce décors avec des allures de jeune spectre ou de gros insectes à lunettes noires rondes. Un criminel dostoïevskien dans une séquence qui trouve tout le génie de la série noire urbaine. Il rappelle un peu l’assassin de « Ma vengeance est à moi » d’Imamoura.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 avril 2010
Ce film est vraiment très très bon. Le suspense est présent et le scénario est excellent. En plus le thème est tristement toujours aussi actuel. Bravo
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 mars 2010
Un policier très bien monté, avec des épisodes de suspense (pas ceux auxquels on pourrait penser), et une critique sociale acerbe d'un Japon séparé par un clivage riches/pauvres extrêmement fort.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

210 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2009
Un poil en-dessous de l'impressionnant "les salauds dorment en paix" mais pas moins captivant et intense. Le talent et le génie de Kurosawa est vraiment de mêler dans ce film une mise en scène astucieuse et originale de la conduite de A à Z d'une mission de police de grande ampleur avec un scénario "Kurosawesque" où les personnages sont toujours finement dépeints. J'ai vraiment apprécié ce film noir dont la narration ressemble aux actuels polars coréens (eux aussi magnifiques).
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2009
L'intrigue policière de ce film est un très bon prétexte pour le réalisateur japonais Akira Kurosawa d'étudier l'opposition entre «ville haute» (le ciel) et «ville pauvre» (l'enfer) dans son pays. La description qu'il y fait des riches sonne aussi juste que celle qu'il y fait des pauvres. C'est ce critère social qui rend ce film, qui n'aurait pu être qu'un film policier comme un autre, intéressant. Cela ne veut pas dire que le côté policier du film soit inintéressant, loin de là. Il est même parfois passionnant, surtout quand Kurosawa décrit scrupuleusement le travail d'investigation de la police japonaise. L'interprétation des comédiens est impeccable comme toujours chez les films du maître. Sans être un chef d'oeuvre, «Entre le ciel et l'enfer» est un incontournable d'Akira Kurosawa.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 janvier 2009
Ce film est une pure merveille!! J'ai été scotché du début a la fin, le scénario est super, les acteurs géniaux, et une mise en scène... parfaite!
On démarre le film dans la maison de cet industrielle, qui surplombe la ville, jusqu'à, au fil de l'enquête "tomber" de plus ne plus bas, dans la noirceur, le meurtre, la drogue... et qui se conclut comme le dit Samuel Douhaire (Liberation): "en apothéose".
Je crois que c'est l'un de mes préférés de Kurosawa!!
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 23 novembre 2008
Certainement novateur à son époque, montrant une enquête de police de manière réaliste, la dérive des actionnaires et les ravages de la drogue. Malheureusement aujourd'hui il reste surtout l'ennui ou éventuellement l'aspect technique.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2008
«Tengoku to jikogu» (Japon, 1963) d’Akira Kurosawa emprunte les rouages du film à suspense pour napper un propos social que la disposition des lieux se chargent, à elle seule, de communiquer. Un futur riche patron est menacé, par le kidnappeur du fils de son chauffeur. Divisé en deux parties distinctes, le film suit un rythme si maîtrisé qu’il focalise l’attention de son spectateur. La première laisse présager un huis clos dans l’immense salon du prestigieux appartement et produit la tension d’une rançon sommée par un mystérieux kidnappeur qui, de ses bas-fonds, observe les faits et gestes dans le salon. La seconde partie suit l’enquête acharnée de tout un commissariat pour retrouver le kidnappeur. Les premiers instants sont chargés de tension et découpe un espace de manière si concise que l’ombre d’Hitchcock n’est pas loin. Les dernières séquences du film bouleversent les rigoureuses émotions émises par la première partie pour sombrer dans la morosité délétère des quartiers insalubres. La séquence troublante, quasi-horrifique (ce qui n’est que plus étrange chez Kurosawa) où le kidnappeur s’enfonce dans les quartiers de prostitution pour tuer, par pur élan de violence, une prostituée droguée, renverse le suspense cadré des premières séquences. La topographie des lieux reproduit à l’échelle géographique la disposition hiérarchique des classes. Au sommet d’une colline, trône avec arrogance la somptueuse demeure du riche constructeur de chaussure, tandis que dans la vallet, s’entassent des bidonvilles. Compris dans une catégorie de films sociaux, les moins connus mondialement, «Tengoku to jigkou» se rapproche le plus de «Warui yatsu hodo yoku nemuru» par sa virulente critique de l’hermétisme des classes et de l’hégémonie de l’une sur l’autre. Mieux que le film de 1960, celui de 63 ne pointe du doigt aucun fautif mais interroge l’interaction des classes dans une ville où tout, jusqu’à l’arrangement des propriétés, vise à compartimenter les catégories sociales.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse