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keating
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4,0
Publiée le 26 août 2007
J'ai enfin découvert celui que beaucoup considèrent comme l'un des tous meilleurs réalisateurs ayant jamais existé : Ingmar Bergman . "Le septième sceau" est l'un des plus adulés de ce réalisateur . Si le film est une réussite incontestable j'ai été légérement déçu . A travers une partie d'échec entre un chevalier et la Mort tnadis qu'une épidemie de peste ravage le pays , "le septième sceau" se présente comme une longue méditation très métaphysique sur des thèmes tel que la mort ou la religion . A ce niveau-là le film est pleinement réussi , et la réflexion très pessimiste de Bergman marque les esprits . La puissance des images tout le long du film ne peut qu'impressioner . Cette fresque médiévale est filmée de main de maitre . Là où j'accroche moins c'est dans l'écriture des personnages . Ils m'ont paru un peu trop superficiels , pas assez travaillés pour que l'on puisse s'attacher à eux . Pourtant les acteurs sont remarquables , l'exellent Max Von Sydow en tête . Cela n'empêche que le "spetième sceau" est une oeuvre passionnante et me donne envie de découvrir aux plus vites d'autres films du regretté Ingmar Bergman ...
Antonius Blok revient des croisades avec son écuyer. La mort apparaît pour les emporter avec elle mais Antonius, bien décidé à l’affronter, le défie dans une partie d’échecs pour découvrir avant de mourir la connaissance, le savoir et le sens de la vie.
Le septième sceau est une référence explicite au livre de l’Apocalypse par Saint Jean dans la Bible. Cette fin du monde, représentée par la peste, et cette recherche du sens de la vie mélange la morale, la foi et le bonheur.
Ingmar Bergman choisit de réaliser un film métaphysique qui parle ouvertement du sens de la vie et de l’existence de Dieu et des enfers. Néanmoins, il gère son sujet excellemment bien, mais aussi, et surtout la lumière avec un noir et blanc qui sied à merveille au sujet évoqué.
Le cinéaste suédois livre un OVNI cinématographique en faisant un lien qui paraissait impossible entre le fantastique religieux très sérieux et le grand-guignolesque inspiré de la comedia dell’arte.
Mon premier Bergman. On m'avait décrit Le septième sceau comme son film le plus accessible. Et bien je me demande comment sont les autres Bergman, car accessible n'est pas le premier mot qui me vienne à l'esprit quand je vois ce film. On a là une sorte de trip médiéval et métaphysique indescriptible, un film intelligent, lent, fascinant et complexe, disposant d'excellents acteurs (le grand Max Von Sydow en particulier) et de passages glauques et même drôles par moments. Je pense que c'est un film auquel on ne peut rester insensible, un film certes compliqué à visionner, mais qui vaut le détour.
Tout ici semble classique (le thème de la mort dans un Moyen-âge peu à peu anéanti par la peste), et pourtant le regard de Bergman est à l’opposé . Il se veut très léger, souvent drôle et en devient ironique face à l’hystérie collective que la rumeur peut provoquer. Les questions métaphysiques qu’il soulève prennent la forme de saynètes mélangeant les genres artistiques. Il y a beaucoup de plaisir dans sa façon de les filmer. Et Max Von Sydow en chevalier de retour des croisades, alors très très jeune est immanquable, aux côtés de Bibi Anderson, déjà très très belle. Pour en savoir plus
Ouais bof, pas terrible. Le film a un peu trop des tendances contemplatives et perd en concret. J'ai trouvé l'histoire assez paresseuse et la dimension pseudo-philosophique est même assez peu intéressante. Les acteurs jouent correctement, mais sans plus (ce qui m'a surpris notamment de la part d'un acteur de la renommée de Max von Sidow). Il y a tout de même quelques visuels intéressants, qui restent très beaux malgré le caractère noir et blanc du film. Après, ça se regarde, mais le statut de chef-d’œuvre a été octroyé un peu trop rapidement du fait qu'Ingmar Bergman était aux commandes.
En 1957, pour son dix-neuvième long-métrage Ingmar Bergman invite le spectateur à une réflexion existentielle sur l'humain, à travers la vie et la mort. Grâce à une image et des paysages d'une pureté, d'une douceur étincelante, la poésie à travers les peintures, les dialogues souvent métaphoriques, le cinéaste suit les pérégrinations d'un homme, à côté duquel la mort rode, un homme qui cherche désespéremment l'approbation de l'existence d'un dieu, du non néant après la mort. Le chevalier Antonius Block c'est Ingmar Bergman lui même en quelques sortes. Alors non sans humour - le personnage de la mort est très cynique offrant une partie d'échec à sa future victime - le réalisateur suédois évoque la souffrance humaine, les violences, les flagellations religieuses au temps où la peste dévore tout sur son passage. Et beaucoup de questions évoquées, non sans subtilités, resteront sans réponses. Mais derrière cette danse macabre, c'est une invitation à l'amour qui reste l'optimisme évident de ce "Septième sceau".
Mythique, absolument mythique ! Un noir et blanc d'une force indicible, un Max von Sydow plus convaincant que jamais, des présences spirituelles personnifiées avec mysticisme et tout une pléiade de vertus font de ce film un incontournable du cinéma. Les tribulations relatives à cette partie d'échecs crispante sont toutes symboliques et représentent chacun un versant de l'humanité et/ou de la spiritualité humaine. Mais, pour ma part, le fond est trop chrétien pour que j'y adhère totalement.
Plus que la mort, le destin de la vie, son sens ou sa vanité, Bergman cherche surtout à explorer la veleur de l'homme face à l'absurdité de la mort. Le Septième sceau dans le parcours cinématographique de Bergman reste un tournant. La métaphysique comme la religion n'ont pas lieu d'être, il n'y a que l'homme face à la mort, face à la religion. Dans ce 7e sceau, plus que tout, Bergman défend l'homme, ou plutôt l'humanité face à la peur, l'angoisse, l'ignorance, la violence et la manipulation. La force du film tient dans cette quête. Car sous le visage de la mort ne se cache pas l'incertitude ou quelque autre monde redouté, mais tout simplement l'homme. Nu, délesté de tout son apparat social, il doit face à ce qu'il est, à ce qu'il a fait. Rien d'autre ne compte en fait que la vie. La Mort, elle-même avoue au chevalier perdant qu'elle ne sait pas ce qui se cache dans l'au-delà. Elle ne fait que son travail... et l'homme le sien.
Film plutôt accessible, "Le Septième Sceau" est peut-être l'oeuvre la plus sombre de Bergman mais n'en reste pas moins complexe. D'une étonnante richesse philosophique et en symboliques, il nous propose des scènes inoubliables et d'anthologie comme la fameuse scène de la partie d'échecs entre le chevalier et la mort. La réalisation est de toute beauté. Une nouvelle leçon de cinéma.
Le septième sceau est une oeuvre où Bergman va très loin dans la réalisation cinématographique de ses interrogations métaphysiques sur le sens de l'existence et la création divine. Bergman pose le problème à travers un chevalier qu parti en croisade n'a toujours pas résolu l'énigme de l'existence de Dieu. C'est par sa rencontre avec l'incarnation de la mort qu'il pense trouver la clef puisque c'est la mort elle-même qui doit libérer l'âme de son enveloppe corporelle pour rayonner à la lumière divine. La mort serait la clef de l'énigme et donc de l'existence. Cependant Bergman dans un pessimisme foudroyant montre que la mort est une fin en soi et qu'elle n'est en rien un moyen de s'élever à une réalité supérieure. L'incarnation de la mort le dit elle-même puisqu'elle voit tout mais ne sait rien. Allégorie pessimiste de l'omnipotence divine? En tout cas la religion semble absurde et inhumaine dans cette oeuvre qui peint un moyen-âge fanatique et irrationnel. Les images de Bergman sont plastiquement très belles dont le mouvement et la lumière sont maniés de maître, les visages d'un expressionnisme remarquable, la musique écrasante au moment de la prossession renforce l'image en lui donnant des allures grandioses. Bergman soulève des questions qu'il laisse sans veritable réponse et un immense scepticisme règne sur l'oeuvre. L'incarnation de la mort n'est pas terrifiante mais inviolable dans son mystère. Les acteurs jouent de manière juste, parfois bouffonne, parfois tragique, parfois sensible. Il ya beaucoup d'harmonie dans cette oeuvre où les personnages rappellent tous que l'humain est un être limité qui ne peut accéder au mystère del'infini, d'où parfois cette atmosphère absurde qui berce l'oeuvre. Le septième sceau est une oeuvre où la fatalité est démontrée et la mort montrée comme inéluctable destinée. On peut tromper la mortt la jouer mais on ne peut pas l'éviter. C'est peut-être finalement la conclusion d'un film où le théâtre est omniprésent.
Une chose est claire: je ne serai jamais "bergmanien". il y a déja quelques années que j'ai vu ce film et jamais ma curiosité ne m'a poussé à approfondir le sujet. Techniquement j'ai eu l'impression de voir un film des années 30, avec plans fixes et longs. Certains sont très beaux mais je n'étais pas prét à voir un défilé d'enluminures. Quant à la nature philosophique du récit, je m'en fiche un peu (lutter contre la Mort, combat déséquilibré...), si ce n'est la pensée de l'écuyer athée. je suis cronenbergien, définitivement....
Un très beau film sur l'angoisse métaphysique devant le silence de Dieu, sur l'incompatibilité de la foi et du savoir. Beau formellement bien sûr, les images "médiévisantes" étant magnifiquement rendues par un splendide noir et blanc. Beau sur le fond également, Bergman étant le plus philosophe des cinéastes, même si le message passé n'est pas aussi profond que ça et induit même une certaine répétitivité. La preuve toutefois qu'on peut faire du cinéma aux belles images, intelligent ET accessible, car le septième sceau est sans doute l'un des meilleurs Bergman, mais aussi et l'un des plus abordables.
Film très puissant. Ce film parle de la mort en l’incarnant avec un personnage qui traverse le film comme la mort traverse la vie d'une manière imprévisible et contagieuse. Ingmar Bergman a réussi a trouvé un équilibre parfait dans la présence de ce personnage qui est très déroutant et dérangeant à la fois. Cette présence physique de manière ponctuelle dans l’œuvre en fait un personnage central. Et les questionnements du chevalier revenu de plusieurs années de croisade avec son écuyer sur la vie d'après: "La vie a-t-elle un sens?" "Dieu existe-il?" crée un mal être et une ambiguïté dans le monde du vivant pour ce chevalier qui s'interroge et se questionne sur le monde qui l'entoure. Le climat est mortuaire dans le film avec la peste qui tue. Ce chevalier veut donner du sens à sa vie en essayant de comprendre ce qu'il va devenir et quel est le chemin qui va suivre? Beau film esthétiquement et cinématographiquement qui traversera les générations par son sujet sa mise en scène.