Le Septième Sceau
Note moyenne
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173 critiques spectateurs

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Criticman17
Criticman17

11 abonnés 283 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 novembre 2018
Film très puissant. Ce film parle de la mort en l’incarnant avec un personnage qui traverse le film comme la mort traverse la vie d'une manière imprévisible et contagieuse. Ingmar Bergman a réussi a trouvé un équilibre parfait dans la présence de ce personnage qui est très déroutant et dérangeant à la fois. Cette présence physique de manière ponctuelle dans l’œuvre en fait un personnage central. Et les questionnements du chevalier revenu de plusieurs années de croisade avec son écuyer sur la vie d'après: "La vie a-t-elle un sens?" "Dieu existe-il?" crée un mal être et une ambiguïté dans le monde du vivant pour ce chevalier qui s'interroge et se questionne sur le monde qui l'entoure. Le climat est mortuaire dans le film avec la peste qui tue. Ce chevalier veut donner du sens à sa vie en essayant de comprendre ce qu'il va devenir et quel est le chemin qui va suivre?
Beau film esthétiquement et cinématographiquement qui traversera les générations par son sujet sa mise en scène.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 novembre 2018
Antonius Block (Max Von SYDOW, 27 ans), chevalier, rentre, avec son écuyer, des Croisades, après 10 ans d’absence. Sur une plage de galets, il rencontre la Mort avec qui il joue aux échecs afin de retarder sa fin. Ils rencontrent 3 baladins [dont un couple (la femme est jouée par Bibi ANDERSSON, 21 ans) avec enfant] dans une roulotte. Malgré les scènes initiale (jeu d’échecs) et finale (danse macabre), le film est long (97 mn), bavard, redondant, ennuyeux, soporifique et théâtral ([on est loin du « Nom de la rose » (1986) de Jean-Jacques Annaud ou même des « Visiteurs du soir » (1942) de Marcel Carné. En fait, Bergman s’intéresse plus aux baladins (cf. son amour du théâtre) et traite le sujet de la Mort et de la foi comme une dissertation de lycéen de terminale, sans oublier quelques « incohérences » (seuls ceux présents dans le château sont emmenés par la Mort, faux raccords lors des scènes dans la forêt ou lors du cheminement de la falaise (extérieurs jour) vers le château (extérieurs nuit). Un film surestimé (un court métrage aurait suffi) en se fondant sur quelques plans de grande qualité. .
Mafoipourquoipas
Mafoipourquoipas

13 abonnés 732 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 octobre 2018
2 étoiles - Le septième sceau

Film métaphysique sur la mort et le sens de la vie. Que dire de plus ... je ne partage pas du tout les louanges que l'on donne à ce film. J'ai été déçu. Il y a de très bonnes idées, mais la mise en scène est plate et la direction des acteurs est froidement théâtrale. Bergman aurait pu faire passer autrement son message philosophique. Je me laisse à imaginer ce qu'un Stanley Kubrick aurait fait avec un tel scénario ... En résumé : j'ai trouvé ce film ennuyeux.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 octobre 2018
Un magnifique noir et blanc une atmosphère envoûtante des personnages superbes une réflexion sur l existence et la mort et surtout des images sublimes
à voir et à revoir
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mars 2019
Antonius Blok revient des croisades avec son écuyer. La mort apparaît pour les emporter avec elle mais Antonius, bien décidé à l’affronter, le défie dans une partie d’échecs pour découvrir avant de mourir la connaissance, le savoir et le sens de la vie.

Le septième sceau est une référence explicite au livre de l’Apocalypse par Saint Jean dans la Bible. Cette fin du monde, représentée par la peste, et cette recherche du sens de la vie mélange la morale, la foi et le bonheur.

Ingmar Bergman choisit de réaliser un film métaphysique qui parle ouvertement du sens de la vie et de l’existence de Dieu et des enfers. Néanmoins, il gère son sujet excellemment bien, mais aussi, et surtout la lumière avec un noir et blanc qui sied à merveille au sujet évoqué.

Le cinéaste suédois livre un OVNI cinématographique en faisant un lien qui paraissait impossible entre le fantastique religieux très sérieux et le grand-guignolesque inspiré de la comedia dell’arte.
philippefleury
philippefleury

5 abonnés 111 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 juillet 2018
Ce n'est pas le chef d'oeuvre que j'attendais malgré une beauté plastique certaine qui m'évoque Eisenstein en moins fort.
La réflexion sur la mort et la religion qui conduit à un athéisme certain quand on enlève la peur qui caractérisait la vie au Moyen âge a perdu beaucoup de son actualité. Ce fut certainement un film courageux mais on s'est habitué à beaucoup plus profond.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juin 2018
Le second film de Max von Sydow est aussi son premier grand rôle et l'un des chefs-d'œuvre d'Ingmar Bergman. Le talent des deux hommes dans leur domaine respectif est incontestable, tout comme la réussite du film par les surprises qu'il nous donne : la maîtrise fantasmagorique et transcendentale des éclairages qui rend le réalisateur si reconnaissable à travers les décennies, le jeu au naturel des acteurs, fondé sur de littérales « répliques » puisqu'ils répondent les uns aux autres avec précision et spontanéité, l'amertume si bien écrite des personnages dont le film trace l'histoire presque palpable de la quête agnostique du divin dans une Suède ravagée par la peste... C'est actif et concret.

Il est toutefois malheureux que l'analyse, fut-elle brillante et moderne, ne recèle pas de revendication, de sens propre à l'œuvre auquel on pourrait se raccrocher. Le septième Sceau est comme un Œuf de Fabergé : magnifique en apparence, mais il n'abrite aucune vie. On n'a parfois que la curiosité que le film nous évoque pour le remplir... soi-même. Pour faire une autre comparaison, le film est comme une critique de film : elle est le résultat d'un effort de réflexion et d'analyse mais elle est dénuée du sens dont est dôté l'objet même de l'analyse. Il est dommage qu'un aspect aussi important que celui-ci doive coûter autant de points, mais on est confronté au même problème que le personnage de von Sydow lors du visionnage : comment croire à ce qu'on ne voit pas ?

septiemeartetdemi.com
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 avril 2018
Ne vous fiez pas à l'apparente dureté de ce chef-d'oeuvre, c'est un enchantement que nous offre Bergman.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 juillet 2018
Sous la touche théâtrale de Bergman, tous les sujets deviennent intéressants à cause de la dimension qu’ils prennent à travers le concept et la mise en scène. Dans ce cas-ci, un combattant des Croisades pensant pouvoir profiter d’un repos après dix années de tuerie retrouve sa terre natale aux prises avec une épidémie de peste. La Mort le poursuit, mais avant de se laisser emporter, il négocie avec elle un sursis dans l’espoir de trouver un sens à toutes les misères du monde et à l’existence de Dieu. Son écuyer, redresseur de torts, assume la vie tel qu’elle est avec ses rapports de domination et sa finitude. Croire ou ne pas croire tel est la question dans Le septième sceau. Dans le cinéma de Bergman, chaque séquence nourrit le propos, chaque personnage représente une entité venant enrichir le débat, chaque réplique possède sa raison d’être. C’est d’une telle cohésion que naissent habituellement les grandes œuvres. Le chevalier tourmenté trouve en partie ses réponses en regardant vivre un couple de saltimbanques. Jof et Mia s’aiment et semblent heureux dans leur vie de famille et d’artistes. Tout comme dans le film Le visage qu’il réalisera un an plus tard, Bergman utilise la troupe ambulante pour évoquer l’importance de faire place à la Poésie et à la Magie pour alléger l’existence. Les enfants de Thespis nous enseignent que c’est en exprimant la vie par l’art que l’on réussit à s’élever au-dessus de notre animalité et à donner un sens à Dieu. Antonius Blok l’a compris, Bergman aussi.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 novembre 2017
Avant d'être une œuvre majeure du cinéma, ce « Septième sceau » est avant tout une œuvre majeure d'Ingmar Bergman. Celle qui révéla son incontestable talent aux yeux du monde entier. Et pourtant, comme en témoigne la note que j'accorde, cette œuvre phare m'a laissé quasiment indifférent. Et je peux vous affirmer que j'adhérais totalement au concept de base. A ce titre, la scène d'introduction, voyant le chevalier engager une partie d'échecs avec la Mort sur les galets d'une plage, bien que très courte, est d'une beauté plastique indéniable. Et rien qu'avec ça, on se dit que ça pue le chef d'oeuvre à plein nez. Malheureusement, ça se gâte par la suite. S'il y a encore des scènes incroyablement réalisées ( spoiler: les autres parties d'échecs avec la Mort, l'arrivée des deux croix en bois dans un nuage de poussière, celles se passant dans la forêt ou la danse macabre finale
), Bergman, soucieux de s'interroger sur la vie, la mort, l'amour ou la religion, les noie sous une cascade de bavardages ininterrompus et pompeux. De plus, le cadre bucolique dans lequel se déroule une grande partie de l'histoire ne colle absolument pas avec le ton résolument pessimiste du film. Oeuvre pour le spectateur très averti, « Le septième sceau », malgré ses réelles qualités de réalisation et l'originalité de son postulat, a provoqué chez moi plus d'ennui que de fascination.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 septembre 2017
Avec en toile de fond une partie d'échecs entre la Mort en personne et un chevalier de retour de croisade, une peinture assez difficile d'accès, plus métaphorique que véritablement cinématographique de la Suède médiévale. A travers l'épidémie de peste noire qui ravagea l'Europe au XIVème siècle, une riche réflexion philosophique autour de la vie, de la mort qui semblent avoir inspiré Martin Scorsese dans ses films comme "La dernière tentation du Christ" ou plus récemment "Silence" pour son questionnement autour de la foi religieuse et même Mel Gibson avec "La passion du Christ" pour sa violence et son âpreté. Ma première incursion dans le cinéma d'Ingmar Bergman et une véritable claque autant dans la justesse de son propos que dans sa mise en scène sublime, subtile, encore étonnamment moderne. Un jeu d'acteurs impeccable avec le rôle qui a révélé Max von Sydow aux yeux du grand public. Une oeuvre culte, un monument du cinéma.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 janvier 2017
Ouais bof, pas terrible.
Le film a un peu trop des tendances contemplatives et perd en concret.
J'ai trouvé l'histoire assez paresseuse et la dimension pseudo-philosophique est même assez peu intéressante.
Les acteurs jouent correctement, mais sans plus (ce qui m'a surpris notamment de la part d'un acteur de la renommée de Max von Sidow). Il y a tout de même quelques visuels intéressants, qui restent très beaux malgré le caractère noir et blanc du film.
Après, ça se regarde, mais le statut de chef-d’œuvre a été octroyé un peu trop rapidement du fait qu'Ingmar Bergman était aux commandes.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 décembre 2016
Un des films phares d'Ingmar Bergman. Celui qui lui apporte définitivement la reconnaissance internationale via le Festival de Cannes (Prix spécial du Jury en 1957. Le noir et blanc est très bien exposé et renforce l’impression d’étrangeté. Un chevalier de retour de croisade croise la mort et entreprend une partie d’échecs avec elle. Au même moment la peste ravage la région. Le personnage principal (Max Von Sydow) déambule dans la campagne et rencontre tous les paysans en proie aux rites les plus ancestraux pour tenter de conjurer la maladie et la mort. Une façon pour Bergman de montrer que les interrogations de l’homme sur son existence sont intemporelles. Intéressant sans aucun doute mais pas captivant non plus. De là à ériger le suédois en génie ultime du cinéma que l'on peut hésiter à franchir à la vue de ce film pourtant encore très encensé.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2016
Il y a trois mondes qui se confrontent: la mort, celui qui a vu la mort et ceux qui jouent à la mort.
La mort c'est le héros de cette allégorie qui prend le visage d'un personnage qui explique et répond aux attentes des hommes. Leurs questions sont complexes mais ils savent une chose, c'est qu'ils en ont peur.
Celui qui a vu la mort, c'est le second personnage qui loin d'en avoir peur tente de croire pourquoi il vit.
Et les acteurs, ce sont les villageois qui racontent la mort comme ils racontent la vie. Ils sont immortels (du moins le croient-ils)
Mais quand l'ange défit le septième sceau, le cataclysme s'abattit sur la terre. Et ici les hommes sont comme des survivants.

Le film prend comme décor le Moyen-âge, où les croyances s'insinuent comme des poisons dans la vie des gens; il est fascinant par cette approche monumentale de la personnification de la mort, comme un personnage qu'on ne peut éviter et qui fait partie de la vie.

Bergman termine son récit flamboyant sur une pensée métaphysique suprême:
La mort est-elle Dieu qui laisse sur la Terre, tel Adam et Eve, la pureté de l'amour s'épanouir dans le Monde, le délivrant après elle de toute la médiocrité humaine.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 novembre 2016
Réalisation crédible dans ses costumes et ses décors. On se sent clairement au Moyen-Âge avec une réflexion sur la mort et le sens donné à la vie sur Terre. Nous avons quelques religieux qui prêchent, nous sommes au temps des croisades d'où quelques chevaliers sont revenus amochés et discutent sans arrêt de femmes. Nous avons également la maladie et l'opulence avec un air de fin du monde bien ressenti dans le film. Mais le tout est pour le moins... Ennuyeux. C'est bavard et peu intéressant si l'on ne le remet pas dans le contexte de son époque. Dépassé aujourd'hui, bien que quelques idées comme la partie d'échecs avec la mort demeurent des références. Les dialogues se transforment vite en monologues philosophiques et correspondent peu au film.
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