Les Chaussons rouges
Note moyenne
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76 critiques spectateurs

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Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 octobre 2024
Un de ces grands classiques dont il m'a fallu des années avant de le voir (simple affaire d'occasions manquées). C'est peu dire que mes attentes étaient hautes... et elles ont été comblées. Sur le fond et la forme, voici une œuvre très maîtrisée, qui nous parle d'art avec acuité et tragique, dans une débauche de décors inventifs et de couleurs vives.

Le Technicolor est vraiment magnifique. Le récit prend son temps pour se déployer, mais c'est ce qui fait son charme. J'apprécie toujours autant l'humanité des personnages (notamment les seconds rôles) et toutes ces petites scènes du quotidien, typique des films de Powell et Pressburger. A noter que ce film transpire de l'amour de Powell pour la France, où il a vécu un certain temps et dont il maîtrisait la langue.

Et bien sûr deux personnages ressortent, éblouissants : la danseuse Moira Shearer, la grâce incarnée, et Anton Walbrook, qui campe un Lermontov méphistophélique, fascinant d’ambiguïté. La scène centrale du ballet est une merveille, un moment de cinéma et d'art total unique.

Mais le film est passionnant et réussi du début à la fin, vaste fresque inoubliable et généreuse sur l'art et le monde des artistes. Un chef-d’œuvre, et probablement le plus grand film de Michael Powell, seul ou avec Emeric Pressburger.
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 février 2025
Visuellement réussi avec de beaux costumes et décors, ce film s'avère être également mené par d'excellents acteurs. Les passages de danse sont réussis. Néanmoins, l'ensemble a un peu vieilli et avec une histoire parfois plate.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 novembre 2013
Une ballerine accédant à la gloire mais sous l’emprise d’un imprésario tyrannique. Un film musical mythique doté d’une somptueuse Technicolor et agrémenté d’un époustouflant ballet chorégraphié de vingt minutes. Malgré des dialogues qui ont un peu vieilli, la magie du film opère toujours.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mai 2020
Le scénario s'inspire à la fois du conte éponyme d'Andersen et de l'histoire de Diaghilev, fondateur des Ballets russes, célèbre imprésario, qui a notamment participé à l'ascension de Nijinski avec lequel il entretenait une relation trouble. Ce scénario est constitué de subtils entrelacs entre l'histoire première, celle de la ballerine, du compositeur et de leur mentor, et l'histoire des Chaussons rouges, le ballet qui se crée sous nos yeux, la fiction dans la fiction. Entrelacs qui se concrétisent au niveau de la réalisation en une expansion de l'espace scénique, en une transcendance de la scène par le cinéma, pour basculer, le temps d'un ballet magistral, dans une pure fantasmagorie, puis filer une thématique fantastique et tragique. Admirable construction dramatique et admirable réalisation, auxquelles il convient d'ajouter les autres qualités qui concourent à cette apothéose du film musical : l'interprétation (avec notamment l'élégant et méphistophélique Anton Walbrook, bien servi par un texte ciselé, et la gracieuse Moira Shearer, alors étoile montante de la danse classique), la photographie de Jack Cardiff (extraordinaire travail sur la lumière et les couleurs du Technicolor), la composition musicale de Brian Easdale, la direction artistique d'Arthur Lawson, les décors et costumes signés Hein Heckroth, le montage de Reginald Mills… Voilà qui fait de ces Chaussons rouges un spectacle d'une beauté et d'une intensité impressionnantes. C'est aussi un mélo flamboyant, ainsi qu'une belle réflexion sur l'art et la vie, avec une évocation très juste du monde de la danse classique. Bref, un film-somme, tout d'intelligence, de créativité et d'émotion. D'une noirceur magnifique sous ses couleurs chatoyantes. Et ponctué d'une idée géniale de ballet sans ballerine, de ballet avec la mort. Idée qui laisse, comme le film, un souvenir impérissable.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 septembre 2024
Considéré comme culte, ce film dense et foisonnant de 1948 nous plonge dans les coulisses d’une compagnie de ballet et de tous les excès de son fondateur, Boris Lermontov (Anton Walbrook). Tourné dans un magnifique Technicolor, Les chaussons rouges est une réflexion sur les ressorts de l’art et la création qui multiplie les mises en abîme. Bénéficiant de décors somptueux, qui ne sont pas sans évoquer l’art des surréalistes, le film est particulièrement impressionnant dans une séquence centrale d’une quinzaine de minutes, qui nous plonge littéralement au cœur de la première du ballet des Chaussons rouges, et dans laquelle se mêlent avec une impressionnante fluidité et un sens du mouvement évident la réalité et la fiction.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2025
Ce mélodrame musical est une oeuvre étrange à travers laquelle on découvrira, si ce n'est pas déjà fait, l'indéniable personnalité des cinéastes Michael Powell et Emeric Pressburger.
Inspiré du conte éponyme d'Andersen, le film raconte le destin d'une jeune danseuse prometteuse qui est amenée par l'implacable et ténébreux directeur de troupe Boris Lermontov à faire le choix entre l'amour d'un homme et celui de la danse.
"Les chaussons rouges" sont une oeuvre étonnante par son esthétique et sa richesse thématique. Les cadrages et les éclairages, les couleurs et les décors entretiennent, en produisant une impression d'irréalité et d'intemporalité, la notion de merveilleux, tout en préservant les réalités d'un drame humain, voire psychologique pour ce qui concerne Lermontov, un drame dont la crédibilité se fonde sur la description authentique des coulisses d'un spectacle. C'est en metteurs en scène sincères et en artistes que les cinéastes évoquent la création artistique, musicale et chorégraphique ici, qu'on a rarement relatée par ailleurs avec un tel souci du détail vrai.
On découvre aussi face à la séduisante et rousse Moira Shearer un personnage et un comédien formidables. Anton Walbrook incarne avec une élégance et un réel magnétisme ce Lermontov tour à tour inquiétant et pathétique, ce directeur tyrannique, mi-démiurge, mi-diable, jaloux de sa découverte d'une artiste de talent. A cet égard, la qualité des personnages est pour beaucoup dans l'intérêt qu'on porte au film.
Enfin, notons le procédé original du long ballet, au coeur de l'histoire, qui résume et reproduit à lui seul l'intrigue dramatique du film.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2024
Le film raconte la vie d’une compagnie de ballet (inspiré des Ballets Russes créés en 1907 par Serge de Diaghilev (1872-1929), dirigée, de façon tyrannique, par Boris Lermontov (l’Autrichien Anton Walbrook, dont c’est la 3e collaboration sur 3 avec les réalisateurs), personne égoïste, mégalomane [rappelant le personnage cynique Waldo Lydecker (Clifton Webb) dans « Laura » (1944) d’Otto Preminger], et qui monte, entre autres, une adaptation du conte éponyme, cruel et noir (1845) de Hans Christian Andersen (1805-1875). Le film illustre le dévouement et le sacrifice à l’art (voire l’aliénation) et la création artistique, de façon romanesque. Tourné en Technicolor (avec des extérieurs à Monaco), le film, un peu lent parfois (il dure 2h15), vaut surtout pour sa séquence (17 mn) du ballet des Chaussons Rouges où Victoria Page à la chevelure rousse (Moira Shearer, 22 ans, danseuse et dont c’est le premier rôle au cinéma) virevolte en compagnie de Grischa Ljubov (Leonide Massine, qui fut chorégraphe et danseur des Ballets Russes). Sans oublier les décors dus à l’Allemand Hein Heckroth (2e collaboration sur 8, et qui obtiendra l’Oscar pour ce film), évoquant à la fois les films (muets) de Georges Méliès (1861-1938) et la peinture de Salvador Dali (1904-1989). Cela rappelle la scène finale (16 mn) du film « Un américain à Paris » (1951) de Vincente Minnelli (1903-1986) mais la musique de Georges Gershwin (1898-1937) est meilleure, plus mémorisable et reconnaissable que celle de Brian Easdale (1905-1995) qui a pourtant eu un Oscar pour ce film (2e collaboration sur 6 avec les 2 réalisateurs). Heureusement qu’il y a des extraits du « Lac des cygnes » (1876) de Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) !
alexdelaforest
alexdelaforest

39 abonnés 206 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 septembre 2014
Un chef d'oeuvre, de musique, de danse, de théâtre et de cinéma. Quel maîtrise dans l'histoire et la réalisation.
Gerard M
Gerard M

16 abonnés 78 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 août 2016
alors là .... malgré vision , re-vision ... je ne comprends pas . Pourtant fan de Powell , je m'etonne de cet emerveillement devant une oeuvre qui a terriblement vieilli . Longueurs , manierisme ... La poesie disparait sous les toiles d'araignées et la poussiere . Merveilleuse affiche tres trompeuse .
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2013
C’est une inépuisable source d’inspiration pour le cinéma moderne que cette tentative fructueuse qu’ont fait Emeric Pressburger et Michael Powell en 1948 de mêler pour la première fois l’art de danse classique à celui du cinéma. Avec un travail sur les jeux de couleurs encore révolutionnaire pour la fin des années 40 et de magnifiques décors tournés entre Londres et la côte d’Azur, le duo de réalisateurs a su donner vie à un conte d’Andersson en le transformant en un mélodrame éprouvant sur la dualité propre à la carrière de tout artiste devant constamment choisir entre sa propre vie et l’exercice de son talent. Mais plus que ce scénario très dur traité de manière kafkaïenne et ces trois personnages marquants que sont la danseuse pleine d’innocence, son amant passionné et son instructeur à la froideur inébranlable, c’est surtout le quart d’heure de ballet servant de pivot à la narration qui représente une coup de force tant artistique que technique du fait de la virtuosité sans précédent avec laquelle il est mis en scène.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 27 février 2015
C'est long et on s'ennuie a dormir. a éviter, vous n'aurez rien loupé. Des décors de carton pâte trop nombreux et trop visibles.
faut s'accrocher pour voir le film jusqu'au bout.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 février 2011
Je n'ai pas été spécialement captivé par le sujet du film. Pas que c'était inintéressant, mais ça ne m'a pas plus que ça emballé, enfin disons que c'est surtout l'aspect technique qui m'a intéressé.
En effet, au niveau de la mise en scène et de la photographie j'ai trouvé ça très réussi. Il faut le reconnaître, c'est très bien filmé et visuellement parlant c'est très gratifiant. Certaines scènes sont remarquables. Je pense que si j'avais plus accroché au scénario j'aurais pu mettre une note encore supérieure car techniquement c'est quand même vraiment très réussi.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 août 2012
Une première partie qui plonge le spectateur dans le monde dur du ballet (l'art en général). La seconde est plus intéressante et commence avec le ballet (Les Chaussons rouges) la succession des plans est splendide et voyage entre réalité et imaginaire, au niveau de la danse c'est impressionnant. La fin est plus mélodramatique, pas mal de scènes brillantes mais aussi des passages moins prenants.
TCovert
TCovert

102 abonnés 383 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2010
Les Chaussons Rouges est un film des metteurs en scène Michael Powell et Emeric Pressburger racontant l’histoire d’une danseuse et des choix difficiles qu’elle a à affronter. Le film propose ainsi une jolie réflexion sur le métier de l’artiste et les sacrifices qu’il doit faire pour mieux accomplir son art. Le trio d’acteur principal est très bon, certains seconds rôles un peu moins, mais globalement le film est merveilleusement interprété. La mise en scène est superbe et se déploie pleinement dans la fameuse scène du ballet, très réussie. Le problème de ce film est qu’il aborde quand même principalement le sujet de la danse et de surcroit la danse classique ce qui aura pour effet d’en faire fuir plus d’un, moi-même n’accrochant pas tout le temps. Un film rare tout de même, qui mérite le détour au moins une fois.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 mai 2010
Vicki Page, Julian Crasner et la danse (dont la représentation physique est Boris Lermontov) : voila le triangle amoureux particulier que mettent en scène Michael Powell et Emeric Pressburger dans ce film illustrant le conte d' Andersen. Si un prix de mise en scène devait être décerné à un film, il est certain que The Red Shoes serait un très bon candidat qui n'aurait pas à rougir d'être ce qu'il est. Plus qu'un mélodrame, les réalisateurs et scénaristes ont réussi à donner une dimension quasi philosophique à ce film, véritable réflexion sur l'art et surtout sur la relation entre l'être et l'art. La vision que donne le film n'est certes pas très optimiste puisque, pour ne pas avoir à choisir, l'héroïne préfère se donner la mort (ce qui était tout à fait prévisible), ce qui tend à confirmer les dires de Boris Lermontov : il n'est pas possible de concilier vie de couple, et "vie" artistique. Beaucoup de choses seraient opposables à cette appréhension : par exemple, que la vie amoureuse peut favoriser un véritable développement artistique, comme c'est le cas entre Vicki Page et Julian Crasner, l'une étant la muse de l'autre... Film sur l'amour, film sur l'art, film sur l'amour de l'art.
Le film alterne séquences "classiques" et ballet. Ces dernières ne sont pas filmées d'une manière simpliste. J'entends par là que les réalisateurs ne font pas le choix de poser la caméra en un point et attendre que la partition se termine. Au contraire, il y a une véritable mise en scène, riche et complexe. Ainsi, ces passages dansés nous plonges dans un univers onirique, véritable représentation visuel du ressenti de Vicki.
Le film, malgré la mort convenu de l'héroïne, se termine sur une note intéressante : the show must go on, affirmant ainsi une certaine supériorité, ou au moins primauté, de l'art.
Je n'ai qu'une reproche vis-à-vis de ce film. Certaines séquences, notamment celle de la représentation des chaussons rouges, tirent un peu en longueur, cassant un peu le rythme du film.
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