La Montagne sacrée
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91 critiques spectateurs

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weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 juin 2019
Je crois terminer une trilogie de la monstruosité visuelle.
Après la taupe et fando, le style totalement hallucinant trouve ici sa plus grande expression.
Le mauvais goût est à son apogée.
N’espérez pas comprendre quoi que ce soit. C’est le poids des mots (incompréhensibles) et le choc de photos (vulgaires).
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2017
On pourrait se croire chez Stanley Kubrick durant la scène d'introduction, et notamment dans "Eyes wide shut" (ce dernier s'en serait-il inspiré ? Il y a des chances) : gourou masqué procédant à un rituel, plan symétrique, femmes dénudées, musique originale.
Dans ce long-métrage, Jodorowsky arrive à être hypnotique sans pour autant être véritablement intéressant. Le délire et les images captent notre attention, contrairement à l'histoire dont on se moquera éperdument au final. Ça part dans tous les sens, on assiste à un pot-pourri d'idées déjantées (pour certaines métaphoriques et symboliques) servies par très peu de dialogues, au milieu de tout ce sang et ce sexe, tout en nous laissant assister à un casting atypique relevant de l'attrait du cinéaste pour les physique particuliers et handicapés. "La montagne sacrée" est plus abouti que le précédent "El topo", c'est en tout cas le ressenti que l'on aura concernant la vision spécifique de son metteur en scène. A ce stade, ce n'est plus un film spirituel, mais ça résonne comme une secte à part entière.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 août 2022
Vous avez toujours rêvé d’expérimenter l’effet du LSD ou des champignons sans avoir à les consommer ? Le trip final de « 2001 » n’était pas assez pour vous ? Alejandro Jodorowsky vous invite alors à découvrir sa « Montana Sagrada » !
Son précédent film, « El Topo », un western surréaliste violent, avait rencontré un succès d’estime dans les milieux rock de l’époque. Succès qui a permis à Jodorowsky de disposer pour ce film d’un budget très confortable… mais surtout d’une carte blanche ! Le réalisateur embrasse donc pleinement son style psychédélique. Pour une intrigue où il est question d'un voleur christique qui côtoie un alchimiste, et de sept personnes aussi influentes que nauséabondes qui recherchent l'immortalité. S'il y a bien un fil conducteur, ne vous attendez pas à des péripéties raisonnées, il s’agit avant tout d’un film surréaliste pur et dur. Jodorowsky enchaîne les tableaux aussi barrés que dérangeants. Des décors oniriques, des caricatures volontairement grotesques, des costumes improbables, de la violence viscérale ou poétique, des allusions permanentes au sexe ou à la religion… Le tout avec un humour noir et un regard pessimiste sur la société. Car ce long-métrage n’a rien d’un délire stérile. Il est même particulièrement riche de sens, critiquant le capitalisme et le rôle qu'il donne aux puissants, la répression en Amérique du Sud, ou les excès de la religion, parmi tant d’autres. Ce jusqu’à un final qui constitue un sacré pied-de-nez, peut-être à ranger parmi les fins les plus audacieuses du cinéma. Tout ceci en fait une œuvre unique, qui ne plaira clairement pas à tout le monde, mais qui vaut le coup d'être vue au moins une fois.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2015
Et bien, pour mon premier Jodorowsky on peut dire que j'ai été servi ! On part déjà sans indication de temps ni de lieu dans un univers visuellement complétement dingue avec pour seule explication eh bien rien ! C'est donc du "démerde toi mon grand avec ça" et sincèrement, au vu du début, je m'imaginais déjà ma critique incendiaire sur ce ramassis de bêtises sans aucun sens, mais pour cela il fallait bien aller au bout ... 2 heures de ça ... Et puis à force de persuasion et surtout d'attention, croyez le ou non mais j'ai commencé à apprécier et même à aimer ce foutoir quasi incompréhensible. J'insiste sur l'attention car elle doit être absolument de tous les instants afin de bien saisir la critique sociétale du réalisateur dans son trip totalement halluciné. Absolument tout y passe, religion, armée, colonisation, patriotisme, matérialisme, médias, luxure et j'en passe, c'est une véritable orgie de messages, les symboles religieux en prennent vraiment pour leur grade ainsi que les sciences, il est d'ailleurs plus aisé d'adhérer aux messages qu'aux choix artistiques car il faut s'attendre à tout, c'est violent, scatto, malsain, le sexe y tient une place prépondérante également mais surtout c'est emprunt d'un mysticisme et d'un ésotérisme rarement reproduit au cinéma. Passé le temps d'adaptation nécessaire à tout néophyte, le métrage devient vraiment envoutant et déroutant, c'est une véritable expérience à vivre, éreintante certes car difficilement accessible et foncièrement pessimiste mais unique en son genre et particulièrement subversive. Le message hippie-anarchiste-écolo ne plaira forcément pas à tout le monde mais il a le mérite d'exister, d'ailleurs je n'y adhère moi-même pas, l'Homme est détestable, ok, mais de là à cesser toute évolution et de retourner quasiment à l'ère primitive, très peu pour moi. En revanche cette idée des 7 institutions, ces forces en place qui dirigent le monde, ça, ça me va ! Ainsi que cette fin en pied de nez. En plus de cette réalisation folle et de cette multitude d'idées saugrenues et improbables sur quasiment chaque plan du métrage, encore plus impressionnant quand on regarde le budget dérisoire au départ. Plein de choses à voir, plein de choses à ressentir dans ce que l'on peut qualifier d'oeuvre d'art et comme pour toutes oeuvres d'art, la subjectivité est reine ... Une chose est certaine en tout cas, je me garde cette "Montagne sacrée" dans un coin et me la réserve pour un prochain visionnage, indispensable.
Raphaël P.
Raphaël P.

31 abonnés 126 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2015
La Montagne Sacrée est sans aucun doute le film le plus barré que j'ai pu voir dans ma vie. Mais entre réalisation ultra inventive, dialogues fascinant et scènes cultes, le film marque et marquera à vie.
Nico591
Nico591

53 abonnés 800 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 décembre 2014
Lorsque l'on regarde un film d'Alejandro Jodorowsky, il faut faire abstraction de toute notion de rationalisme et de narration cinématographique classique.
Car ses films ressemblent plus à des œuvres d'art totales, faisant même penser parfois à de véritables performances artistiques sous LSD.
Mais tout ce ce délire visuel est un moyen pour Jodorowsky pour contester, dénoncer, voire même choquer sous forme métaphorique et philosophique la religion, la politique, les armes ou encore les sectes.
Si le film ne laisse pas indifférent, il peut néanmoins laisser circonspect bon nombre de personnes comme moi même qui n'ai pas décelé tous les messages laissés dans le film.
Reste cependant que ce que fait cet homme est unique en son genre, et ne ressemble à aucun autre cinéma.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2014
Ayant pris la température de l'univers de Jodorowsky avec "El Topo" je partais tout de même avec un bagage pour entamer un nouveau voyage dans le crâne de ce fou furieux du cinéma, "La Montagne Sacrée" est juste une expérience comme j'en n'ai rarement vécu, un trip hallucinatoire dont on ne ressort pas indemne c'est certain.

Son film déborde d'idées et de symbolisme, le parcours initiatique de neuf personnes d'influence pour atteindre l'immortalité, renoncer à leur biens matériels et au monde pour découvrir le sens de la vie, Jodorowsky dépeint la violence, la cupidité et l'obscénité de l'homme, il veut le laver de ses pêchés. Le rapport à la religion est assez critique, le catholicisme en prend pour son grade, il le voit comme une représentation corruptrice de l'individu, d'une image détournée, il le tourne même au ridicule comme dans cette scène de l'église avec le curé, semble t-il un peu dérangé sur les bords, il ouvre la voie à une autre forme de sacralisation, une sorte de secte jodorowskienne où la purification se réalise par l'apprentissage et la dépossession matérielle, on peut y voir un certain rapprochement avec le bouddhisme (déjà abordé dans "El Topo").
Il est vraiment difficile de décrypter tout les symboles de ce film, il en est rempli, pour le faire je pense qu'il faudrait le revoir plusieurs fois pour espérer y trouver des indices, mais après tout est ce vraiment utile ? Pas sur. Car ce côté quasi abstrait et très artistique qui en découle joue aussi sur notre ressenti majeur par rapport à l'objet cinématographique que propose Jodo, un peu comme analyser un tableau surréaliste de Dali, l'improvisation d'un créateur peut donner lieu à diverses interprétations, c'est avant tout sensitif et cognitif, il stimule, interpelle, fait réagir. Je pense que ce gars là a tout compris au support du septième art, il en fait quelque chose de puissant, créatif, authentique et implicitement subversif, son film a une âme, une personnalité, une signature, c'est la marque des artistes.
Il invente constamment, que ça soit les costumes, les décors ou les objets, genre la machine à orgasme fallait vraiment le faire, ah ah j'ai trouvé cette scène complètement dingue, parfois c'est tellement haut perché qu'on se demande comment on peut imaginer des trucs pareils, en même temps ça colle bien avec le contexte fin 60 début 70 et la mode des hallucinogènes en tout genre, Jodorowsky expérimente et s'amuse du cinéma, et quand on a du talent on accouche d'une œuvre intéressante en cherchant à dépasser sa propre ambition, et pour le coup c'est réussi.
Et plus le film avance plus on bascule dans un univers extrêmement singulier, on pète les barrières nous rattachant à une quelconque tangibilité, c'est autant notre expérience que celle de ces neuf sages, on lâche derrière nous nos principes et notre rapport au réel, cela peut être douloureux mais il faut s'accrocher pour gravir le sommet de ce long métrage ...
"Je vous ai promis la vérité, vous n'allez pas être déçu" lâche Jodo imself lors de cette scène finale pour le moins surprenante, spoiler: où il nous sort en quelque sorte de notre catharsis, il n'oublie pas qu'un film, aussi expérimental qu'il soit, reste un film, un objet et non une réalité suggérée, il force le spectateur à émerger de son rêve et retrouver la vie extérieure pour ne pas l'instrumentaliser, il ne se veut en aucun cas sectaire.


Oui "La Montagne Sacrée" est bizarre, assez excluant et parfois déconcertant, mais il est vraiment extrêmement intéressant dans le traitement de son univers et de son propos, Jodorowsky fait parti de ces cinéastes qui ont une vraie ambition et qui ne triche pas avec la caméra, il dompte la pellicule pour en sculpter une forme particulière et quasi abstraite, il suffit simplement d'y entrer et d'en sortir.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 4 septembre 2014
Est-ce une œuvre de génie ou du grand n'importe quoi que nous livre ici Jodorowsky ?Certainement un peu des deux. Il n'en reste pas moins que ce film propose une expérience cinématographique qui en vaut la peine pour son originalité et sa direction artistique très 70's
VeganForAnimalRights
VeganForAnimalRights

148 abonnés 233 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 mai 2014
Les déjections de Jodorowsky figurent parmi ce que l'on fait de pire au cinéma, toutes catégories confondues.
Mais des intellectuels se pâment (encore).
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2014
Première expérience pour ma part dans le cinéma de Alejandro Jodorowsky et même si j’ai été prévenu, c’est quand même un sacré choc. Ca ressemble à très peu de choses que l’on peut voir normalement. Mais malgré tout, ce troisième film du mexicain, « La montagne sacré » où il nous fait suivre un voleur vagabond choisi par un maitre spirituel pour aller vers la Montagne Sacrée m’a plutôt bien plu.

Alors certes, c’est parfois un peu déroutant, très peu de dialogues, assez abstrait (un peu trop même), mais c’est quand même une sacrée expérience, captivante et déjanté où se mêle violence, divers symboles, religions, absurde, sexe, mystique ou encore rire, parfois un peu malsains avec plusieurs scènes marquante et qu’on n’est pas près d’oublier (tel que tout le début ou la scène finale)
L’utilisation de la musique est excellente et « La Montagne Sacré » est truffé d’idées et de trouvailles visuelles.

Si je n’y ai pas adhéré à 100%, ca reste tout de même une sacrée expérience, unique, mystique, dérangeante et mémorable qui me donne envie de découvrir d’autres films de ce réalisateur et notamment « El Topo ».
vivien-b
vivien-b

65 abonnés 206 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 avril 2014
Peut-être un des films les plus bizarres que j'ai vu. Mais entre ses multiples scènettes trash, ses trips mystiques, ses délires scato entre les castrations et les excréments se cache un grand film, profondément métaphysique, profondément déroutant, déjanté, planant mais surtout profond tout court. Une étrange expérience... N'empêche qu'à l'avenir j'essayerai de m'éloigner le plus loin possible de la vision d'un vieil homme nu qui arrose un homme de son lait sortant de ses seins en forme de têtes de tigre. Et ce n'est pas le moment le plus WTF du film. Oui, on est à ce niveau.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 janvier 2014
Le mysticisme d’Alejandro Jodorowsky, déjà omniprésent dans le précédent El topo, atteint sa quintessence dans ce vaste délire métaphysique qu’est La montagne sacrée. Utilisant une narration totalement déstructurée, principalement faite de courtes interventions par des personnages métaphoriques et de successions d’images surréalistes, le réalisateur excentrique chilien signe une œuvre aux antipodes des codes cinématographiques classiques, davantage identifiable comme un acte de foi, une mise en image, à travers des métaphores choquantes (allant jusqu’à des scènes frôlant avec la zoophilie et la scatologie), de toute l’idéologie hippie et anticléricale à laquelle on peut aisément le rattacher. D’ailleurs, il est intéressant de noter de le budget (assez dérisoire) qui a permis l’existence de cet OVNI artistique provient essentiellement de John Lennon, et que, du haut de sa folie visuelle est philosophique, La montagne sacré est sans conteste le penchant le plus radical de ce cinéma psychédélique et libertaire des années 70 et ne satisfera de fait que ses afficionados les plus ouverts.
Shékiinä .
Shékiinä .

66 abonnés 678 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 octobre 2013
Well, les hippies ont pu avoir leur témoignage cinématographique, le film qui comprend mieux que quiconque leurs convictions : La Montagne sacrée. (Zabriskie Point est aussi dans la même direction, mais j'ai moins accroché). Comment parler de cette infamie haut perchée à caractère sexuel (non non, pas besoin de LSD ! les scènes se chargeront d’hypnotiser le spectateur ou de le provoquer comme bon lui semble). Une sorte de Orange Mécanique mais folklorique. J'y ai vu une expérience ésotérique plus qu'un long métrage sinon j'étais largué dès le départ... Il s'agit de dirigeants de grandes firmes qui vont tout abandonner (la tentation, le matériel, leur statut, etc.) pour tenter de percer le mystère de la Montagne dite sacrée et ainsi espérer trouver l'immortalité. Une quête initiatique passant par plusieurs étapes composées de rites de passage des plus embarrassants si on est pas mentalement préparé. Je pense qu'il faut être dans un état d'esprit ouvert pour vraiment entrer dans le film, il faut vouloir vivre cette expérience comme les protagonistes sinon on est vite largué.
S M.
S M.

40 abonnés 557 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 août 2013
Chef-d'oeuvre surréaliste, mystique, psychédélique et anti-religieux d'un cinéaste fou et de génie: Alejandro Jodorowsky. Tout, je dis bien tout, est une réussite dans ce film: Plans, technique, réalisation.. Un film génial.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 mai 2013
Attentation OVNI inclassable en point de mire! Dire que "La montagne sacrée"(1973) ne ressemble à rien de connu est un euphémisme. Dire que cette œuvre est déconcertante au plus haut point est également trop faible. A titre de comparaison,les univers de David Lynch ou Stalney Kubrick paraissent très rationnels à côté. Le Chilien Alejandro Jodorowsky a voulu atteindre une sorte d'état second,comme s'il était constamment sous l'effet de drogues dures. Le film semble commençer comme une métaphore biblique avec un Christ qui ressemble à un vagabond,7 apôtres,une quête de l'immortalité... Mais très vite,les images choquantes,obscènes,provocatrices... prennent le pas sur un quelconque sens. On nage en plein esotérisme et mysticisme. Jodorowsky passe du coq à l'âne. Il nous inflige des membres sexuels tranchés,des litres de lait déversés sur le visage,des vaches qui copulent,des nuques mutilées et autres choses du même acabit pour appuyer sa démonstration contre la luxure et la cupidité. Il faut reconnaître que sa direction artistique est incroyable,avec des milliers de figurants,décors et trouvailles visuelles. La culture hippie et psychédélique tient son film-maître. Mais ce n'est définitivement pas mon délire...
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