Avis : Le Parfum : histoire d'un meurtrier - Page 9
Le Parfum : histoire d'un meurtrier
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SpiderBaby
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1,0
Publiée le 7 mai 2007
Le livre nous faisait vivre une fabuleuse expérience sensorielle. A la place des mots et des odeurs, le film utilise des sons et des images, mais avec beaucoup moins de brio, d'audace ou d'originalité... en tout cas rien qui n'est déjà été fait dans un autre film. Au niveau du récit, c'est fidèle au livre, certaines scènes sont réussies (celle ou Grenouille -ici beau gosse qui fait tâche- reconstitue un parfum déjà existant, sous les yeux eberlués de son futur employeur), d'autres forcément ratées : la fin, notamment, qui tourne au ridicule. Ajoutons à ça les contraintes hollywoodiennes : faire de Grenouille un sex symbol, mettre le paquet sur les scènes de meurtres comme si le véritable sujet était une enquète policière, alors qu'il est censé être quète initiatique ; et on obtient un produit qui ne doit pas tellement inciter les spectateurs à se procurer ce chef d'oeuvre qu'est le livre. Une adaptation peu utile.
Le film début bien pendant toute la première partie. En effet pendant cette première heure l'attention est capter, on découvre, on regarde, on comprend. Après par contre sa devient long, il ne se passe plus grand choses et on décroche. Les dernière 20 minutes environ sont ratés, en effet ce qui ce passe est du grand n'importe quoi, ce qui m'a choquer c'est la présence très faible certes mais quand même de cet espèce de surnaturel ( le nouveau né qui sent tout WTF, la fin ou tout le monde pète un plombs...) Bref du grand n'importe quoi. Sinon son initiation est intéressante, l'ensemble est bien fait. Les acteurs sont bons, la réalisation également, les reconstitutions impeccable. Seul le scénario souffre de faiblesse vers la fin. Du coup c'est beaucoup trop long. Dommage.
Le film se calque bien au livre. Une histoire malaisante, malfaisante, triste. Le voir et lire sont deux choses différentes. Ceux qui mettent 1/5 peut-être le lire avant de le voir.
Film avec une ambiance malsaine, étouffante, écœurent superbement interprété et réalisé. Le personnage principal est vraiment intéressant, intriguant et flippant; On arrive bien à nous faire ressentir tout ce qu'il vie, ce qu’il ressent et ce qu’il sent. Mais il y a un mais, la fin du film. Cette fin gâche l’ensemble du film tellement je l'ai trouvée invraisemblable et ridicule. J’étais vraiment dégouté d’avoir attendu 2h de film pour voir une fin comme ça, je suis passé complètement à coté de cette fin, je n’ai pas compris… Dommage car si on enlève les 10 dernières minutes j'ai trouvé le film vraiment intéressent. Je trouve que ce thriller amène quelque chose de neuf, il change des thrillers habituelle même si il est vrais qu'il y a quelques longueur… Le film est tout de même à voir
Une oeuvre philosophico-fantastique d'une grande beauté plastique. Néanmoins l'intrigue très originale pourra déconcerter plus d'une personne et la fin pourra choquer.
J'ai adoré le livre. Tordu mais bien ficelé et, comme l'a dit un journaliste sur la quatrième de couverture, "A vue de nez, un chez d'oeuvre". Jean-Baptiste Grenouille, un véritable monstre attendrissant et captivant.. Je me suis donc empressée de regarder l'adapation cinématographique malgré mon appréhension. Je dois avouer que je n'ai pas été déçue une seconde. Le texte est très bien respecté et le résultat visuel est magnifique, sans vous parler du jeu des acteurs. Dès le début, chaque image dégage une odeur qui traverse littéralement l'écran pour nous toucher au plus près. Vraiment, Tom Tykwer a relevé le défi haut la main et peut être fier de lui.
Avec "Le Parfum" on ne sait pas trop à quoi on a affaire, mais il s'agt d'une oeuvre bien étrange (sans doute autant que le livre) et ambigue à plus d'un titre. Globalement a 1° partie dan Paris est tout à fait interessante, la crasse Parisienne se ressent à chaque plan au bénéfice d'une bonne reconstitution de l'époque. Mais surtout dans la première demi-heure, quasiment muette, Tykwer s'efforce de nous faire comprendre son personnage, son don et ses aspirations par de longs plans qui contrebalancent avec la noirceur du récit. Tykwer a aussi raison de beaucoup insister sur ce don : ce "nez" dont dispose Grenouille, on parvient parfois presque à imaginer ce qu'il sent ce qui est le but ultime du film en soi. Cependant la 2° partie, beaucoup plus glauque, est aussi plus décousue et se conclue par une scène mémorable dont l'étrangeté fait contrepied avec le reste du récit qui se tenait plutôt bien jusqu'ici. Il est donc clair, notamment sur ce dernier point que "Le Parfum" ne plaira pas à tous.
Adapter un tel chef d'oeuvre était de tout façon bien trop difficile. Sans égaler ni même atteindre la perfection du roman, le film tente vraiment de restituer l'histoire au plus près du livre. Mais la mise en scène manque cruellement d'ambition et la voix off qui était effectivement indispensable aurait due être un peu plus présente. Un beau film cependant.
Le plus beau des parfums se situe forcément à la douce et délicate frontière du cinéma fantastique tant le don unique de ce Jean-Baptiste Grenouille est traité ici de façon exceptionnelle.. Voici enfin un tueur en série qui sort complètement du lot : non pas contemporain mais issu du 18ème siècle, il tuait pour capter et conserver la senteur des femmes afin de créer le parfum ultime, celui de la première femme qu'il a aimé et dont il n'a pu garder que ce souvenir. Un tueur qui n'en devient presque qu'un simple voleur d'âme, sans méchanceté aucune, sans la haine inhérente à ce genre de personnage, un pauvre homme qui vous touchera au plus profond tant par son destin incroyable (son rapport aux autres, le destin de ses "maitres", sa mort), un artiste fantastique dont la vie n'a de but que celui de créer son chef-d'oeuvre absolu, l'expression de sa première sensation ou comment retrouver la véritable saveur d'un souvenir. Sa seule ambition : faire de sa nostalgie une réalité, le fantasme ultime et improbable de tout nostalgique. Grenouille nous est présenté comme un être dont le seule sens est l'odorat ; il reste une créature insensible à tout le reste... Ce qui n'empêche nullement ce Parfum d'être d'une immense violence, expressément les premières minutes Réalisation suave qui donne au film des allures de tableaux vivants, décors et reconstitution parfaites, et donne au film de véritbles effluves qu'ils transmet intégralement aux spectateurs ; tout un monde de sensations... non-cinématographiques. Le scénario écrit avec un brio rare tant il nous tient en haleine et sait rebondir brillamment en un final en apothéose, sublime, étonnant, ambigu et extrèmement fort ; quand le créateur atteint le sublime au point de se mystifier lui-même... excellente surprise! Une Bonne claque!
« Le parfum » recèle dénormes qualités au moins sur les deux tiers. La première dentre elles est davoir su mettre en image avec brio tout ce qui touche aux odeurs. Chaque plan, chaque flash fait appel à notre mémoire olfactive, avec dégoût ou délectation. La mise en scène même est très volatile et aérienne comme une essence qui se disperse. Tom Tykwer sappuie également sur une technique irréprochable. Les décors, les costumes, la photo et la bande originale contribuent à nous replonger avec réalisme dans cette France poisseuse et puante.
Son acteur, sait détourner avec habilité, tant physiquement quintellectuellement, le personnage initial du livre. Ben Whishaw est magistral. Il est étrange, à part tout en restant très délicat et attirant. Il a donné vie à la vision quavait Tykwer de Jean-Baptiste Grenouille.
A lapproche de la fameuse scène de la quintessence de notre héros, le film perd un peu en crédibilité. Cela tient vraisemblablement à la difficulté presque incontournable de restituer la force du roman à cet endroit moment précis.
Il serait toutefois dommage de dénigrer cette uvre qui a le mérite dune part dêtre captivante, dautre part dexister et de donner lenvie de plonger ou de replonger dans le livre de Sünskind
Malgré le joli panel d'acteurs et les belles musiques, le film s'enfonce de plus en plus vers le ridicule jusqu'à l'atteindre au dénouement. J'avais pourtant été ravi par Lola Rennt de Tom Tykwer qui regorge d'inventivité, que ce soit au niveau de la bande son comme de la réalisation. Mais Le Parfum m'a profondément déçu, même s'il partait plutôt bien. Le film arpente des chemins que j'ai trouvés passablement ratés, notamment le dénouement d'un ridicule gênant. L'utilisation de la voix off n'est pas toujours bien justifiée car elle se contente parfois de décrire ce qu'on voit, chose que j'ai du mal à supporter dans un film (cf Tanguy qui en est l'exemple même). L'ambiance du film est pourtant sympa et Le Parfum se laisse bien regarder, mais il arrive à un moment où je n'y ai plus cru, où j'ai tout trouvé poussif et faux. Je soutiens que j'ai rarement vu une fin aussi mauvaise.
Ce film aurait pu s'intituler: Le nez qui aime les rousses. Mais pour redevenir sérieux, il faut avouer que ce film est magnifique. Il a beau durer 2h10, on ne voit pas le temps passer tellement l'histoire est prenante, on plonge direct dans cette histoire à la fois belle et cruelle. La fin est étrange et les convictions du "héros" restent légèrement obscures cependant l'ensemble du film est intéressant, original et l'interprétation est sublime, tout comme les décors et les messages diffusés tout le long de ce long métrage.
Par le biais d'images soignées et d'une mise en scène réussie, Tom Tykwer parvient à nous ennivrer avec ce Parfum. Ben Wishaw se révèle convaincant, soutenu par d'excellents seconds rôles tels que Dustin Hoffman et Alan Rickman. Alors même si la fin est tiré par les cheveux, on se laisse tout de même porter par ce film. Convenable.
septiemeartetdemi.com - Ce film a des facettes qui, peu importe la force du ressenti direct, se révèlent après-coup pour ajouter de la confusion. Ces facettes sont des moments du film distillant leur impression dans l'ombre : il y a le tournage un peu magique en Provence, où se déroulent des évènements peu raccords avec les senteurs de lavande. Il y a le réalisme de la crasse du vieux Paris qui nous fait nous demander pourquoi diable cette coproduction franco-germano-espagnole parle anglais.
Tiens, cette crasse, on y est d'ailleurs initié d'entrée, et les séquences qui s'ensuivent laissent une trainée fragile de désagrément : l'agacement contre la voix off qui s'incruste, la frustration de ne pas savoir où donner de la tête dans une dimension olfactive qui n'a normalement pas sa place au cinéma. On se dit : quel intérêt de savoir si bien tourner le sale si c'est pour ne pas y montrer aussi la beauté, pour la laisser aux mains seules de l'initié ? On se rendra compte par la suite que si ce sentiment demeure indistinct, c'est parce que le film est long et que, fort de ses facettes, on ne voit pas le temps passer.
Mais entretemps, il faut encore traverser la plus grande desdites facettes : les passages dignes d'un Tim Burton ayant été dépossédé de la virtuosité de son compositeur et à qui on aurait donné Dustin Hoffman pour un rôle sans caractère. On assiste ensuite à la mort de son personnage, cynique et inutile à souhait, bercée aussi d'un soupçon de fantastique ; tout à fait burtonien. Est-ce un hasard si l'illustre réalisateur a été considéré pour faire ce film ? En tout cas, on va croire à plusieurs reprises que Ben Whishaw se transforme en Johnny Depp et Paris en Londres ; est-ce le barbier de Fleet Street, ce parfumeur ? Qui assassine dans un silence mutique et sans subtilité à des fins injustifiables, voire immorales, qu'on garde toujours hors de portée de l'entendement du spectateur lui-même ?
À ce stade, l'œuvre est au bord du gouffre du malsain. C'est étonnant qu'il puisse s'en sortir en jouant la carte du fantastique, sortie à demi-mot jusque là. Une carte facile, quasiment grotesque, mais lâchée avec élégance et poésie en puisant dans les racines littéraires de l'histoire. Si on ajoute à cela l'indéniabilité d'une reconstitution soignée et les dimensions dantesques du tournage, on ne peut plus guère dire de ce film qu'il est mauvais, à part peut-être avec ce dernier commentaire : le fantastique occulte inexcusablement le fait qu'une âme d'artiste, fût-elle déterminée et illuminée, n'est pas une âme d'assassin.