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jeremie747
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3,5
Publiée le 19 juillet 2010
Ce film traite du désir, de l'infidélité, de la passion ardente et irraisonnée qui peut habiter deux corps. Pour renforcer son propos, Catherine Breillat filme la laideur. La laideur des costumes, la laideur des sentiments, la laideur physique des personnages. Elle filme une passion dévorante entre deux êtres dont la ressemblance physique est troublante (lui, androgyne aux lèvres boursouflées ; elle, aux attitudes masculines), au point de n'être plus qu'un seul corps, à la fois homme et femme, qu'une seule chair, ainsi que l'édicte l'enfant de choeur au cours d'un mariage entre l'homme et la mauvaise femme. La réalisatrice s'amuse à filmer la perversion de ces êtres, une perversion totale, répugnante, une perversion cependant que l'on comprend, que l'on tolère parce que bien que délibérément exagérée, elle trouve en chacun de nous un écho, le souvenir d'un instant vécu ou rêvé, peut-être refoulé, peut-être assumé. Elle nous amuse en forçant le trait, en introduisant une dimension parodique à son propos, une ironie mordante, dont Claude Sarraute, Yolande Moreau et Michael Lonsdale sont des hérauts hilarants. Elle joue sur les symboles : la mariée blanche et angélique, la maitresse diabolique noire et rouge, le marié en noir et blanc, déchiré entre son désir pervers et son amour trop pur. La langue de Barbet d'Aurevilly est un délice, et l'on rit encore de la façon qu'ont les personnages de prononcer avec délectation le mot "exécration". Cette exécration que l'on ressent à l'endroit de ces êtres veules, pervers et laids qui pourtant nous amusent, qui pourtant nous intéressent.
Il faut vraiment aimer Argento, pour pouvoir regarder ce film jusqu'au bout sans apprioris. De plus, elle joue mal, et tape sur le système. Mais le film en soi est quelque peu intéressant, mal dirigé quelques fois, mais a le mérite d'être différent des autres Breillat. Le scénario est logique, plaisant par son côté littéraire respecté! Un hymne à l'amour pittoresque, montré avec une douce ferveur quelque peu pudique même! A découvrir!
Autant c'est filmé avec la grande maitrise et le talent de Catherine Breillat auquel elle nous a habitué. Autant elle change d'univers avec un film costumé avec succès. Autant elle s'est calmée dans les scènes pornographiques de tous ses autres films. Autant je suis sorti déçu du film. Il est trop lent, trop froid, trop inaudible pour une histoire de passion dévorante, dévastatrice, sulfureuse qui aurait être beaucoup plus explosive, beaucoup plus hard sexuellement, qui aurait être à la hauteur de ce qu'est une véritable passion amoureuse.
Adaptation assez télévisuelle, cette oeuvre est la moins tortueuse et sulfureuse de Catherine Breillat. Se laisse voir sans ennui mais sans ethousiasme du fait du statisme de la mise en scène. Dans le même esprit, le dernier film de Rivette était plus abouti.
Cette adaptation de Barbey D'aurevilly par la sulfureuse Catherine Breillat est plutôt une bonne surprise, oscillant entre la légereté des conversations mondaines(voir l'étonnant duo Yolande Moreau et Claude Sarraute, toutes deux excellentes dans de savoureux seconds rôles)et la gravité d'une histoire d'amour brûlante que domine le séduisant couple Asia Argento (au bord de la démence)Fu'ad Ait Aattou(séduisant et ambigu);un jeu tortueux et pardois bavard mais aussi surprenant d'intensité,Breillat confirme avec ce film plus grand public son talent de cinéaste iconoclaste pas pourvu de défauts certes mais d'une vigeur et d'une franchise affirmée, ce qui est rare de nos jours, a noter une belle reconstitution historique , un beau film brutal sur le désir.
Breillat filme une histoire de passion de façon dépassionnée, pourquoi pas. Elle a choisit un beau couple d’amoureux, le reste je reste un peu indécis. Casting discutable, des acteurs de la trempe de Lonsdale ou Moreau vraiment sous employés, ou d’autres mauvais comme Sarraute. Les costumes sont beaux comme si seul comptait le décor qui fait « historique » mais pas l’action, son couple de « jeunes premiers » est agréable à regarder, le reste, Breillat ne s’attarde guère. Les scènes de groupes sont très schématiques, trop minimalistes pour faire effet, sans charge émotionnelle, reste les dialogues quand même grotesques, des dialogues littéraires passés à l’exigence du récit cinématographique, et dits avec un sérieux ampoulé, cela fait toujours bizarre. Une image cadré très serré, un espace clos, mental, qui se joue du vide mais qui ne laisse que peut de place à l’imagination. Finalement on va trouver cela très long, le comble pour une passion amoureuse brûlante comme elle est censée l’être.
Après Ne touchez pas à la Hache et Angel, voici une troisième incursion réussie du cinéma français récent dans le film d'époque. A l'acuité de l'étude psychologique du premier, à l'élégance de la mise en scène du second, Catherine Breillat oppose un film plus cru, où la passion ne serait que la conséquence de la folie des sens. Car elle montre, Catherine. Elle montre et ainsi explique ce qui retient ce jeune homme auprès de cette gourgandine espagnole, croqueuse d'hommes et femme fatale, malgré un physique peu dans les normes de la beauté classique. Elle aime filmer les scènes érotiques et ici ne s'en prive pas, au service d'une explication de texte d'une histoire du XIX è siècle. Il n'est pas certain que la structure choisie ait été la meilleure (le jeune homme qui raconte ses aventures à sa future belle mère sous forme de flash back), car elle alourdit passagèrement l'intrigue et l'action, et semble même passablement artificielle. Mais une interprétation solide, une reconstitution convaincante, finissent par rendre prenante l'histoire de cette vieille maitresse.
Assez troublé par le côté radical de ce film, je me demande si l'effet est recherché ou s'il s'agît d'une sorte d'ébauche pas très bien ficelée, un peu ratée ? Le casting est particulier, le trait appuyé, le rythme lent et pesant, et pourtant assez bavard. Les scènes charnelles paraissent longues et certains détails gênent et auraient certainement nécessité une prise supplémentaire.
Asia sur-joue, naturellement, et elle domine son rôle (de composition ?) mais le "je t'aime, moi non plus", implacable, physique est un peu lourd... par contre, le manque, la proximité magnétique sur la fin ré-équilibre et réconcilie le spectateur avec cette furie.
Ryno de Marigny colle au personnage, certes, mais il paraît bien jeune pour avoir déjà passé 10 ans d'une vie si tumultueuse avec cette femme. Les traits très particuliers de son visage, donne l'impression qu'il est toujours sur le point de sourire, ce qui dé crédibilise un peu le rôle.
Claude Sarraute s'amuse bien et ne sera jamais actrice, çà c'est sur, mais elle se défend.
Lonsdale fait du Lonsdale, Yolande reste Yolande (ya pas !) et la mariée en blanc est vaporeuse et naïve à souhait.
Ça fait beaucoup, j'en convient, mais j'aime les cadres serrés et l'image travaillée. C'est très statique, très théâtral, mais l'ensemble est finalement homogène et plaisant. C'est un peu comme trouver sa position dans un fauteuil de cinéma : avachi... sur la droite... sur la gauche... une fois calé c'est tout bon. Ici, il faut tenir bon, et trouver l'angle d'approche pour finalement accrocher et adhérer.
Le début du film est verbeux, pesant, et on se dit rapidement que l'adaptation de cette oeuvre très "littéraire" est un exercice trop difficile. On craint le pire, d'autant que le casting semble bien approximatif. Puis commence le flash back et on découvre un couple de cinéma comme on en voit rarement : Asia Argento, qu'on savait capable de crever l'écran, mais qu'on n'imaginait peut être pas jouer avec autant de justesse et de sensualité, et Fu'ad Ait Aattou, non seulement parfait mais réellement le complément idéal d'Asia Argento. Le duo est de plus parfaitement mis en valeur par un travail extrèmement soigné de l'image et du son. On regrette juste une mise en scène un peu trop académique, voire statique, qui donne une impression de longueur au film.
Guère emballant, une nouvelle fois Catherine Breillat n'est vraiment pas une réalisatrice que j'aime mais si je pense que ce film est le meilleur que j'ai vu de la cinéaste. À part Asia Argento que je trouve bien dans les autres sont vraiment pas géniaux, mais bon le scénario et les dialogues une nouvelle fois sont vraiment minable. La mise en scène est plate sans intérêt.
Breillat,le retour.Après "Sex is comedy" et "Anatomie de l'enfer",la sainte du corps à coprs signe enfin un film 'accessible'.Avec des décors et des costumes somptueux,son nouveau métrage conte la passion amoureuse d'un homme et d'une femme dans le temps,tandis que l'homme en question doit se marier à une jolie demoiselle,malgré sa réputation à lui de nymphomane au masculin.Adapté du roman de Barbey D'Aurevilly,cette vieille maîtresse est censé être un film faisant découvrir au grand public la peu médiatisé Breillat (mais qui invite souvent à la polémique).Pourtant,le résultat est soporifique et bien plat,et malgré une mise en scène très réussie,il est difficile de ne pas s'ennuyer devant la théâtralité du propos et l'austérité de la forme.D'autre part,le scénario est d'une facilité assez odieuse,et la direction d'acteurs inexistante;ils se livrent à eux-mêmes,en font trop ou pas assez,et Asia Argento,pour ne citer qu'elle,balance dans l'hystérie totale la moins crédible.Et puis tout est filmé trop calmement,sans invention ni audace pour marquer,et le film est globalement trop distant pour que l'on puisse y pénétrer,nous laissant privés de la volupté de la mise en scène et de quelques jolis moments.Alors que le drame est puissant,"Une vieille maîtresse" s'étend mollement sur toute la longueur,sans nous émouvoir ni nous surprendre.L'ensemble oublie de se renouveller,surtout du côté des acteurs,monotones et sans charme (Asia Argento fait étrangement penser à une actrice porno).Script simpliste et montage superficiel,en plus,rendent le film de Breillat sans saveur.Quant aux dialogues,trop théâtrals et plus récités qu'interprétés,ils sont totalement à l'image du film:répétitif(s),lourd(s),banal(s) et calculé(s).Dommage,on aurait pourtant bien voulu apprécier plus pleinement la souplesse des mouvements de caméra,par ex.,avant que le sommeil ne nous envahisse et que nos paupières se ferment peu à peu.Ceci dit,on aura eu l'occasion d'apprécier le fauteuil,très confortable.
Dès le début ça commence mal: vue sur Paris, Hôtel de Ville avec en dessous cette petite phrase "1835 - au temps de Choderlos de Laclos"...aïe, pas léger comme référence, lourdaud comme approche...et ensuite il faut être à la hauteur! Et non, loin de là, les textes sont travaillés, certes, mais le couple ne fonctionne, tout cela est d'un plat, d'un ennui profond, c'est redoutable! Je n'ai tenu qu'une heure et me suis enfuie, impossible de s'intéresser à ce film, sans compter qq scènes ridicules, j'avais envie de me marrer teelement c'était con! Pathétique, à éviter.
Adaptation d'un roman du 19ème siècle qui ferait passer Jane Austen pour une auteure diablement rock&roll. "Une vieille maîtresse" n'est pas un film, c'est une punition...
Au huitième siècle, un beau jeune homme marié a quelques difficultés pour rompre avec son ex. Bon dit comme ça c'est un peu court, mais sachez que le film est long et pourtant captivant. La faute à Fu'ad Ait Aattou en amant déraisonnable au possible et acteur hautement crédible. A voir d'urgence!
Les lèvres pulpeuses et la voix grave, un adolescent récite d'un ton monocorde des phrases qu'il ne comprend pas à une beauté brune dont on ne comprend pas les phrases. Des plans fixes, presque pas de musique, le parti pris pourrait avoir de l'intérêt si le jeu des acteurs nous enflammait, si la réalisation nous rendait quelque chose de l'incandescence du roman. Mais non, tout est plat, morne, sous-joué, mal joué.