Excellent polar. Pour une fois John Wayne ne porte pas le chapeau d'un cow-boy mais interprète un policier américain aux méthodes à la Dirty Harry. Pour une affaire il est envoyé à Londres et sa façon peu orthodoxe d'aborder le crime laisse perplexe la police londonienne. Un film original dans la carrière de John Wayne, divertissant et très agréable.
John Wayne fait du John Wayne dans ce polar qui capitalise sur le succès de la franchise Dirty Harry (L'Inspecteur Harry de Don Siegel date de 1971, Magnum Force de Ted Post date de 1973). Pourquoi pas. Nous apprécions la brutalité du personnage, même si elle est très mesurée et n'a rien à voir avec celle de Harry Callahan : le lieutenant Brannigan est un agneaux à coté. La différence d'age est telle qu'il n'était pas possible de faire le même personnage, en particulier dans sa relation aux femmes. Néanmoins, quand un filon apparaît au box-office, il est normal d'essayer de l'exploiter. L'urbanisme de la franchise Dirty Harry est très différente ; ici ce sont les décors de Londres, ce qui produit un climat très différent.
Par ailleurs, le scénario s'essaye à comparer le culturel entre les USA et le Royaume Uni. Avec en filigrane, la même idée qu'Un Shériff A New-York (Coogan's Bluff, 1968, Don Siegel) Cet antagonisme n'est heureusement pas trop insistant même si par moment pas léger. La distribution de second role est de qualité, avec Richard Attenborough, Mel Ferrer et John Vernon. Douglas Hickox gère son scénario et l'illustre bien (Gerry Fisher à la photographie). Le scénario est travaillé pour convier certains clichés de la mythologie John Wayne (à noter que quatre scénaristes sont crédités). Il ne devait pas être évident de diriger un monstre comme John Wayne. La vision du film est rehaussée par la présence de Judy Gleeson pour la caution romantique.
Et il faut reconnaître que la première scène où apparaît John Wayne est jubilatoire. Ce qui a le mérite d'installer le personnage. Et d'éviter enfiler des scènes identiques par la suite.
Un bon film policier dans lequel John Wayne nous change de ses rôles habituels de cow-boys pour un rôle de policier et de ses Texas et New-Mexico habituels pour London. De l'action sans violence gratuite. Richard Attenborough nous montre également qu'avant de devenir un grand metteur en scène récompensé d'un Oscar du meilleur réalisateur pour Ghandi, il a été un très bon acteur.
L'originalité qu'on peut éventuellement distinguée dans ce film policier est de présenter John Wayne en costume de ville et héros invulnérable d'un polar urbain. Massif, désinvolte, expéditif -à l'américaine en somme- Jim Brannigan est un type de flic qui évoque par moments celui que Clint Eastwood a popularisé. Et ce dernier est sans aucun doute plus convaincant que John Wayne, il est vrai mal servi par un scénario aussi médiocre que commun. Brannigan a pour mission de ramener de Londres un truand arrêté par Scotland Yard. Mais ça ne se passe pas comme prévu. L'escapade londonienne de Brannigan se prolonge donc, où le flic de Chicago enquête, avec ses méthodes musclées qui indisposent les Anglais. Le thème courant du policier bourru (ou bourrin) est traité ici de façon très superficielle. Typique des années 70, le polar de Douglas Hickox procède d'une intrigue passable et artificielle, dédiée surtout à produire d'improbables scènes d'action, pas plus spectaculaire que ça d'ailleurs, dans une façon d'auto-tour animé de l'exotique capitale anglaise. Les personnages forment une collection de types conventionnels et vulgaires, conformes à la réalisation du film.
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3,0
Publiée le 28 avril 2026
Agrèablement menè et marchant dans les pas de "McQ" (1974), "Brannigan" (1975) a quelques qualitès et une très belle actrice, Judy Geeson, vue ègalement dans l'hallucinant "10 Rillington Place". John Wayne doit organiser l'extradition d'un trafiquant ricain sans bien sûr piètiner les plates-bandes de Scotland Yard. Le meilleur de "Brannigan" ? La poursuite en voitures qui se finit de façon amusante sur le Tower Bridge! Beaucoup d’humour dans les dialogues et il y a dans le film de Hickox une bonne bagarre dans un pub de Piccadilly Circus! Also starring (comme on dit en anglais) le dèlectable Richard Attenborough et l'avocat ripou jouè ici par Mel Ferrer! On apprend pour finir que deux recto-verso pour le « Duke » signifient deux oeufs sur le plat! Les rosbifs n'ont qu'à bien se tenir...
Il ne reste plus que deux films à tourner pour John Wayne quand il se rend à Londres pour ce policier voulu comme une suite non avouée d’ « Un silencieux au bout du canon » de John Sturges tourné un an plus tôt. Le film avait été un réel succès surfant sur la mode des Dirty Harry pour remettre en piste le vieux cowboy fatigué par un cancer qui le ronge. On remet donc le couvert dans les brumes londoniennes en jouant sur le dépaysement d’un flic hors de son terrain de jeu habituel comme l’avait déjà fait Don Siegel avec « Un shérif à New York » (1968) et comme le fera aussi John Frankenheimer dans la suite de « French Connection » (1975). C’est l’occasion d’opposer les méthodes du rustre Brannigan avec celle de son confrère de Scotland Yard joué par un Richard Attenborough absolument juste dans son dosage entre flegme anglais et envie de s’encanailler à l’américaine. L’intrigue tournant autour d’un gros ponte de la mafia que Brannigan doit ramener sur le territoire yankee est on ne peut plus classique mais joue parfaitement son rôle pour permettre à Wayne de donner encore le change à presque 70 ans. Vraiment, il faut réhabiliter cet acteur trop souvent décrié pour son jeu monolithique qui aura jusqu’au bout su incarner la force tranquille et virile du héros solitaire tout en n’hésitant pas à jouer avec les faiblesses de son âge. Les anglais très fairplay n’ont pas résisté à l’envie d’offrir à leur hôte sa dernière bagarre de saloon en plein cœur de Londres dans un pub que Brannigan et son collègue du Yard vont mettre sens dessus-dessous selon les bonnes traditions des westerns de Ford, Walsh et autres Daves. Le film est donc efficace, sans grande imagination mais c’est avec nostalgie que l’on peut voir le grand acteur jeter ses dernières forces dans la bataille.
Long-métrage sans grand intérêt mettant en vedette un John Wayne qui vient tout juste de perdre son chapeau, "Brannigan" a souffert des effets du temps plus que de coutume. Avec un scénario étrangement construit qui ne procure aucune émotion et qui tend vers l'ennui, ce film de Douglas Hickox est tombé dans l'oubli dès le jour de sa sortie. Caractérisé par des scènes d'actions peu convaincantes même pour l'époque, "Brannigan" ne sera en aucun cas sauvé par la carrure de John Wayne qui est vue et revue depuis des générations.
Un bon divertissement sans chichi, le scénario est simple et l'association des deux polices anglo-saxonnes a du charme. Les cascades ont un peu vieillies mais pas tant que cela. Seule la dernière scène ou le soit-disant tueur professionnel spoiler: qui tente de tuer sa cible avec une voiture parait complètement incohérente. John Wayne joue bien mais il faut reconnaitre qu'il est un peu empâté dans ce film mais le scénario s'est adapté à cet homme en fin de carrière. A voir par les amateurs de film policier et de John Wayne bien entendu.
L'intérêt majeur de "Brannigan" n'est pas son intrigue très conventionnelle mais la présence de John Wayne à Londres, incarnant ainsi un policier américain aux méthodes que ne renieraient pas un Dirty Harry qui se voit plongé dans les us et les lois anglaises. Il s'agit donc avant tout d'un choc des cultures plutôt bien mené, où Hickox n'a pas oublié de glisser quelques scènes d'actions. Pas forcément mémorable, mais un rôle intéressant pour Wayne.
Ce polar est très classique dans la forme et dans le fond même pour l'époque qui avait déjà eu la chance de découvrir des films comme "Dirty Harry", "Bullitt". Il est sûre que John Wayne vieillisant ne pouvait effacé des stars comme clint Eastwood ou Steve Mcqueen qui brillaient dans leur rôle de flic. La première entamme de film est sans grand intéret mais heureusement ca se reveille sur la deuxième partie pour nous offrir quelques coups de flingue, une baguarre de saloon 'so british', une course poursuite en voiture. On retiendra pas ce film dans la carrière de John Wayne qui a donné au cinéma quelques uns de ces plus grands western.
Marchant sur le succès d'"Un silencieux au bout du canon" , tourné l'année précédente , en 1974, " Brannigan" est certes moins réussi que ce dernier mais vaut le coup doeil .... John Wayne , le justicier le plus classe du monde , dans lun de ses derniers rôles, est formidable! Moins nerveux , moins porté sur les scènes d'action mais plus calme et détendu. Classique, la mise en scène de Douglas Hickox ( La cible hurlante , L ultime bataille) se trouve fort habile et maîtrisé. Scénario bien écrit , suspense policier , humour....et le tour est joué !
Avis personnel. J'ai nettement préféré "Brannigan" à "Un silencieux au bout du canon" qui l'avait précédé d'un an. Ici, on cherche moins à faire sérieux et on trouve même pas mal de moments où l'humour reprend ses droits, comme dans nombre de films américains qui ne sont pourtant pas des comédies. Pour exemple, l'énorme clin d'œil de la grosse bagarre générale "saloonesque" où l'on a même le pianiste - en réalité, c'est ici UNE pianiste! - qui essaie de continuer à jouer au milieu des bagarreurs et des bouteilles qui volent dans tous les sens. John Wayne/Brannigan étant un flic américain chargé de mission en Angleterre, on ne manque pas d'égratigner et de caricaturer, gentiment bien sûr, Scotland Yard, les clubs, les pubs, les différences de mentalités et de méthodes. John Wayne/Brannigan confronté au flegmatiquement drôle Richard Attenborough/Sir Charles, cela nous donne quelques scènes assez délectables. L'affaire policière elle-même est finalement assez secondaire et sert principalement de prétexte à quelques bons coups de revolver et quelques poursuites plaisamment menées. La musique est un peu envahissante et fait immanquablement penser à celles des séries américaines de l'époque, au point qu'on croirait un fait exprès. Cela a vieilli, c'est vrai, mais cela ajoute justement un certain charme à ce film que je qualifierais de bonne détente.
Un an après avoir ses débuts dans le film policier avec « Un silencieux au bout du canon », John Wayne rempile pour une ultime fois dans un nouveau rôle de flic. Autant le premier était sec, nerveux et tendu, autant celui-ci est beaucoup plus décontracté, à l’image de certains de ses derniers westerns. Ce « yankee chez les Rosbeefs », dans la droite ligne du « Shérif à New-York » avec Clint Eastwood, s’amuse du choc des cultures avec un John Wayne cabotin en diable, qui manie l’humour à coups de répliques cinglantes qu’il dégaine aussi vite son flingue, au grand dam d’un Richard Attenborough so British. Si la trame principale est typique des années 70 et ne sort pas des sentiers battus avec ses flics aux méthodes radicales, elle se suit avec plaisir. On sera beaucoup plus réservé sur l’intrigue secondaire (Brannigan a un tueur à ses trousses), notamment et surtout sur son dénouement. Le tout alterne les scènes d’action (l’incontournable poursuite en voiture qui se termine ici joyeusement sur Tower Bridge), la comédie (la bagarre dans le pub est une joyeuse parodie de celles qu’on peut trouver dans les saloons) et le pur film policier avec embuscades et ses ripoux. D’un point de vue purement cinématographique, ce n’est pas le polar urbain des années 1970, mais cela fait passer un très agréable moment. Et puis, après celui-là, nous n’aurons plus que deux occasions de revoir le « Duke ». Alors ne boudons pas notre plaisir…
le personnage de Wayne est la réplique exacte de L inspecteur Harry que devait jouer le Duke à la place d'Eastwood. Malgré ses 67 ans il tient encore la route. Tout se passerait pour le mieux, si l'action était au rendez vous. Beaucoup de bla bla bla, sans intéret, faussent considérablement le rythme. Et le tourner à Londres, je doute fort que ce fut la meilleure idée. Echec au box office, quatre millions de dollars de recette