American Pastoral
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tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 décembre 2016
Comment l'unique rejeton d'un Juif (le "Suédois" Seymour Levov - ancien champion sportif universitaire, ayant repris les rênes de la fabrique de gants de luxe familiale quand son père part à la retraite) et d'une descendante d'Irlandais, catholique (et ancienne reine de beauté - Dawn), une fille, Meredith (dite "Merry" - c'est-à-dire "joyeuse", diminutif fort mal porté...), se convertira au.. spoiler: .jaïnisme (philosophie orientale prônant le respect de toute vie, même celle de la plus humble des espèces animales).
Ceci probablement (?) en guise d'expiation spoiler: d'un activisme estudiantin, ayant dérivé vers la violence gratuite (sur fond de protestation contre la Guerre au Vietnam).
Ewan McGregor vient donc de se lancer dans la réalisation.... Ai lu quelque part que la motivation principale de ce père de famille nombreuse (en "vrai") était de montrer l'amour sans limite d'un père pour son enfant. Soit. Mais n'ayant pas lu l'oeuvre de Philip Roth ici adaptée, je ne peux pas apprécier si le roman correspond opportunément à ladite thématique... Au résultat, c'est plutôt surchargé, et brouillon : chronique sociale, voire socio-politique, des "sixties", au-delà de la chronique familiale. Avec une psychologie souvent peu convaincante. Et trop de raccourcis, d'ellipses. Par ailleurs, les passages les plus intéressants, quand le récit est le plus soutenu, laissent au spectateur une impression de malaise - du bégaiement clairement hystérique de Merry (cas clinique psychiatrique) aux séquences "Rita" - une pesanteur malsaine. EMG n'aurait-il pas placé la barre trop haut pour ce premier "long" (où il se "dirige" qui plus est, en "Suédois" - un brin pâlichon) ? Sa mise en scène classique (pour ne pas dire sans imagination....) ne parvient en tout cas jamais à donner sens et corps à cette "Pastorale" (vocable faisant écho au syndrome de "Marie-Antoinette" développé par Dawn - mais en remplaçant les moutons de Trianon par de braves bovidés ?). En fait, il s'agit avec cet "American Pastoral" plus simplement du "paradis perdu" de Seymour Levov, celui de sa vie d'"avant" spoiler: (le premier attentat commis par sa fille)
, quand il baignait dans la félicité, conjugale, paternelle et professionnelle.... Jennifer Connelly (la mère) et Dakota Fanning (la fille) réussissent mieux, pour leur part.... d'où ces "deux étoiles" de consolation.
araruama
araruama

2 abonnés 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 décembre 2016
En 2 semaines j'ai assisté à 2 films qui brossent le portrait d'hommes brisés par la destinée funeste de leur progéniture : Manchester by the sea et celui-ci. 2 films tristes pour clôturer une triste année 2016...
Ewan McGregor s'en sort pas trop mal tant du point de vue du jeu que dans la réalisation qui comporte néanmoins quelques longueurs. Je n'ai pas lu le bouquin mais j'ai apprécié la façon dont l'histoire pas si lointaine des USA et celle de cette famille s'entremêlent. Ce fut un plaisir de revoir Jennifer Connelly
AHEPBURN
AHEPBURN

112 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 décembre 2016
J'ai apprécié le parallèle de l'endoctrinement avec ce que nous entendons à l'heure actuelle ainsi que l'interprétation et la mise en scène. La recherche et la vision du sujet par les yeux du père m'a intéressé également. c'est l'enquête côté fbi qui ne me semble pas assez poussée.
Claudine G
Claudine G

229 abonnés 518 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 décembre 2016
Il est vrai que les années 60 étaient particulièrement difficiles socialement. Mais cette famille avait tout pour être heureuse, acceptant le bégaiement de leur fillette, très joyeuse au demeurant. Le destin, nul ne peut le prévoir et l'adolescence une période particulièrement difficile chez les jeunes qui se cherchent et bien souvent se laissent influencer par des personnes extérieures. Rien ne prévoyait que cette jeune fille devienne terroriste et disparaisse tout-à-coup de la circulation, sans donner signe de vie. Le père complètement déchiré et la mère déprimée ont cependant continué les recherches. Cette histoire est émouvante et très bien interprétée. Bon scénario et très bonne réalisation. En fait rien ne peut définitivement effacer les liens qui unissent parents et enfant et cela jusqu'à la mort, c'est en tout cas ce qui ressort de cette histoire.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 869 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 décembre 2016
A première vue, la première mise en scène d’Ewan McGregor semble traiter de l’endoctrinement et de la radicalisation dans les années 60. Du rapprochement d’une jeune adolescente vers des groupes activistes et extrémistes de gauche tels les « Black Panthers » ou tous les mouvements contestataires radicaux contre la guerre du Vietnam. On pense au récent et très raté « Le Ciel attendra » ou aux « Chevaliers du ciel », plus réussi, qui entendaient tous deux dénoncer cela de manière plus contemporaine avec l’enrôlement pour le djihadisme. C’est une autre ère et une autre guerre avec d’autres enjeux plus religieux et plus contemporains, mais les ressorts psychologiques sont semblables. Mais finalement ce n’était que le point de départ d’un film qui propose plutôt, en filigrane d’abord en thème central ensuite, de se recentrer sur le dommage collatéral qu’est l’implosion d’un foyer et la destruction de la vie d’un père.

Pour un premier film, l’apprenti réalisateur soigne ses images comme personne. On a le droit à de très beaux tableaux de l’Amérique rurale des années 60. C’est filmé avec beaucoup de style et un grand soin est apporté aux images. McGregor n’a peur de rien en affrontant des thèmes aussi lourds et complexes que la culpabilité, le reniement ou le deuil d’un enfant, des thèmes qui sont plutôt bien traités et englobés dans un beau drame prometteur pour la suite de sa carrière derrière la caméra. « American Pastoral » n’est pas exempt de petites lacunes inhérentes à un premier film et il aurait peut-être dû offrir le rôle principal à un acteur de la trempe d’un Leonardo DiCaprio ou d’un Casey Affleck pour se consacrer totalement à la mise en scène et ainsi insuffler au film la rage qui lui manque. Il s’en sort cependant bien, prenant à bras le corps son sujet et parvenant à nous captiver durant tout le film, sans aucune baisse de rythme.

On peut noter que les ellipses sont parfois difficilement négociées et le flash-forward pour raconter l’histoire par le biais du personnage de David Strathairn apparait comme totalement accessoire voire inutile. Et, bizarrement, la contextualisation de l’époque navigue dans un entre-deux parfois gênant. On la trouve parfois trop peu dessinée et vague (on cite quelques éléments historiques de-ci de-là) ou à l’inverse trop mis en avant (ce n’est au final pas le sujet du film). Mais ce sont de petits d’étails qui n’entravent pas le plaisir qu’on a à visionner « American Pastoral » et Jennifer Connely impressionne dans un rôle pas facile tout comme Dakota Fanning qu’on avait un peu oublié depuis que sa petite sœur est apparue. Dans tous les cas, on est ici face à un beau drame appliqué qui manque parfois un peu de souffle épique, de passions et d’émotions mais qui n’en demeure pas moins une sombre tragédie familiale, intense et implacable, dont la dernière image étonne et finit de nous emporter.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 décembre 2016
Dans l’Amérique des années 60, tout semblait sourire à Seymour « Suède » Levov. Ancienne gloire de son lycée, héritier de l’usine de peausserie de son père, il a épousé Miss New Jersey. Mais sa vie se dérègle lorsque sa fille unique entre en crise ouverte contre ses parents.

Philip Roth est probablement l’un des plus grands romanciers contemporains. Chaque année son nom figure parmi les favoris du Nobel de littérature. Chacun de ses derniers romans a été salué par une critique unanime. Pourtant, son œuvre n’a que rarement été adaptée au cinéma : « Portnoy et son complexe » et « Goodbye, Columbus » remontent au début des années 70. « La Couleur du mensonge » (2003), adapté de « La Tâche », est tombé dans un légitime oubli malgré l’interprétation de Anthony Hopkins et de Nicole Kidman.

C’est étonnamment Ewan McGregor qui s’est attelé à la tâche de l’adaptation de « Pastorale américaine » (1999). Le primo-réalisateur est un acteur reconnu qui n’a pas résisté à la tentation de s’arroger le premier rôle. Il s’est montré plus judicieux dans le choix de ses partenaires : Jennifer Connelly et Dakota Fanning interprètent sa femme et sa fille.

Le roman était d’une grande complexité. La famille Levov, le grand-père juif ashkénaze, le père, sportif accompli et mari idéal, la fille, couvée par des parents aimants qui fait exploser le cocon familial, était une métaphore de l’Amérique des Trente Glorieuses, de la Guerre du Vietnam et du Watergate. Ce roman de plus de cinq cent pages peine à se résumer à deux heurs de films. Ewan McGregor va à l’essentiel : la rébellion d’une fille face à l’amour inconditionnel de son père. Il y perd du coup en densité et décevra les amoureux de l’œuvre de Philip Roth sans convaincre ceux qui ne la connaissent pas.

Un seul exemple : le livre évoque à demi-mots l’hypothèse d’une relation incestueuse entre Seymour et sa fille – qui expliquerait largement la réaction de celle-ci à l’adolescence. Cette dimension est explicitement rejetée dans le film. On se demande bien pourquoi…
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 décembre 2016
En demi-teinte, ce portrait – toujours tristement d’actualité – d’une Amérique divisée dans les années 60 oscille entre de beaux moments et d’énormes lourdeurs.

LA SUITE :
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2016
Avec moins de souffle il est vrai que le chef d'œuvre littéraire de Philippe Roth, la réalisation de ce film n'en est pas moins très honorable. L'interprétation impeccable et les décors assez bluffants (sans tomber toutefois comme souvent aux USA dans une reconstitution à la Walt Disney) plongent le spectateur dans le cœur du sujet après qu'il se fut préparé - fausse piste - à une évocation pépère de l'après-guerre avec quelques figures stéréotypées telle le capitaine de l'équipe de foot du lycée qui épouse la miss locale. Mais ici, le sportif n'est pas un demeuré et sa superbe femme non plus.
Le drame qui les afflige, tandis que les soubresauts de l'Amérique - guerre du Vietnam et émeutes du Black power notamment - forment à la fois la toile de fond et le cœur de leur malheur, est un véritable révélateur des caractères. L'amour d'un père pour sa fille unique, perdue dans un monde trop dur, est montré avec beaucoup d'humanité, et de modestie par un réalisateur cependant néophyte.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 décembre 2016
Ca commence plutôt bien avec une excellente reconstitution des années cinquante-soixante accompagnée d'une bande musicale sympathique. La réaction d'une jeune Américaine de famille bourgeoise face aux horreurs de la guerre du Vietnam, face à des parents plus ou moins indifférents à ce qui ne concerne pas leur petite vie de famille, est intéressante. Mais très vite le film semble réduire la révolte de toute une partie de la jeunesse américaine aux délires de quelques ultras cinglés. L'action des groupes qui ont choisi de porter la guerre sur le sol américain pour venir en aide aux vietnamiens est caricaturée. En fait le film est davantage centré sur le drame vécu par les parents que sur l'engagement militant de leur fille, qui tombe sur eux comme une catastrophe qu'ils n'avaient pas méritée, alors que c'est au fond le pur produit de la violence de la société américaine. Peut-être n'était-ce pas le propos de Mc Gregor, mais il n'a pas su exprimer la moindre nuance. De plus, son film sombre assez vite dans un pathos ennuyeux et le scénario se disperse. Dommage, sans avoir lu le roman de Roth, on comprend que le sujet était passionnant mais méritait un tout autre traitement que ce mélo larmoyant.
Jean-Claude L
Jean-Claude L

52 abonnés 289 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2016
excellent film heureux de retrouver Ewan Mac Gregor une drôle histoire qui dérange et on a du mal à comprendre ce qui clocher dans l éducation de cette fille
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 décembre 2016
Dans l'Amérique des années 60, tout semble réussir à Seymour Levov. Surnommé Le Suédois, il fut un grand athlète dans son lycée et il est désormais un riche industriel ayant repris avec succès l'entreprise de ganterie familiale. Marié à la superbe Dawn, ancienne Miss New Jersey, il vit un bonheur parfait renforcé par la naissance de leur fille Merry, une jolie blonde bègue mais intelligente. Et puis un jour tout bascule : Merry, encore adolescente, fait sauter le bureau de poste local pour protester contre la guerre et le président Johnson avant de disparaître dans la nature. Et là, la vie si parfaite du Suédois s'égratigne peu à peu, révélant sa nature superficielle, le confrontant à ses démons...

Critique complète sur
L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 décembre 2016
Très académique. C’est le premier constat pas très reluisant à la vue du film. La mise en scène prend peu de risque et le scénario n’a pas toutes les nuances du bouquin… Ce qui n’empêche pas McGregor de révéler un savoir-faire solide à défaut d’être brillant.
Le cinéaste-acteur parvient à donner vie à ses personnages. Généralement dans un film trop académique, l’histoire ne réussit jamais à s’exprimer pleinement. Dans American Pastoral, le récit est tellement fort qu’il arrive à captiver même réduit sa plus simple expression.
Emile Strogonoff
Emile Strogonoff

61 abonnés 98 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 décembre 2016
Une intrigue bien ficelée qui déconstruit le mythe de la gauche caviar sur fond d’impermanence. En prenant conscience de son humanité imparfaite, Seymour illustre à sa façon, la distance prise avec un bouddhisme rigoriste dont il n'a probablement pas conscience. Chacun y puisera donc ce qu'il pourra et en tirera les leçons qui s'imposent. A voir avec modération.
Danny N.
Danny N.

120 abonnés 305 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 décembre 2016
Après le cirque il y a une semaine pour aller voir BEAUTE CACHEE sorti dans un seul ciné à Lyon, rebelotte, je suis retourné à UGC ciné cité pour voir AMERICAN PASTORAL car les autres UGC et Pathé ont refusé de le prendre !
il est diffusé uniquement en VO ! le film a t'il été doublé en français ?
cela condamne le film d'office !

Fan d'Ewan mcGregor que je suis dans tous ses films puis les prends en dvd depuis 1998, j'attendais sa première réalisation et malgré les critiques négatives, c'est assez réussi et bien mené.... au début, je me demandais ce qu'il avait été faire dans un film vieillot en costumes années 50 et petit à petit le film devient thriller et drame familial....
Par contre, presque 1h50, c'est vraiment beaucoup trop long...
J'ai pas compris la fin spoiler: est-ce bien le personnage de McGregor qui meurt dont on voit la tombe ?
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 10 janvier 2017
Pour ses premiers pas derrière la caméra, Ewan McGregor s'attaque à un gros morceau. La plupart des éléments clés sont seulement suggérés ou survolés, l'écossais préférant se concentrer sur la relation père/fille, nœud principal du long-métrage. Donc pas mal de maladresses, notamment sur la musique qui est un peu trop conventionnelle. Pas de grosses prises de risques mais c'est à cause de l'oeuvre adaptée je pense.

MAIS il a su s'entourer d'un casting remarquable qui nous fait vivre les émotions véhiculées par l'histoire avec une belle crédibilité. C'est vraiment un excellent point selon moi.

Pour résumer, sans être un chef d'oeuvre incontournable, American Pastoral signe des débuts très encourageants pour Ewan McGregor.
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