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CrackO DingO
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2,0
Publiée le 29 février 2016
Film trop politique, trop compliqué et trop long à mon goût. Sortez vos manuels d'histoire-géo pour bien maîtriser cette l'histoire. ----Février 2016----
Constantin Costa-Gavras a bâti sa réputation sur ses drames politiques rigoureux,en particulier "Z" et "L'Aveu".Ce dernier permettait à Yves Montand,à la fois de se crédibiliser en tant qu'acteur,et de faire partager ses anciennes convictions communistes.Pour le rôle,il a considérablement maigri,s'est laisser pousser la barbe.Il faut dire qu'il interprète un vice-ministre des affaires étrangères de Tchécoslovaquie,arrêté par le Parti,torturé et condamné pour des crimes qu'il n'a pas commis.On lui reproche ses liens avec l'Ouest,mais il n'a jamais trahi les siens.Les purges staliniennes des années 50,mettent en exergue la perte des libertés individuelles,l'auto-destruction du communisme et l'ineptie d'un système bureaucratique truqué.En somme,ce que dénonce Costa-Gavras avec force,c'est le côté malsain de tous les totalitarismes.Beaucoup de remous à la sortie du film en 1970.Film qui en soi n'est pas très captivant.Les conditions de vie des prisonniers ne sont certes pas glorieuses,mais la répétitivité des privations,des pressions et des gardes qui aboient n'était pas nécessaire.La mise en scène va trop loin dans la sobriété et l'austérité.On finit par lâcher prise,alors que le but de départ était de révolter.
RAPT. "Marchez", ah bravo pour un film sur le communisme....Trêve de plaisanterie car Costa Gavras ne plaisante pas avec la politique. Mais voila que je me suis retrouvé comme le prisonnier, seul, isolé, triste, j'ai même perdu du poids au bout de 2H20.
Partant d'un sujet passionnant et important de montrer à l'écran surtout à l'époque ou fut tourné le film d'ailleurs Montant participa à L'Aveu après sa désillusion sur le communisme mais malgré son sujet qui m'a réellement intéressé je dois avouer que le film m'a tout de même déçu. L'Aveu manque d'une mise en scène percutante, l'ensemble dégage peu de puissance, ne joue pas assez sur les émotions du spectateur, L'Aveu est souvent trop sobre et n'a pas eu l'effet coup de poing escompté de plus quelques longueurs se font ressentir. Reste quelques séquences dures qui nous laissent apercevoir les dérives d'un Etat ayant un parti unique et omnipotent au pouvoir, sa déshumanisation et comment on peut parvenir à détruire un homme. L'Aveu est un film important mais essentiellement pour son fond car la forme laisse de marbre.
La dénonciation du Stalinisme par Costa Gavras est un film fort, austère et cru. Voulant montrer ces procès politiques comme des machines à broyer les individus et leur volonté, la charge est limpide, sec et indiscutable bénéficiant d un Yves Montand pourtant camarade de route du Pc admirable dans son rôle.
Costa-Gavras signe avec "L’aveu" un film éprouvant sur des tortures menées par le parti communiste en Tchécoslovaquie. La sobriété n’empêche pas à la paranoïa d’envahir le récit. Un film politique pessimiste.
Un film politique fort et puissant. Même s'il est parfois un peu long et difficile à aborder, dans la même lignée que Z une bouleversante dénonciation d'une autre forme de totalitarisme. L'interprétation du couple Montand/Signoret reste le point fort de ce film.
Film politique mythique de la seconde moitié du XXème siècle, L'aveu est une implacable dénonciation des terribles dérives du système soviétique, qui s'appliquent aussi à ses pays satellites. Le long-métrage raconte l'histoire vraie de l'homme politique tchécoslovaque Artur London – il s'agit d'une adaptation de son livre du même nom – qui fut l'une des victimes du procès de Prague de 1952, destiné à purger les éléments considérés comme les moins proches de la ligne officielle, et au cours duquel les aveux des accusés furent obtenus sous la torture. Costa-Gavras ne nous épargne rien du sort réservé à cet homme, magistralement interprété par un Yves Montand à la transformation physique impressionnante : spoiler: sévices physiques et psychologiques, violences de tous les instants, pressions sur sa famille... Le cinéaste franco-grec dissèque avec brio les coulisses de ce système pourri jusqu'à l'os, dans lequel l'être humain n'a que peu de valeur face à un collectif entièrement fantasmé, et dont les dirigeants n'ont fait que multiplier les renoncements, s'accaparant une révolution n'ayant de populaire que le nom. Le film dénonce également avec force l'antisémitisme régnant au sein des instances dirigeantes, et le rôle majeur joué par celui-ci dans ces procès bidons. Une mise en scène superbe. Un grand film.
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5,0
Publiée le 7 juin 2021
J'ai été entraîné dans L'aveu comme le protagoniste est entraîné dans un interrogatoire brutal et sans fin. Étant donné l'insipidité générale de la plupart des films d'aujourd'hui il s'agit d'une véritable diversion vers la puissance qui se trouve réellement sous la surface des films, le jeu des acteurs, l'écriture, la mise en scène et surtout l'ambiance. L'ambiance de ce film vous entraîne comme le personnage joué par Yves Montand alors qu'il endure un interrogatoire de deux ans par la République populaire Tchèque. C'est aussi un film historique plein de détails sur les Titistes, les Trotskystes, les anarchistes et sur la paranoïa et la lutte pour contrôler la révolution communiste. Mais Montand est simplement superbe lorsqu'il endure une variété impressionnante de techniques d'interrogatoire...
Absolument exceptionnel, un film à montrer à tous ceux qui désirent en savoir plus sur cet effreux système des purges staliniennes. Oppressant, le film est aussi incroyablement fort. Le système, en recherche d'un aveu fictif de la part de Montand (impérial), est effrayant. Un grand, grand film politique. Toute ressemblance avec des faits et personnages ayant existé est, comme dans "Z", voulue.
Un ensemble de contre-vérité sortie de leur contextes historiques. Pas un mot sur le Mc Cartisme qui sévissait aux Etats-Unis a la meme epoque. Costa Gavras , convainquant lorsqu’il dénonce le fachisme et le racisme s’égard dans un film douteux de propagande Etats-unienne. Dommage.
Je comprends l'intérêt historique du film mais malheureusement tout cela semble absurde aujourd'hui, les protagonistes semblant faire preuve d'une grande bêtise en restant fidèles au parti communiste alors qu'ils ont eux même participé à des mascarades de procès par le passé et qu'ils en ont fixés les règles du jeu. Bref, peu de sympathie pour les personnages et Montant en fait des tonnes, il est beaucoup plus crédible dans le film Z.
Un film dense et rude qui par son aspect politique peut clairement rebuter un cinéphile. C’est mon cas. Je n’y trouve aucun plaisir malgré la dénonciation et l’interprétation irréprochable.
Si vous avez comme moi la chance d'entrer dans le film sans rien en savoir, vous serez peut-être aussi perturbé par le design un peu bizarre d'une voiture garée derrière Yves Montand, on sent que quelque chose ne va pas. Dont acte dans la suite de L'Aveu, situé dans la Tchéquoslovaquie des années 50, parfaite description d'un fonctionnement totalitaire broyant l'esprit de ses habitants, parce qu'il n'y a pas meilleur psychologue qu'un tortionnaire.