Before Sunset
Note moyenne
3,7
2016 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

138 critiques spectateurs

5
34 critiques
4
45 critiques
3
29 critiques
2
18 critiques
1
9 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 786 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 décembre 2014
Neuf ans après leur brève rencontre et leur 24 heures passées ensemble à Vienne, Céline et Jesse se retrouve un peu par hasard à Paris. Le temps a passé, mais le charme entre les deux amoureux agit toujours. Encore une fois pressés par l’urgence d’un avion à prendre ; Jesse repart chez lui aux Etats-Unis dans 1h20… Pile la durée du film pour voir comment ces deux là vont reprendre une histoire interrompue 9 ans plus tôt sur un quai de gare avec la promesse de revenir sur le même quai autrichien 6 mois plus tard. On comprend très vite que les deux tourtereaux ont loupés ce rendez vous à leur corps défendant et s’étant quittés, à l’époque, sans échanger leurs coordonnées ont repris le fil de leurs vies respectives.
Linklater adore jouer avec le temps ; ici, il décide de tourner en temps réel les 1h20 de retrouvailles en 1h20 de film. C’est dense peut être beaucoup trop ; bavard, peut être trop aussi. Enormément de choses très intelligentes sur le couple et la vie en général sont dites dans ce laps de temps très court. Séduisant, touchant mais tellement bavard que ce film tient encore une fois plus de la littérature que du cinéma. Mais voilà, fichtre que les dialogues sonnent juste dans les bouches de Julie Delpy et Ethan Hawke. Normal qu’ils se les approprient facilement ; ils les ont co écrit. Et puis la réalisation de Linklater toujours très proche du film précédent nous installe avec ce couple éphémère grâce à de longs plans séquences avec peu de champ contrechamps.
Ce film qui doit répondre à la difficile question de l’acte manqué qui aurait pu changer la vie de chacun d’entre eux finit par une pirouette tout comme le premier opus. Les deux amoureux vont-ils ce coup là profiter de l’opportunité de faire un bout de chemin ensemble avec avoir loupé le coche 9 ans plus tôt ?
A voir pour le plaisir de retrouver les protagonistes, pour l’intelligence des échanges ; mais déçu par une intellectualisation à l’extrême condamnant l’incarnation charnelle de la relation. J’attends tout de même le dernier opus.
PS : Et puis pour ceux qui ont vu « Boyhood » du même réalisateur sorti en 2014 ; il est drôle de savoir que son projet tourné sur 18 ans a donc débuté en 2001. Pile entre les deux premiers « Before… »
xavierch
xavierch

55 abonnés 1 167 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2012
J'ai trouvé Before sunset un peu moins bien que Before sunrise, il y a quelques passages de dialogues un poil long, et je m'attendais qu'on voit une scène 6 mois après à Vienne, mais non, tant pis. Cette suite reste très bien traitée, et on attend même qu'il y ait un 3ème pour savoir la suite, ce qui prouve que ce film a touché au but.
TUTUR29
TUTUR29

48 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2025
Ce deuxième film est dans une énergie bien moins romantique, beaucoup plus amer, mais il n’en reste pas moins réussi. Encore une fois, tout tient dans la performance et les dialogues du duo d’acteur mais le changement de mentalité et l’évolution des personnages est bluffante à voir ; Richard Linklater a fait un très bon travail sur sa capacité à faire ressentir le poids des années sur ses personnages. J’ai quand même une préférence pour le côté mielleux du premier film, mais bonne suite !
didbail
didbail

41 abonnés 540 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2008
Un petit film plein de charme. Les 2 interprètes donnent une grande vérité à leurs personnages. Les acteurs ont participé à l'écriture du scénario et des dialogues et cela se ressent ; on retrouve l'univers de Julie Delpy (voir 2 days in Paris) ... et ses parents !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 mai 2007
Un film comme une balade sur la vie, où chacun se reconnaîtra au moins une fois dans ce qu'ils disent avoir vu, dans ce qu'ils avouent avoir vécu malgré eux. Un film sur la fuite du temps, inexorable, et notre existence qui nous file entre les doigts si on se laisse bercer par le fleuve des événements quotidiens. Ils étaient amoureux, il y a dix ans, ils étaient jeunes et insouciants. Aujourd'hui, ils se retrouvent, sondent les épreuves par lesquelles ils sont passés, paraissent abîmés par le flot incessant des responsabilités qui nous tombent sur les bras. alors ils parlent, ce qui est libérateur, une douce catharsis en forme de prise de conscience soudaine. Ils parlent, beaucoup, et on les écoute parce qu'ils le font avec leur coeur. on en resort avec l'étrange impression d'avoir rencontré de nouveaux amis avec qui le contact est plutôt bien passé. C'est un film qui n'en a pas l'allure et qui en tire tout son charme. attachant, étangement rafraichissant, un dialogue à ne pas manquer. Et pourquoi pas à dans dix ans pour une nouvelle mise au point sur la vie?
Nitnelav
Nitnelav

15 abonnés 160 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 juillet 2025
Je n’avais pas vu Before Sunrise, donc je suis arrivé devant Before Sunset un peu en touriste, sans attache particulière aux personnages. Je l’ai loué par curiosité, pour voir de quoi il retournait, et parce que j’en avais entendu parler.

Au final, je suis resté un peu à côté. Il y a des choses que j’ai trouvées belles, notamment la fin, très réussie, simple et fine, presque suspendue. On sent que le film essaie de capter quelque chose de fragile, de vrai, dans la manière dont deux personnes se retrouvent après des années.

Mais j’ai eu du mal à m’embarquer. Les dialogues sonnent souvent trop écrits, comme s’ils voulaient à tout prix dire quelque chose de profond. Moi, ça me sortait un peu du film. J’aurais aimé plus de naturel, plus de silences aussi. Il y a une lumière douce, des visages marqués par le temps, une ambiance un peu mélancolique… mais ça ne m’a pas ému. Pas vraiment.

C’est un film qui donne envie d’aimer, mais chez moi, ça n’a pas pris. J’ai trouvé ça un peu plat, trop écrit, un peu artificiel. J’ai respecté l’intention, j’ai compris ce que ça voulait dire, mais je ne me suis pas senti transporté.
Fêtons le cinéma

857 abonnés 3 693 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2021
En réunissant Céline et Jesse neuf ans après leur rencontre à Vienne, Richard Linklater prolonge la déambulation urbaine, cette fois dans les rues de Paris – ainsi que sur la Seine –, selon l’idée que la marche extériorise une pensée en perpétuel mouvement qui doit, difficulté supplémentaire, dialoguer avec celle d’autrui. Son dispositif se répète mais réduit encore la durée du compte à rebours – une journée viennoise mute en une heure parisienne – et tend à regarder davantage du côté du passé, point de départ de la relation, sorte de paradis perdu avec lequel il faut composer. Dès lors, Before Sunset confronte deux points de vue sur ce passé qu’on ne saurait oublier et que l’on s’approprie par des fictions : puisque le monde est la somme des représentations que s’en font les individus, notre couple pour un temps réuni prend conscience de la subjectivité de ses souvenirs en ce qu’ils sont filtrés par les sens et la mémoire ; ils port

ent en eux une vérité, leur vérité, avec laquelle ils ont appris à vivre. De la difficulté d’« appartenir à la mémoire de quelqu’un ». Comme nous l’entendons au début du film, « deux moments peuvent advenir en même temps » selon des temporalités croisées. Jesse en a fait un roman : quatre années furent nécessaires pour raconter une seule nuit. Céline s’efforce de l’enfouir sous un engagement humanitaire qui l’occupe et la tient éloignée de l’amour véritable. Neuf ans auront eu raison de leur axiologie, l’auront inversée : lui est devenu romantique, elle cynique et désabusée.

Si le charme des personnages et des acteurs qui les interprètent opère toujours, nous regretterons néanmoins une clausule prévisible qui s’appesantit dans un sentimentalisme guère convaincant, chanson et niaiseries prenant le pas sur les efforts manifestés pour combler cette distance qui sépare et dans laquelle réside la magie.
Oriwa
Oriwa

76 abonnés 904 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2013
Les Before sont loin des romances sophistiquées et surjouées auxquelles on a bien souvent droit. Ils apportent une fraîcheur et une mélancolie particulièrement agréables. Alors certes ça parle pas mal, surtout dans ce volet-là, mais au moins on n'a pas affaire à des scènes d'humour forcé et pas drôle, et surtout, on se sent dans le vrai, aussi fantasmatique soit la situation. J'attends donc de voir le troisième, "Before Midnight", parce que ça fait du bien, et puis 'faut le dire aussi, la fin du deuxième laisse un goût d'inachevé, bien que voulu, par des points de suspension qu'on aimerait connaître.
Axis.fr
Axis.fr

28 abonnés 146 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ah-la-la ... cruel dilemme : 4 étoiles .. ou 3,5 !? :)) Sans rire, sur une idée de départ un peu casse-gueule, le réalisateur nous a servi un plat d'une saveur inégalable ..
C'est simple, ce film m'a ému au plus profond des fibres de mon être (celles qui sont encore capables d'aimer) .... et ce film m'a réelement hanté le lendemain matin ...
Depuis, je ne rêve plus que de voir le "Before sunrise" !?.... (je viens d'apprendre son existence. quel nul je fais !) car je suis frustré de ne pas avoir vu/vécu cette journée qui est pourtant la source de ce film fabuleux.
Ah oui, au fait : Ethan est craquant à mort et Julie est fondante au possible. Leur jeu est excellent (et sans excès !) et les dialogues sont ciselés et extrêmements brillants et forts.
Donc je vous le dis de suite : que du bonheur !
🎞️  DaeHanMinGuk 🎬
🎞️ DaeHanMinGuk 🎬

235 abonnés 2 467 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2017
Globalement, ce film est moins varié et moins bien que "Before Sunrise", la comédie romantique dont il est la suite. Mais il est d'un bon niveau tout de même. Le film m'a séduit, comme avait réussi à le faire son prédécesseur, malgré un budget plus que limité, grâce à une idée géniale et une interprétation sans faille. Ces conversations à battons rompus sont tellement limpides, fluides et intéressantes que l'on est immergé dans cette entreprise de (re)séduction et de (re)découverte mutuelle des personnages. On apprécie, je pense, encore plus ce jeu de découverte/séduction si l'on a vu le premier volet de leurs aventures. Les 2 acteurs principaux du film (formidables Julie Delpy et Ethan Hawke) se sont rencontrés sur la comédie romantique "Before Sunrise". Ils ont voulu tourner cette suite pour reprendre leurs personnages laissés sur un quai de gare à Vienne (en Autriche) 9 ans plus tôt. La confrontation des idées de l'homme et de la femme, de leur "psychologie", de leur éducation, des mentalités américaine et française, tout ceci fait que l'on se passionne pour ces échanges verbaux et pour cette histoire si simple et pourtant si complexe (qui y a-t-il de plus simple que l'Amour mais aussi de plus compliqué ?). Pour finir, une précision sur ce qui peut dérouter certains parisiens, la topographie de Paris visible dans le film. Comment passer d'une librairie au nord du Quartier Latin, en face de la Cathédrale de Notre Dame, à la Promenade Plantée en quelques pas puis sortir de cette même promenade plantée et, en quelques enjambées, embarquer dans un bateau sur la Seine et tout ça en très peu de temps (le film est censé se passer en temps réel pour une rencontre des deux personnages qui dure 1h20) ? Avec les américains, c'est possible et cela donne une merveilleuse image de Paris comme ville où les piétons sont rois et cela renforce donc le côté "City of Love" de la capitale française et donc le romantisme du film. Qu'y a-t-il en effet de plus romantique que des promenades à pied en amoureux et qu'y a-t-il de moins romantique que des déplacements en voiture dans le trafic urbain ? ... spoiler: D'ailleurs, quand les deux personnages se déplacent en voiture, c'est là qu'éclate leur première et unique dispute du film
!
thewall
thewall

15 abonnés 740 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un spectateur averti en vaut deux : ce film n'est en rien une comédie romantique traditionnelle, mais bien un film d'auteur bavard où deux personnages qui se sont aimés autrefois (dans "before sunrise", 94) discutent tout en arpentant les rues de Paris. Et cela pendant 1 h 20 mn. Si ce postulat de départ ne vous rebute pas, laissez-vous emporter par l'émotion que dégage cette oeuvre. Le cinéaste réussit à nous faire croire que l'intégralité du film est improvisé et que les acteurs eux-mêmes sont leurs personnages. Tout paraît vrai et vécu. Si bien que lorsque le ton devient plus amer et que le sentiment de ratage devient prédominant, le spectateur est ému par une vraie nostalgie. De plus, le cinéaste échappe aux clichés sur Paris et la France, ce qui est très appréciable. Enfin, le couple Hawke-Delpy fonctionne toujours aussi bien. Un film qui ressemble à une pause café, lorsqu'on décide d'arrêter toute activité pour ne se consacrer qu'à des discussions avec ses meilleurs amis. On est ravi d'avoir été convié.
Julien D
Julien D

73 abonnés 696 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juin 2011
Voilà un film , pour une fois, au moins aussi réussi que le premier opus. Les mêmes ingrédients ont été conservés, à savoir des dialogues intelligents et savoureux, un cadre urbain plaisant (Paris remplace ici le Vienne de Before Sunrise), une mise en scène toujours aussi inspirée de Richard Linklater, un scénario brillant (que les acteurs principaux ont cette fois co-signé avec le réal'), et un duo d'acteurs d'un naturel toujours aussi confondant. Pour autant , on ne tombe pas dans la redite ou la vulgaire photocopie car la romance, déjà exceptionnellement du premier, se fait plus adulte, moins idéaliste, et plus complexe. Les idéaux ont disparus, le temps a passé et les expériences des personnages ont changé la donne. Une seconde très bonne surprise, 9 ans après...
enolaworld
enolaworld

15 abonnés 50 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 mars 2010
film lent à démarrer, fin qui laisse le spectateur dans une attente qui n'arrive pas, deceva,t
Vagelios
Vagelios

58 abonnés 975 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2007
On apprécie pleinement Before sunset en ayant vu d' abord Before sunrise même si elle est dans la même lignée.
Un dialogue amoureux filmé en temps réel donnant l' impression de voir une séquence dans la vraie vie tant c' est naturel, sans artifices.
L' idée des retrouvailles inespérées entre les deux personnages longtemps après est bonne.
Ils se sont perdus pour mieux se retrouver, après avoir ressenti dans l' intervalle la perte de leur idéal d' un amour romantique ils ont désormais l' occasion de le ressaisir et de ne plus se quitter.
Les dialogues ne me plaisent pas forcément toujours mais ils gardent un réalisme convaincant.
Theo
Theo

39 abonnés 1 084 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 avril 2025
Il arrive que le cinéma propose des retrouvailles, non comme un point culminant, mais comme une parenthèse. Before Sunset, deuxième volet de la trilogie de Richard Linklater, est précisément cela : une parenthèse tendre, un moment suspendu, ni tout à fait un sommet, ni tout à fait un passage obligé. Il ne cherche pas à bouleverser, mais à faire résonner des échos. Et ces échos, doux et imparfaits, sont parfois plus parlants que les cris.

Le film s’ouvre sans fioritures, comme s’il reprenait une conversation entamée il y a neuf ans. Et, d’une certaine manière, c’est exactement ce qu’il fait. Jesse et Céline, désormais plus mûrs, se retrouvent à Paris pour une balade d’à peine une heure, en temps réel. Cette contrainte, audacieuse sur le papier, donne naissance à une forme de réalisme inhabituel — mais un réalisme filtré par le prisme de l’idéalisation. On n’est pas tout à fait dans la vie, mais dans une version littéraire, presque stylisée, de celle-ci.

Hawke et Delpy, co-auteurs du scénario, insufflent à leurs personnages une densité émotionnelle certaine. Leur alchimie est indéniable, mais teintée d’une retenue nouvelle, moins enivrante que dans Before Sunrise, plus réflexive, parfois un peu trop contenue. Ils s’écoutent, se testent, se jaugent. Et si leurs échanges paraissent profondément humains, ils glissent à l’occasion vers une forme de démonstration, comme s’ils savaient qu’ils étaient observés.

C’est dans cette tension que réside à la fois la force et la légère frustration du film. Le dialogue est fin, précis, mais par instants trop écrit. Certaines lignes sonnent comme des aphorismes destinés à être soulignés dans un carnet de lecture plutôt qu’à jaillir d’une vraie conversation. Le naturel recherché se trouve alors un peu affaibli, et l’on se surprend à sortir du moment, à contempler l’artifice au lieu de s’y abandonner.

Visuellement, Before Sunset se veut discret, presque effacé. La caméra suit, toujours à distance respectueuse. Elle ne cherche pas à imposer un point de vue, seulement à capter une atmosphère. Cette humilité dans la mise en scène, salutaire dans son intention, peut toutefois laisser une impression de légèreté formelle : tout semble glisser, rien ne se pose vraiment. Même Paris, pourtant filmée dans toute sa splendeur estivale, devient un décor flottant, plus rêvé que ressenti.

Mais c’est peut-être cela, le projet du film : évoquer plus que montrer, suggérer plutôt qu’illustrer. Le spectateur est invité à lire entre les lignes, à deviner ce que Jesse et Céline taisent, à sentir ce qu’ils refusent d’affronter. Cette subtilité touche, surtout lorsque les masques tombent, brièvement, dans quelques instants d’émotion retenue. Ces moments-là valent tout le reste.

Cependant, on ne peut s’empêcher de ressentir une certaine distance. Before Sunset fascine, mais ne bouleverse pas toujours. Il charme sans totalement envoûter. Il frôle parfois la grandeur, mais choisit souvent la modestie. C’est un film qui préfère la conversation au vertige, le regret à la passion. Et cela fonctionne, dans une certaine mesure — mais pas toujours avec la puissance que l’on espère.

La dernière scène, d’une douceur presque irréelle, résume à elle seule toute l’ambiguïté du film. Un sourire, une chanson, un vol peut-être manqué. Tout est là, contenu, suspendu, suggéré. Mais cette fin, si délicate soit-elle, n’atteint pas tout à fait le vertige émotionnel qu’elle semble promettre. On y reste, un peu en retrait, comme Jesse dans l’encadrement de la porte.

Before Sunset est une œuvre précieuse, intelligente, subtile. Elle fait preuve d’une maturité touchante, mais elle avance avec une prudence qui empêche parfois l’embrasement. On la regarde comme on lirait une lettre retrouvée, belle, sincère, mais incomplète. Elle ne change pas une vie — mais elle l’effleure, doucement.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse