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Un visiteur
2,5
Publiée le 15 mars 2010
La première chose qui m'a frappée, dès les premières secondes, c'est la "marque" du réalisateur, on reconnait facilement le style Terrence Malick. La même façon de filmer, les mêmes plans très lents, la même voix off, et surtout le thème récurrent de la nature, et de la place de l'homme dans cette nature.
Mais au fur et à mesure du film, je me suis mise à trouver ça long et chiant. C'est très beau, l'histoire est magnifique, les paysages aussi, les acteurs sont très bien (surtout la jeune indienne), mais qu'est ce que je me suis fait ennuyer! Ca va à deux à l'heure, on a l'impression de tourner en rond, et surtout on se demande si un moment donné il va y avoir un petit peu d'action. Autant j'avais ressenti quelque chose de fort en voyant la ligne rouge, autant là y'a plein de trucs que j'ai pas compris, et j'ai pas du tout accroché avec toute la réflexion du film, même si je reconnais que Malick va chercher loin au fond de la nature humaine, et que ses réflexions sont intéressantes.
Fais je de l'anti Colin Farellisme primaire ? Je commence à me poser la question !! Pourtant, objectivement, ce remake de Pocahontas m'a fait bailler comme jamais ... Je voyais les gens quitter la salle et j'ai résisté jusqu'au bout (xD) ... C'est d'une lenteur absolue, la narration n'amène rien et, même dans un grand jour de générosité, je ne vois vraiment pas comment je pourrais accorder la moindre étoile !! Tout est dit je pense : passez votre chemin au lieu de perdre 2 heures de votre vie ...
Une très belle version qui montre encore une fois que Colin Farrell est capable du meilleur (comme du pire), Christian Bale pour sa brève apparition joue à la perfection et on regrette de ne pas voir ces deux acteurs confrontés plus longuement.
Comme d'habitude avec Terrence Malick, "le Nouveau Monde" est une œuvre à part, esthétiquement redoutable, atmosphérique, parfois déroutante. Et en ce qui me concerne : captivante !
Magnifique film de Terrence Malick, pour moi son plus beau car le plus bouleversant. Ce film résume toute la condition humaine et la façon dont la vie peut passer en un clin d’œil de l’émerveillement au sordide (thème qui traverse toute l’œuvre de Malick). Que demande le peuple ? ‘’C’est l’histoire de Poncahontas, alors ?’’ Oui mais adapté. Le John Smith historique décrit Pocahontas, fille de Powhatan, chef indien, comme une jeune fille joyeuse et vivace, qui avait l'habitude de déambuler nue, et n'hésitait pas à jouer à faire la roue avec les garçons. Elle venait souvent au camp anglais converser avec Smith. A ce que l'on sait, Pocahontas épousa un Indien en 1610, tout en continuant à entretenir des relations fructueuses avec le camp de Jamestown. Ce qui ne l'empêcha pas de se faire capturer par un capitaine anglais avide de rançon. Elle fut emmenée dans le camp d'Henrico, où elle commença son éducation chrétienne et rencontra celui qui allait devenir son second époux, John Rolfe. Ils se marièrent en 1614 après le baptême de Pocahontas, rebaptisée Rebecca. Elle avait 19 ans. Ils s'embarquèrent tout deux sur une expédition en Angleterre destinée à récolter des fonds supplémentaires de la Virginia Company, et impressionner la famille royale avec des récits du Nouveau Monde. Pocahontas retrouva John Smith, qu'elle croyait mort. D'après Smith, elle s'adressa à lui comme à un père, très émue, et regretta qu'il refuse de retourner en Virginie. Touchée par une pneumonie ou la tuberculose, elle eut le temps de donner naissance à un enfant, mais ne survécut pas au voyage du retour. Elle fut enterrée en Angleterre.
Difficile de juger ce film tant le style de Terrance Malick diffère avec les autres films que l'on voie actuellement. On peut trouver l'ensemble ennuyeux comme on peut trouver l'ensemble magnifique. ( Comme quand on fait à plusieurs personnes différentes de la poésie ) Néanmoins, le visionnage mérite le détour avec la manière inhabituelle dont le récit est conté. Tout d'abord, on retrouve beaucoup de poésie, beaucoup de calme ( certains moments de silence sont très saisissants, très beaux car Terrance Malick nous montre que l'on peut raconter sans commentaires incessants comme le montre les 10 premières minutes). L'ensemble est une ode à la nature, le choc des cultures est bien évidemment présent avec une violence sèche lors de l'affrontement. La dernière partie du film en Angletterre baisse l'intérêt pour l'histoire d'un cran ( la beauté de la nature n'est plus là pour nous tenir en éveil ). Le fil de l'histoire se perd un peu. Quelques belles scènes tout de même.
Un film long, très long, une belle histoire d'amour, des ellipses incroyables, de belles images "Malickiennes", tout ça ne suffit pas à faire de ce film un grand film. Il manque une dimension épique qu'on retrouve dans La Ligne Rouge et The Tree of Life.
Un film référence après lequel le cinéma n'est plus comme avant. Référence dans l'intensité poétique du récit où tous nos sens s'éveillent avec le vent, la lumière, les mots, la pensée, la musique, la violence des hommes, l'immensité des arbres qui dialoguent avec le ciel..... Référence dans le rythme qui nous fait déguster le temps qui passe, les secondes qui s'égrennent en donnant du temps au temps pour laisser advenir l'intensité des sentiments et la quête de sens.
Ce film est pour moi une énorme déception. Je pensais voir une aventure frissonante parchemés d'embuches et d'émotions, une réel épopée au sein de ce "Nouveau Monde". Et bien non ce film est terriblement ennuyeux. Il n'y a pas de réels aventures. Toute l'attention est portée sur cette femme indienne dont on ne comprends pas grands chose. Non franchement, j'adore la poésie, l'amour, les petites phrases placées de ce style dans le film. Mais quand cela n'est que ça, qu'il n'y a rien autour et qu'en plus c'est terriblement lent, je m'endors.Grosse déception.
A la fin de ce film, je n'ai pas reussit à me dire si ce dernier etait un chef d'oeuvre ou un navet.Je pense qu'avec ce genre de films, il faut laisser sa subjectivité de coté et se concentrer sur l'esthetique et l'originalité.Il est vrai que ce film peut paraitre soporifique et sans interets aux yeux de certains.Apres revisionnage et mure reflexion, je l'ai trouvé tout simplement magnifique : Malick nous offre une ode a la nature en privilégiant le silence des grands espaces aux dialogues, appuyée par un choix musical qui sublime le cote sauvage du film (Horner, Mozart)...lyrisme et poesie plannent sans cesse au dessus du film.Je pense que si l'on ne rentre pas entierement dans le "trip" de Terrence Malick, il nous est impossible d'apprecier son euvre a sa juste valeur.
je suis désolé mais il y a un moment ou il faut savoir dire stop. Face à l'engouement générale provoqué par ce film, il faut remettre deux ou trois petites choses au clair. Ce film (et tous ceux qui lui ressemblent)est la parfaite illustration de la corruption artistique. Une manière bien polie de dire que je pense que c'est de la merde. La corruption artistique c'est quand Terence Malick fait un film qui veut dire à la fois tout et rien, un film plat, comme un ciel de région parisienne quand il ne fait pas beau mais qu'il ne pleut pas pas, blanc, mono chromique et chiant comme l'enfer, voila un film ou il ne fait pas beau et ou il ne pleut pas, c'est ça. Un film que n'importe quel abruti snob peut dire avoir aimé, un film qui contrefait la poésie pour arriver à faire dire que filmer des arbres en grande quantité c'est poétique. Un film qui cache un amour magnifique plutôt que de le faire vivre c'est poétique. Ce film (un petit peu comme Blow Up, dont la bande son au moins est séduisante) n'est pas courageux, il immite le difficile et le long de ce qui est intellectuel (un Jodorowsky par exemple, c'est long, ce n'est pas facile mais au moins, ça veut dire quelque chose)pour se donner des airs de film intellectuel. C'est vrai, Colin est monstrueusement bon. En même temps il avait déjà saisi pas mal d'occasion de nous le faire savoir. La petite Pocahontas est rayonnante de fraicheur, elle est mignonne pleine de charme et je la trouve très belle. Mais ça ne fait pas film, hélas.
Pour ceux qui auraient sauter le milieu, j'ai dit que c'est un film qui raconte à la fois tout et rien pour faire semblant d'être intélopoétique et qu'il ne sert que ceux qui n'ont rien compris et qui veulent dire "j'ai adorer ce film", ceux qui ont compris ce qu'ils avaient envie de comprendre et l'étaler au reste du monde
le Nouveau Monde... un choc lorsque j'ai découvert ce film, une expérience cinématographique intense, authentique et inoubliable. Un mariage parfait entre une esthétique visuelle tout simplement ahurissante, un jeu d'acteur proche de la perfection, (rarement colin farell et Christian Bale n'ont été aussi justement utilisés dans un long-métrage, leur jeu naturaliste et tout en retenue est tout simplement bouleversant, quand à la jeune actrice qui joue Pocahontas, que dire à part qu'elle crève l'écran par sa présence), une musique en totale harmonie avec ce que l'histoire nous présente (l'arrivée des navires sous fond de L'or du Rhin de Wagner et la relation Smith-Pocahontas marquée par le divin concerto pour piano de Mozart, revenant comme un leitmotiv au fil de l'oeuvre) la beauté des décors, la tristesse et le désenchantement permanent du général (la découverte et l'invasion de l'Amérique) au particulier (l'histoire d'amour impossible entre Smith et Pocahontas) l'utilisation judicieuse de la voix off qui nous livre par parcelle les états d'âmes des personnages, l'aspect contemplatif de l'oeuvre qui invite le spectateur à un voyage romantique au coeur de la nature, de l'amour et des ravages du temps. Le Nouveau Monde est tout cela et beaucoup plus à la fois. Une oeuvre proche de la perfection. Quelqu'un à comparé Malick à Kubrick sur ce forum, je suis entièrement de cet avis, rares sont les réalisateurs qui montrent un amour sincère pour leur art, le cinéma, et qui par leur talent et leur génie arrivent à transcender un film pour nous livrer à nous spectateurs, une oeuvre d'art qui touche directement notre coeur et notre intellect. La véritable prouesse de ce film est qu'il évite la quasi totalité des grosses ficelles hollywoodiennes et invite à une réflexion profonde sur différents sujets philosophiques sans que cela ne tombe jamais dans la caricature, mais au contraire dans un aspect poétique où l'image se marie avec les sons, les voix, les pensées et les décors majestueux qui nous sont présentés. Décidément ce réalisateur possède une patte singulière, marquante et ça, même ses détracteurs ne peuvent pas le contester.
The New World de Terrence Malick est une invitation à l'évasion et à la contemplation. Jamais un cinéaste n'avait aussi bien filmé la nature depuis David Lean.