Tout comme son précédent film : "La Ligne Rouge", ce "Noveau Monde " me laisse un sentiment très mitigé. Il y a d'abord Malick et sa patte de réalisateur : tout est beau, propre et épuré ; en fait d'un point de vue esthétique il faut reconnaitre que la beauté de ce film est incontestable. Mais un peu de la même manière que dans la "Ligne Rouge", Malick semble faire de son histoire un prétexte pour développer des thèmes plus philosophiques. Alors après La Mort en temps de Guerre, voici l'Amour entre deux mondes qui ne se comprennent pas, sorte de Roméo et Juliette d'avant l'heure. Ainsi, au lieu de tenter une fresque centrée sur l'opposition culturelle entre Indiens et Brittaniques, Malick bien qu'il le traite aussi s'interesse davantage à ses deux protagonistes : Pocahontas et John Smith. Il ne s'agit donc pas vraiment d'un film historique mais plutôt d'un essai nous rabachant longuement les mêmes paroles naïves et insipides. Si seulement Malick pouvait utiliser son talent à meilleur escient en étant moins bavard, on serait satisfait.
Beau film avec un rythme lent et poétique avec un petit bémol pour la voix off parfois un peu irritante. Par contre, omniprésence des bruits de la nature très agréable.
Le Nouveau Monde (The New Word), 2005, de Terrence Malick, avec Colin Farrell et Q’Orianka Kilcher et Christian Bale. Beau film, très esthétique, qui, chose étonnante, ne provoque pas d’émotion à la hauteur de l’enjeu historique et légendaire proposé pourtant avec talent et sincérité. C’est souvent le revers d’une recherche de perfection. Autant Les Moissons du ciel (Day is even) 1978, du même auteur m’avait émue, autant Le Nouveau Monde a fini par m’ennuyer : trop lent, long, trop lyrique, trop romantique, trop maniéré et…trop de voix off (défaut idem dans les Moissons du ciel). Ce « off » alourdit le propos et surligne bien inutilement une histoire, des personnages, que le cinéaste met suffisamment bien en scène, sans qu’il soit besoin de nous mettre les points sur les « i ». Les premiers colons anglais, des soudards ignares, débarquent au début du XVII è siècle sur la côte de l’actuelle Virginie, et s’enferment dans leur fort ridicule de James Town pour éviter tous contacts avec les locaux, des Indiens nettement plus évolués qu’eux…C’est là qu’intervient l’histoire, ou la légende, de Pocahontas, la petite princesse indienne qui va servir de trait d’union, de messager entre deux peuples que tout oppose. On assiste donc à la fois à la « naissance d’une nation », à la naissance d’une passion (les liens qui vont unir Pocahontas à son cher colon (Farell, passablement inexpressif), à une réflexion sur le colonialisme, l’irruption des religieux, qui comme sous Bush Jr., ont l’obsession de convertir, le tout avec le son et les images d’un hymne à la nature, à la vérité des êtres, leur pureté originelle opposée à leur lâcheté et cruauté existentielles. C’est beau, c’est grand, c’est too much, surtout quand Pocahontas se marie, devient maman, part à la cour d’Angleterre…
Je me suis beaucoup ennuyé pendant les deux premiers tiers du film, ayant l'impression de voir le Pocahontas de Walt Disney version longue et barbante. Mais j'ai par contre beaucoup apprécié le dénouement final. A voir.
Un bon film de beau paysage et de bons acteurs, mais des scènes qui tirent parfois un peu en longueur. LA bande annonce est trompeur comme souvent aussi.
Fidèle à lui-même, Malick filme la terre et les tourments de ses personnages avec la distance curieuse d'un extra-terrestre, accouchant d'un véritable poème visuel et sensitif, ôde sublime à la pureté de la nature et des sentiments, d'une beauté foudroyante si l'on accepte de se laisser bercer.
malgré un sujet interressant dont on attend beaucoup la déception est au rendez vous ! un film long, trés long, trés long , sans dialogue ( ou le peu est en voix off et inintéressant !)beaucoup d'ouverture de thémes trés interressant mais sans aucun abutissement ce film ne commence jamais pendant deux longues heures ! que d'ennuie !
Ce que l'on pourrait voir comme le remake ( bien qu'il s'agisse au départ d'une histoire vraie ) du dessin animé "Pocahontas" de Disney ( Mike Gabriel & Eric Goldberg, 1997 ) n'est pas le chef d'oeuvre auquel je m'attendais, après les nombreuses critiques élogieuses que j'avais entendu sur ce film et sur son réalisateur, Terrence Malick. Mais le film n'est pas mauvais, loin de là, il est même excellent! Pour moi, il est divisé en deux parties : celle avec Colin Farell et celle avec Christian Bale, qui se déroule principalement en Angleterre. La partie avec Farell est superbe, Q'orianka Kilcher est magique, douce, belle, fragile mais "sauvage", le couple ( impossible ) qu'elle forme avec John Smith est juste magnifique et extrêmement touchant. Par contre la deuxième partie est plus terre à terre, moins belle ( pas visuellement, car bien sur la réalisation est magistrale, comme souvent avec Malick ) et moins intéressante... Si la première partie était un beau rêve, la deuxième est le réveil...
La lenteur essentielle de ce grand film est à la hauteur de son réalisateur. Terence Malik porte au cinéma la sensation du temps réel. Risqué mais d'une grande justesse. Pour moi, c'est la tragédie de l'homme occidental: son incapacité à rencontrer "l'autre"... Une poignée de soudards et de cuistres anglais débarque sur la côte nord-américaine de la future "Virginie", alors que le génocide des Indiens d'Amérique du Sud est déjà un "sport national" en terre espagnole depuis plus d'un siècle... Nos pauvres navigateurs Anglais, faute de devoir accepter l'aide des populations locales totalement adaptées, (trop humiliant sans doute!) vont mourir de faim de froid et de folie après s'être employés à les exterminer plutôt qu'à leur faire confiance. Une seule lueur dans les tréfonds de cette catastrophe millénaire: l'amour. Heureusement qu'il y a de grands cinéastes pour réhabiliter l'Histoire, et surtout honorer la mémoire de tous les peuples natifs d'outre Atlantique. Ce film est le cours de "psycho géopolitique" dont nous rêvons tous: il ouvre nos yeux sur les grands "crimes contre l'Humanité" et autres mensonges que les programmes officiels ont de tous temps, maquillé en "conquêtes". PhilD.
Malick aime la nature et il la met, superbement esthétique, au centre de cette passion amoureuse toute en retenue. Tandis qu'autour de ces 2 êtres les hommes s'opposent (les autochtones - les colonisateurs), on assiste à la naissance (difficile)des USA.
un beau film qui nous fait remonter le temps au moment de la colonisation de l'amérique avec ses merveilleux paysages où l'on part volontiers à l'aventure. Une fabuleuse histoire entre un colonialiste et une indienne. Bravo.