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Clingo
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5,0
Publiée le 20 avril 2008
Sophocle ( je crois ) a dit un jour ( il y a très longtemps ) qu'il valait mieux pour l'homme qu'il ne naisse jamais. Evidemment Sophocle ( je crois ) ne connaissait pas les films de Terrence Malick.
Deux rencontres. Deux personnages, John Smith et Pocahontas. La première rencontre a lieu sur le continent américain, au milieu d'une nature sauvage, libre, d'une beauté que seul l'oeil de Terrence Malick peut filmer avec une telle grâce. La seconde - les retrouvailles - a lieu en Angleterre, au milieu de jardins trop parfaitement entretenus, et sans âme. Toute l'évolution des personnages mais aussi du style du film est synthétisée entre ces deux moments séparés d'environ une heure et demie.
Car Le Nouveau Monde peut être " divisé " en deux parties : la première est celle qui voit l'union entre les deux héros. Le film est alors traversé d'un souffle dévastateur de beauté, de plans dont le caractère sublime atteint des sommets, où le spectateur - étonné par le sorcier Malick - repousse à chaque fois les limites de l'extase qu'il croyait avoir atteint avec le plan précédent. Débarrassons-nous tout de suite du seul défaut du film - qui n'est évidemment qu'une chose minime devant l'orgie de qualités qu'il offre - soit un rythme un peu trop rapide dans le montage, un manque de quelques secondes à la fin de certains plans et la désagréable impression que Malick - comble ! - ne laisse pas le temps de contempler pleinement le spectacle visuel qu'il propose. Mais c'est tout, et il y a à côté de cela un pur enchantement plastique, une émotion toute particulière à la vue de certains plans pourtant tellement simples qu'on se demande pourquoi ils sont si rares au cinéma. C'est sûrement que le génie de Malick est de rappeler au spectateur que la pureté du monde est plus accessible qu'il ne le pense, plus simple que toute autre chose.
Il est difficile de ne pas être dévasté intérieurement par une oeuvre comme Le Nouveau Monde, tellement simple, tellement évidente qu'en naît une puissance de frappe incomparable qui atteint le spectateur en plein coeur. Malick réussit ce qu'aucun autre - ou très peu - parvient à faire : il fait parler la Beauté. Et cet acte inédit offre un cachet unique à son film, oeuvre à part et tellement nécessaire. L'histoire d'amour m'a paru moins importante cette fois - même si évidemment c'est le sujet premier du film - parce que justement le poème visuel écrit par Malick ne me lâchait plus. Je n'en rajoute pas, il faut le voir tout simplement.
La seconde partie du film peut paraître moins bonne que la première, et c'est sûrement vrai. Mais cela est dû à un changement radical caractérisé par le personnage de Pocahontas : en quittant les siens pour rejoindre la colonie, elle va être contaminée par le vice et perdre son identité, sa sauvagerie si belle qui impressionnait le spectateur lorsque, au début du film, elle courait librement à travers les herbes. En arrivant chez les anglais elle ne porte plus qu'un vêtement qui la serre, elle s'uniformise - à tous les sens du terme - et le film perd volontairement de cette beauté contenue en lui jusqu'alors. Malick, à cet instant, s'autorise moins d'apartés pendant lesquels il filmait un éclair, un oiseau, une branche d'arbre comme si cela était dû au hasard ( alors que ça n'est pas le cas, ces passages semblent seulement inscrire la Nature dans une espèce d'Eternité quand les hommes eux, sont amenés à mourir. Malick évoque ici la supériorité de la Nature sur l'Homme ). L'intelligence du réalisateur est donc de faire concorder plus que jamais la forme et le fond du film. Quand les jardins d'Angleterre entrent dans le champ, la caméra du cinéaste n'est plus aussi enthousiaste qu'elle ne l'était durant la première heure magique du film. C'est un discours d'une pertinence rare sur le monde des native americans et celui d'une civilisation occidentale corrompue par le Mal.
Un des plus grands films de l'Histoire du cinéma...les plus beaux paradis sont définitivement ceux que Malick filme.
Tout premier film du réputé Terrence Malick que je vois et je comprend le pourquoi de sa notoriété. Le Nouveau Monde n'est pas un film colonial comme le laisse deviner son titre mais une histoire d'amour, tout ce qu'il y a de plus simple. C'est l'histoire connu de tous entre John Smith et Pocahantas relaté par un cinéaste qui porte au même niveau d'importance le récit et le lieu où ce déroule celle çi. Un amoureux de la nature, Malick l'est assurément et nous le fait partager avec générosité, en nous conviant dans son utopie, son paradis dans lequel on a envie de se perdre. La qualité de la photographie, ainsi que les mouvements de caméra y sont pour beaucoup. Un magnifique travail technique qui tend vers la représentation réel d'une nature que l'on connait mais dont on s'y attarde peu. Sobre et gigantesque à la fois, T.Malick concilie les deux avec une certaine grâce palpable. Les dialogues peu nombreux apportent en plus la contemplation recherché et Colin Farell de part sa présence le rend bien. On regrettera le manque de détails sur la découverte du fameux nouveau monde et de son colonialisme ainsi qu'une fin se déroulant en Angletrre pas trés utile, ne servant qu'a finir l'histoire d'amour qui prend un ton un peu trop soapopéra. La justesse et la sensiblité qui s'y passait "Aux Amériques" est plus touchante que cette fin tragiquement convenue. Alors peut-être que deux heures c'est un peu trop mais c'est le temps qu'a estimer Terrence Malick pour nous embarquer dans son rêve, et si l'on accepte son univers, il n'y a pu qu'a ce laisser aller...
Superbe film dans la lignée des précedents. C'est sûr, il faut avoir un côté contemplatif pour aimer les films de Mallick. A regarder un dimanche matin de printemps.
Une belle histoire, bien filmée, avec une image sublime. Mais le film est extrêmement mou, ennuyeux, on s'endort à coup sûr avant la fin. A voir pour les paysages uniquement.
Ce film est visuellement sublime, chaque plan est habité par une infinie poésie; le premier est d'un des plus beaux du cinéma. Ce lyrisme formel est en parfait accord avec une histoire d'une profonde mélancolie et très émouvante. Tous les acteurs sont formidables.
33 ans après "La ballade sauvage", Terence Malick signe un très joli quatrième film. Il parle d'une histoire d'amour légendaire et de la rencontre de deux peuples au coeur d'une terre sauvage (l'Amérique du début du XVIIème siècle). Cette oeuvre est un poème cinématographique d'une beauté envoûtante et d'une émotion subtile! Les plans sont sensationnels, ils vous transportent littéralement ailleurs tout au long de cette histoire romanesque! Après "Alexandre", Colin Farrell renoue avec le cinéma historique et on peut dire que ça lui va bien bien mieux que l'antiquité!! A noter que la première apparition de la jeune Q'orianka Kilcher est une réussite! A 15 ans seulement! Quelle présence et quel charisme! Evasion réussie!!
Passé le premier quart d'heure assez amusant, ça devient ennuyeux voire glauque par moments, sinistre.C'est son droit de faire un tel film mais à ce moment-là, ne pas l'appeler le nouveau monde car on attend quelque chose de plus joyeux.Oui, je sais... mais il est pas réussi ce film, on a pas envie de le revoir. Des sujets graves ont déjà été traités et bien mieux.
Les nouveau monde est décevant. Il compte trop sur le spectateur pour dissiper l’ennui que les nombreux plans de mère nature. Car même si ces plans décrivent une nature pure et romantique, ils ne peuvent à eux seuls porter un film où la principale histoire est dépourvue de vitalité et de passion. La narration historique ne fait pas exception et nous est servie avec la même fadeur. On remarque toutefois la rapidité avec laquelle les anglais fraîchement débarqués dans des terres qui ne sont pas les leurs, commençaient à se voir en maîtres des lieux agressés par des « indigènes sauvages ». Etonnante aussi est cette facilité avec laquelle Pocahontas s’est laissée assimilée. A croire que la longueur démesurée et l'absence d'un rythme traduisent une faible maîtrise que le réalisateur a de son approche.
Film exceptionnel ! Je ne connaissais pas Malick mais je veux désormais voir ses autres films ! Je n'ai JAMAIS, et très honnêtement, jamais vu de plans aussi beaux ! Pendant tout le film, et surtout durant la première partie avant le voyage en Angleterre, je me disais : "c'est impossible, le rythme va chuter, on ne peut pas réussir des plans d'anthologie à CHAQUE plan..." Et bien si, il tient ! D'une beauté visuelle inégalée, ce film est touché par la grâce. Les acteurs sont merveilleux, la musique sublime. Bravo Monsieur Malick, ce projet mûri depuis plus de 20 ans a été mené à bout et il en ressort un monument du 7ème art...
Des plans majestueux remplis de paysages éblouissants, un calme serein et doux, des acteurs talentueux et une histoire captivante, plongée dans un XIX siècle animé en Europe, Fantastique en Amérique...seul reproche: le côté un peu trop " eau de rose" du film avec une fin un peu décevante...sinon, Le nouveau monde est un véritable chef d'œuvre digne de " la ligne rouge".Bravo
Trés bon film. Ce n'est pas seulement une histoire d'amour, il y a aussi une notion historique, ce qui rend le film beaucoup plus interressant. L'interpretation des acteurs est plutôt bien. Au final, tout ça donne un résultat plutôt satisfaisant.
Rarement film n'aura été si esthétique. Les images sont d'une beauté éblouissante, elles sont un hymne à la vie et à la nature. Les scènes sont travaillées comme autant de lentes chorégraphies. Souvent on reste sans voix, par exemple au tout début, quand les bateaux anglais arrivent. C'est à la fois classique et inventif. Le ton est donné. Ce sera lent, comme un poème que l'on murmure en voulant en apprécier la quintessence de chaque mot. A aucun moment la fureur, la haine, la tristesse, pourtant montrés, ne viendront rompre la sérénité de ce film tout entier dédié au culte de la pureté de la vie et surtout, de l'amour. Alors, beaucoup seront déstabilisés par cette vision éthérée d'une histoire qui aurait pu être la source d'un film fait de fureur et de sang, comme nous en sommes continuellement abreuvés. 'Le nouveau monde', comme toutes les œuvres très personnelles, n'est pas à la porté de tous les spectateurs. Mais que cela fait du bien de penser que l'on peut encore faire des oeuvres comme celles-ci.