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Un visiteur
1,0
Publiée le 24 septembre 2007
Gus Van Sant m'a habitué à de meilleures surprises... Last Days est la mort programmée d'un fantôme qui erre sans but précis dans une maison abandonnée. Le côté biopic (qu'il le veuille ou non l'allusion semble innévitable) est sans intérêts. Reste la beauté de certains plans malheureusement ces derniers deviennent lents et longs et donc lassants. Franchement déçue !
Gus Van Sant n'est pas aimé par tous. En effet, depuis quelques temps, il se lance dans des films expérimentaux qui ne plaisent pas à tout le monde. Pour commencer, Gerry qui était énormément ennuyeux, qui ne révélait pas de performance technique, ni de message fort. Puis, il y a eu Elephant qui fut un grand film. La vision de la société américaine par Gus Van Sant. Puis, il y a Last Days, son petit dernier que l'on peut comparer à Gerry. En effet, on s'ennuie toujours autant, si ce n'est plus, et on ne trouve pas vraiment l'intérêt aussi bien esthétique que moral à observer pendant une heure et demi les protagonistes marcher et parler de choses qui ne facilitent pas toujours le spectateur à rester à l'écoute. Bref, vous l'avez compris, Last Days ne m'a pas convaincu. Inspiré du suicide de Kurt Cobain, leader de Nirvana, le film y révèle une être glacial, qui pourrait jouer dans un film de Michael Haneke. Michael Pitt n'a pas vraiment choisi le bon rôle, car il n'apporte pas grand chose à sa carrière. Bref, un film décevant qui, je l'espère, sera vite oublié.
Bouleversant, sombre, planant, beau... du cinéma. Gus Van Sant après Gerry et Elephant persiste et signe dans un cinéma organique de haute volée, faisant de lui, sans conteste, le réalisateur américain des années 2000.
Tout juste auréolé de la Palme d'or au festival de Cannes pour « Elephant », Gus Van Sant revient en 2005 avec un long-métrage dans lequel il imagine les derniers jours de la vie de Kurt Cobain, chanteur du groupe Nirvana. Il filme la détresse et l’isolement mental de la star. C’est à la fois immersif et également terriblement ennuyeux. Il ne se passe rien et la personnalité troublée de l’artiste demeure insondable. Par ailleurs, le parti pris du réalisateur d’alterner les scènes afin de donner une double lecture des situations reste peu convaincante. Bref, une œuvre marquée par une atmosphère glaçante mais ne présentant finalement aucun enjeu.
Encore un magnifique film de G.V.S. qui sait mieux que quiconque décrire une histoire sans imposer de jugement ou de conclusion mais uniquement des faits pour laisser le libre arbitre de chacun décidé de sa propre analyse du thème abordé. Michael Pitt est la révélation du film.
Le dernier film en date de Gus Van Sant, qui nest ni plus ni moins, et haut la main, que le plus grand cinéaste actuel, a beaucoup fait parler de lui à cause de son sujet : les derniers jours de la rock star Kurt Cobain, leader de Nirvana. En le voyant, on comprend vite quil ne sagira pas dun énième biopic à laméricaine, mais dun film abstrait, dernier volet de la trilogie expérimentale de Gus Van Sant, entamée avec Gerry (lun des plus beaux de ces vingt dernières années) et poursuivie avec le palmé Elephant. Avec Last Days, létau se resserre davantage. « Gerry » montrait des personnages marchant dans un espace indéfini et ouvert, Elephant des personnages marchant dans un espace clos, Last Days des personnages ne marchant même plus dans un espace clos. Avec à chaque fois, la mort au bout, comme ultime sursaut, comme preuve unique du fait dêtre en vie. Last Days est un très beau film. Conceptuel en diable. Un peu moins jouissif que ses deux jumeaux. Mais il nen imprimera pas moins votre rétine dimages persistantes.
Dans "Last Days", Gus Van Sant fait communiquer ses ingrédients ; naturalisation, mise en avant des sens au profit d'un caractère psychologique chez le personnage, errance communicatrice de la perte. Le film tient sur une approche purement basique, comme l'eau d'une source, d'un homme qui se dérobe avant de moisir. Cet homme, comme pour signifier expressivement qu'il pourrait être nous-même, cet homme lâché dans une Nature en communion, c'est Kurt Cobain. Une façon aussi de dire de la part du réalisateur américain que le mythe n'existe que par la représentation instinctive que l'on se fait de lui. En réalité, cette ballade morbide dans les antres de la Terre est le chemin qui existe entre lui et nous, entre nous tous. Un chemin universel qui se traduit ici par l'abandon et la fatigue de vivre. Sans pour autant s'attarder dans une complaisance de bas étage qui constituerait l'approche simpliste du personnage (pour lequel il nous faudrait pleurer) et dont le but serait de le rendre plus beau qu'il ne l'est déjà, Gus Van Sant, étrangement, le métamorphose de nos visions en un ermite paumé, malade, fou. La face sombre qu'il montre de lui n'est même pas le reflet direct d'une addiction à la drogue, mais simplement la transposition d'un mal enfoui au fond de nous tous. C'est parce qu'il n'est qu'une ombre fugace et lâche, un homme constitué d'une tête et d'un corps, qu'il prend vie comme personne d'autre au cinéma. C'est parce qu'il est plongé dans une forêt, où transpercent du ciel les branches d'un arbre et la fraîcheur de l'eau, qu'il existe pleinement. Parce que l'homme dans sa plus simple beauté est confronté au monde dans sa plus simple beauté. L'association de deux éléments clés dénués de tout ajout hors-nature les rendent d'une beauté finalement peu complexe, mais juste véritable. Tout alors, devient perlé, limpide, direct, gai ou sombre. La baignade à côté d'une cascade ou la découverte d'une maison sans vie deviennent alors des fragments de vie mythologiques dur
Les derniers jours d’un déchet humain, défoncé en permanence, marmonnant, titubant, fuyant chaque élément nouveau. Une loque à l’intérêt relatif, si le grand Kurt ne s’en était mêlé. Et voilà la bouée pour Van Sant, le looser devient magnifique, le décor prend du relief, l’équipe marketing a bien travaillé. Hélas il faut aussi compter sur la patte du réalisateur : des plans fixes interminables, riches en symbolique lourdaude, parsemés de trouvailles farfelues, tel cet étrange clip des Boys II Men qui habille trois-quatre longues minutes en milieu de film. Last days, c’est lent, très lent, excessivement maniéré, on pourrait croire calibré pour Cannes. Le générique de fin, en français dans le texte, serait-il un indice ? Une œuvre à prendre pour ce qu’elle est, un exercice de style, conceptuel, visuellement magnifique, mais quand même gentiment creux.
Excellent film esthétiquement et cinématographiquement parlant. Il ne faut surtout pas regarder ce film en se disant que c'est Kurt Cobain car Blake n'est pas Kurt Cobain. Le film peut parraître ennuyant à cause de sa longueur et de son manque d'action mais Gus Van Sant laisse place à de très jolis plans qui donnent l'impréssion de se ballader dans une gallerie d'art, de photo ou de peinture. De même, on peut apprécier une fois de plus le multi-angle, multi-point de vue, petite signature de Van Sant qu'il a ignaugurée dans Elephant.
Film intriguant et très honnête pour illustrer la triste fin vie d'un kurt rongé par la drogue. Sans entrer dans le mélodrame ce film rend un témoignage réaliste d'un destin brisé.
Film d'un ennui assez exceptionnel ! Il ne se passe strictement rien à part de jeunes branleurs fan de pétards qui déambule dans une barraque... Bref, soporifique... Apparement inspiré de Kurt Cobain... Eh bien, je ne trouve pas fortement intéressant l'état d'esprit du mouvement grunge... beaucoup trop mou...
Gus Van Sant met en image les derniers jours d'un "Kurt Cobain". C'est dans un style contemplatif lent et beau, c'est pas toujours prenant. Plusieurs scènes sortent du lot le plan-séquences avec une musique grunge vraiment distordu ou bien celle avec le représentant.
Inspiré des derniers jours de la vie de Kurt Cobain, leader du groupe Nirvana, avant son suicide, Last days est un film hypnotique sur le naufrage physique et psychologique d'un homme rongé de l'intérieur. Une œuvre d'atmosphère étrange, envoûtante et tragique, qui réserve aussi des passages plus drôles. Magnétique.