Des hommes et des dieux
Note moyenne
3,4
7062 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

1 306 critiques spectateurs

5
265 critiques
4
347 critiques
3
241 critiques
2
192 critiques
1
131 critiques
0
130 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Maryane75
Maryane75

21 abonnés 466 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 avril 2018
C'est un bel hommage au courage et à la dévotion de ces moines martyrs des islamistes algériens.
Ils ont été assassinés en 1996 et ce n'est pas si loin !!
Très belle interprétation.
Titoh H
Titoh H

13 abonnés 24 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 février 2012
Xavier Beauvois nous livre une œuvre profonde à travers un message touchant et universel. Le problème est que dans un souci du détail, rien n'échappe aux spectateurs qui assistent aux scènes dans un silence assourdissant et subissent l'extrême lenteur des événements. Toute l'émotion dégagée par une excellente distribution s'étouffe dans cet excès de contemplation.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 11 octobre 2010
trop trop trop long...des plans qui n'en finisseent pas....on s'endort....Le sujet du film est passionnant mais il se noit dans la longueur et la lenteur du scénario, domage
selenie

7 465 abonnés 6 699 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 septembre 2010
Tout un pataquès pour ça ?! Rien que pour tout ce tintamare j'avais envie de mettre une bulle... Mais soyons honnête c'est un très beau film. Le film se veut très fidèle aux faits, c'est le premier problème : Lambert Wilson semble le plus jeune de la communauté alors que dans les faits son personnage avait 59 ans, 3 autres moines étaient plus jeunes. Entre l'assassinat des croates et la première visite au monastère il ne se passe que 10 jours c'était en 1993, l'enlèvement effectif et les meurtres se déroulent en 1996 ; le film ne fait jamais attention aux paramètre de temps. Ensuite le quotidien et les quelques moments à l'extérieur du monastère sentent trop l'hommage avec des discours beaucoup trop téléphonés, trop démagogues... C'est d'ailleurs le soucis du film en entier le manque cruel de naturel, tout est trop écrit. Cependant malgré un début laborieux on prend petit à petit intérêt à suivre le cheminement qui va mener au drame. La scène du dernier repas vaut à elle seule les deux étoiles. Sans aucun doute pas le chef d'oeuvre annoncé, peut-être trop "chrétien" pour beaucoup mais quelques belles scènes et l'honnêteté du projet prend le dessus.
Eselce

1 626 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 février 2015
On suit la vie calme et paisible de 8 moines qui vont être confrontés au danger terroriste et vont devoir choisir de rester et être martyr ou de partir, mais pour quoi ? La vie monastique, sa communauté, ses partages, ses doutes, ses questionnements, ses réflexions sur la vie, ses craintes. Sans les nombreuses prières des moines, leurs chants et la profondeur de certaines scènes, le film n'aurait pas été crédible. Il en impose également une profonde et touchante réflexion dans sa lenteur volontaire. La scène de l'hélicoptère est sublime.
Roub E.

1 316 abonnés 5 404 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 janvier 2022
Je craignais un film mou et prosélyte il faut lui reconnaître que ce n’est pas du tout le cas. Malgré le rythme lent je ne me suis jamais ennuyé et j’ai trouvé très intéressante la manière dont est décrite la vie de ces hommes très pieux mais qui voit leur engagement plus comme un don envers leurs prochains. A cet engagement et aussi lié du coup une forme de courage qui ne les fait pas renoncer à leur « mission » alors que le danger se fait de plus en plus pressant. La direction d’acteur et remarquable, tous jouent de manière très intériorisée et les non dits en raconte au final plus que les dialogues. Mais s’il ne m’a pas ennuyé il ne m’a pas passionné non plus, peut être parce qu’il est trop froid ou plus simplement que je suis hermétique à ce genre d’histoire.
Charlotte28
Charlotte28

207 abonnés 2 916 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 octobre 2016
La scène magistrale du repas au son de Tchaïkovski symbolise parfaitement l'ensemble du long-métrage: jeu subtil des acteurs (Lonsdale et Wilson toujours aussi justes), mise en scène sobre voire contemplative pour illustrer le mode de vie des moines, pudeur des sentiments et réflexion sur la place particulière de ces hommes qui doutent malgré leur foi. Un très beau film qui évite les écueils de ce type de sujets polémiques et conclut avec pertinence son récit (n'oublions pas que les résultats de l'enquête restent incertains).
Napoléon
Napoléon

183 abonnés 1 630 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 mars 2021
Une oeuvre réalisée plus sous une forme de documentaire que d'un film. Le rythme est absent mais retranscrit bien la vie paisible qu'avait choisi de mener les moines. Un film hommage qui fait le travail doublé d'acteurs convaincants.
John Henry
John Henry

127 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2010
Dans un rythme posé, un décor épuré, la peur s'installe, les questions les plus fondamentales se posent, de façon subtile et juste, tout est posé pour éclater dans un final sobre.. Une explosion sourde et silencieuse élcate au fond du ventre
gabdias
gabdias

122 abonnés 2 026 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juillet 2015
S'appuyant sur l'histoire vraie du massacre des moines de Tibherine en Algérie en 1996, Xavier Beauvois réussit un coup de maître en parlant de religion, d'humanisme sans tomber dans le larmoyant et le pénible. Au contraire, une mise en scène et une interprétation sobre et efficace, récompensée par le césar du meilleur film et le Grand Prix à Cannes.
floramon
floramon

120 abonnés 1 522 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 décembre 2018
film exceptionnelle , on voit la bavure qu'on subit ces hommes , le film est extrêmement bien expliqué on comprend bien toutes les conséquences et on arrive à se mettre à la place des protagonistes, film impérativement fort !
Sebi Spilbeurg
Sebi Spilbeurg

95 abonnés 1 005 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juin 2013
Xavier Beauvois, acteur français que l’on retrouve dans divers projets (aussi bien dans Arsène Lupin que dans Disco) s’était démarqué en 2005 avec son 4ème long-métrage, Le Petit Lieutenant. Une plongée dans le milieu de la police judiciaire parisienne (fiction au style documentaire), qui permit à Nathalie Baye d’obtenir son 2nd César de la meilleure actrice (après La Balance en 1983). Cinq après ce succès (n’oublions pas quatre autres nominations aux Césars), Beauvois revient sur la sellette avec Des Hommes et des Dieux, et se retrouve avec le Grand Prix du Jury au festival de Cannes 2010 et trois Césars (dont meilleur film et meilleure photographie).

Il faut dire aussi que le réalisateur s’intéresse ici à un événement tragique. Celui des moines de Tibhirine (Algérie) qui furent sauvagement assassinés (seules leurs têtes ont été retrouvées) durant la guerre civile algérienne. Je vous rassure, je ne spoile rien, l’exécution des moines n’étant pas montré à l’écran (étant donné que leur assassinat reste un mystère quand à leur véritable responsable, bien que tout porte à croire qu’il s’agit du Groupe islamique armé). Non, ce qui intéresse réellement ici Xavier Beauvois, c’est la vie de ces moines. Leurs journées, leurs prières, leur aide qu’ils apportent à la population locale, leur travail de la terre… Tout est raconté de leur quotidien pour coller au plus près de la réalité. Faisant ainsi ressurgir du scénario tout ce qui fait la puissance du récit. À savoir la tolérance (bien que catholiques, les moines se fichent de la religion, aidant du mieux qu’ils le peuvent toute personne ayant besoin de leur soutien) et le respect (les moines vont chez l’habitant prendre le thé ; les villageois aiment ces derniers…). Des atouts tout bonnement humains qui prendront de l’ampleur dès que la menace terroriste commencera à pointer le bout de son nez. À partir de là, le film ne sera que question d’amitié (qui lie les moines, qui décident de se soutenir malgré la peur qui règne), de réflexion (les moines cherchant à se mettre d’accord sur « partir pour sauver nos vies » ou « rester pour aider les villageois comme nous l’avons toujours fait ») et même de famille (certains se demandant que deviendra leur vie s’ils rentrent et retrouvent leur famille, à supposer que quelqu’un les attende au pays). Bref, Des Hommes et des Dieux ne veut pas être un film violent (bien que l’intervention des terroristes sur un chantier n’est pas un moment gai). Mais plutôt une œuvre intimiste, qui préfère coller au plus près des personnages pour que le spectateur se sente proche d’eux (niveau sentiments). Et de ce point de vue, le film réussit pleinement son but !

Mais pour permettre cela, il fallait que Des Hommes et des Dieux se montre réaliste de bout en bout (et pas que du côté du scénario). Car il est beau de filmer le quotidien de personnages, faut-il encore que l’ambiance sorte le film de son statut de… film justement ! Fort heureusement, la mise en scène fait tout pour que Des Hommes et des Dieux se rapproche plus du documentaire que de la fiction. Et pour cela, Beauvois peut compter sur la magnifique photographie de Caroline Champetier, qui nous dresse une atmosphère digne d’un monastère, isolant nos moines aux possibles quand ceux-ci ne sont pas dehors. Un monastère où les dialogues se font presque sous le ton du murmure, où le silence règne. D’ailleurs, le film ne possède quasiment pas d’envolée symphonique (à part sur la fin), la bande-originale étant principalement des chants liturgiques des moines (chantées par les acteurs eux-mêmes) et d’une musique que l’on entend par le biais d’une radio (le ballet du Lac des Cygnes). Une mise en scène donc épurée qui ne bénéficie d’aucun artifice (effets spéciaux, effets de montages, bande son tonitruante…) qui aurait sans aucun doute gâché le résultat que nous avons-là. Il faut tout de même admettre que cette ambiance hautement réaliste et posée peut rendre le film un chouïa longuet, ne se passant grand-chose à part justement le quotidien des protagonistes (leurs faits et gestes, leurs conversations…). Certaines pourront donc rebuter sur ce détail.

Et puis, n’oublions pas les acteurs ! Neufs comédiens qui se sont préparés pour leur rôle en séjournant dans une abbaye, se pliant aux règles et modes de vie des moines. Allant jusqu’à eux-mêmes chanter lors des prières. Un casting d’une égalité sans pareille, chaque acteur n’étant pas dépassé par un autre à l’écran. Ainsi, Lambert Wilson a beau être le premier sur la liste de la distribution, il ne cherche pas à surpasser Jacques Herlin ou bien encore Philippe Laudenbach. Chaque acteur a donc le privilège de d’avoir sa « place » à l’écran. Et également le prestige d’être tous talentueux ! Un fait notamment mérité par Michael Lonsdale, l’heureux gagnant du César du meilleur second rôle masculin.

Ce qui peut vraiment perturber avec Des Hommes et des Dieux, c’est son rythme trop posé pour certains. Son atmosphère silencieuse. Son réalisme pointilleux qui peut provoquer l’ennui. Il est vrai que des longueurs se font sentir durant le film. Mais cela n’enlève en rien la puissance du récit et du jeu d’acteurs de chaque comédien présent pour ce film. Xavier Beauvois confirme du coup son talent de réalisateur, faisant ainsi attendre son prochain projet.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 septembre 2010
Comment réaliser un grand film d'une émotion submergeant le cinéphile sans l'aide du moindre pathos larmoyant même si on pourra gloser éternellement sur la scène du repas nimbée par la musique de Tchaikosky ? Xavier Beauvois, déjà auteur de films très réussis, parvient pourtant à un quasi chef d'oeuvre. La clef tient tout d'abord à une formidable direction d'acteurs, très soudés et très engagés dans leur propre rôle, ce qui fait d'eux d'immenses professionnels. Tous dans leurs registres personnels sont excellents, justes et questionnant leur moralité. Saluons en tout premier lieu Michael Lonsdale et Lambert Wilson dans un de leurs meilleurs rôles de même que le jeune Rabourdin. Beauvois a su les engager à s'immerger dans le cadre de vie austère des moines. De plus, les acteurs ressemblent à leurs personnages. Le film fait aussi jouer des gens du cru et leur donne des rôles forts et très réalistes renvoyant à La graine et le mulet. Des hommes et des dieux est aussi un film de metteur en scène où la photographie est belle (voir les scènes en pleine nature telle la conclusion où les moines disparaissent dans la neige) ou celle où les hommes font corps, tels des anges lors du terrible passage des hélicoptères. L'improvisation est aussi réussie lors de la panne de la voiture. Emotion, sensiblilité, volonté de reconstitution historique (brillantes scènes de la vie quotidienne) sans académisme, telles étaient les ambitions très maîtrisées de Xavier Beauvois. Bien que baignant dans un climat religieux (beaux récitatifs de prières) le film n'est absolument pas métaphysique, Carl Théodor Dreyer aurait fait un film très différent de même que Bresson (pourtant plus proche). La seule vraie scène mystique est celle de l'affrontement entre Lambert Wilson et les premiers intégristes qui est réglée par la foi, justement. Le thème du film est la liberté d'action, le libre arbitre. Les moines sont des hommes avec leur doute, leur peur (voir le vieux qui se réfugie sous son lit). Le meilleur film de Beauvois et de 2010. Une palme d'or n'aurait pas été volée.
Misoramengasuki
Misoramengasuki

79 abonnés 399 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2010
Une grande réussite, qui mérite autant son prix à Cannes que le succès public obtenu par la suite. Il se dégage de ce film une sorte d’évidence : on ne songe jamais à contester les choix du réalisateur. Mise en scène sobre, acteurs incontestables et impeccablement dirigés... Rien à dire. Seules deux scènes dérogent à ce parti pris de sobriété : celle où le vrombissement de l’hélicoptère de l’armée s’oppose au chant de la communauté des moines, et celle du dernier repas accompagné par le thème du "Lac des cygnes" de Tchaikovsky. La première me semble remarquable, brillante explosion de tension en même temps que formidable symbole visuel de la lutte de ces frères. La seconde me semble un peu "too much", un peu trop carte postale. C’est un détail, bien sûr. Remarquons surtout que ce film n’est pas fondamentalement un film religieux, ni sur la religion. Les quelques tirades purement religieuses qu’il contient ne sont pas essentielles. C’est un film sur l’engagement, qui pose la question : que faire quand il y a un prix à payer pour rester fidèle aux valeurs auxquelles nous croyons, quand ça devient dangereux ? Faut-il écouter la voix de la prudence et renoncer ? Faut-il tenir bon, et jusqu’où ? Si l’histoire de ces moines frappe autant les esprits (et continuera à le faire à l’avenir, car ce film restera dans les mémoires et dans les cinémathèques), c’est parce qu’elle revient à cette question simple et redoutable, qui fait écho en chacun d’entre nous, quelles que soient ses convictions religieuses, morales ou politiques. Merci à Xavier Beauvois et à son scénariste Etienne Comar d’avoir si bien rendu justice à cette histoire et aux hommes qui en ont été les héros au printemps 1996 dans les montagnes de l’Atlas algérien.
donniedarko1
donniedarko1

72 abonnés 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 novembre 2010
Très beau film très efficace, une beauté des hommes, au naturel, qui sont des Dieux, un courage infini qui nous pousse au questionnement, bref un film d'une intelligence rare. Chapeau à Monsieur Michael Lonsdale, grand acteur...
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse