Tropical Malady
Note moyenne
3,4
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55 critiques spectateurs

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Remi S.
Remi S.

20 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mai 2020
Il y a cette passion amoureuse et aveuglante de bonheur, suivie de la perte dévastatrice menant à une quête infinie. Il y a la ville, ses lumières et son euphorie, et il y a la jungle accompagnée de son mystère et de son ambiance mystique. Sur ces conceptions différentes qui subitement s'assemblent, *Tropical Malady* en serait le diptyque croisant les forces et les mondes, et offrant ainsi à son spectateur un voyage poétique et sans retour où même une fois l'écran éteint, les bruits singuliers de cette masse végétale continueront à raisonner dans les oreilles du spectateur abasourdis. Le cinéma d'Apichatpong Weerasethakul se perçoit comme un voyage initiatique regroupant des odyssées aux échos similaires qui rendent la jungle vivante et envoûtante. Des chemins où réalité et spiritualité se confondent, et où le passé et le présent ne font plus qu'un. De ce labyrinthe sauvage et inclassable de beauté, il ne reste uniquement que l'homme et ses sentiments. Les mots, les regards et une certaine forme de passion résistent dans ce tourbillon spirituel et rentrent ainsi dans l'universalité la plus vaste et la plus somptueuse. *Tropical Malady*, c'est cette jeune histoire d'amour entre Keng et Tong. Keng est un jeune soldat, tandis que Tong, analphabète et vivant à la campagne, survit de petit boulot à l’intérieur d'une zone urbaine urbaine vivante, mais peut-être malade. Alors que le couple apprend de plus en plus à s'aimer et laissant ainsi timidité et pudeur de coté, Tong disparaît soudainement dans la jungle massive et discrètement mouvementée. Keng décide alors de partir à sa recherche, entrant ainsi au cœur de cet autre monde où la nature et les humains se morfondent et où les esprits déambulent dans une harmonie et un mystère vertigineux.

Deux histoires, deux chapitres à travers lesquels résonne le son mystique de la Thaïlande dans son état naturellement sauvage et attirant. S’additionnent-t'ils ou sont t'ils indépendants ? Dans les deux cas, ces êtres s'attirent et se repoussent, se comprennent et se questionnent, pour enfin finir sur un moment de passion intime tel une conclusion du désir simple découlant vers l'amour, le vrai. Difficile d’appréhender cette oeuvre d'Apichatpong Weerasethakul tant sa masse scénaristique et à l'image du milieu dans lequel évolue Tong et Keng : la jungle indiscernable et labyrinthique, mais profondément belle. *Tropical Malady* réfléchi sur un pays et une culture. Il porte sur son dos luxuriant un regard étonné et peut-être pessimiste sur la figure du soldat, tel un juge amateur de qui doit mourir ou non. Un homme répondant aux ordres d'une idéologies douteuses et laissant la partie élégante de son âme sombrer au profit de la bêtise. *Tropical Malady* le confronte ainsi aux vieilles histoires surnaturelles, le menant ainsi vers un reconditionnement de son existence. Apichatpong Weerasethakul se permet aussi d'ouvrir les fenêtres du long-métrage pour contempler ces œuvres à venir en évoquant ainsi, le long d'une discussion entre Kong et Teng, l'histoire mystérieuse d'un oncle qui aurait connaissance à travers ces mémoires de ces vies antérieurs. *Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures*, qui sortira 6 ans après, commence à prendre forme. **Le cinéma d'Apichatpong Weerasethakul s'articulent comme un grand arbre se faisant échos grâce aux nombreuses branches, à l'intérieur des récits comme entre les récits eux-mêmes. Son cinéma ouvre les pensées vers un ailleurs inconnu, peut-être inquiétant, mais qui se suit avec passion et curiosité. La jungle est peut-être le seul endroit au monde où réside encore une part d'imagination et de spiritualité. Un endroit vaste, qui de sa grandeur permet de difformer le temps et les raisons. Un endroit que l'homme ne peut conquérir, laissant ainsi la place aux bêtes sauvages et aux légendes fantaisistes, qui à eux-seuls renferment la beauté et la réponse à la vie.**
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 octobre 2021
L'histoire du tigre qui mange la chair le sang et les souvenirs de l'homme quelle parabole stupide. Mais même la qualité des scènes que l'on voit laisse à désirer. Le soldat demande la permission de poser sa tête sur les genoux du garçon de la campagne et il y a une démonstration d'affection avec un long baiser reniflé sur la main du garçon suivi d'un baiser léché du garçon sur la main du soldat suivi d'un moment incongru avec le garçon qui s'en va dans l'obscurité et le soldat qui conduit une mobylette dans la rue avec un sourire sur le visage. Je suis étonné par le scénariste et réalisateur qui est allé trop loin ou pas assez avec son film. Il n'est pas intelligent de voir un film de qualité inférieure présenté au public comme un film d'art intelligent. Les scènes dans la forêt étaient une opportunité pour des moments effrayants mais c'est raté aussi. Il ne s'est rien passé dans cette histoire et le tous n'avait aucun sens. C'est peut-être le monteur qui est à blâmer je n'en sais fichtre rien...
Hugo C.
Hugo C.

9 abonnés 92 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mai 2020
Quel film! J'avoue écrire cette critique à chaud et un peu perdu mais pas déçu par ce film thaïlandais de Apichatpong Weerasethakul. Entre rêve et réalité, histoire banale et légende, le réalisateur nous perd dans cette histoire d'amour entre-deux hommes. Il y a plusieurs points de vue, puisque chacun s'en fait sa propre interprétation.

La première partie nous plonge dans la Thaïlande profonde, miséreuse parfois, religieuse et kitch d'autres fois. Vient ensuite une histoire d'amour entre un jeune homme et un militaire, filmée de scènes banales et amoureuses, sans vraiment de fil conducteur, nous laissant observer un amour changeant au cours de petites péripéties du monde ( chien qui meurt, mere qui trouve le mot d'amour ...). Weerasethakul nous décrit en même temps la société Thaïlandaise: Tong et sa famille sont analphabètes, les militaires se photographient devant un mort ... attendez un mort ? Vient la deuxième partie plus floue.

Cette deuxième partie est la partie qui fera de Tropical Malady un film 'd'amour' pas comme les autres. Le militaire est en effet à la recherche d'une bête et s'aventure dans la jungle, chaude et moite. Dedans il y retrouvera l'homme nu du début du film, qui est en réalité son petit ami. Cette rencontre débouche sur une sensualité (scene de combat dans les fourrés) et une recherche non pas d'une bête mais de son amour, sauvage avec le Tigre face à lui et les liens avec la légende (dont ma culture ne me permet pas de comprendre). Le climat est étouffant, lent, on se sent mal comme dans un rêve- le militaire rêve il vraiment dans l'arbre ?- interminable, qui fait de cette deuxième partie la face de réflexion sur l'amour entre ces deux hommes, paraissant simple au début.

Malgré de beaux plans, des acteurs nous perdant dans la jungle amoureuse du film le scénario reste assez simpliste et la fin qui laisse à penser par soi-même déçoit quand même. J'ai par contre trouvé les lieux magnifiques mêlant onirisme et réalité.
meeek
meeek

10 abonnés 87 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Tropical Malady renvoit au Predator de McTiernan, au cinéma d'Antonioni, à l'humide sensualité des jungles du sud-est asiatique ainsi qu'à l'oeuvre singulière de son auteur de cinéaste. Le film, un diptyque, emmène le spectateur là où le cinéma peine à s'aventurer (le mythe, le conte, le subconscient). De ce chef d'oeuvre, on en ressort ébahi.
FAUX
FAUX

9 abonnés 236 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2011
A revoir... mais vrai beau souvenir 77%
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
J'aurais bien mis une étoile mais c'est tellement encensé par la critique que je préfère carrément le plomber.
De toute façon ce film est absolument nullissime. C'est un film d'étude immature et prépubère. Le réalisateur est absolument esclave de son medium, incapable de le dominer. C'est tarte à la crème, consensuel, et ça plaît parce que les films thai, c'est rare.
Quand on voit le mal que se donnent d'autres réalisateurs... on est d'autant plus agacé de voir porter aux nues un navet mal monté, mal joué, mal filmé, mal scénarisé et mal dirigé...
Bref, vous comprendrez que pour moi l'exotisme de son origine est à peu près sa seule valeur.
Aymeric Defosse
Aymeric Defosse

12 abonnés 138 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 septembre 2015
Objet expérimental, spirituel et mystique, (…) le quatrième long-métrage du prodige thaïlandais au nom imprononçable : Apichatpong Weerasethakul est ce que l'on peut appeler d'ores et déjà une œuvre indispensable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 octobre 2007
Un magnifique film, gracieux, inspiré. Un conte d'amour et de peur d'aimer - monstres imaginaires gardant nos sentiments secrets. C'est beau, c'est léger, on croit vraiment être au coeur de la forêt. On en ressort amoureux.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 mai 2014
Ce qui est fascinant dans "Tropical malady", c'est que le film est composé de deux parties qui, vues séparément, ne seraient peut-être pas très passionnantes, mais qui, assemblées l'une à l'autre, ouvrent de riches possibilités d'interprétations : parabole sur la cruauté humaine ? version orientale des mythes de vampires ? ou peut-être, tout simplement, une histoire d'amour entre deux hommes.
manu_le_malinho
manu_le_malinho

6 abonnés 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 août 2010
Un début intéressant puis un voyage au bout de l'ennui....
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un film sidérant à tout point de vue. Le film est divisé en 2 parties et fait clairement pensé à Mulholland drive dans sa construction.

Mais l'ambience générale et l'histoire sont d'une originalité totale. une mise en scène d'une beauté époustouflante.

Très nettement à mon sens le meilleur film de 2004 pour l'instant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 avril 2011
L’importante spiritualité dont fait preuve Tropical Malady en fait un film au caractère expérimental évident : c’est un jeu de dissimulation permanent qui emmène son spectateur dans des profondeurs poétiques, mystiques et décapantes.
La critique complète sur: www.cinemarium.fr
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 décembre 2012
Un film sur l'amour entre deux hommes, en deux grandes parties. La première est une romance lors de laquelle on observe les personnages s'amouracher, filmé de façon pudique, dans différents décors de la Thaïlande. La deuxième partie vient en contre champ à la première. Le film se focalise alors sur l'un des deux personnages, et l'on nous montre sa transformation, dans une atmosphère très mystique, posé et sauvage à la fois.
TwinPeaks2003
TwinPeaks2003

6 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2025
Un des films les plus étranges, mystérieux, fous, un film de Joe, en toute logique, vous me direz.

La première partie reste compréhensible sur cette relation entre deux jeunes hommes. Une histoire profonde sur le désir que chacun éprouve tout en ajoutant cette dose de mystère. Le passage de la grotte est intéressant comme révélateur d’un amour qui ne peut être passager entre eux. L’amour profond est impossible pour ses deux-là car il y en a un qui doit repartir à l’armée se battre contre quelque chose mais quoi donc ?
Pourtant les deux s’appréciaient mais cette distance, cette séparation (forcée) les empêche d’éprouver des sentiments plus forts l'un envers l'autre.

La deuxième partie est encore plus fascinante. Je vous mentirais si je vous dis que j’ai compris quelque chose. Il y a cette aventure dans cette jungle. Une épopée au plus profond de celle-ci. C’est l’Homme qui est à la chasse avec sa propre connaissance de soi.
Déjà que la photographie du film est fantastique, le gros point fort de cette partie c’est l’univers sonore. Vous pouvez fermer les yeux et vous laissez transporter dans cette nature sauvage (bon ouvrez les yeux c’est quand même plus pratique). C’est presque un p*rno pour les oreilles (bon j’exagère un peu certes).

Décidément Mr Weerasethakul a un cinéma très particulier qui dépayse fortement, qui repose. Chacun de ses films est une expérience à vivre, à voir et à écouter avec calme et patience.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
1) Magnifiquement filmé et photographié.
2) Lancinant et onirique.
3) Tout bonnement passionnant.
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