Pour sa première réalisation, le jeune cinéaste Vincent Grashaw (30 ans) nous propose un sujet qui lui tient à cœur puisqu'il en a lui-même écrit l'histoire dans son enfance. Ainsi, à l'âge de 15 ans, un de ses amis est envoyé pour plusieurs années dans un « centre de détention pour jeunes délinquants ». Lorsqu'il en sort enfin, il a tellement changé que le jeune Grashaw, choqué, rédige le scénario de « Coldwater ». Malheureusement, il faudra encore attendre bien des années avant qu'un producteur accepte de mettre la main à la poche et que le tournage puisse finalement débuter. Malgré cet « accouchement » difficile, le film rencontre un beau succès d'estime aux USA, notamment grâce à la bonne prestation de son acteur principal, P.J Boudousqué. Côté technique, la réalisation de Vincent Grashaw manque parfois de maturité et souffre d'un flagrant manque de rythme. Quelques lourdeurs et clichés agaçants, typiquement américains, empêchent de s'immerger totalement dans l'histoire qui ne manque heureusement pas de réalisme. Au final, cette première œuvre militante parvient à remplir son rôle d'alerte tout en restant suffisamment divertissante pour convaincre. Elle ne restera toutefois pas très longtemps dans les mémoires de cinéphiles, tant les œuvres sur l'univers carcéral sont nombreuses et de qualité.
De manière générale, le film de prison a toujours été une expérience sensorielle éprouvante pour le spectateur et le cinéma en a fait un genre très rapidement. De L’Evadé d’Alcatraz de Don Siegel à Midnight Express d’Alan Parker en passant par la série Oz de Tom Fontana, il y a un véritable intérêt des producteurs pour ces films huis-clos qui permettent de mettre en avant une hiérarchie interne qui se révèle souvent être une métaphore des faiblesses de la société en général. C’est aussi et souvent l’occasion de dénoncer les conditions d’enfermement qui n’aident en rien en les prisonniers à se réinsérer dans la société. En 2011, trois films sont sortis sur ce thème carcéral et pour la plupart récompensés et bien appréciés par la critique : Cellule 211 de Daniel Monzon, Un Prophète de Jacques Audiard et Dog Pound de Kim Chapiron. Au sein-même de la thématique film de prison, on retrouve le sous-genre film carcéral pour mineurs qui a marqué les esprits avec des films comme Scum d’Alan Clarke ou Dog Pound de Kim Chapiron (son remake inavoué). Réalisé par Vincent Grashaw, dont c’est le premier long-métrage mais qui a auparavant produit et joué un rôle dans Bellflower d’Evan Glodell, Coldwater est un film qui traite des centres de rééducations de la même manière que le film carcéral classique. Vincent Grashaw avait toutes les cartes en main pour réaliser un film choc aux thématiques difficiles, faisant preuve d’une vraie volonté à dénoncer les conditions d’enfermement pour mineurs aux Etats-Unis. La déception est d’autant plus grande que le réalisateur ait préféré réaliser un long métrage qui développe tous les clichés et poncifs du genre, et ne fait que se complaire dans du pathos sans cesse rabâché par le biais de flashbacks incessants.
Film qui n'apporte rien de nouveau sur le genre, de mauvais garçons remis à une institution para militaire, pas réelle recherche psy, simplement une suite de brimades plus ou moins dures, avec une fin à l'américaine .
C'est un film avec un scénario originale, le thème abordé est nouveau et intéressant. Les acteurs sont dans l'ensemble bon, la musique est sympa, pourtant ce film donne l'impression d'un budget assez faible, en effet les décors sont souvent naturelles ( foret, rivière ... ) et il n'y a qu'un seul lieu de tournage, le camp. En conclusion, c'est un film réussi et originale.
Le film est plutot bien realisé, les acteur sont bon et naturel l'image est assez esthetique. Apres je trouve que sa tourne vite en rond. Puis la critique presse qui sort : "Le prequel de Drive" non mais faut pas deconné c'est pas pask l'acteur a le meme profile que Gosling en plus jeune que c'est un prequel de Beyond The pines, Only God Forgives, The big Short et tout le reste
Des jeunes subissent des violences corporelles et psychologiques dans un camp redressement pour mineurs. Certains tentent de s'échapper. L'histoire aurait été bien si elle n'était aussi remplie de clichés, évidemment. Pas de surprise, de l'antipathie pour les gardiens, beaucoup de châtiments vicieux, de mépris, propos injurieux de la part des gardiens qui sont loin d'être un exemple de discipline. Le montage est mauvais. Dans le même genre, en beaucoup mieux, il y a "Sleepers".
Un film avec une intrigue qui se tient bien, une ambiance bien construite, des acteurs très bons... Petit regret, les mécanismes psychiques des personnages restent assez simplistes car l'ambiance du film empêche toutes voix off ou confessions des personnages... Au final, le film ne délivre aucune clé de compréhension sur l'embrigadement ou sur le totalitarisme de ces personnages : ainsi le film apporte sa pierre à l'édifice en déplaçant un thème - vu et revu - à notre époque dans un contexte réel, mais sans pour autant approfondir la réflexion déjà forte depuis American History X par exemple...
Bon film, dur, dérangeant, vraiment poignant. Un drame humain qui prend aux tripes du début jusqu'à la fin. L'histoire est vraiment horrible, elle nous faire découvrir l'existence de tels centres aux USA et nous pousse à nous interroger sur la législation en vigueur dans ce pays.
Film intéressant grâce à plusieurs aspects. Son scénario, sa mise en scène assez efficace, son casting général avec mention pour le héros principal ainsi que dramaturge. C'est le genre de film méconnu qui mérite d'être vu.
Un film choc un peu à l'image de "Dog pound" ou "Les poings contre les murs" à la différence près qu'il se déroule dans un camp de redressement privé aux USA. Au rayon bonnes nouvelles, l'acteur principal, PJ Boudousqué, sosie de Ryan Gosling à tous les niveaux, survole totalement le film et l'éclabousse de son talent. Il est évident que sans lui, le film n'aurait pas le même impact car les autres acteurs ne sont pas vraiment à son niveau et on y aurait cru moins facilement. Au delà de ça, le thème à son importance car ces camps sont relativement méconnus et on est en droit de se poser des questions sur leur utilité et sur le recrutement de l'encadrement. En ce qui concerne le métrage, le réalisateur distille un certain suspens à l'aide notamment d'une bande son discrète et d'un climat assez oppressant. Le choc passé, il convient que c'est un bon film, utile qui plus est mais qui aurait mérité meilleur traitement dans l'ensemble. A voir évidemment.
"Coldwater" est un film au sujet original : les camps de redressement pour adolescents aux États-Unis. L'histoire est prenante, l'ambiance est lourde et malsaine et le casting est très bien trouvé. Bien que délinquants, on s'attache à ces jeunes, surtout au personnage principal joué par le charismatique P.J. Boudousqué (acteur à suivre). On reçoit en pleine face toute cette violence verbale et physique, l'horreur quotidienne que subisse les pensionnaires du camps.
Séance de rattrapage pour ce film sorti il y a tout juste un an et raté en salle. C'est le premier film en tant que réalisateur de Vincent Grashaw, producteur du très remarqué et déjà culte Bellflower (2012). Ce film a le mérite de nous faire découvrir un côté de la lutte contre la délinquance juvénile américaine que, personnellement, je ne connaissais pas. La mise en scène est classique, appliquée et solide. Tout comme le scénario. L'ensemble démarre doucement pour monter crescendo vers un final terrible et marquant. Tous les acteurs sont convaincants. A leur tête, le jeune P.J. Boudousqué (troublante ressemblance physique avec Ryan Gosling) très bien, et James C.Burns, excellent en directeur de centre sadique et inflexible. On pense parfois au Dog Pound de Kim Chapiron. Mais en moins percutant et moins choquant ici. Un film tout de même assez dérangeant devant lequel on passe un bon moment et où l'on ne s'ennuie pas. Avec un acteur et un réalisateur à suivre...
Wahoo. Cela fait quelques fois que j'hésite à regarder ce film, je ne regrette pas de l'avoir enfin vu! Vrai coup de cœur, les personnages sont intéressants (bien que tout le potentiel de chacun n'est pas forcément exploité au maximum) et extrêmement bien interprétés, il y a une histoire profonde qui raconte l'enfer des jeunes dans ces camps de redressement aux États Unis, mais également l'état d'esprit des éducateurs. L'histoire se tient et la réalisation est au top. Pas loin du chef d'œuvre pour moi.