Bien réalisé avec des acteurs convaincants, le seul problème c'est qu'à coté de la descente aux enfers crispante que le film propose la construction du film nous laisse aussi l'espoir qu'on va s'engager sur une voie différente mais on reste sur notre faim et finalement on se demande quel était le but du film.
A l'inverse d'un film "bisounours" où la mièverie côtoie la bonté à outrance, ici, ce sont la méchanceté, le trash et le sadisme qui dominent l'histoire. Tout est exagéremment noir à tel point que l'on frôle la overdose d'autant plus que la subtilité et le contraste font apparemment défaut au vocabulaire d'Asia Argento. Cette surdose est aussi accentuée par le fait que l'intrigue tourne vite en rond et propose plus ou moins les mêmes passages à quelques différences près. Pourtant, la mise en scène de la jeune réalisatrice (son deuxième long métrage) attire l'attention avec de bonnes surprises ici et là et constitue au final un des rares positifs que l'on peut tirer du "Le Livre de Jérémie".
un film choc mais poingnant dans seul asia argento a le secret. l'histoire d'une mère drogué jusqu'à l'os qui élève un gosse d'une dizaine d'anné tout en se prostituant pour subvenir à ses besoin. le scénario va crescendo en passant surtout par le pire, ce drame marque la relation familiale difficile entre une mère et son fils dans une amérique faite d'excès en tout genre.
Bien malsain, le parcours du petit Jérémie (un vrai chemin de croix) entrainé dans un trip poisseux par sa mère indigne, qui ferait passer celle d'Eva Ionesco pour une sainte. Asia Argento (enlaidie et vulgaire à souhait, elle incarne parfaitement la folie maternelle et la déchéance ) ne nous épargne rien dans ce drame punk, et la vision risque d'être éprouvante pour certains spectateurs. Jérémie cotoie toutes les névroses de l'Amérique, sa face cachée et hideuse, et le puritanisme religieux ne lui sera d'aucun secours. On notera la présence de Marilyn Manson (sans artifices) en plouc white trash et quelques grands noms au casting: Peter Fonda en prédicateur, Ornella Mutti ou Winona Ryder. Ce voyage au bout de l'enfer psychologique mérite le détour malgré sa dureté.
Pour son deuxième long-métrage en tant que réalisatrice, la belle Asia Argento adapte le roman qu'on a cru autobiographique de l'auteur imaginaire JT Leroy. "Le livre de Jérémie" apparait comme un drame familial contant une enfance déchirée et la recherche impossible de parents. Mais au-delà de cette histoire, c'est surtout un portrait de l'Amérique que nous donne à voir l'actrice-réalisatrice. Une critique du rêve américain, comme souvent lorsque un cinéaste européen vient filmer aux Etats-Unis. Nous avons alors droit à un film tout en réalisme décrivant de nombreux travers de la société, entre autre la violence, la drouge et le sexe. A noter aussi, une critique du monde de la religion très conservateur, mis en parallèle avec des citations de la Bible parsemée dans tout le film. Ces critiques sont amenées en évitant les clichés et filmée de façon originale sans jamais tomber dans la vulgarité. On appréciera entre autre les envolées lyriques, par exemples les aigles rouges qui reviennent sans cesse dans les rêveries du héros. De même, le drame familial est assez marquant, la relation entre l'enfant et la mère poignante. A ce niveau-là le film rapelle le "Paris-Texas" de Wim Wenders, pourtant très différent sur la forme. L'histoire se construit comme une douloureuse mais classique descente aux enfers pour ces personnages, à travers une évolution de road-movie. A ne pas oublier la performance d'Asia Argento devant la caméra dans un rôle éprouvant de femme punk, camée, violente. "Le livre de Jérémie" est un film poignant et un portrait boulversant mais réaliste de l'Amérique comtemporaine.
Bonne grosse surprise, avec ce film - descente aux enfers d'Asia Argento. Mais pas une descente aux enfers du genre Requiem for a dream, orchestrée comme une grande symphonie (pour la comparaison disons les Quatre Saisons) ; là c'est plutôt du Wagner, c'est-à-dire des vagues, de la surenchère, et toujours dans le pire. Alors évidemment (et on pense aux films de Noé par exemple), ça met clairement mal à l'aise : y'a du trash, y'a du sang, y'a du vomi. Mais on ne décroche jamais vraiment (peut-être est-ce du à notre petite morale personnelle qui fait espérer un happy end), parce que le jeu des acteurs est vraiment énorme, Asia magnifique dans l'ange déchu, et le gamin est tout simplement magique. C'est bien simple, on a envie de l'adopter... Evidemment le reproche que l'on peut faire au film, c'est presque la rançon de sa gloire : il ne présente qu'un monde de tordus-exclus-toxicos-punks dégénérés-prostituées. Mais même cette perspective constitue une réussite, puisque la réalisation parvient à faire passer l'opposition entre le monde normal et surtout normalisé (police-médecine-famille-Etat-structures sociales), et le monde de l'exclusion, des marginaux et des pauvres diables. Très bonne note donc, genre un 16/20, parce que c'est moche et que ça finit mal.
Et bien sûr, toutes les critiques sur le Tching's cine : http://tchingscine.over-blog.com/
Je suis tomber dessu sur arte. On se laisse vite entrainer par l'histoire, on espère que quelqu'un remarquera le calvere du jeune garçon. On n'a du mal a croire qu'un "glauque" pareil puisse exiter.... et pourtant. Difficile de dire ce qu'on ressent devant ce film. Je n'ai pas pu le regarder jusqu'à la fin, c'était vraiment choquant (j'aime esperer que cela c'est bien terminer). C'est un challenge d'oser filmer sur un tel sujet. Bref je ne sais pas vraiment quoi dire sinon qu'il faut s'accrocher...un film tres difficile moralement.
Mettre un 0.5/5 au Livre de Jérémie me met mal à l'aise. En effet, j'aime les films de décadence et de descente aux enfers, et là, on en a une bonne, avec des tartines de violence beurrées au noir des yeux de l'enfant-martyr perdant pau à peu candeur et innocence. De plus, le jeu des acteurs est irréprochable, quoiqu'il soit plus facile de s'illustrer dans les rôles sans demie mesure tels que celui interprété par A. Argento que dans des rôles plus équilibrés. Seulement, je suis plus gêné par la démarche du film. En effet, derrière cette apparente absence de morale se trouve tapie une bien-pensance que je trouve répugnante, plus encore que la violence du film, et qui fait écran à la haine cristalline qu'a voulu exposer le métrage. Je ne sais pas si c'était intentionnel, mais je n'ai pas aimé. Le spectateur est à mon goût trop pris à parti, appelé du pied à prendre pitié du sort de l'enfant: dommage, car le film partait de la bonne idée de nous faire vivre les Passions entremêlées de la mère et du fils et aurait pu être grandiose, mais de cet Evangile selon Asia Argento on ne retient malheuresement pas grand chose sinon la pitié dont on est pris à l'endroit du fils. A REGARDER TOUT DE MEME POUR SE FAIRE SON AVIS!
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1,0
Publiée le 5 juillet 2021
J'ai regardé Le Livre de Jérémie sans aucune attente je pensais qu'il s'agissait d'un film indépendant avec Asia Argento et qu'elle aurait peut-être l'occasion de briller loin dans l'ombre de son père et qu'il serait au moins intéressant avec ses scènes de nudité. C'est 90 minutes de l'éducation médiocre d'un enfant dans une vie horrible remplie ou toutes les choses qu'un enfant ne devrait tout simplement pas faire, voir ou expérimenter qui au contraire nous sont montrée. On y trouve un nombre remarquable d'acteurs célèbres dont Winona Ryder, Jeremy Sisto et Ben Foster. Marilyn Manson qui n'est manifestement pas un acteur est grotesque dans une scène dont je m'étonne qu'elle n'ait pas tué sa carrière musicale car il est tellement mauvais. C'est film méchant inutile et presque digne d'un Shakespeare moderne un film à regarder pour mettre les choses en perspective si vous avez l'impression que votre vie est nulle vous verrez qu'elle vaut quelque chose...
"JT Leroy" est en fait constitué deux écrivaines, c'est un personnage monté de toutes pièces et démasqué en 2006. Si Asia Argento a "rencontré " JT Leroy, c'est qu'elle a elle-même participé à cette mystification. Le bouquin "Le Livre de Jérémie" est insupportablement mal écrit, irritant et confus. Il n'est pas à l'image du film, assez réussi, déjanté, dérangeant, riche en intensité mais difficile à revoir car on bute sur la lourdeur de cette accumulation (délibérée) d'éléments-chocs, on patauge dans un trouble trop savemment entretenu. Bon à voir une fois, pour les amateurs de personnages radicalement paumés mais libres et pour le jeu des acteurs.
Une descente aux enfers d'autant plus insupportable que c'est celle d'un enfant de 7 ans. Les acteurs sont incroyables, tout particulièrement le gamin, qui joue avec une justesse effrayante (je me demande comment Asia a pu convaincre les parents de le laisser jouer dedans). Un drame d'une puissance difficilement égalable, que beaucoup risquent de ne pas aimer pour les chocs qu'ils procurent (on va de mal en pire pendant une heure et demi), mais qui s'impose comme un film massif, et qui grimpe direct dans mon top 10.
Un film ô combien... spécial. Personnellement, je retiens surtout une mise en scène originale rompant totalement avec le schéma classique hollywoodien et nous épargnant le moralisme à deux balles, du genre la pécheresse qui se repend, la mère méchante et cruelle, le pauvre petit garçon maltraité, les vilains dépravés et bla bla et bla bla. Et c'est là - j'ai envie de dire - toute la force du film : pas de clichés, pas de manichéisme, pas de jugement, bien qu'il est évident qu'on ne peut que plaindre le pauvre, innocent et pur Jérémie d'être tombé dans une "famille" aussi tarée, quel que soit le côté... Après, au niveau des acteurs, je trouve qu'ils sont juste à leur place comme il faut. Asia Argento joue une prostituée punk bien crade comme on pourrait malheureusement en voir, en somme, pas un rôle transcendant. Et, sachant qu'il ne s'agit pas là d'un personnage hollywoodien sublimé par une mise en scène et une petite histoire visant à faire rêver, il est évident que son jeu ne peut pas aller de pair avec cela... Quant à Jérémie, il s'en tire bien, cela dit, je me demande comment on a pu le laisser jouer dans un film aussi moral et adapté aux enfants... Il en va de même pour Manson, très bien dans son rôle de camionneur buveur de bière^^ dommage qu'on ne le voie pas plus longtemps... Hormis cela, le seul gros défaut du film serait sa fin. Celle-ci m'apparaît en effet comme confuse, sans compter que je n'ai pas encore saisi la cohérence de certains éléments... En bref, un bon film sortant des sentiers battus du cinéma classique américain qui partage facilement les avis (comme tout film inhabituel) et qui ne mérite franchement pas sa mention interdit aux moins de seize ans, car franchement, si vous vous attendez à voir des scènes de sexe bien dégueu', vous allez être déçus, car elle n'en a pas filmé une seule.
Mouais... Je reste assez septique sur ce film. Les acteurs sont bons, rien à dire de ce côté là, l’ambiance est glauque et trash à souhait, la réal est pas mal mais le problème c'est que ça a un peu ni queue ni tête... On sait pas trop où elle veut en venir. Oui ok la descente aux enfers de cette femme légèrement perturbée en entraînant son fils qui subit toutes les maltraitances possibles mais c'est light comme scénario quand même... C'est pas un mauvais film mais au final je retiens pas grand chose, j'ai peut être tout simplement pas compris...
Désolée, mais j'ai pas supporté. Je suis partie au bout de 30 min, avec l'envie de vomir, et traumatisée pour plusieurs jours. Ames sensibles s'abstenie