Que dire de ce film ? On aime ou on aime pas du tout. Personnellement je l'ai trouvé vraiment étrange; La situation du petit Jérémie est vraiment invraisemblable, plongé dans vraiment tous les milieux sordides possibles... Mais la mise en scène de la relation avec sa mère est vraiment très très intéressante et je l'ai trouvé vraiment extraordinaire: cet enfant tellement mal éduqué, qui pense que les actes de sa mère sont normaux, et dans lequel on ne perçoit jamais de haine ! Dans toutes les scènes, on perçoit vraiment le travail d'Argento, scènes mises en vrac, toutes plus invraisemblables, choquantes et dégantées les unes que les autres. L'atmosphère, les dialogues, les expressions m'ont choquées mais fascinées, certains passages m'ont parfois complètement secoués, parfois émus. Avec une mention spéciale pour Jimmy Benett, vraiment énorme ! Il est rare qu'un acteur m'ait aussi touché...Pas étonnant de voir cette filmographie gigantesque...J'ai aussi beaucoup aimé la mère, moins les jumeaux Sprouse. Je conseille vivement de regarder ce film !
Qui mieux qu'Asia Argento, cette écorchée vive, pouvait adapter le roman traumatisant de JT Leroy. Bien qu'il soit aujourd'hui prouvé que Leroy n'était qu'un personnage de toute pièce, un alter-ego, créé par la romancière Laura Albert, et que par conséquent ces romans n'était plus des autobiographies mais bien sortis d'une imagination, cela n'en enlève pas moins de force au récit. Argento, qui signe ici son quatrième film, est en totale contradiction artistique avec l'héritage de son père, le grand Dario Argento. Stigmatisant le spectateur en jouant avec la caméra comme un témoin d'un cinéma du réel, la réalisatrice pousse son jeune acteur dans un jeu difficile, toujours borderline, inhérent au scénario. Le résultat ne plaira certainement pas à tout le monde tant la description d'une enfance sacrifiée par le monde des adultes est ici crue. Mais le témoinage filmée ici par Asia Argento n'en est que plus honnête, ce qu'on demande avant tout à un metteur en scène. Au millieu de ce maëlstrom de chaos, nait parfois une relation de tendresse entre la mère et son enfant, qui malgré tout, idéalisera toujours sa mère. Difficile mais nécéssaire.
Bienvenue en enfer.... le pire est toujours à venir (dans la scène suivante) et rien n'est épargné à Jérémie... mention spéciale à Marilyn Manson (sans maquillage s'il vous plait!)... Un film dérangeant, sans concessions
Un film choc, tiré du livre éponyme de JT Leroy (qui s'est en fait révélée être une fille) qui brosse les portraits d'une mère et de son fils, et qui accentue la complexité de leurs relations. Un film sur la maltraitance, la drogue, la prostitution, la pédophilie, autant de sujets sensibles qui font la force de ce film, qui ne tombe jamais dans le piège d'essayer de faire pleurer le spectateur. Asia Argento nous y montre un vrai talent de réalisatrice, en plus d'interpréter le rôle principal du film, et les trois enfants qui se partagent le rôle de Jeremiah sont tous les trois excellents, avec une mention particulière pour le petit Jimmy Bennett, qui interprète Jeremiah à l'âge de 7 ans.
Oula quel film! Secouer, épouvanté, émus, choqué et allant même jusqu'a me mettre la nausée, il arrive à nous faire passer par tout nos états. On a également du mal a situer les sentiments de la mère par rapport au fils tant elle le malmène puis lui envoie quelques signe d'affection. Un vrai descente en enfer pour ce gosse qui passera entre tout les milieux sordides. Même la ou, en apparence il sera loin de toute aliénabilité il y trouvera les coups et la violence.
J'ai vraiment l'impression que la réalisatrice à chercher à nous faire perdre pieds dans le déluge de sentiments tout comme Jeremie perd pieds à travers les situations qu'il rencontre.
Et même lors des pires scènes, elle arrivent la seconde d'après a utilisées des métaphores efficaces et habilement repartie le long du film.
Je doit dire j'ai été totalement paumé lors de les dernières 20 minutes du films, les délires de Jéremie et sa mère se mélangeant un peu trop au situation réel.
Jimmy Benett y est tous simplement énorme en interprétant avec brio son rôle qui n'est vraiment pas facile. Touchant, il arrive a faire plonger spectateur dans un malaise à suivre les différentes situations que sa mère lui fait subir.
Un film assez difficile mais qu'il faut absolument se forcer à voir!
Un film marquant, éprouvant, perturbant, ensorcellant... Bref, on pourrait continuer la liste de ce genre d'adjectifs un bon moment. Ce film est tout simplement une petite merveille de réalisation. Avec Asia devant et derrière et la caméra, on ne pouvait que s'attendre à ce qu'elle transcrive un univers assez sombre et mélancolique. Ce fut le cas... L'opposition entre le Jérémy aux allures angéliques et innocentes et cette mère qui représente la perversion et le mal est excellent. On s'accroche sans problème aux personnages, et la trame avance merveilleusement, multipliant les problèmes, jusqu'à la fin, une fois poignante, allant nous toucher au plus profond.
Une histoire assez inoubliable quand on sait que c'est autobiographique, je n'ai pas particulièrement aimé la façon de filmer (caméra trop proche des personnages, etc) et les faits et sentiments n'étaient peut etre pas assez approfondis (on en a que pour 1h30 de film après tout), mais côté interprétation, le film est distribué par un casting étonnant, au charisme incontestable et à la présence cruciale... mais trève de galéjades, penchons nous sur les dix minutes (maximum) de blondeur divine qui nous sont offertes (JOHN ROBINSOOOOON (Aaron) **GNYAH**) dont la serviette intempestive qui recouvrait la partie inférieure de ses magnifiques abdos tenait trop bien. Un petit coup de vent aurait rajouté une étoile à notre critique ^^
Une oeuvre remarquable, intense, à moitié déjanté, mais surtout très réaliste! Asia Argento, a beaucoup de talent devant et derrière la caméra, de plus l'intérprétations de Jérémie est excellente par Jimmy Bennett et les frères Sprouse. La façon dont c'est filmé, permet de montrer toute la violence possible du film, sans aller trop dans l'exces, le tout accompagné de musiques s'appropriant très bien les images.
Pour son deuxième long furibard punk et à limage écorchée psychotique, Asia Argento pénètre le regard dun enfant ballotté dans lAmérique chaotique, oubliée et pervertie, bordée par les contradictions du fanatisme religieux. Drogue, prostitution, pédophilie, nous connaissions le rêve, Asia nous confronte au cauchemar américain qui ne se raccroche en rien dautre quà une infinie survie.
L'esthetisme du caustique.. Un film sombre , magistralement porté par Asia Argento , depeignant avec férocité tout le glaucque de cette Amerique profonde plongée dans la misère intelectuelle , l'ignorance , les extremes , et la violence.
L'enfance : quoi de plus précieux, quoi de plus fragile, mais quoi de plus solide en même temps? Jérémie est baloté, transbahuté, égratigné, écorché à la vie destroy que mène sa mère qui se raccroche à lui parce qu'elle n'a que lui et qu'il se doit de lui appartenir. Projeté dans un monde sans mesure, où l'amour flirte et rime avec la mort, où les adultes écharpent les brèches de l'innocence, pour certains d'entre eux à grand coup de morale malsaine s'il en est, l'enfant-objet, convoité, recherché, annulé, cherche coûte que coûte un regard qui le fera exister, jusqu'au pire. C'est décapant, brut de violence(s) et de désespoir, ça vous rentre dedans plein pot.