La Prisonnière
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pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2019
Un film troublant et intriguant réalisé avec intelligence et modernité. Dans son rôle d'homme riche, pervers mais également sensible Terzieff est très bon.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 2 janvier 2017
Dernier film de Clouzot et on ne peut pas dire qu'il sort par le haut, le bougre. On pourra sans doute lui reconnaître son caractère scabreux et provocateur (pour l'époque !) à mi-chemin entre une Histoire d'O larvée, le Marquis de Sade et un certain Sacher-Masoch entre autres "références"...

Résolument bizarre, le film baigne dans l'art très con-temporain des croûtes et autres saloperies de l'art (?) existentiel-existentialiste néo-moderne, "sculptures" interactives de brocante à crevards, musique dodécaphonique-cacophonique et ce grand dadais intello qui aime la photographie, donner des ordres aux jeunes filles et leur faire prendre la pose.

Car elles aiment ça l'obéissance, que dis-je, la "soumission" les bougresses ! car selon ce film, en chaque gonzesse sommeille une petite "traînée" bien soumise qui aime par dessus tout l'humiliation -non le plaisir !- de devenir un objet. Et de l'autre côté, l'homme "sadique" y trouve son compte. Tant pis pour le compagnon de la donzelle -l'excellent Bernard Fresson- le type "normal" qui va finir gros Jean comme devant et légitimement dépité.

Le film est de 1968, qu'en pense le MLF de l'époque et les Femen d'aujourd'hui qui secouent leurs nichons devant le journal télévisé à chaque occasion écolo-dramatique ?

Elisabeth Wiener est en tout cas une ravissante rouquine, très filmogénique. Hélas, ce film éboulifiant-étonnifiant reste éminemment désagréable et le poids des ans n'arrange rien. C'est sans doute la contribution un peu tardive de Clouzot aux étrons de la "nouvelle vague", une contribution dont il aurait pu se passer, à la teneur débectante et prétentieuse qui le ferait presque sombrer dans le ridicule s'il n'était pas aussi premier degré.
bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 mars 2013
un film qui a mal vieilli malgré un scénario intéressant.
PLV : à réserver aux amateurs de vieux films.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 janvier 2025
Tant et tant de critiques depuis 1968. Toutes portant quasi exclusivement sur le visuel. Un visuel bien de son époque, aux couleurs criardes, aux images kaléidoscopiques. Plus une omniprésence de l'art (un bien grand mot) contemporain. Celui dont on nous disait qu'il fallait absolument l'adorer, que c'était l'art de demain et que les grands maîtres de France, des Flandres ou des Pays-Bas pouvaient aller au Diable. Seulement, tout ça c'était du flan les mecs. Parce que c'était un film de Clouzot, le dernier de surcroît, on a bien noyé le poisson et refusé de voir le vrai problème. C'est-à-dire tout le reste. Le début est intriguant, on ne peut pas dire le contraire, mais on se rend bien vite compte que tout cela ne mènera à rien. Parce que moi, je veux bien qu'on me fasse le coup de la petite gonzesse bien propre sur soi mais qui est une roulure de bas étage, une perverse et une sadomasochiste qui s'ignore. Je veux bien qu'on me fasse le coup du mec qui est mauvais parce que frustré sexuellement et qui finira par guérir parce qu'il a trouvé l'amour. Je veux bien qu'on me cause de la libération sexuelle propre à ces années là Ce sont tout autant de thèmes intéressants. Mais la démarche est réduite à néant quand elle est amenée d'une façon aussi pataude, racoleuse (la séance photo avec Dany Carrel n'est ni belle, ni sensuelle, ni érotique) et surtout aussi grossière. Rien n'est crédible dans l'évolution des personnages. Quant à ce final grotesque, je n'ai même pas de mots Habituellement, j'aime bien Laurent Terzieff, mais là non. Raide comme un piquet. Quant à Babeth Wiener, elle est jolie, mais c'est tout. Ni talent, ni grâce, ni sensualité à faire valoir. Seul Fresson reste bon, comme à son habitude. Qu'était donc devenu ce maître de notre cinéma qui dans les années antérieures, nous avait offert "Les diaboliques", "L'assassin habite au 21", "Le corbeau" ou "Le salaire de la peur" ?
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juillet 2011
Pour son dernier film, Clouzot choisit de prolonger sa recherche initiée dans Le Mystère Picasso, avec une nouvelle réflexion sur le regard et les images… Regard dans un premier temps du voyeur, celui qui prend les photos et qui fascine par le simple fait de poser son regard sur un corps soumis… Ce n’est d’ailleurs absolument pas un film sur le sado-masochisme comme l’ont cru certains, bernés par l’illusion d’optique créée par le réalisateur, épris d’art cinétique au point d’en délirer dans une fin très esthétique… C’est un film sur la possession engendrée parfois par l’amour, qui n’est pas sans rappeler Le Repos du guerrier, de Vadim. La différence (de taille) est qu’ici nous avons affaire à un véritable cinéaste… Laurent Terzieff et Bernard Fresson sont superbement dirigés et rendent une copie très honnête mais c’est vers Elisabeth Wiener, belle et sulfureuse, que convergent tous les regards… On se prend à regretter pour elle une carrière trop confidentielle car, au vu de sa performance ici, il est certain qu’elle méritait mieux.
zhurricane
zhurricane

96 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 juillet 2017
Un film qui commence par une musique classique stressante, pour nous plonger directement dans l’ambiance, on comprend que l'on va assister à un film qui va nous prendre aux tripes. La première heure nous donne ce que nous recherchons une tension qui grandit au fur et à mesure, plus particulièrement une tension d'ordre sexuelle. On pense bien sur à la séance photo et son blazer transparent et à l'enlevage de la chaussure.. Le duo Laurent Terzieff aux yeux captivants et Dany Carrel et sa chevelure rousse magnétique électrise l'écran. Le premier est animé par une certaine froideur perverse, la seconde par un comportement ambivalent qui passe de la captivation malsaine à l'effroi et vise versa. S'installe alors entre eux 2 une sorte de jeu, peut être inconscient, mais jeu quand même. Cluzot film ça merveilleusement, avec une superbe mise en scène, et un jeu des couleurs et formes magnifiques,on est juste accroc à la tension. Mais ensuite, les 40 dernières minutes sans qu'on s'en rende compte, le film change totalement son fusil d’épaule, sans spolier la tension s'évanouie, Cluzot tue dans l’œuf toute tentative de climax spoiler: parce qu'il rend le film trop gentil
. Toutefois, les 5 dernières minutes du film et de sa filmographie finisse dans un trip visuel de toute beauté, mais qui semble donné au film une non fin.
Yoloyouraz
Yoloyouraz

35 abonnés 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2007
Valeurs bourgeoises, bien pensant, libertés : H.G.Clouzot, grâce à superbe couple en tête d'affiche, réussit avec une intelligence et une efficacité frappantes son entreprise de démolition intellectuelle. Une oeuvre d'un intellect superieur.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 décembre 2017
Dans ce qui sera son ultime film, Henri-Georges Clouzot renouvelle son cinéma en empruntant à la Nouvelle Vague façon Jean-Luc Godard et au Blow-up de Michelangelo Antonioni. Alors que les évènements de mai 68 sont encore récents, le réalisateur articule le récit de La prisonnière autour de l’amour libre teinté de sadomasochisme. La narration à la fois débridée et retenue ne passionne pas. Par contre, les traitements visuels et sonores pratiqués durant les trente premières minutes et durant l’épilogue sont dignes d’intérêt car porteurs d’une réelle proposition cinématographique.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juillet 2023
«Je te fais pas de mal mais du bien, il y a longtemps que tu as envie de ça. »

Dernière oeuvre et œuvre méconnue du grandissime Henri-Georges Clouzot, La Prisonnière démarre sur une scène glauque suivie d’une autre survoltée où Gilbert, le personnage interprété par Bernard Fresson, artiste contemporain, se prend à un jeu visuel en mouvement, fait de formes, de lignes, de couleurs. On en arrive enfin à une salle d’exposition d’art cinétique où se bousculent une foule inouïe de figurants de luxe (Pierre Richard, Hélène Duc, Charles Vanel, Michel Piccoli). Le directeur, richissime amateur d’art, Stanislas Hassler, est incarné par un excellent Laurent Terzieff troublant et froid.

Art cinétique, donc, une étude sur le mouvement et la modernité, le premier thème est posé. Le second l’est depuis la première minute, il s’agit du corps soumis avec, en filigrane d’abord, le viol. José, la femme de Gilbert et monteuse audiovisuelle à l’ORTF, interprétée par Elisabeth Wiener, se prend alors au jeu de la curiosité et du voyeurisme, manipulée par Hassler. Elle travaille en parallèle sur les rush d’interviews de femmes violées.

La réalisation de Clouzot est à l’image du premier thème : lignes en mouvements, couleurs parfois criardes malgré le gris parisien, mélange de métal et de baroque. La scène du shooting photo avec Dany Carrel, scène inquiétante, à la fois sensuelle et sulfureuse, garde, 55 ans plus tard, la même puissance évocatrice. Clouzot n’est pas le maître absolu du suspense à la française pour rien, qu’on se souvienne du Corbeau (1943), du Salaire de la Peur (1953) ou des Diaboliques (1955). A 61 ans, il démontrait qu’il était capable de réussir une œuvre avant-gardiste.

Jusqu’au dénouement final, les scènes s’enchaînent dans un climat de plus en plus lourd de violence psychologique, d’attraction/répulsion, mouvement qui fait penser aux œuvres d’art cinétique présentées au début du film, effets de miroirs mobiles, lignes et lumières qui s’entrechoquent. La scène en Bretagne dénote cependant et on se demande pourquoi et comment on a basculé dans une espèce de bluette assez gnangnan, s’il n’y avait le rappel visuel constant des cordes et des chaînes.

Film parfait sur un plan visuel, assez bien interprété, scénaristiquement très bien amené même si un peu défaillant sur la fin, La Prisonnière garde durant une bonne heure tout ce qui a fait le génie de Henri-Georges Clouzot.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2016
La Prisonnière est un film qui fait découvrir ou re-découvrir un réalisateur culte, cad Clouzot et un grand acteur, L. Terzieff.
L'histoire fait penser tout de suite à 50 nuances de Grey car c'est celle d'un homme qui ne peut aimer les femmes qu'en les prenant en photos et celle d'une femme qui est excitée par ce jeu de soumission qui va se créer entre lui et son appareil photo
Le film brille non pas par son histoire mais par sa qualité de réalisation, cette intention de générer du mouvement en permanence, le réalisateur utilise différentes techniques notamment au début et à la fin du film. Par certaines prises de vues le film nous renvoie vers Hitchcock voir Chabrol.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 novembre 2017
Un film obsédant et dérangeant qui mets en scène un manipulateur impuissant et voyeur qui amène les femmes à la soumission en imposant une violence psychologique forte et elles aiment ça la soumission et le dégoût d elles mêmes elles sont jolies mais paieront le prix fort pour nous montrer le vrai Clouzot...
Les images kinestesiques ont veillies et le bric à bras neomoderne à terminé à la ferraille mais les acteurs sont très bons
ClockworkLemon
ClockworkLemon

32 abonnés 222 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 août 2011
Le dernier film de Henri-Geoges Clouzot est la preuve même qu'il est un réalisateur hors du commun, unique en France. Difficile de parler de ce film... "La Prisonnière" ne ressemble à rien de ce que l'on connait avant cette période, du moins en France... Plastiquement, Clouzot use à merveille de l'art contemporain pour donner un aspect visuel original au film. Tout en symétrie, haut en couleurs, aux cadres parfaits, c'est visuellement époustouflant et ça peut faire penser à du Antonioni. Et pas que dans la forme, le fond est tout aussi surprenant et osé. Le réalisateur français explore en profondeur l'esclavage dans la relation sexuelle... Tout comme le personnage de Stanislas, le photographe intellectuel rigide, incarné brillamment par Laurent Terzieff, le spectateur est voyeur. Les corps des femmes se dénudent, on les voit se dénigrer, prendre "du plaisir dans la honte"... Tout est obsédant et déstabilisant. Rien que la séquence initiale où l'on voit un homme manipuler doucement des petites figurines de femmes nues, ou encore pendant la séquence psychédélique du rêve, pendant le coma de Josée, à la toute fin du film. Une vraie perle rare.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 décembre 2011
La Prisonnière est certainement le plus singulier des films de Clouzot et le moins abordable personnellement j'ai eu du mal avec ce film bien qu'il soit difficile de ne pas être captivé car l'originalité est toujours à saluer au cinéma surtout dans le cinéma français parfois frileux. Clouzot donne l'impression de se lâcher dans un film complexe.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 août 2024
Le réalisateur filme une fascination perverse peut-être mais quand on voit cette splendide scène sensuelle au lit en Bretagne, on se dit que la dite attraction était peut-être partagée.
L’essentiel du film d’ailleurs se concentre sur ce duo. Les autres personnages sont totalement insignifiants. Même le mari est un faire-valoir.
Prisonnière peut-être mais volontaire.
Un film très moderne pour son époque avec ces images stroboscopiques et cet art contemporain provocateur.
Parfaitement original en tout cas et fascinant.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2019
Dernier film d'Henri-Georges Clouzot, "La Prisonnière" raconte l'histoire d'une jeune femme bourgeoise, compagne d'un artiste, qui va rentrer dans le jeu de soumission d'un galeriste solitaire adepte des photos de domination. Malgré ses quelques similitudes sur le papier avec "Belle de Jour" ou " Peeping Tom", "La Prisonnière" conserve sa personnalité et son originalité, et un côté osé pour l'époque. Le premier acte du film, plongée dans l'univers de l'art contemporain parisien, est le plus intéressant au niveau intrigue et surtout visuel. En effet, Clouzot se sert de certains motifs géométriques pour donner un effet psychédélique pertinent à des effets de montages ou des plans. Une technique qui s'estompe au fur et à mesure, laissant tout de même place à quelques scènes marquantes : une séance photo SM aussi dure que sensuelle, ou un trip final cauchemardesque. Une forme très soignée donc, qui malheureusement ne masque pas toujours une intrigue un peu longuette sur la fin. Néanmoins, le trio principal soutient le film sans mal : Laurent Terzieff, magnétique en magnat de l'art étrange et solitaire, Élisabeth Wiener, touchante en femme découvrant avec un mélange de plaisir et de honte un nouvel univers, et Bernard Fresson, charismatique en artiste un peu rustre.
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