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inspecteur morvandieu
92 abonnés
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4,0
Publiée le 25 mars 2026
Un couple de jeunes américains BCBG passe ses vacances sur un littoral exotique. Ils sont mignons, ils sont communs, et le long préambule de présentation serait tout à fait anodin s'il n'invoquait pas le calme avant la tempête. Le film est l'histoire d'un cours de plongée sous-marine qui tourne mal. Une simple erreur de comptage et Susan et Daniel sont oubliés en plein océan, portés par leur combinaison de plongée et dérivant au fil du courant. Le film "commence " ici, tout de suite angoissant. La posture des deux plongeurs est saisissante, avec rien autour que les flots, et la perspective dramatique nous étreint avant même que la peur ne gagne les deux protagonistes. Le réalisateur Chris Kentis peut toujours suggérer un sauvetage hypothétique et envisager et conclure par un happy-end libérateur, la situation est critique, épouvantablement réaliste où, à la menace de n'être pas retrouvé s'ajoute pour le couple celle, effroyable, des requins qu'on voit incessamment louvoyer entre Susan et Daniel. Réalisateur inspiré, Kentis maitrise parfaitement le crescendo d'angoisse et de peur qui saisit tout autant les personnages que le spectateur. Il est d'autant plus efficace que le danger et le comportement des naufragés sont constamment crédibles (ce qui quand même rarement le cas dans les films d'épouvante). Disons-le, au risque d'altérer le suspense d'une diffusion future spoiler: : il n'y aura pas de happy-end. Et le dénouement, alors que le réalisateur fait miroiter une issue heureuse, est tout à la fois logique et bouleversant comme rarement. Pathétique même, tant Daniel et Susan ont su tout au long nous attacher par leur amour poignant, leur solidarité, et nous faire redouter leur séparation. Cet exercice de style terrifiant dans la solitude de l'océan à perte de vue est bien supérieur, dans l'esprit et à l'image, à la production courante du cinéma d'angoisse.
Envie d’un petit huit-clos perdu au beau milieu de l’océan ? Et bien venez plonger en eaux presque troubles, abandonné par un bateau dans des eaux infestées de requins et où la survie devient un rien compliquée. Le scénario terrifie, d’autant plus qu’il est tiré de faits réels et Chris Kentis prouve qu’il n’y a pas besoin d’un budget pharaonique pour instaurer la peur la plus primaire dans un long métrage. C’est très bien filmé, c’est bien joué également et la quasi absence d’effets spéciaux rend le film bien plus réaliste que ce que l’on peut croiser dans le genre. Préparez vous à angoisser et sautez dans le grand bain !
Je trouve dommage que beaucoup recherche sensation forte ou autre choses plus grave encore selon eux!
Le film est tellement teinté de réelle qu'il ne faut pas chercher de super effet spéciaux ou de péripéties à couper le souffle! Il relate une histoire vraie, déjà, mais aussi tout les ressentis vécu par les deux protagoniste!
Le film as été très bien dirigé et mené et je trouve dommage que l'ont en ai pas parlé plus!! Rien que pour rendre hommage à tous ces gens qui se perdent dans l'immensité de l'océan attendant une aide extérieur qui viendra ou ne viendra jamais...
Si vous cherchez de l'authentique et réalisme, regarder le! Si vous cherchez du sensationnel, passer votre chemin mais ne faites pas perdre des auditeurs à chercher ce que vous ne trouverez pas et dénigrer le travail de toute une équipe.
Inspiré d’une histoire vraie, ce film ne peut laisser indifférent tant son histoire est incroyable ou le fameux « ça n’arrive qu’aux autres »... Le film n’est pas très long, 80mn, mais il en paraît tellement moins tant on est pris par le suspens... qui est pourtant sur fond d’attente ! La partie filmée au milieu de l’océan est interminable tant vous sentirez probablement la moiteur s’inviter dans la paume de vos mains... Pourvu que vous vous laissiez prendre par l’histoire.
Petit film de suspense au budget limité , son intérêt réside dans sa retenue en matière d'effets horrifiques. Le metteur en scène essaie de mettre nos nerfs à rude épreuve par sa manière quasi documentaire de filmer l'angoisse vécue par les deux plongeurs. C'est au final assez plat, sans imagination et interprété sans conviction.
Ce film ressemble à une vidéo de mes dernières vacances, un scénario à la ramasse et une ambiance qui donne même pas envie de rester 5 minutes dessus. Cette chose ne devrait pas être qualifiée de film mais de honte au cinéma au vu de la nullité du truc et apparemment l'absence de budget au vu des prises caméra faites par un enfant de 8 ans.
Une réussite, d'une réalité époustouflante, d'ailleurs le fait que ce soit filmé avec de vrai requin rend se film totalement angoissant et fait ressurgir nos peurs les plus violentes des requins ! A voir absolument
C'est vrai qu'il ne se passe pas grand-chose. On dirait un couple qui a décidé de filmer ses débuts de vacances. C'est-à-dire une sortie en mer pour faire de la plongée. Sauf qu'il n'y a rien. Comme je viens de le dire, c'est aussi intéressant qu'une journée de vacances à la mer. C'est comme dans The Reef. Ils barbotent dans l'eau, ils attendent d'hypothétiques secours, ils se soutiennent mutuellement et puis, et puis...rien. Heureusement, ça ne dure pas très longtemps. Une heure et quart. Comme si le réalisateur n'avait plus rien à raconter. 47 Meters Down proposait une expérience bien plus viscérale. Là, pour qu'on s'ennuie sur une durée aussi courte, c'est qu'il y a un souci. Depuis Les Dents de la mer et Peur bleue, j'attends toujours un bon film de requins. Tant pis pour ce couple pas verni.
Chris Kentis a tiré les lecons de "jaws" et d'"alien", moins on voit les bestioles plus l'angoisse monte. Film très réaliste, on voit assez peu les requins ce qui n'empêche pas "open water" d'etre beaucoup plus tendus que nombre de ses rivaux. Final étonnant mais un peu décevant pour ma part. En tous cas loin d'une fin prévisible... à conseiller aux amateurs
Un petit film inspiré de faits réel qui aura lancé son petit genre, la version aquatique du huis clos ! L'intelligence du scénario est de savoir instaurer l'attente, de créer une tension avec de rares éléments sans tomber dans la caricature de la grosse bête méchante contre laquelle il faut à tout prix se battre. Malgré les limitations de la mise en scène, il y a un vrai travail sur la psychologie, film très angoissant et oppressant.
Quand on y repense, c'est un sacré gros risque qu'ont pris Chris Kentis et sa femme. C'est eux qui ont mis tout le pognon sur la table. Si ça ne marchait pas, ils se retrouvaient sur la paille. Très certainement. "Open Water", c'est une preuve bien concrète que, même lorsque l'on dispose que deux trois billes et de deux bouts de ficelle en terme de budget, il est possible de faire un truc sympa. De part ses restrictions budgétaires, le film n'est pas propre techniquement. On a quand même pas mal de scènes mal filmées. Ainsi qu'un montage laissant sérieusement à désirer parfois. Le jeu d'acteurs n'est pas bon et les dialogues, en plus d'être répétitifs, sont franchement indigents. Mais, au bout du compte, on s'en tamponne, car Kentis répond présent au moment où on l'attend. C'est-à-dire quand les requins passent à l'action. Et, là où bien d'autres cinéastes auraient opté pour les effusions de sang à gogo, Kentis préfère jouer sur l'aspect psychologique. Ce qui donne, selon moi, bien plus d'intérêt à ce cauchemar aquatique. Il n'est pas indispensable d'avoir recours sans arrêt à du sang, à de la tripaille éparpillée et autres joyeusetés. De la sincérité et de l'intelligence dans la démarche suffisent.
Open Water déconstruit la tension instaurée par Jaws, depuis sans cesse recopiée mais jamais égalée, opte pour un style apparemment amateur à l’effet d’ultra-réalisme saisissant. On plonge avec notre couple principal pour vivre en sa compagnie les joies, les terreurs et les déchirements d’un flottement parmi des eaux troubles et inamicales, subtile métaphore de la vie conjugale au terme de laquelle triomphent le crépuscule et ses monstres sans pour autant remporter la bataille de l’amour. Car le sentiment redonne espoir, permet une longévité de courte durée mais propice au partage. La mer se mue en étendue cathartique et assaille ses protagonistes de coups existentiels rappelant le déclin physique du corps et de la santé : les maux de ventre et nausées bientôt cesseront chez la femme, les articulations feront souffrir, paralysie et disparition finale. Le requin, métaphore du temps et de ses morsures. À la fois réaliste et poétique, terrifiant et drôle, Open Water offre une nouvelle conception de la peur qui brille par sa retenue, surprend par son intelligence, déconcerte par son aspect documentaire gage d’une immersion tranchante. Une œuvre éprouvante de très grande qualité.
Un vrai film d’ambiance, un petit chef d’œuvre d’épouvante blanche dont la principale force réside dans sa volonté d’ultra réalisme, loin des grosses ficelles, des raccourcis faciles et des artifices habituels de ce genre de films. Avec Open Water, le spectateur est plongé dans un huis clos psychologique au beau milieu de l’océan où la paranoïa va être de mise et où chaque mouvement suspect déclenchera la pire des angoisses. Une vague, une ombre, une forme à demi devinée, tout est prétexte à transformer cette attente insoutenable en horreur brutale…le pire restant d’imaginer ce que ressentent les protagonistes face à leur mort inéluctable, surtout à l’approche de la nuit tombée (et pendant cette nuit simplement effrayante) ! Bref, un film original, loin des clichés du cinéma d’horreur contemporain plus enclin à privilégier la surenchère de gore au profit de l’ambiance et du coté psychologique de la peur. Enorme surprise ! A voir… Auteur du livre "Guide de Survie du Cinéphile Amateur" (sortie janvier 2019)