Même si le scénario n'est franchement pas original il est redoutablement efficace. Les acteurs principaux jouent vraiment bien. Un bon moment de divertissement.
La métamorphose des cloportes est un polar française de souche moyenne. Fort heureusement il est porté par de grands acteurs, Lino Ventura en tête, et par des dialogues signés Audiard. Le film evite donc l'oubli et remonte au rang de polar des 60's classique mais pas doecement incontournable. Aussi, on pardonne aisément le manque d'originalité et les périodes plates du scénario et on se laisse embarquer par cette histoire de vengeance.
Gros mots et argot à gogo signés Audiard pour ce polar noir à la française, de facture classique. Tout y est : truands, femme fatale et trahison. Adaptation d'un roman d'Alphonse Boudard, "La métamorphose des cloportes" met en scène un héros qui se prénomme aussi Alphonse. Et le héros, c'est Lino Ventura qui l'interprète, le Lino au regard noir, aux mâchoires serrées et à la main lourde. Alors quand ce héros se retrouve en prison pour 5 ans après avoir été embarqué dans un coup minable puis trahi et lâché par ses amis, on imagine qu'il a pris le temps de ruminer sa vengeance et qu'elle sera terrible. Façon Audiard, ça donne ; "Dès que j'suis dehors, j'lui réduis la tranche, j'le miniaturise, j'le dissous" ; ou bien "J'l'emplâtre, j'lui mets la tête à l'envers, j'lui fais vomir ses friandises et j'envoie sa nana s'faire bronzer à Dakar" ; ou encore "J'lui fais bouffer son passe-montagne, j'le plonge dans l'eau glacée et j'attends qu'ça gonfle". Très imagé, en somme... A sa sortie de prison, Alphonse retrouve un à un ses "amis". Même si tous se sont métamorphosés en de respectables citoyens, lui n'a pas oublié. Et il se montrera intraitable... Sauf que dans sa belle mécanique vengeresse, il n'avait pas prévu Catherine, belle, trop belle... la reine des cloportes. Pierre Granier-Deferre a réuni devant sa caméra une pléiade d'acteurs talentueux (Pierre Brasseur, Maurice Biraud, Charles Aznavour, Georges Géret, Daniel Ceccaldi, Françoise Rosay). Pourtant, malgré cette prestigieuse brochette au jeu juste, peu ou pas de sigularité. Les personnages, figés dans des stéréotypes d'un autre âge, rendent le film très démodé, juste moyen. Dans le genre, on a vu mieux. A noter cependant, une belle photo noir et blanc et une agréable rengaine jazzy, signée Jimmy Smith.
De bons dialogues, de bons acteurs... et c'est à peu près tout. En effet, à l'image des forts sympathiques «Le Cave se rebiffe » et « Les Tontons flingueurs » (bien que le film se situe tout de même un cran en-dessous de ces derniers), c'est avant tout par ses répliques et le jeu de ces excellents comédiens que « La Métamorphose des cloportes » se distingue, a contrario d'un scénario très moyen et franchement banal, ainsi que d'une réalisation un peu laborieuse. Le plaisir est toutefois un minimum là, tant l'entreprise s'avère en définitive modeste et honnête dans ce qu'elle prétend offrir, à savoir une bonne comédie policière, ni plus ni moins. A noter au passage une fin vraiment savoureuse, où le talent de Lino Ventura devant la caméra et de Michel Audiard à l'écriture trouve une parfaite osmose, offrant à l'oeuvre une de ses toutes meilleures scènes... Pas un grand cru donc, mais pas non plus déplaisante cette « Métamorphose ».
Cette intrigue passionnante axée sur la vengeance d’un ancien braqueur à sa sortie de prison est aussi bien écrite que bien interprétée par un casting prestigieux. Ses dialogues, écrits par l’inénarrable Audiard, et les situations dans lesquels se retrouvent tous ces gangsters en font un film de genre particulièrement original jonglant entre l'humour noir et le suspense dans une atmosphère pesante parfaitement recrée par une mise en scène et une photographie très sombre faisant référence aux films noirs.
Pas de quoi se taper la tête contre les murs de jubilation à vrai dire....Les thèmes de la couardise et de la vengeance ne sont pas originaux, tout comme le scénario que quelques répliques bien senties d'Audiard viennent sauver du nanar. Décevant. J'ai aussi trouvé la musique spécialement ratée.
Des dialogues de Michel Audiard, casting irréprochable, Lino Ventura et Charles Aznavour et la terrible actrice Irina Demick, des moments bien costaud, pas de temps de morts ou tout réplique à tout va. Une jubilation qui à des tripes avec un final subtil. J'oublierais pas les paroles de Lino à la fin du film, pour en savoir plus à vous de regarder La Métamorphose des traitres enfin que dis-je, pire ce sont des cloportes.
Un film policier des années 60 assez malicieux réalisé par Pierre Granier-Deferre et écrit par Michel Audiard !!!! Embauché sur un coup qui vaut des millions, la tentative de vol tourne mal pour Lino Ventura qui se voit enfermer cinq ans en prison, un demi décennie à calculer sa sortie en voyant passer les évenements avec le meme cycliste qui gagna cinq fois le tour de France (rire) et une fois dehors, retrouver ses anciens complices quiont pris le pactole non partagé. Long métrage réalisé pendant la nouvelle vague, parfois drole avec une belle mise en scène et une musique à la mode de l'époque, c'est à dire le Yéyé ( Johnny, Sylvie et salut les copains (rire)). La distribution est excellente comprenant Lino Ventura, Charles Aznavour entre autres et l'on reconnait aussi dans les seconds roles Daniel Ceccaldi et Jean Carmet. A voir.
Sans un bon casting, avec le grand Lino Ventura et les excellents dialogues de Michel Audiard cette comédie aurait sans doute rejoint la catégorie des "nanars". Ce film comporte quelques bonnes scènes, mais je l'oublierai très vite.
Avec des répliques comme toujours d'Audiard percutants, cette comédie est ma foi agréable et forte amusante. Aznavour & Ventura sont très bons et la mise en scene bien. Le scenario n'est pas exceptionnel mais les situations proposées rigolotes. Un film mineur dans la carrière de Ventura mais qui reste néanmoins appréciable.
Malgré le casting, le réalisateur et le synopsis qui pourrait laisser penser, le film est décevant. Semblant ne pas trop savoir vers quel comique se diriger et perdant rapidement son intérêt.
Un film méconnu de ce qu'on appelait alors "le cinema de papa". Pas encore réédité en DVD au moment ou j'écris ces lignes, il mérite amplement le détour : Audiard y est à son meilleur niveau et la distribution époustoufflante : Pierre Brasseur est parfait en marchand d'art vereux, Ventura, Aznavour, Biraud, Géret, Fratellini, Demick, Ceccaldi, Rosay sont tous dans le bon ton. La musique de Jimmy Smith (alors au sommet de sa popularité) apporte indéniablement un plus. Je toujours trouvé ce film très réussi, et je prends plus de plaisir à le revoir que "les tontons flingueurs" ou "les barbouzes" par exemple. Les dialogues sont du caviar, les réflexions de Ventura en voix off sont jouisives et l'ensemble du film est cynique à souhait... Une petite perle sous-estimée!