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ClashDoherty
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5,0
Publiée le 21 octobre 2006
Il y à deux sortes de films chez Spielberg : les films à grand spectacle ("Indiana Jones", "La guerre des mondes", "E.T.", "Jurassic Park") et les films d'auteurs, intellectuels, en tout cas, qui font réfléchir, plus pour les adultes ("Soldat Ryan", "Sugarland", "Couleur pourpre"). Ce "Munich", sans doute un de ses plus beaux films, fait partie de la seconde sorte. Un film absolument incroyable, poignant, éprouvant (les scènes avec les terroristes du Septembre Noir), tétanisant de maîtrise. Un chef d'oeuvre absolu.
Ceux qui regardent ce film en espérant savoir ou comprendre ce qui s'est passé aux J.O. de Munich en 72 seront bien déçus. En s'attaquant à un projet aussi complexe, je pensais que Spielberg s'en sortirait mieux. On a l'impression de regarder une série en 20 épisodes qui aurait été raccourcie en un long et ennuyeux film par un montage maladroit et peu inspiré. Le film est mal construit, comme si le scénario avait été écrit au fur et à mesure du tournage. Aucune structure dramatique. Cet ensemble pénible suit juste une progression dans la confusion, s’achevant sur une scène d'amour très très contestable. Dommage que les acteurs ne revêtent pas le costume traditionnel local de chacun des pays qu'ils visitent, façon Dupond et Dupont. Ca aurait pu être marrant, et le film ne semble pas s'embarrasser des clichés. Au fait, c’est bien connu que les réalisateurs aiment mouiller les routes pour avoir une meilleure luminosité mais là, c’est trop flagrant et systématique, ça en est ridicule. Il y a même des flaques.
Inspiré de faits réels et impeccablement mis en scène par Spielberg, un film d espionnage brillant et passionnant, sans parti pris, au scénario dense mais qui souffre de quelques longueurs.
En 2005, Steven Spielberg aborde avec une certaine neutralité un sujet éminemment épineux. A la suite des attentats commis lors des Jeux olympiques de 1972 à Munich, le gouvernement d'Israël engage une opération secrète pour éliminer tous les commanditaires de cette prise d'otages meurtrière. Ce film d’espionnage pourrait sembler complètement farfelu s’il n’était inspiré de faits réels (même si officiellement aucun n’a été reconnu). Le récit montre surtout l’interminable escalade de violence entre les agents du Mossad et les terroristes palestiniens, tous convaincus du bienfondé de leurs actes. La mise en scène reste bien évidemment soignée, même si l’on peut regretter quelques longueurs superflues. Autour d’Eric Bana, on retrouve un casting international de qualité comprenant notamment plusieurs Français (Mathieu Kassovitz, Mathieu Amalric, Michael Lonsdale, etc.). Bref, une fiction historique marquée par un caractère répétitif de son déroulement.
J’ignorais totalement cette histoire d’organisation secrète assassine de dirigeants palestiniens ; les attentats de Munich en 72 m’ont été inconnu et le plan du Mossad également. Si on compare en plus ça aux dernières actualités, certaines moralités ou visions sont très réalistes et actuelles. Si j’apprécie beaucoup cette histoire riche en profondeur, c’est du côté de l’écriture des personnages que ça pêche : certains sont plats (j’y reviendrai). Mis à part, ils sont face à un danger et à un risque énorme, ce qui va leur faire sortir leur humanité et chacun a sa propre personnalité. Eric Bana est le plus humain de la bande et sa performance est empathique : Avner met en doute sa mission, se rend compte des conséquences de ses actes et se remet en question. Robert peut l’être aussi et Mathieu Kassovitz a des moments touchants et on peut s’identifier à lui. Carl, le personnage de Ciarán Hinds a lui aussi un passé touchant. Malheureusement, j’ai plus de mal avec Hans et Steve (Daniel Craig) : si leurs interprétations sont bonnes, je trouve leurs personnalités plutôt plates et donc sous-développées. Louis et son père ont des côtés mystérieux dont on peut se demander si on pouvait vraiment leur faire confiance (en même temps, 2 acteurs qui ont joué des méchants James Bond ). Qui dit Spielberg, dit réalisation maîtrisée et c’est encore une fois réussie : soit on passe à des plans fixes, soit à des caméras à l’épaule comme si on y était. La tension est présente et la perturbation nous envahit notamment lors des attaques terroristes ou des fusillades. De plus, la colorimétrie vire du coloré au grisâtre pour un résultat perturbant. Si on rajoute à ça que John Williams a plus opté pour des tambours et tam-tams, le stress nous tient en haleine jusqu’à la fin. Et n’oublions pas les morceaux en chœurs aux airs arabiques et des violons à la fin pour le côté juif aux airs de "La liste de Schindler"
Spielberg nous a habitué à des films sérieux et stressants et "Munich" est celui qui m’a le plus perturbé. Malgré sa longue durée, il reste une histoire intrigante sur un sujet cher à son réalisateur et à sa religion et dont on peut facilement le mettre au goût de jour et notre époque actuelle.
Ce film au casting international n'aborde pas tant la prise d'otage des athlètes israéliens aux JO de Munich de 1972 - qui se solda par la mort de onze sportifs, un policier et cinq terroristes - que l'opération de vengeance organisée par l'état hébreu baptisée "Colère de Dieu" qui suivit, consistant en l'élimination de plusieurs personnalités arabes en Europe et au Proche-Orient. Si une première grosse moitié peut laisser perplexe tant la succession d'exécutions s'enchaîne sans grands enjeux, installant une forme de train-train légèrement ennuyant, le propos devient clairement plus intéressant dans la seconde partie de ce long film, où la paranoïa des protagonistes s'installe spoiler: en même temps qu'ils prennent conscience de l'arbitraire de leur mission, de l'ambiguïté de leurs intermédiaires et de leurs donneurs d'ordre et qu'ils se questionnent sur l'utilité même de leurs actes qui s'avèrent de plus en plus contre-productifs. Une belle plongée dans les coulisses d'un monde parallèle, avec ses propres règles à la marge de nos démocraties, qui n'est pas sans faire penser à l'excellent Patriotes d'Éric Rochant, sorti en 1994.
Spielberg est un réalisateur qui compte dans notre temps et avec ce film il prouve qu'il peut prendre des risques avec un sujet brûlant d'actualité traité avec soin.Les acteurs sont géniaux et certaines scènes relèvent de la parfaite maîtrise de mise en scène.Le tout est saisissant et on ne peut qu'applaudir la morale certes peut être déjà vue mais tellement bien traitée ici: où mène la vengeance?
J'ai trouvé ce film vraiment confu. On sent bien que Spielberg a voulu faire passer un message politique, de paix mais avec la longueur du film on s'y perd. Un petit conseil avant de voir Munich : renseignez-vous sur ce qui s'est vraiment passé pendant les JO pour comprendre le film.
Dans la galerie des films à caractère politique de Spielberg, Munich n'est pas la plus brillante de ses réussites mais s'avère un solide film d'espionnage, très psychologique et détaillant avec précision les doutes et pensées de ces hommes de l'ombre. Les interprètes sont sobres comme il convient et la mise en scène impeccable. Bel ouvrage que l'on aurait souhaité un peu moins long mais qui demeure prenant.
J'ai été quelque peu inquiet au début en voyant le rythme terriblement chiant que nous donnait Spielberg! Heureusement lorsqu'on rentre dans le vif du sujet le suspense s'installe, les scènes d'actions assez saisissantes presque façon Scorsese arrivent, l'histoire devient intéressante! Mais on fini très vite par tourner en rond, les dialoguent n'arrivent pas a nous posséder entièrement et la fin qui s'étire pour une apothéose qui n'arrive, pas nous déçoit un peu ; enfin pour ma part!
Une belle mise en scène, un film long qui conserve sa qualité sur la longueur où on ne s'ennuie pas grâce à une tension et une action soutenue. Belle reconstitution des années 70 dans de nombreux pays. Sujet assez bien traité où les terroristes une fois que l'on rentre dans leur intimité s'avère être des gens affables et cultivés, qui eux aussi mènent leur guerre avec les mêmes techniques d'espionnage et de contre-espionnage, utilisant les mêmes réseaux d'informateur. Un scénario qui se tend peu peu puisque simplement venger la prise d'otage de Munich et s'arrêter là devient trés vite impossible, chaque acte de représailles entraîne des réponses, de nouveaux attentats et une radicalisation terroriste qui ne font que durcir la situation. Voici une mission qui dépassera trés vite ceux embauchés pour l'accomplir. Les limites de la mission claires au départ deviennent de plus en plus floues. Une bonne approche du conflit israëlo-palestinien qui en montre toute la complexité. Pas de gentils, pas de méchants, pas de véritable salaud, juste une escalade de la violence justifiée légitimement de part et d'autre par la réponse aux actes de violence commis de part et d'autres. Oeil pour oeil, dent pour dent. Le règlement du conflit n'est pas pour demain et nous comprenons mieux pourquoi.
Personne jusqu'à maintenant n'avait osé aborder le sujet et pourtant il y avait matière à discuter des évènements de l'époque. Preuve en est de Steven Spielberg qui s'en sort à très bon compte. Une vendetta emmenée par Eric Bana, visant à rendre à l'ennemi le nombre de morts qu'ils ont sur la conscience. En réunissant une pléiade d'acteurs de toutes origines, dont Daniel Craig et Mathieu Kassovitz, on a du coup des personnalités très opposées, mais toutes ont le même but. A base de conspirations, pièges et explosions, Spielberg régale en respectant tout à fait le contexte historique et politique, en centrant le tout sur un Eric Bana parfaitement dans le ton. Il fallait avoir du culot pour envisager une adaptation, mais le principal est le résultat, très bon et sans parti pris.
La proposition était alléchante mais pour ne rester finalement qu'une mauvaise promesse. Je n'ai même pas eu le temps de m'accrocher à quoi que ce soit avant de couper prématurément.
Depuis La guerre des Mondes, Spielberg a abordé un nouveau virage dans sa carrière. Fini l'optimisme, la naïveté et place à la noirceur, au sang, à la dureté. Dans Munich, Spielberg nous donne, enfin, son point de vue sur le conflit israélo-palestinien sans jamais prendre parti ou tomber dans un manichéisme qui n'a évidemment pas lieu d'être. Après une présentation de l'événement qui nous intéresse, à savoir la prise et l'execution d'athlètes Israèliens par un commando terroriste palestinien lors des JO de Munich en 1972, le film se résume à une gigantesque chasse à l'homme de près de deux heures s'étalant sur toute la planète, une équipe de cinq hommes dirigé par Avner, agent du Mossad (Eric Bana), devant traquer et abattre les auteurs de l'attentat. Thriller intelligent, efficace, utilisant la violence à bon escient, sans en rajouter dans le gore comme Il faut sauver le soldat Ryan, Spielberg dénonce la bétîse des médias inventant des informations de toutes pièces lorsqu'ils ne savent rien, se contredisant par la suite, accuse les gouvernements Israéliens et Palestiniens de répondre par la violence à la violence et ce alors que les populations sont pacifiques et n'aspirent qu'à vivre dans la paix et la sérénité et enfin fustige l'inaction de la communauté internationale, les montrant également en train de traiter par intérêt avec l'une ou l'autre des parties. Le plan final sur les Twins Towers est un parallèle saisissant sur ce qui attendra l'Amérique pratiquement 30 ans plus tard et leur réponse en conséquence. Eclairage précieux sur un point précis de ce conflit plus que jamais d'actualité par le meilleur cinéaste de son temps.