La Femme de Seisaku
Note moyenne
4,2
76 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

16 critiques spectateurs

5
7 critiques
4
6 critiques
3
2 critiques
2
1 critique
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Acidus

872 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2014
« La femme de Seisaku » dépeint une magnifique histoire d'amour entre l'exclue du village dont la richesse provoque bien des jalousies et un jeune militaire respecté par tous. Mais voilà, à la manière d'un Roméo et Juliette, leur amour évolue dans un cadre hostile pour ne pas dire cruel. La mise en scène de Yasuzo Masumura est bluffante et apporte ce qu'il faut de sensualité, de tension ou de romantisme au moment propice. Le cinéaste japonais signe ici une très bon film, malheureusement peu connu dans nos contrées. N'hésitez donc pas à le découvrir.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 631 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 septembre 2025
Film absolument éblouissant dans sa beauté et sa dureté, l'histoire d'amour est douloureuse et magnifique. La mise en scène et les cadrages sont somptueux. Quelle claque !
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 décembre 2025
Si au début du siècle dernier , la société japonaise se reflétait dans ce petit village tout en désordre et en éreintement, le constat serait désolant, terrifiant. Et il me semble l’être tout à fait, pour condamner l’amour entre une ancienne concubine de la ville et le soldat que tout le monde respecte. Une fois leur union consacrée tout le village s’y oppose, retournant casaque après les éloges pour le militaire courageux qui deviendra un sale traite. La raison apparait à travers le comportement de la jeune femme, excédée par le prochain départ de son mari pour la guerre. Elle qui n’était que soumission, porte le drame à son incandescence , renvoyant ses congénères à l’état primitif dont ils ne sont même pas conscients . Yasuzo Masumura en fait une épopée à la fois terrible et redoutable de l’histoire japonaise . Toujours engoncée dans ses traditions, elle arrive néanmoins à les surpasser, sublimant l’amour et la passion , envers et contre tout. Ayako Wakao est une bien belle et grande actrice AVIS BONUS Clément Rauger, journaliste aux Cahiers du cinéma
Pour en savoire plus :
Pascal
Pascal

253 abonnés 2 399 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 septembre 2024
Y.Masumura éminent cinéaste de la nouvelle vague japonaise et tête de pont de ce courant cinématographique majeur est auteur d'une filmographie de premier ordre, malheureusement peu diffusée dans l'Hexagone.

Il n'est pas impossible que le côté provoquant, sulfureux, dont le caractère sexuel transpire l'oeuvre n' est pas étranger à l'anonymat dont ses films font encore l'objet aujourd'hui.

" La femme de Seisaku" ( 1965) qui repose notamment sur l'interprétation et la présence de Ayako Wakao ( connue pour sa beauté légendaire) égérie de Masumura, ( elle fût récompensée du prix Kinuyo Tanaka en 2006) est sans doute l'opus diffusé en France le plus consensuel.

Reposant sur une forme d'expression classique, malgré un sujet dérangeant ( l'amour, le couple sont présentés comme plus important que l'intérêt du groupe, du pays, dans un pays où la honte et le sens du sacrifice sont des caractères tutélaires de l'esprit nippon) " la femme de Seisaku" constitue une réussite majeure.

Si en France on cite Oshima comme cinéaste majeur de la nouvelle vague japonaise, Masumura n' a pourtant vraiment rien à lui envier.
Henrico
Henrico

227 abonnés 1 446 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 septembre 2020
Je confesse être souvent agacé par cet aspect "eau de rose", "hyper-mélo" de beaucoup d'oeuvres de maîtres japonais tant de littérature que de cinéma. Dans ce film de Yasuzo Masumura, on est dans le mélo ; sauf que les répliques d'une grande justesse de tonalité, de nombreux détails sur la société nippone de l'époque et le jeu des acteurs (et surtout de l'actrice principale), font transcender le pathos en quelque chose d'authentique et de sublime.
betty63
betty63

41 abonnés 428 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juillet 2012
Une histoire d'amour époustouflante de beauté, douloureuse et qui stigmate la société qui pense devoir agir, penser et dire à la place des concernés. Masumura sensei met à l'index l'impérialisme et le fanatisme militaire qui broient les individus et les libertés et Ayako Wakao est juste dans son rôle de femme aimante, prête à tout pour garder l'homme qu'elle aime et la fin est comme on l'aime, nous, en occident. Il aurait suffit d'ajouter à ce film une musique qui soit tout aussi formidable pour que je le considère comme un chef-d'oeuvre.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 septembre 2015
Suite à la guerre, Okane, une jeune femme voulant échapper à la misère, devient la concubine d'un vieillard jusqu'à la mort de celui-ci. Par la suite, elle tombera amoureuse d'un jeune homme et tentera de vivre une vraie histoire avec lui.

Yasuzo Masumura nous immerge totalement dans la vie de cette jeune femme qui s'est peu à peu retrouvé exclu de la société pour avoir été la maitresse d'un riche homme âgé. La force de La Femme de Seisaku, c'est de jouer sur plusieurs tableaux et d'arriver à nous faire passer par tout un éventail d'émotion pour chacun d'eux. Il met en place une atmosphère souvent lourde, intense et parfois touchante et sensuelle et, avec l'aide d'un magnifique noir et blanc, donne à son oeuvre une vraie beauté picturale

C'est d'abord le portrait critique de la société japonaise du début du XXème siècle, qui ne manque pas d'être en lien avec l'évolution de ce pays par la suite. Masumura montre une société manquant cruellement de liberté et cherchant à dicter la façon de penser à chacun de ses concitoyens, quitte à broyer leurs sentiments et notamment ceux de cette jeune femme, prête à tout pour ne pas perdre celui qu'elle aime. C'est notamment lors des séquences au coeur du village et la façon dont Okane va être rejeté qu'il montre toute l'absurdité de la situation et des moeurs alors en place. Il pointe aussi l'impérialisme japonais et la place de l'armée dans cette société, décrivant l'absurdité, les préjugés et la façon de pensés de ce Japon-là.

Finalement, La Femme de Seisaku, c'est aussi, et surtout, une histoire d'amour impossible et, derrière cette forte critique, se cache un mélodrame d'une justesse incroyable où Masurama fait ressortir l'émotion et la dramaturgie de son récit et des personnages (très bien écrits et interprétés d'ailleurs). Il met bien en avant la puissance et la passion de ce nouvel amour, qu'il met en lien avec le regard des autres et l'impossibilité d'en faire abstraction. Il joue dans la sobriété, sans en faire trop et sachant nous immerger aux côtés des personnages, le tout avec une grande maitrise technique, notamment dans ses cadres et sachant rendre plusieurs scènes marquantes, notamment lors de la dernière partie.

À la fois dur et beau, intelligent et touchant, la Femme de Seisaku est une énième preuve de l'intemporalité du cinéma, permettant à Masurama de montrer tous ses talents et de me donner envie de découvrir au plus vite son cinéma.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Dès les premiers plans, mettant en scène le visage assombri d'une jeune femme sur fond de vacarme industriel, on sait qu'on n'est pas là pour rigoler. Pourtant tout cela est beau à pleurer... Un mélodrame violent où l'amour fou se heurte aux préjugés moraux et à la cruelle injustice des ignorants, le tout magnifié par la beauté plastique de la mise en scène de Masumura.
stillpop
stillpop

94 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 décembre 2011
Quelle claque au niveau des cadrages en noir et blanc. Seuls certains films russes ou quelques Orson Welles ont fait aussi bien, mais avec moins de douceur.
Un film bien d'actualité, qui parle de l'émergence de l'individualité dans une société communautariste, et sa victoire qui a un prix assez lourd.
Ca n'est pas mélo au sens américain du terme, et c'est sans doute pourquoi c'est un très bon film, dur, fort et beau.
Le genre de cinéma qui n'a pas d'âge, c'est devenu rare.
alex_76
alex_76

7 abonnés 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 septembre 2025
Un chef d’œuvre méconnu autant dans sa mise en scène, ses plans sublimes des corps, son actrice principale… que son propos qui décortique la société japonaise du début XXe, cruelle, violente, déboulonne le patriotisme et le dictat des apparences. Le final choc achève de convaincre oû quand l’amour crève les yeux pour mieux les ouvrir et se libérer
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 820 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 février 2026
Bien que le portrait extrêmement âpre de ces villageois aigris, envieux, hypocrites, confère une dimension sociale forte à ce récit, l'incohérence psychologique de l'héroïne, éteinte face à son vieillard de mari, distante face à ses parents, puis esseulée, enfin hystérique, mièvre, éperdue de passion (jamais transmise par la réalisation qui se contente de la faire tripoter le torse de son époux) empêche tout attachement. En outre, on déplorera des dialogues initiaux lourdement maladroits, adressés au seul spectateur ainsi que des comédiens trop âgés pour leur rôle. C'est d'autant plus dommage que l'opposition entre patriotisme et amour aboutit à une issue radicale audacieuse, cruelle, polémique. Malhabile.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 décembre 2025
Un film superbe, qu'auraient adoré les surréalistes. En effet, l'amour fou, que révèlent les dernières séquences, est total et exclusif. Il a le tranchant des écrits d'Antonin Artaud et de la lame de rasoir d'"Un chien andalou". Quoi de plus dément, en effet, que de mutiler l'être aimé afin de le garder pour soi-seul ? D'une beauté formelle accomplie, "La Femme de Seisaku" est aussi l'affirmation de la singularité, de la sincérité, contre la bien-pensance, les convenances moyenâgeuses qui sclérosent le monde rural de ce Japon du début du 20ème siècle. La détermination farouche d'Okane (sublime Ayako Wakao) trouve en Seisaku un écho inconditionnel qui renvoie à la tragédie grecque.
Les étreintes entre les deux amants dégagent quant à elles une sensualité et une intensité rarement égalées, dans un magnifique noir et blanc dû à l'opérateur Tomohiro Akino.
Salle très obscure
Salle très obscure

10 abonnés 73 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 décembre 2025
Une magnifique plongée dans la culture japonnaise.
Culture, tradition,sens de l'honneur, dévouement.
Lcampa
Lcampa

3 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2025
Masumura connaissait-il les films de Pagnol ? Cette histoire pourrait se passer dans un village de Provence en 1914.
La terre la femme immorale la patrie l'amour fou : que de thèmes communs. Les images magnifiques les cadrages la mise en scène tout est remarquable ...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
j'adore le coté épique de ce film, et les musiques de danny elfman embelissent grandement les effets spéciaux extraordinaire digne du seigneur des anneaux, mais je trouve qu'ici les pouvoirs seisaku ne sont pas très révolutionnaire : tout le monde sais faire tomber un grain de riz en souflant dessus!! bref, la femme de seisaku est une déessssssssse!!!!
Les meilleurs films de tous les temps