Derniers Avis : Les Pionniers de la Western Union - Page 2
Les Pionniers de la Western Union
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bobmorane63
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4,0
Publiée le 1 avril 2015
Un Western de 1941 qui est une commande pour le cinéaste Allemand Fritz Lang qui amène de sa personnalité avec brio !! Un cowboy, pourchassé par une bande de hors la loi, donne sur son chemin un coup de main à un homme faible. Plus tard, ce dernier en convalescence recroise le premier qui l'a sauvé et l'embauche, sans avoir révéler son identité, à la "Western Union" qui est un groupe de travailleurs qui installent des poteaux pour télégraphier. Sur leurs chemins, ils croiseront des Indiens et les mystérieux hommes qui pourchassent le cavalier énigmatique. Pour son époque, tourné pendant la seconde guerre mondiale, ce film vieillit très bien et se laisse regarder aujourd'hui. La qualité de l'image en couleur, l'intrigue sur les personnages (en particulier celui de Randolph Scott), une fin saisissante, des paysages superbes, tout est un réunit pour ce long métrage de qualité. Randolph Scott est excellent et pour une fois expressif de même que Robert Young et le reste du casting impeccables. Pas mal.
Rien de très révolutionnaire dans ce western de commande exécuté par un Fritz Lang encore fraîchement exilé aux Etats-Unis pour fuir le régime nazi. Les méchants sont bien méchants et les bons sont bien bons. Heureusement, Randolph Scott trouve là un rôle à la mesure de son talent dans ce cow boy tiraillé entre le bien et le mal, loin des rôles plus lisses que lui réserva plus tard Budd Boetticher. Pour le reste, on regrettera le scénario bricolé à la dernière minute qui ne réserve, hélas, que peu de surprises. Pour sûr, on est loin des chefs-d’œuvres de Fritz Lang, de "Metropolis", de "L'Ange des maudits" ou des "Contrebandiers du Moonfleet"...
Tous les ingrédients du western: le mauvais garçon repenti, le pied tendre pas si tendre, les faux indiens, la cavalerie, les seconds roles comiques (le cuisto poltron est excellent)...et la mayonnaise prend bien. La fin est en plus un peu surprenante
Fritz Lang n'est pas vraiment réputé pour ses westerns, cependant il en propose un ici qui est très correct. Contenant même de l'humour (le personnage du cuistot notamment), il comblera les amateurs du genre.
Quoi de plus décevant qu'un film complètement raté ??? Ben un film raté qui ne l'est pas complètement car il recèle par-ci par-là de quelques idées tellement bonnes qu'on regrette que ces dernières ne soient dans une oeuvre réussie. Un premier quart d'heure troublant, un personnage féminin qui avait toutes les caractéristiques pour être un beau personnage fort mais qui sera totalement oublié dans la seconde moitié du film, un protagoniste volontiers ambiguë, une révélation surprenante vers la fin qui ne fera que rendre cette dernière, elle aussi surprenante par son aspect sombre, encore plus terrible... Voilà les bonnes, les très bonnes même, idées qui traversent ce Fritz Lang qui fait partie de ses œuvres les plus mauvaises. "Les Pionniers de la Western Union" est en fait une suite de séquences qui n'arrive jamais à trouver la moindre cohérence pour faire monter une quelconque tension dramatique ou pour approfondir au fur et à mesure que l'intrigue avance les personnages, aucun fil narratif ou psychologique efficace. Et pour renforcer encore plus la déception, quelques scènes sur le plan technique sont bâclées à l'instar de la confrontation avec les indiens où les transparences sont hideuses ; ceci est indigne du réalisateur de "Metropolis"... Là Fritz Lang déçoit beaucoup, d'autant plus que ce western n'a même pas le mérite d'être totalement raté...
Pour son cinquième film Américain, Fritz Lang adapte le roman Western Union de Zane Grey qui nous fait suivre les travaux d'installation d'une ligne de la compagnie télégraphique "Western Union" devant relier les villes d'Omaha et Salt Lake City, mais, entre la présence des Indiens ou encore le passé d'un des travailleurs, ce ne sera pas sans problème. Fritz Lang a mis en scène plus de quarante films dans sa vie, c'est donc logique qu'on ne trouve pas que des grandes œuvres et notamment lorsqu'il réalise un western de commande. Ici on ne retrouve pas le génie de Fritz Lang, que ce soit dans la réalisation ou dans l'écriture, c'est un western plutôt classique qui se laisse gentiment regarder mais qui souffre de quelques défauts irrattrapable, à commencer par un récit qui peine à passionner malgré le sujet très intéréssant autour d'un des mythes fondateurs des USA qu'est le télégraphe et notamment la western union. De plus, la direction et les choix d'acteurs ne sont pas irréprochable, ils ont du mal à rentrer dans leurs personnages et la vision des Indiens représente les pires clichés et caricatures que l'on peut voir dans ce genre (qui n'en manque pourtant pas). Malgré tout, il y a quand même quelques belles séquences et l'ensemble se regarde sans véritable ennuie. C'est dommage, ce film serait surement encore plus oublié qu'il ne l'est aujourd'hui si il n'y avait pas le nom de Fritz Lang au générique et on est forcément déçu, on attend la patte et le génie du cinéaste Allemand mais qui ne vient jamais.
Décevant de la part de Lang, un des plus grands cinéastes qui soient. L’ambiance n’y est pas et pour un western, c’est le principal. La faute sans doute à la part de comédie qui n’a rien à faire là dans cette aventure forcement dramatique par moments, la romance naïve et le cuisinier efféminé sont de trop. Faute aussi aux blancs grotesques sous leurs déguisements d’indiens. Bien sur, il y a de belles choses comme la magnifique ouverture avec les bisons et la chasse à l’homme, cette séquence prometteuse se terminant lorsque l’ingénieur est recueilli dans le relais des diligences. Indiscutablement, Lang a mis son empreinte sur ce film et c’est justement pour cela que c’est un western insatisfaisant. Ce genre purement américain impose ses codes, ce n’est pas le réalisateur qui impose les siens. Seul, Tarantino a réussi mais il est né génie et a été nourri par ce milieu cinématographique. Virginia Gilmore est bien belle et Dean Jagger parfait, Scott est mis en valeurs par de magnifiques gros plans et Robert Young a su modifier son jeu au fur et à mesure de l’histoire. Les détails des années 1860 sont soignés et les moyens humains bien présents. On comprend la fatalité habituelle que Lang a fait peser sur les épaules de Vance mais cela aussi nuit au genre. La passion des admirateurs de Lang, dont je suis, ne doit pas nous faire perdre notre sens critique; ‘’l’ange des maudits’’ n’est pas mieux. Quant au retour de Frank James il me faudra le revoir, mes souvenirs sont trop lointains..
un bon petit western à l'ancienne bien filmé, certes le scénario manque quelque peu d'ambition sur la fin mais les personnages sont sympathiques et l'humour remplace le suspense manquant.
Fritz Lang décide de revenir sur un des mythes fondateurs des États-Unis, le télégraphe (plus particulièrement la Western union). Problème c'est que l'histoire racontée n'a vraiment rien de passionnante. Les acteurs sans charismes et des dialogues de benêt. Et les indiens sont tournés en ridicule.
Ce western en couleurs est une grosse production de l'époque avec de jolis scènes de masse (poursuite, départ du convoi, attaque des indiens, incendie) et offre la vision d'un ouest sauvage sur le point d'être conquis par le progrès et la détermination des colons. Malgré de nombreuses pointes d'humour le film a quelque peu vieilli. Randolph Scott y incarne le héros Languien qui n'échappera pas aux conséquences de ses actes bien qu'il veuille se racheter. L'absence d'explications sur son passé nuit à la compréhension de sa motivation profonde ce qui nous empêche d'apprécier justement ses contradictions. Au final un Lang hollywodien en mode mineur alors que la scène nocturne d'ouverture semblait annoncer un film plus fritzien.
Quelques belles séquences d’actions (la poursuite du début, un incendie criminel) et un personnage vraiment intéressant d’aventurier au passé trouble cherchant à refaire sa vie et rattrapé par ses anciens complices brillamment interprété par Randolph Scott. Le film souffre du déséquilibre entre les séquences comiques ou pittoresques et dramatiques, de fadeurs et de conventions (le trio amoureux). Un western d’assez bonne facture, magnifiant l’esprit pionnier américain, mais tout de même un Fritz Lang secondaire.
Ce très vieux western très sympathique réalisé par Fritz Lang est un film qui fait montre d'une grande générosité en images fidèle a Far West, en acteurs dignes de ce nom et en scènes adorables. Le comique et le bon enfant interviennent souvent et installent une ambiance dynamique et motivante pour les trois quarts u film. L'histoire est intéressante grâce aux thèmes qui s'y rattachent (le progrès, l'avenir de l'Ouest Américain...) et les fils tissés autour des personnages sont complexes : Shaw tiraillé par son passé de bandit qui a fait de lui ce qu'il est et son engagement à la Western Union ainsi que son amour pour la sœur de Creighton, Creighton lui-même figure du héros-chef révolutionnaire et efficace, Blake en bleu qui veut prouver sa valeur. La musique, omniprésente, renforce l'humour, la fraîcheur et l'animation de tout ce petit monde. Quant aux décors, on sent le gros budget pour l'époque avec des centaines de bêtes, une bonne demi-douzaine de caravanes et un village de l'Ouest reconstitué entièrement. La fin, qui enchaîne un incendie impressionnant et la fusillade dans une échoppe de barbier déclenchée par Shaw revenu pour assurer son passé, montre la patte du grand maître et cette dernière bataille est particulièrement touchante. Un Fritz Lang mineur lais, quand c'est le premier que l'on regarde, donne envie d'en savoir plus sur cette figure mythique du cinéma.
Moi qui adore Lang comme réalisateur j'avais toujours entendu dire que ses westerns n'étaient pas fameux et je l'avais constaté en partie avec Les Anges des maudits mais maintenant avec Les Pionniers de la Western Union ça se confirme car voici un vieux western des plus classiques qui ne se distingue pas réellement des autres et dont on peine à reconnaître la patte de Lang. Etrange que le metteur en scène de Metropolis réalise un film des plus consensuels et si Les Pionniers de la Western Union avait été réalisé par un autre j'aurais sans doute été plus indulgent mais d'un tel cinéaste on s'attend à un western qui se détache du lot.
Deuxième western de Lang après Le retour de Frank James, Les pionniers de la Western Union est d'abord un film très correct (même si l'on sent que Lang est plus à l'aise en studios qu'en plein désert, à l'instar du grand rival Hitchcock), puis il devient dans les toutes dernières minutes un très bon film, pessimiste et donc en avance sur son temps. A voir par curiosité, pour découvrir un film mineur mais intéressant de Fritz Lang. On retrouve la touche du réalisateur dans les scènes de foule et de chaos (le cheval impétueux, l'incendie) que l'on retrouve fréquemment dans ses oeuvres depuis les muets Allemands (ex Metropolis).