Le Couperet
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396 critiques spectateurs

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bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 février 2013
Histoire géniale de notre temps, José Garcia est crédible dans ce rôle hors de son registre.
PLV : bon scénario magnifiquement interprété.
NeoLain

5 888 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 septembre 2010
Déception que j'ai eu regardant ce film, qui pourtant démarre bien, José Garcia dans un rôle dramatique et non de comique lui donne encore plus de prestance, un réel plaisir. Seulement c'est peu, l'histoire ne le met pas complètement en valeur. Le couperet est sous une réalisation lente, avec beaucoup de discours qui donne un effet élastique, beaucoup trop d'élasticité sur l'histoire qui fait du statu quo, cela étouffe le film. L'actrice Karine Viard qui ici est bien froide, je m'y suis même pas attacher. Des passages lourd comme par exemple la scène de dans la cabine d'essayage. La fin du film est ambigu pourquoi pas, mais on reste réellement sur notre faim de ne pas avoir vu quelque chose de plus sombre et nerveux.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 janvier 2008
Une tension durant tout le film, Costa Gavras joue avec nos nerfs habillement, on attend la fin du film pour pouvoir souffler ! La touche d'humour ni fait rien, on reste devant l'écran à essayer de deviner la suite, comment cette histoire peut bien se finir ! La fin par ailleurs est géniale, quelque chose de froid, de terrible. Un très bon film sur les entreprises ! On s'attaches à ce personnage qui pourtant n'a rien pour plaire !
gizmo129
gizmo129

133 abonnés 1 668 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 octobre 2018
Cinq étoiles pour ce Couperet de Costa Gavras. Dans une dénonciation de notre modèle social d’aujourd’hui, le réalisateur offre une performance d’acteur rare à José Garcia, bien loin des comédies auxquelles il nous avait habituées. Satire sociale sur le monde du travail, sur les délocalisations, sur les conséquences familiales, Costa Gavras nous montre les dérives d’aujourd’hui et pousse sa réflexion à l’excès, nous sommes tous des concurrents, il n’y a plus de règles. Jeu de massacre macabre et de cynisme implacable, on se retrouve impliqué dans la réflexion de cet homme prêt à tout pour vivre. On s’attache à lui, on a envie qu’il parvienne à ses fins tout en étant choqué de penser ce genre de choses, le film nous invite à réfléchir à nos propres choix dans ce genre de circonstances. Passionnant et choquant, ce Couperet est un film qui tranche avec les autres films sociaux, mais est un film marquant qui ne vous laissera pas indiffèrent.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Merci à Karin Viard pour son interprétation toute en finesse et qui sauve un peu un film longuet et répétitif, sur une intrigue peu originale. Ah, que n'a-t-on pas donné ce scénario à Monsieur Chabrol !On aurait eu quelques rebondissements et surprises. Au lieu de ça, une peinture convenue de la famille française et, défaut habituel du cinéma français, une vision de l'entreprise totalement datée et caricaturale.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2020
J’avais entendu parler de ce film et n’arrivais pas à le trouver. Maintenant que c’est fait je suis très satisfait de l’avoir vu. J’aime beaucoup le mélange qu’on a entre thriller et comédie de type humour (très noir). Le sujet est rude et il faut être bien accroché avant de le voir. L’histoire est véritablement folle et surtout prenante. C’est poussé à l’extrêmement, mais paradoxalement, on image que ça peut arriver tellement on pousse les gens aux bouts du rouleau. José Garcia brille dans ce rôle loin de ses standards habituels. Pourtant, cela lui va très bien ce côté sombre. Certains rôles secondaires comme Olivier Gourmet et Yvon Back, sont très bien choisis. Je dois tout de même reconnaitre, qu’au bout d’un moment, une fois qu’on a assimilé bien comme il faut le concept, ça piétine un peu. L’histoire étant simpliste, la fin devient un peu lourde. Il n’y a plus la puissance du début qui s’estompe naturellement. Malgré cela, pour moi le principal était fait. On a reçu un message et d’une manière choc. Costa-Gavras aime transmettre une conscience sociale à travers ses films, et c’est réussi. J’adore cette critique du système libéral dans lequel l’homme devient un pion au service du grand capital. On oublie l’humain et le demandeur d’emploi devient un paria.
shmifmuf
shmifmuf

209 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 novembre 2012
A la fois film de société et thriller, "Le couperet" occupe pour moi une belle place dans la filmographie engagée de Costa-Gavras.
Incertitudes
Incertitudes

263 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2008
Costa-Gavras est le roi du film politique, en tout cas très engagé (voir Z, L'aveu, Amen). Il se penche avec son complice Jean-Claude Grumberg sur le roman homonyme de l'auteur Donald Westlake et prend José Garcia dans le rôle principal, celui de Bruno Davert. Ce dernier est un cadre supérieur dans une usine de papier mis à la porte à cause de la délocalisation de son entreprise. S'ensuivra une période de chômage longue de deux ans qu'il vivra mal. Un beau jour, il se décide à passer à la vitesse supérieur. Pour s'octroyer le poste tant convoité, il n'hésitera pas à tuer ses concurrents. Ce qui glace de prime dans ce film, c'est le personnage de José Garcia et sa normalité. N'importe qui pourrait se retrouver à sa place et se mettre à agir comme lui (pour moi, c'est même étrange que ça ne se soit pas encore produit). Le film est avant tout très actuel. Costa-Gavras dénonce l'ultra-libéralisme, les délocalisations qui brisent des familles entières et fustige les profits des grands patrons et leur manque d'humanité. Il souligne même de manière globale le repli sur eux, l'égoïsme et la grande solitude des gens au chômage, les recruteurs et leurs questions on ne peut plus formatés. Nous sommes désormais dans une société où il faut se vendre et les moins compétitifs à savoir les plus faibles, sont irrémédiablement mis de côté. Cela fait froid dans le dos mais c'est la réalité. Garcia, qui semble se diriger dans des rôles de plus en plus sombres et on ne s'en plaindra pas (La boîte noire, Pars vite et reviens tard), est inquiétant à souhait et mieux vaut ne pas croiser sa route. Un film à montrer en cours d'économie.
stillpop
stillpop

94 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 février 2012
Il fut un temps où chacun pouvait cueillir des fruits et pêcher des poissons qui n'appartenaient qu'à la nature, on pouvait décider de vivre ou mourir sans contre-partie, c'est à dire qu'on avait pas besoin d'argent, donc pas besoin de travailler. Manque de pot, aujourd'hui, symbole de l'esclavage moderne, on n'a plus le choix, pour survivre, on doit trouver de l'argent. Rentier, assisté social, chanceux au loto, esclave salarié, voleur, menteur politique aux poches pleines, tous les moyens sont bons, mais il faut de l'argent. Que se passe t'il alors dans un pays où la principale source morale d'argent se tarit, j'ai nommé l'emploi ? On se retrouve face à un piège moderne où la survie va dépendre d'autres facteurs que l'honnêteté ou l'acharnement au travail. En d'autres termes, quand le gâteau n'est pas plus grand, mais qu'il y a plus de convives, il faut bien trouver une solution, et celle de se serrer la ceinture n'est pas exactement celle qui se situe dans notre siècle consumériste. En dehors de toute hypocrisie
ou de politiquement correct, le réalisateur a voulu simplement aller au fond des choses pour ce qui est du travail.
Imaginez un film social, aussi intelligent que tous ceux qui ont eut le courage de s'adapter au sujet du travail en France, mais qui ne soit pas déprimant ?
Imaginons même que ce soit carrément drôle ?
Attention, uniquement de l'humour noir et cynique, mais très très drôle.
C'est le tour de force de Costa-Gavras, et je ne m'y attendais pas du tout de sa part ! Ce film est excellent, il dénonce la fin du capitalisme face à ses propres aberrations. Toutes les remarques des malheureux héros sont simples et de bon sens, et sont un excellent résumé des statistiques du chômage et du Rmi, les personnes en lice ne sont pas les paresseux si souvent mis en exergue par le Medef, mais bien des personnes hyper-diplômées qui en plus savent réfléchir. Sans doute trop !
Bien sûr, le propos est totalement immoral, mais la vraie morale de notre société qui ne sait plus s'assumer, c'est bien de nourrir ses enfants, non ? Pourquoi donner à rêver (les nombreuses affiches vues dans le film sont aussi une dénonciation du modèle qui pousse inconsciemment par harcèlement à aller plus loin) si l'on ne peut plus privilégier que 30% des actifs (donc très peu des Français) à peine ?
Et encore, même eux ne sont plus à l'abri d'un plan social planétaire ou simplement européen.
Ce film a le mérite de mettre chacun devant ses responsabilités, si le modèle amène à ce type de
comportements, et ça viendra quoiqu'en pensent les humanistes, pourquoi continuer à y croire ?
L'avantage, c'est que toutes ces questions sont soulevées, mais en filigrane, par des dialogues percutants, qui se fondent dans une construction de polar passionnant. Où l'intelligence n'amène pas à des comportements humains, mais bien des comportements de profiteurs malsains ou malhonnêtes. Bien sûr le trait est très forcé, le jeu de José est trop parfait pour un être humain et non un mercenaire, Karin Viard est une épouse comme on n'en fait plus, simplement amoureuse, donc un peu invraisemblable, mais le reste de la société est lui parfaitement dépeint, avec ses épouses qui partent parce que le compagnon n'a plus de travail, ou qu'il en a trop !
Avec aussi la scène obligatoire de l'entretien d'embauche, particulièrement cynique et "professionnelle", c'est à dire inhumaine.
Le niveau de jeu de Garcia est proche du zénith, vivement le prochain Houellebeq. Tous les seconds rôles venus de la TV sont très bien dirigés. Le suspense est parfait, on se s'ennuie pas une seconde, il n'y a aucune hypocrisie, beaucoup d'humour noir, beaucoup de surprises, beaucoup de banlieues stéréotypées, marque des ravages du modèle pavillonnaire sur notre pays en 60 ans. Bref, un très bon film sur la vraie vie, avec une incursion dans l'anticipation, hélas bien trop proche et prévisible. L'autre paramètre très réussi, c'est la paranoïa ambiante, comme celle que connaissent tous les employés à chaque mauvaise nouvelle, comme celle que connaissent toutes les femmes à chaque cheveu inconnu sur une veste d'homme. Tout est fait pour montrer que non, on ne vit pas si heureux dans nos sociétés, même quand on le croit. Tous les protagonistes se posent beaucoup de questions sur leurs actes, leur perception et la vision des autres.
On sent une étude de fond, un travail américain de script où rien n'est laissé au hasard, bref, on est loin d'un film français paresseux de copinage et pseudo-intello. C'est nerveux, excellent, passionnant, presque génial. Quant à la fin, elle est digne du script, simplement parfaite, on est loin d'Hollywood et de ces happy end mièvres. Encore une fois, c'est le meilleur film de l'année, et personne n'en a parlé, à part de la prestation de Garcia. La politique du lavage de cerveau fonctionne à fond en ces temps de "positive attitude" obligatoire. Courrez-y pendant que ce genre de film peut encore exister.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juillet 2010
Costa-Gavras, que l'on sait très engagé, signe avec "Le couperet" une fable très noir sur notre système économique actuel de compétition, ou tout les moyens sont bons pour éliminer ses rivaux. Le film va ainsi jusqu'au bout d'une certaine logique très acide dans laquelle José Garcia s'emboite parfaitement, et fait réfléchir sur ce que l'avenir de l'emploi nous réserve. Réussi donc, mais le réalisateur a déjà fait bien mieux.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 octobre 2013
Bon polar très dense, mis en scène intelligemment. Bonne analyse de la société contemporaine et des effets retors de l'esprit de compétition poussé à son paroxysme. L'un des rôles les plus convaincants de José Garcia superbement obscur. Une claque.
willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2012
Costa-Gavras en langue française, bien réalisé, avec un scénario plutôt original et un José Garcia à son meilleur. Un très bon film, sur la "concurrence" poussé à son paroxysme.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Voilà qu'à ma grande surprise je n'ai pas aimé le dernier film de Costa-Gavras, un réalisateur que j'apprécie beaucoup d'habitude. Pourquoi ? Les acteurs ? Non, Jose Garcia est excellent, Olivier Gourmet aussi (dans un petit rôle), Kavin Viard est plutôt meilleure que d'habitude. Non, c'est le film lui-même que j'ai trouvé déplaisant. Mais pourquoi, alors que ce film éminemment politique semble avoir plu aussi bien à L'Humanité qu'au Figaro, à Libé comme à Télérama ? Ne mégotons pas : c'est bien un film qui s'attaque au libéralisme froid et à son cortège de délocalisations et de licenciements. Le problème que j'ai ressenti, c'est que le héros du film, pour s'en sortir, part sur une voie hyper individualiste : trucider tous ceux qui pourraient l'empêcher de retrouver du boulot. A partir de ce constat, 2 hypothèses : 1) le réalisateur est favorable à ce type de combat individuel. 2) il veut simplement montrer que la situation est tellement grave et déréglée et désespérée que des gens tout à fait normaux peuvent en arriver à de tels comportements asociaux, quasiment suicidaires sinon individuellement, du moins collectivement. Connaissant l'oeuvre de Costa-Gravas, je refuse de prendre en compte la 1ère hypothèse, bien qu'à la vision du film, ce soit celle que l'on aurait tendance à privilégier. Reste donc la deuxième. Dans ce cas, le scénario, tiré d'un roman, est pour le moins maladroit et la réalisation néglige les nuances ou le deuxième degré qui auraient permis au spectateur de se sentir davantage complice du réalisateur que du tueur en série. A part ça, il y a quand même beaucoup d'invraisemblances dans ce film. Un exemple ? Dans le monde de compétition pour un poste de niveau élevé que montre le film, la localisation géographique des postulants potentiels est a priori très étendue. Et bien, pour ce poste situé dans la région lilloise, tous les postulants résident dans un rayon de 250 km autour de Lille, ce qui rend beaucoup plus facile la tâche du tueur. Pas un
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 374 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 septembre 2010
AMEN. Le portrait d'un serial killer des temps modernes. Costa Gavras ne m'amuse pas. Ses films sont d'une incroyable morosité.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 août 2007
A coup sûr, l'un des plus mauvais films de Costa-Gavras... Dommage, le sujet était formidable, mais l'intrigue bourrée de clichés, de scènes convenues et prévisibles, mais aussi et surtout d'invraisemblances, laisse un goût quelque peu amer après la projection. Dommage encore car José Garcia montre là toute l'étendue de son talent. Mais est-ce bien nécessaire ? Il ne peut à lui seul sauver le film de la déroute. Il eut fallu tout réécrire tant le traitement de ce sujet social méritait un autre sort. On est loin ici des grands films sociaux de Frears ou des frères Dardenne. Pire, l'intrigue, au lieu de servir la cause sociale finit par la desservir, cédant la place rapidement à un traitement pathologique de son personnage principal. Enfin, peut-on tout du moins espérer que les polices européennes soient un peu plus perspicaces qu'elles semblent l'être dans cette fiction.
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