Le Labyrinthe de Pan
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1 779 critiques spectateurs

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Zbrah
Zbrah

60 abonnés 365 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2014
En 2006, Guillermo Del Toro présente au public un magnifique conte noir. Son « Labyrinthe de Pan » est une œuvre très personnelle risquant de charmer de nombreux adultes se disant réfractaires au féerique. L’action se situe en Espagne en 1944. Une petite fille et sa mère se rendent chez le capitaine franquiste Vidal pour démarrer leur nouvelle vie commune. Une nouvelle existence qui se commencera non sans difficultés à cause de la cruauté du capitaine. La vilenie de l’homme est à son summum. On dit souvent qu’un bon méchant contribue à faire la qualité d’un film. Avec un ennemi comme Vidal, aucun souci à se faire quant à la qualité du « Labyrinthe de Pan » ! Ce qui est intéressant dans le film de Del Toro, c’est sa façon de croiser la dureté de la guerre opposant les franquistes aux résistants avec l’imaginaire d’Ofelia. L’intrigue développe ainsi deux fronts en parallèle. La barbarie du réel côtoie la féerie, la dure réalité rencontre de plein fouet le rêve d’Ofelia. Mais n’est-ce vraiment qu’un rêve ? Le monde de Pan est tout aussi noir que le contexte troublé dans lequel vit la petite. Les créatures rencontrées, alliées ou ennemies, glacent le sang. La noirceur et le danger sont toujours présents. À ce titre, le design des décors, mais surtout des monstres est particulièrement réussi : le faune avec sa gestuelle unique, la créature de la deuxième épreuve (aussi interprétée par le génial Doug Jones), les fées et le crapaud. Si Sergi Lopez assure remarquablement son rôle (s’occupant aussi de son forcément très bon doublage français), je ne pourrais me permettre d’être aussi enthousiaste concernant le jeu d’Ivana Baquero. La jeune fille n’est pas mauvaise dans sa façon d’interpréter Ofelia, mais éprouve régulièrement de la peine à fixer correctement son regard sur les éléments ajoutés plus tard en post-production, ce qui est un peu gênant. Le reste de la galerie de personnages sert agréablement l’intrigue franquiste en ajoutant une touche de drame réaliste et touchante. Ainsi, « Le labyrinthe de Pan » puise sa force et sa magie dans son univers riche sorti tout droit de l’esprit génial de Guillermo Del Toro, ainsi que dans son habile confrontation de deux mondes à première vue incompatibles.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 janvier 2014
Carmen, récemment remariée, s'installe avec sa fille Ofélia chez son nouvel époux, le très autoritaire Vidal, capitaine de l'armée franquiste.
Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Pan, le gardien des lieux, une étrange créature magique et démoniaque, va lui révéler qu'elle n'est autre que la princesse disparue d'un royaume enchanté.
Afin de découvrir la vérité, Ofélia devra accomplir trois dangereuses épreuves, que rien ne l'a préparé à affronter...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 mai 2014
Un bon film original avec de beaux décors récompensée, de bons acteurs et surtout une superbe histoire avec une intrigue qui nous plonge durant toute la durée du film a coté d'une fille qui pendant la guerre civile espagnol, découvre tout un univers féerique avec des monstres, des endroits fabuleux et parfois magiques et autres. Malgré tout un univers fantastique rappelant "Alice au pays des merveilles" présent dans le film, il dégage une profonde tristesse à cause des batailles, des trahisons et de la tension ressenti par les personnages à cause de la guerre.
Le cinéphile

795 abonnés 2 797 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 janvier 2017
Via un ressort fantastique agrémenté de pépites visuelles, de monstres en tout genre bien pensé, de décors somptueux et d'apparitions fantasques, Guillermo del Toro traite d'un sujet historique dramatique. Par le prisme d'une petite fille qui veut croire en l'impossible Del Toro signe un film au vecteur social puissant, met en scène les fantasmes d'une petite fille qui ne veut pas perdre espoir. On se souvient des nombreux monstres du cinéaste, devenus cultes au fil des ans, et de cette conclusion magnifique et touchante.

https://m.facebook.com/AubinBouilleJoinville/
kal-el 02
kal-el 02

138 abonnés 843 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2013
Très très déçu par ce film ou j'attendais mieux de la part de guillermo del toro sur ce film fantastique et épouvante horreur . Je m'attendais a ce que se film se passe que dans le labyrinthe de pan mais je me suis complètement planté , finalement le côté guerre du film prend presque tout le film ce qui fais que le film devien moin intéressant que se que l'on croi . Parlons maintenant des décors qui par contre sont vraiment pas mal . Avec 3 oscars a son actif pour les décors , ce film pas mal mais très décevant mais a voir une fois dans sa vie .
Guimzy
Guimzy

195 abonnés 467 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 décembre 2013
Cinq ans après L’échine du Diable, fable fantomatique et portrait d'une Espagne déchirée par la guerre civile, Guillermo Del Toro retrouve cet univers si particulier pour un de ses films les plus personnels, allant jusqu’à renoncer à son salaire pour que son rêve se réalise. Le résultat c’est Le Labyrinthe de Pan. Oeuvre majeure de sa filmographie, à la fois tragique et lumineuse, ode portée sur l'imaginaire et l'enfance. Un film très poétique, et sans doute l'un des plus beaux films fantastiques que l'on ai pu voir ces dernières années. Del Toro aborde au début la même idée que l'échine du Diable : parvenir à créer d’un côté une peinture brutale et noire de l'Espagne rongé par la guerre civile et qui, sans aucun répit, replonge dans une situation politique et sociale destructrice, et de l’autre une véritable fable mythologique, jusqu’à faire se briser la frontière entre les deux et en observer l’habile mélange. Les plus sceptiques craindraient que le réalisateur modifie l'Histoire elle-même. Mais pourtant il n'en est rien. En effet, le film est une association virtuose, fruit d’un imaginaire foisonnant et dépourvu de la moindre once de cynisme, qui en fait une œuvre à la fois spectaculaire par ses embardées fantastiques, mais surtout véhicule d’une émotion intense au moment d’aborder l’intime. On a presque l'impression de visionner un long-métrage de Miyazaki : cette idée de mettre une jeune fille sensible et naïve, qui veut fuir la dure réalité en s'enfonçant dans le fantastique et l'imaginaire. Son Alice se nomme Ofelia, et son aventure n’est vraiment pas comme les autres. En effet, plus qu’une simple échappatoire, le traitement de l’imaginaire est ici à la fois salvateur car il propose une alternative, mais également destructeur. Car dans Le Labyrinthe de Pan, au fur et à mesure que l’aventure progresse, en même temps que le drame devient plus pesant, l’imaginaire s’avance de plus en plus dans le réel jusqu’à le contaminer littéralement, pour ensuite l’avaler. C’est à la fois extrêmement positif et terrifiant, car le point de non-retour est synonyme de la fin de toute chose, et pour cette héroïne si fragile et si forte à la fois, il n’y a pas d’alternative. Et dans cet univers imaginaire, Del Toro réussit un tour de force formidable à faire se côtoyer des créations monstrueuses très modernes avec une imagerie classique. Le Faune, le Pale Man et le Dieu-crapeau sont autant le fruit de l’imaginaire du réalisateur que des variations autour de mythes anciens tels que l’ogre ou le Saturne de Goya. Et chaque acte provoqué dans cet univers fantastique, a des impacts sur le monde réel, et sur les personnages qui sont autour : il s'agit avant tout d'une fille qui cherche à reforger le cocon familial détruit par la guerre civile. Ainsi, chaque personnage, interprété par des acteurs tous aussi excellents les uns que les autres, devient un symbole. Tyrannie pour Vidal, bonté pour Mercedes, lutte intestine pour le docteur, et ainsi de suite. Ces relents mythologiques font du Labyrinthe de Pan avant tout un conte moderne, dont l’écho historique n’est pas sans rappeler une certaine idée de l’Espagne contemporaine et certaines dérives. Ainsi, Le Labyrinthe de Pan est une oeuvre majeure de la fantaisie, qui porte clairement la marque de son auteur. Un des auteurs les plus importants de notre époque et dont la grammaire cinématographique ne cesse de s’affirmer comme un mode d’expression fondamental.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 décembre 2013
le film le plus abouti de Monsieur Guillermo del toro , un crève coeur , Sergi Lopez est époustouflant en parfait salaud, on ressort de ce compte de fée les larmes aux yeux et le coeur sérré !!!!!!!! a voir absolument
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 décembre 2013
" Le Labyrinthe de Pan " le film le plus personnel de Guillermo Del Toro réalisé en 2006. Ce dit d'un conte de fées pour adultes et je suis d'accord avec sa l'univers de la guerre civile en Espagne qui est pour moi trop présente dans le film, c'est son gros défaut j'aurais aimé que le coté fantastique qui cela dit en passant est très beau avec ces décors magnifiques, ces monstres originaux ( le Faune, le monstre avec Les yeux sur les mains), tout ça pour dire que j'aurais préféré avoir moins d'histoire et plus d'horreur. Mes acteurs sont bons surtout le capitaine. Un bon film j'ai vraiment aimé mais son défaut m'a terriblement gêné
Kaza Nova
Kaza Nova

6 abonnés 143 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 novembre 2013
Comment peut on écrire pareil scénario ? Del Toro s'est-il senti intelligent en nous faisant cette bouillabaisse de thèmes réchauffés ? Le résultat est plutôt indigent. Méchants, très méchants fascistes, gentils, très gentils maquisards (ça me fait doucement rire, quand on connaît leurs accointances avec l'URSS, mais tel n'est pas le sujet), tout ceci dans un conte de fée sans aucun intérêt. Mettre un conte de fée au milieu d'une tragédie politique, ça prouve bien que Del Toro ne compte pas traiter sérieusement le sujet. Il y a une telle caricature de la situation politique qu'on en rigole, et en même temps on se dit que c'est un conte de fée et que cela explique cet amas de stupidités.
T-Tiff
T-Tiff

132 abonnés 1 247 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mai 2014
De manière générale, le cinéma de Guillermo del Toro ne nous avait pas franchement impressionné, notamment sa précédente réalisation, "Hellboy". "Le Labyrinthe de Pan" est donc d'autant plus une surprise. Le réalisateur parvient à intégrer un conte de fée à l'histoire tragique de l'Espagne en 1944 où elle subissait la répression du régime dictatorial de Franco. L'opposition entre ce conte de fée et la réalité rend le film vraiment passionnant. Le cinéaste donne un caractère particulièrement sanglant à son oeuvre avec des scènes très violentes. Certains personnages à l'aspect démoniaque donnent encore plus d'ampleur au côté horrifique du film. Entre la légèreté enfantine et le tragique de la vie humaine, le film possède deux appuis solides qui nous font douter de la beauté de notre monde au profit de celui de la jeune Ofélia. Mais le conte est-il réel ou n'est-il qu'un leurre pour s'échapper de la cruauté oppressante de la vie ? La question fait rapidement surface et les deux interprétations sont possibles. Le côté fantastique de l'oeuvre est particulièrement bien réalisé avec des décors inventifs. La réussite est totale, lors du final où le tragique atteint son paroxysme. La désillusion pour notre monde devient apparente, la mort est donc un échappatoire. Progressivement, le film captive le spectateur par sa beauté esthétique mais également par son scénario très bien ficelé ne perdant jamais son rythme entre féerie et réalité. "Le Labyrinthe de Pan" est exactement fait partie de la petite liste de films qui atteignent la perfection dans leur genre respectif. On ne repère aucun défaut pouvant permettre de douter de cette perfection.
timoune57
timoune57

7 abonnés 93 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 novembre 2013
Voici un film plus qu'exceptionnel.
Angoissant, choquant, avec une part de merveilles, de reves, de cauchemars, mais prenant racine dans une realité violante....
un chef d'oeuvre a mes yeux...
Je le recommande 1000 fois... c'est 'lun des film a ne pas louper.
this is my movies

825 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 octobre 2013
Une telle claque visuelle, émotionnelle et spirituelle, c'est devenue une telle rareté que ça passe rarement inaperçue. G. Del Toro a beaucoup appris au sein de l'industrie hollywoodienne et combiné à la liberté d'action que lui offre le cinéma européen, cela ne pouvait donner qu'une oeuvre majeure qui vous prend aux tripes et nous offre quelques séquences magiques et d'une puissance rare. La mise en scène de Del Toro rayonne plus que jamais et son histoire est d'une simplicité d'apparence puisque c'est ce que ça implique comme message qui se révèle bouleversant, bien plus que la fin. Un conte poétique cruel, majestueux, beau et débordant d'un imaginaire bien canalisé. Ça faisait longtemps qu'un film ne m'avait pas laissé KO sur mon fauteuil, des larmes plein les joues et les yeux. D'autres films sur
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 mars 2016
Un Véritable Bijoux. Aprés les détonants Blade 2 et Hellboy, le cinéaste Guillermo Del Toro revient nous émerveillé avec sa nouvelle pépite en nous emmenant dans un univers Fantastique Onirique et Cruel comme on n'en a jamais vu au cinéma. Pour Commencer la Réalisation est d'une grande Virtuosité en regorgeant de magnifiques plans dont l'esthétisme est d'une pure beauté avec au passage une très belle reconstitution de l'Après Guerre d'Espagne ainsi que les Décors se déroulant lors des passages Fantastiques qui sont particulièrement Majestueux et pour la plupart assez Cauchemardesque qui est servi par une BO envoûtante de Javier Navarrete qui sied magnifiquement au long métrage. Ensuite le Scénario est Fascinant en nous ensorcelant au cours des 2h00 avec un dénouement Final surprenant et mélancolique qui conclut le film avec audace,ajouter a cela des Séquences mémorables avec une bonne dose de Scènes particulièrement Sanglantes et Terrifiantes mais qui sont également d'une grande brutalité tout en n'oubliant pas d'y apporter une touche de Poésie et d'Emotion qui y sont parfaitement doser. Enfin le Casting est quand a lui Prodigieux avec en tète la jeune actrice Ivana Baquero qui est épatante dans la peau de Ofelia une petite fille rêveuse et attachante dont l'interprétation est trés juste, a ses cotés l'actrice est entouré d'une belle brochette de Seconds Roles marquants comme le remarquable Sergi Lopez qui excelle merveilleusement dans la peau du Tyrannique et Cruel Capitaine Vidal en passant par le talentueux acteur Doug Jones qui nous bluffe en prêtant ses traits a deux créatures énigmatiques et inquiétante que sont le Faune et L'Homme Pale mais aussi la ravissante Maribel Verdú qui prête ses trais a Mercedes la gouvernante dévouée qui complètent cette distribution impeccable. En Conclusion,Le Labyrinthe de Pan est un merveilleux Conte Horrifique et Historique qui rend un magnifique hommage a l'univers de Alice au Pays des Merveilles tout en étant a la fois Effrayant,Poétique,Émouvant et Choquant qui rentre incontestablement au rang des plus grands Chefs D'Oeuvres cinématographique des années 2000 et qui ravira a n'en pas douter les amateurs du genre qui seront littéralement combler par ce Conte pour Adulte qui est redécouvrir d'urgence.
Shephard69

409 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 octobre 2013
D'abord un univers fantastique absolument somptueux dans ce conte de fées pour adultes avec beaucoup de poésie. Puis l'excellent Sergi Lopez dans un rôle magistral. Un très beau film vraiment rafraichissant.
MaCultureGeek

1 165 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 décembre 2018
J'ai une affection non dissimulée pour l'art de Guillermo Del Toro; sa duologie Hellboy, son excellent Blade, le délire Pacific Rim et le gothique Crimson Peak, tous ces films, visuellement très généreux, ont une propension non dissimulée pour le rêve et le fantastique pur et dur. Le Labyrinthe de Pan tenait une place de référence dans sa carrière, jusqu'à lire, par ci par là, qu'il représente l'apothéose de l'art du mexicain.

J'étais en droit de m'attendre à prendre une claque, et si le film possède d'évidentes qualités, c'est qu'il ne sait jamais trop où se positionner pour déterminer le genre auquel il appartient. Entre le fantastique et le drame historique, Le Labyrinthe de Pan (non particulièrement mensonger) alterne les passages contés et les scènes d'action/violence/exactions, marquant un drôle de passage dans la carrière de l'artiste.

On y tient sûrement son film le plus matûre, le plus en phase avec son temps et son passé, qui gère parfaitement l'évasion de l'enfance face aux horreurs des personnes adultes, avec toute l'imagination et l'innocence inhérente à l'enfance. Une perversion de la figure paternelle, incarnée par le beau-père franquiste et sadique, qui se retrouve dans le monde imaginaire de la petite Ofelia, parfaitement interprétée par une jeune Ivana Baquero malheureusement trop rare dans le cinéma actuel.

C'est à l'excellent Doug Jones que revient la tâche d'inséminer le monde adulte dans la psyché de l'enfance : il y parvient à merveille en nous livrant une interprétation parfaite de ce monstre laid et techniquement magnifique, démonstration supplémentaire de la virtuosité de l'équipe technique travaillant sur chaque projet de Del Toro, et de la richesse de son imagination visuelle.

Figure perverse et dérangeante, ce faune sert donc de guide dans la quête initiatique de notre héroïne, qui passera par toutes les étapes du deuil avant d'être forcée à accepter l'inévitable, et d'arriver vers cette conclusion terrible qu'on connaît déjà puisque révélée dès l'introduction, terrible destinée qu'on ne pourra pas éviter.

Sur le papier, c'est génial. Dans la forme, on pouvait espérer mieux : si c'est visuellement très réussi (on connaît la maîtrise de la mise en scène de Del Toro, et la constante beauté de la photographie de ses films), on se questionnera sur la bêtise du comportement de notre héroïne qui, fasse aux avertissements et au danger, n'hésitera pas à faire exactement ce qu'il ne fallait pas faire, produisant une scène de course-poursuite certes angoissante, mais dénuée de toute logique puisque visiblement survenue pour encore apporter un peu de profondeur au bestiaire, et y amener une source d'action supplémentaire.

Quelques incohérences et des comportements illogiques font que, comme face aux slashers des années 80, l'on ne pourra s'empêcher de pousser des gueulantes exaspérées, et clamer des conseils pour mieux réfléchir et mieux agir. S'y ajoutera un manichéisme affreusement simpliste qui, s'il pouvait être une vision pertinente pour le monde fantastique, ne trouve plus aucune logique dans le propos amené par le monde adulte, seulement animé par les gentils résistants et les méchants soldats.

Un brin de complexité d'enjeux aurait pu amener des personnages plus approfondis, et pour lesquels on aurait enfin pu ressentir quelque chose, puisque si l'on omet le personnage de Baquero, touchante et vulnérable, les autres ne marqueront que comme des caricatures de figures historiques, moyen parfait pour simplifier la représentation de l'histoire à l'époque, des enjeux et des vies qui s'y jouaient.

Et s'il est très divertissant, Le Labyrinthe de Pan déçoit aussi par son aspect schizophrène : entre le drame historique et le conte de fée pas si merveilleux, il ne sait jamais vers lequel tendre vraiment, restant à la frontière entre les deux sans en approfondir aucun. Sûrement est-ce du à sa longueur de deux heures, et qui fait qu'il pourrait manquer du développement de cet univers fantastique duquel on entend finalement peu parler, le film se tournant plus vers le quotidien de notre héroïne que vers ses évasions enchantées.

Un détail qui ne m'aurait pas gêné si la représentation du monde réel n'était pas, comme précisé plus haut, à ce point maladroite et simpliste : s'il peut beaucoup apporter en terme de folie visuelle et de combats acharnés, Le Labyrinthe de Pan ne sait jamais trop comment développer ses thèmes et ses enjeux, restant dans une caricature historique de la période franco, préférant nous tendre un portrait primaire et monochrome de la guerre plutôt que de tenter de remettre en question nos certitudes, de nous interroger sur ce qui détermine que l'on ait héros ou antagoniste de l'histoire.

Beaucoup trop simpliste dans son propos, Le Labyrinthe de Pan s'est, à mon sens, trompé de voie : là où il excellait à nous présenter son univers féérique riche et glauque, c'est dans le registre du conte angoissant qu'il aurait du passer le plus clair de son temps de visionnage, plutôt que de nous laisser une représentation maladroite de la guerre et du franquisme, là où le seul personnage du guide monstrueux trouvait toute l'ambiguïté qu'il manque aux autres personnages présentés dans le monde réel. Coche raté, film sympathique, mais loin du chef-d'oeuvre qu'on me vendait.

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