préférant jouer la carte de la suggestion plutôt que de la terreur pure, Carpenter signe un objet novateur, mystérieux et angoissant. porté par un duo mère-fille de renom (J. Leigh-J.Lee Curtis), le réalisateur inscrit un peu plus sa légende du maître de l'horreur de toute une époque.
Avec des titres immortels comme « The thing », « 1997 », « Christine » et j'en passe tant d'autres... Le cinéaste US John Carpenter a irrémédiablement forgé la passion des vieux « fantastiquovores soixante-huitards » comme moi. Aujourd'hui, je veux vous parler plus particulièrement de « The Fog », sorti en 1980 sur nos grands écrans et généralement considéré comme une œuvre plutôt mineure du Maître. Pour dire la vérité, je ne l'avais pas vu depuis plusieurs années et j'en étais arrivé à me persuader qu'il était définitivement « has been ». Pourtant, cet après-midi, je l'ai ressorti de sa vieille pochette et quelle claque ! J'ai immédiatement retrouvé la patte de cet immense réalisateur avec une joie non dissimulée. L'histoire, bien que très basique, est parfaitement racontée et ménage son lot de doux frissons made in années 80. Le fameux brouillard cité dans le titre est un personnage à part entière de l'intrigue et ce qui se cache derrière fiche franchement la frousse. Il faut également reconnaître que retrouver l'ambiance si particulière des petites villes américaines du vingtième siècle est un pur plaisir... Voir même une véritable madeleine de Proust. Je ne saurais donc trop conseiller aux cinévores quinquagénaires de redécouvrir ce petit film attachant... Et aux plus jeunes de tenter l'expérience, à condition de retrouver le DVD sur l'étagère poussiéreuse d'un vide-grenier local.
Depuis maintenant quelques années je me le dis, il me faut entamer une rétrospective consacré à John Carpenter ! Pour la simple et bonne et raison qu'il est un immense contribuable au genre qu'il embrasse ainsi que pour sa manière de le redéfinir. L'impact de sa filmographie incarne son époque, il est clairement une icone du cinéma au sens le plus large et laisse une marque propre que nos jours conservent encore ...
Alors oui, cette année, je m'y colle ! The Fog sera mon commencement.
De loin, ce film reprend les thèmes et habitudes du maitre mais ne brillent pas comme ces meilleurs films. Non pas qu'il ne soit moins juste, il frappe comme d'autres l'on fait, mais avec une moindre envergure. Néanmoins, il y'a ici du cinéma, notamment dans son allumage ! J'adore, à titre d'exemple, son intro ou sans révolutionner quoi que se soit il nous entraine autour de ce feu de camp à suivre la voix de ce type qui en raconte trop ou pas assez ... La caméra qui s'élève pour changer de décors est une autre des impressions visuelles de Carpenter que j'aime tant, on en retrouvera plus tard, encore en musique. Car oui, si le film est génial à suivre, ces scènes accompagnés par la compo entêtante et stressante sous couverts d'images qui défiles est vraiment à mes yeux son super point fort.
Une pierre qui s'effondre, un corps qui surgit de nul part, une apparition de curé sans que l'image ne tourne, ou ne change quoi que se soit, spoiler: un cadavre qui reprend vie pour quelques secondes ... Le film sait crée l'angoisse ! Sa citation de Poe en préambule de cette histoire de fantôme est aussi une ambiguïté magnifique dans un récit qui s'entour de mythologie et de beauté poétique saisissant.
J'ai plus ou moins un peu moins d'entrain avec le jeu dicté des comédien.e.s de The Fog. Dans les clous, selon les codes, avec de la rigueur et du sens, il y manque une petite flamme selon moi ...
Un excellent film dans son registre qui donne à entrevoir des espaces franchement délectable et surprenant, y compris en 2023 ! Non, ce film n'ai pas le meilleur de son auteur ( je me répète ), il est quand même très bon et d'un certain point de vue, carrément cool !
" Is All that we see or seem but a dream within a dream. "
Un film d'horreur mélangeant angoisse et surnaturel datant du début des années 80 par le maitre du genre John Carpenter !! Je n''avais jamais vu ce long métrage et j'ai pris plaisir de suivre le suspense que procure "Fog". L' histoire d'une petite ville situé près de la mer avec un phare qui donne lieu à une station de radio qui passe musique et météo. Il y a des choses étranges qui se sont passés sur ce coin sympathique il y a 100 ans pile et refont surface avec des brouillards venant de la mer et passant progressivement tuant des personnes de façon énigmatique et curieuse. Comme la plupart de sa filmographie, une oeuvre de John Carpenter se déguste bien avec une mise en scène dont chaque plans font le mystère et joue avec la peur comme savait lui même le faire et avec une musique crispante signé lui mème qui nous glace le sang. Puis il y a un bon casting auquel on voit jouer Jamie Lee Curtis dans la peau d'une passagère d'un soir qui joue avec sa mère dans la vie Janet Leigh qui incarne madame le maire, c'est leur seule collaboration au cinéma, plus Adrienne Barbeau en animatrice de radio ou Hal Holbrook en prètre. Une oeuvre frissonnante qui donne la chair de poule.
"The fog" est un Carpenter très moyen. Que l'histoire soit simpliste n'est pas le problème, c'est plus que les personnages ne sont absolument pas développés, qu'on ne s'attache pas du tout à eux, et surtout que Carpenter n'arrive jamais à générer véritablement de tension. On se retrouve dans une sorte de slasher presque sans victimes, pour finir sur une sorte de home invasion furtive avec une fin complètement loupée, tout est très mou et jamais prenant ou angoissant (même les jump scares sont très nuls...). Même si ça reste largement regardable, il y a beaucoup mieux dans la filmographie de Carpenter.
Film horrifique, coécrit et réalisé par John Carpenter, Fog est un bon long-métrage. L'histoire se déroule à Antonio Bay, un petit village côtier sur le point de célébrer son centenaire. Mais ce coin paisible construit avec l'or pillé par cupidité sur un navire ensuite échouée par six des fondateurs de la bourgade, va se retrouver perturbé par de mystérieux événements. Un étrange brouillard lumineux s'étend sur la mer et va venir également recouvrir la terre. Ce scénario, évoquant en toile de fond la malédiction, donne lieu à un film prenant à visionner pendant toute sa durée d'un peu moins d'une heure et demie. L'intrigue à le mérite de nous plonger immédiatement dans son climat terrifiant. Car oui, la grande force du récit provient de son ambiance inquiétante, savamment amenée, et gagnant en dangerosité au fil des minutes. La montée en tension est très bien orchestrée, progressant en même temps que la menace impalpable cachée par cette épaisse fumée. Seul regret, que ces revenants ne soient pas plus mis en avant, même si on comprend que c'est cette rareté qui les rends si glaçant. Les habitants sont eux malheureusement peu attachants et interprétés par une distribution convenable mais loin d'être mémorable composée de Tom Atkins, Adrienne Barbeau, Jamie Lee Curtis, Janet Leigh, James Canning, Charles Cyphers, Nancy Loomis ou encore Hal Holbrook. Hélas, tous ces rôles ne procurent que très peu d'émotions à travers leurs relations en dépit de la tragédie qui se joue. La faute entre autre à des dialogues assez neutres. Si le fond comporte quelques défauts, la forme est elle brillante. En effet, la réalisation du cinéaste est extrêmement soignée et couplée à une photographie sublime malgré un visuel majoritairement sombre. Cette mise en scène remarquable nous offre quelques plans tout simplement marquants. De plus, ce visuel parfait est accompagné tout du long par une b.o. omniprésente signée John Carpenter. L'artiste aux talents multiples nous gratifie de compositions d'une immense qualité pour notre plus grand bonheur auditif. Ses notes angoissantes, craintives et impactantes, renforcent grandement l'atmosphère et collent à merveille aux images. Ce conte cauchemardesque s'achève sur une fin particulièrement marquante et réussie, venant mettre un terme à Fog, qui, en conclusion, est un film méritant d'être découvert tant c'est une leçon de cinéma au niveau formelle, nonobstant un fond présentant quelques lacunes.
Dans ce très court film, Carpenter parvient à installer une ambiance horrifique et d'angoisse lancinante. Les ficelles scénaristiques sont un peu grosses mais s'effacent derrière la tension permanente du film. On regretterait presque que le film ne soit pas plus long afin de développer son histoire.
Lorsque l'on regarde ce film après son remake, et bien on peut dire qu'il s'apparente à un chef d'œuvre comparé donc, à sa pale copie. Mais si il n'y avait pas de comparaison, on pourrait dire que l'on est dans un Carpenter pur jus, film sans grand moyen, mais qui exploite un maximum son ambiance, ses interprètes, et la musique qui porte tout le film. C'est quand même merveilleux ces années où, une fille pris en stop, demande au chauffeur si ce n'est pas un pervers, et deux plans plus loin, on les retrouve au saut du lit, ayant eu certainement une nuit torride, la magie des années 70. Ensuite pour l'anecdote, mais pas que, on retrouve mère et fille côte à côte, Janeth Leigh et Jamie Lee Curtis, certes, elles ne se parlent pas, mais elles sont bien dans les mêmes scènes, c'est déjà ça, un petit plaisir qu'il ne faut pas bouder, même si, ça leur a fait surement plus plaisir à elles qu'à nous. Ensuite pour le reste, on n'est pas encore dans la veine des slashers, on joue plus sur l'histoire, l'ambiance, on est vraiment dans l'univers de Stephen King, qui réussit si bien à Carpenter, et ce n'est pas toujours le cas avec les adaptations de cet écrivain. C'est un film qui est bien estimé des fans du réalisateur, petit prodige, il faut quand même l'admettre, même si je ne suis pas fan de toute sa filmographie, le prince des ténèbres ne m'a pas séduit par exemple, mais ceci est une autre histoire.
pas de grands effets, un scénario pas top, des rôles qui ne permettent pas aux acteurs d'exprimer un semblant de potentiel. Absolument pas nécessaire...
Je n'ai pas du tout accroché, pourtant j'étais hyppé étant fan d'Halloween...par exemple des personnages qui sortent de nul part dont on explique absolument rien et dont on se fout complètement. Vous pouvez m'expliquer comment une autostoppeuse perdue en pleine nuit sur une route déserte se retrouve dans le lit du premier conducteur venu en qqs minutes ?!la nana de la radio qui panique parcequ'un brouillard approche sa maison et qu'il ya son fils dedans alors qu'elle n'a aucun élément lui permettant de croire que c'est mortel... La gd mère qui garde le gosse et qui veuille à ce que toutes les portes et fenêtres soient fermées pour pas que le brouillard entre mais qui ouvre la porte d'entrée en grand qd qq'un tape pour entrer.... Trop d'incohérences et de stupidités dans l'attitude des personnages. La musique est pas mal mais je n'ai pas trouvé cela autant pesant que sur Halloween. Une fin un peu convenue et il faut dire que le film est lent et a mal vieilli. Bref grosse déception.
« Fog » qui signifie le brouillard en français est bien le sujet principal de ce film d’épouvante de John Carpenter. Le port d’Antonio Bay, en Californie, fête son centenaire. La légende raconte que les six marins d’un navire naufragé un siècle auparavant, reviendront se venger par une nuit de brouillard. Commence alors une nuit sombre pour les habitants de la petite ville. Heureusement, une animatrice radio, un révérend et d’autres personnages vont tenter de sauver la communauté. Le cinéaste parvient à merveille à faire vivre le brouillard et lui donner une âme inquiétante. Nous n’aimerions pas nous retrouver face aux fantômes qui en surgissent. Côté scénario, il ne paye pas de mine mais est efficace car ne perd pas son temps dans des semblants d’explications. Les comédiens font leur job sans nous bluffer. Heureusement les comédiennes Adrienne Barbeau, Jamie Lee Curtis et Janet Leigh rehaussent le niveau de cette série B qui a traversé les époques tout en rendant hommage aux films d’Hitchcock. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Fog faisait partie des derniers films que je n’avaient pas encore découvert de Carpenter. Il n’entrera pas loin de là dans mes favoris. Je trouve que l’histoire manque de matière, la mise en place est trop longue, et c’est vraiment dans le final (très réussi pour le coup) que le film semble démarrer pour de bon. Une fois de plus la musique est remarquable, et comme d’habitude il s’est concocté un casting de seconds couteaux qui fonctionne très bien. Malheureusement pour les acteurs je trouve que les personnages aussi manque d’épaisseur. C’est un Carpenter vraiment quelconque.
Réalisé en 1980, "The Fog" est sans doute le film le plus mésestimé de Carpenter, celui qui mériterait bien une bonne réévaluation. Tourné avec un budget dérisoire, celui-ci démontre toute la capacité d'inventivité du cinéaste. À partir d'une histoire banale, Carpenter en tire un sujet efficace, parfois superbe visuellement, demeurant encore bien effrayant à l'heure actuelle. On y retrouve plusieurs thématiques propres à Carpenter (obsession de la technologie) mais aussi à l'Amérique en général, comme la culpabilité et la repentance. C'est enfin par ses références que le film est plaisant. En plus de certains maîtres littéraires (Lovecraft, Poe), c'est surtout la figure d'Hitchcock qui prédomine, par la présence de Janet Leigh mais aussi le lieu de tournage identique des "Oiseaux". Le premier vrai bon film de son auteur, largement supérieur à "Assaut" ou "Halloween".
John Carpenter fait partie des grands cinéastes de genre, c’est assez incontestable. Pourtant, il a pu lui arriver de signer des films moins aboutis. Fog fait partie de ceux-là ! Si le cinéaste utilise son scope à merveille et compose une excellente bande originale reflétant parfaitement son style musical, l’ensemble n’est guère passionnant. Le réalisateur sait jouer sur l’attente mais le fait un peu trop longtemps et ne réussit pas à créer des personnages véritablement intéressants. Résultat : quand les séquences horrifiques deviennent réellement importantes (en gros, sur la fin), la peur ne s’est pas réellement installée et on ne frémit donc pas vraiment pour les héros. On peut même un peu s’ennuyer. On n’est ainsi pas véritablement surpris que Carpenter ait décidé de retravailler son film en retournant certaines séquences car il estimait que le film ne fonctionnait pas : s’il a peut-être évité une catastrophe, on peut penser pour autant qu’il n’est pas arrivé à signer une de ses grandes œuvres (même si elle possède toujours pas mal de fans). Ainsi, si on peut apprécier qu’il marque la première réunion sur grand écran de Janet Leigh et de Jamie Lee Curtis (dont c’est le second long-métrage de cinéma après La Nuit des masques, déjà signé John Carpenter) qui sont mère et fille dans la réalité, Fog est un film que l’on peut trouver assez décevant et loin d’être aussi angoissant que certains des meilleurs films de son réalisateur.
Antonio Bay, village de pêcheurs fictif de la côte ouest des États-Unis, s’apprête à célébrer le centenaire de sa fondation. Mais après une nuit où les événements inquiétants se sont multipliés, les habitants découvrent avec stupéfaction que leurs ancêtres spoiler: ont créé leur village en pillant un navire en détresse, en piégeant ses occupants et en les tuant. Mais ne voilà-t-il pas que cent ans après, les marins martyrisés reviennent des morts pour se venger sur les habitants actuels. Génialement mis en scène, ce Fog de John Carpenter aborde avec malice le thème de la mauvaise conscience collective, et des bases malsaines sur lesquelles les sociétés (nord-américaines) ont fondés leur richesse et leur communauté. Un film sec et efficace, qui aurait presque pu durer quelques minutes supplémentaires.