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CH1218
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3,5
Publiée le 11 septembre 2014
A moins d’être doté d’une carapace en fer forgé, il est difficile de rester insensible à ce scénario, qui reste toutefois inférieur à la puissance des écrits de Khaled Hosseini. Réalisé par Marc Foster, «les Cerfs-Volants de Kaboul» est divisé en trois sections de valeurs inégales. La première partie est la plus prenante et la plus émouvante, le naturel ainsi que la qualité de l’interprétation du jeune acteur jouant le rôle d’Hassan en est son principal atout. Se passant exclusivement aux Etats-Unis, la seconde m’a fait l'effet d’un somnifère, avant que l’émotion et l’intensité de la troisième et dernière partie, ne réveille mon intérêt. Un bon film certes dont je recommande vivement la lecture du roman.
Très bon film qui nous plonge dans un Afghanistan inconnu, au coeur de la population. On réalise que ce pauvre pays, qui vivait heureux avant 1978, a d'abord subi l'invasion russe, puis les talibans (armés par les Américains, ne l'oublions pas), contraignant à l'exil une partie de la population. L'histoire est émouvante, tout est bien charpenté. Sans doute quelques "à-peu-près", mais indiscutablement à voir.
La qualité du travail de reconstitution de la ville de Kaboul et du désert afghan qui a été faite en Chine permet à Marc Forster de s’offrir une réalisation pleine d’exotisme et de sobriété, à partir de l’adaptation d’un best-seller sans nul doute très émouvant. Cependant la façon très académique avec laquelle cette histoire est portée à l’écran et son traitement des rapports de force entre musulmans modérés, talibans et forces communistes laisse apparaitre un manichéisme flagrant, symptomatique du regard que peuvent avoir les américains de la situation géopolitique en Afghanistan. Evidemment l’histoire d’amitié brisée entre les deux jeunes personnages est touchante, tout comme les scènes de cerfs-volants sont magnifiquement bien filmées, mais la lenteur de la narration et ce point de vue simpliste sur le drame social que peuvent vivre les personnages font perdre beaucoup de sa force évocatrice à ce drame humain dont la trame du retour aux sources d’un homme exilé est somme toute assez classique.
Le film évoque une belle amitié dans un pays aujourd'hui complètement dévasté. On constate que l'Afghanistan a été un beau pays, plus vert qu'aujourd'hui, avec une belle culture plus marquée, comme celle des cerf-volant. Le destin du héros et de ses proches ainsi que celui de son pays est émouvant. En effet l'évolution politique que subira le pays avec l'invasion russe puis l'arrivée des Talibans est à la fois terrifiante et bien exposé. Une belle histoire autour d'un pays beaucoup médiatisé dont on découvre de nouvelles facettes, bonnes ou mauvaises.
Superbe film, des dialogues et le scénario sont incroyables. Magnifique histoire souvent beaucoup d'émotion mais aussi de la dignité. Des paysages beaux et détruits. Une réalisation en finesse de Marc Forster, vraiment à voir pour comprendre ce qu'il se passe dans ce pays et pour cette communauté.
Très beau film avec de belles images et beaucoup d'émotion. On peut également louer le jeu des enfants, purs amateurs. Un seul regret, quelques longueurs dans la première partie. Je m'étonne des critiques reprochant au film d'être trop pro-américain, mais l'attitude des russes puis des talibans est-elle défendable ?
J'hésitai parceque c'était un film américain, j'avais tord, c'est un excellent film plein de poésie, d'humanité, où même la fin est respectable car l'Eldorado, ce n'est pas les Etats Unis (loin de là) mais tout simplement la Fraternité et l'Amitié (avec des grandes majuscules) Laissez vous porter par ces cerfs volants, ils en valent le coup.
Très beau film, poétique, et magnifiquement bien interprété ! Le livre était une œuvre complexe, et Marc Foster l'a très bien adapté. Les images son très travaillées, la BO est agréable, et le message du film passe. La reconstitution de Kaboul est vraiment réussie, d'autant que le spectateur reçoit un choc, tout autant que Amir lorsque celui-ci revient une fois adulte. Les relations notamment père-fils sont réellement intéressantes. Seul regret : la séquence de la confrontation entre Amir adulte et l'homme qui détient le fils de Hassan est quelque peu "baclée", et cela semble trop facile, par opposition avec tous les évènements auxquels a été confronté le personnage principal. Toutefois, la séquence finale est de toute beauté, et la dernière réplique du film ne peut que marquer durablement, et émouvoir ! En conclusion, on peut dire que "Les Cerfs-volants de Kaboul" est une très belle représentation de cette guerre, vue à travers un regard qui évolue, qui mûrit, et qui se rend compte de ses erreurs passées pour tenter de les réparer.
Magnifique transposition à l’écran du roman de Khaled Hosseini acclamé par la critique et les lecteurs. Intense et bouleversant. Le combat de cerf volant est un grand moment cinématographique. Bravissimo !
On ne ressort pas indemne d'un film comme celui-ci : l'histoire de cette amitié entre deux afghans issus de deux communautés différentes est d'une sensibilité à fleur de peau ; Amir est Pachtouns et fait partie de la classe riche, son ami Hassan est un Hazaras (des chiites que descendent de la Mongolie et qui vivent dans la partie très pauvre de l'Afghanistan) et son père est le domestique de la famille d'Amir. Entre ces deux personnages se construit une relation qui se traduit par une réelle complicité, une véritable amitié nait sous nos yeux : un regard échangé entre ces deux enfants provoque chez le spectateur un sourire et la scène suivante une larme glisse sur nos joues. La force de ce long métrage repose sur le fait que l'ensemble des acteurs soit des inconnus du grand public ce qui facilite l'empathie et le processus d'identification.
Hassan est victime d'un viol, que Khaled Hosseini définit comme « l'intrusion barbare dans la chair d'une personne » ; cette scène toute en subjectivité raisonne aux spectateurs comme la destruction de la jeunesse, comme la fin de l'ignorance et la fin de la pureté de l'enfance. Hassan qui se sentira mal, qui se mettra en retrait, se sentant coupable de cet acte réalisé par des jeunes âgé de quelques années de plus que lui. Son meilleur ami Amir assistera à cette scène mais n'aura pas le courage d'intervenir, trop faible face à la barbarie humaine ou tout simplement incapable de réagir face au courage et à la souffrance d'Hassan. Cette scène du viol nous marque réellement et nous touche en plein cœur et symbolise la « rupture » d'une amitié si pure. Mais comment un enfant de dix ans peut-il réagir face à tant de barbarie ?
« Les cerfs-volants de Kaboul » abordent également le thème de la relation père-fils dans l'Afghanistan d'hier et d'aujourd'hui. Le poids du père dans la famille, la soumission de la femme vis-à-vis de l'homme, l'importance de la réussite scolaire mais surtout l'honneur familial accompagné de la notion d
Après avoir été profondément touché par le livre, je retrouve l'essentiel de la trame dans le film. Cette histoire est belle, rude et triste. Il y a quelques raccourcis autour des Talibans vers la fin, et une bagarre finale un peu surréaliste, mais l'ensemble vaut trois bonnes étoiles.