Infernal affairs III
Note moyenne
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Diabloxrt
Diabloxrt

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1,5
Publiée le 8 octobre 2026
"Infernal affairs III" est le dernier volet d'une trilogie qui m'aura beaucoup questionné. Pourtant considéré comme incontournable par beaucoup de cinéphiles, je n'ai personnellement pas du tout réussi à entrer dans l'univers de cette proposition. Au global, j'ai même un avis particulièrement négatif sur ces trois films, bien que je reconnaisse volontiers la bonne idée de départ portée par le premier volet. Et comme je l'attendais alors assez logiquement après avoir détesté le second opus, je n'ai pas apprécié mon visionnage de ce dernier chapitre. Ici, tout comme pour le précédent épisode, le problème réside dans une histoire de concept. Même si le premier long-métrage était intéressant, il n'appelait pas forcément à une suite, et encore moins si c'est pour sortir de l'idée originale. Si la série a gagné en popularité, c'est après tout grâce à ça, à savoir ce choix si particulier d'offrir un film de gangsters à base de doubles infiltrés. Ainsi, dès lors que l'on sort complètement de ce principe, la trilogie s'aventure dans une direction bien plus classique de ce genre. Le résultat est donc particulièrement banal en ce qui concerne cette troisième histoire, qui n'est qu'une continuation sans intérêt des éléments du premier film. On nous ramène certains personnages importants, tout en nous en introduisant d'autres, mais aucun ne réussit véritablement à être intéressant. Et dans la forme, ce n'est pas mieux, car on retrouve les mêmes problèmes qui m'ont fait avoir un avis très critique envers cette série. Une nouvelle fois, la narration est beaucoup trop mal gérée, à cause d'un montage et d'un rythme extrêmement brusques. On passe sans cesse d'une séquence à l'autre sans de réelles transitions fluides, ce qui nous perd rapidement et nous enlève la moindre possibilité d'émotion. À force de vouloir aller vite, il nous est alors impossible de nous plonger dans le scénario, ce qui nous éloigne forcément de son contenu. Maintenant, il faut se rappeler que ces problèmes étaient déjà présents au sein des précédents volets, et c'est exactement pour cela que je n'aime pas cette série. Si je peux comprendre l'engouement du premier projet, le reste ne m'intéresse pas dans la structure de ces histoires. Et dans l'ensemble, l'approche visuelle des deux réalisateurs ne me parle pas du tout, et ce, pour les trois films. Elle rend simplement le récit trop confus, ce qui ne m'a jamais permis d'entrer dans l'ambiance voulue. Par conséquent, je ne vous recommande pas forcément de visionner cette trilogie. Le premier opus reste intéressant, mais vous pourrez sans problème vous passer du reste. Pour conclure, une déception du début à la fin.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 avril 2026
Clôturer une telle trilogie sans faiblir est un exploit, et ce troisième volet est la pièce finale, complexe et nécessaire, d'un puzzle monumental. Si le premier était le choc et le deuxième la fresque, ce final est une plongée psychologique vertigineuse dans l’enfer promis par le titre. C’est du "Béton" labyrinthique qui demande une exigence totale du spectateur.

Une structure narrative audacieuse : Le film jongle entre deux époques (avant et après la mort de Yan) pour mieux illustrer la chute mentale de Ming. Ce montage alterné n'est pas un artifice, c'est le reflet d'une conscience qui se fragmente. L’écriture est d’une densité rare, chaque scène venant éclairer d'un jour nouveau les événements des précédents films.

La paranoïa à son paroxysme : Andy Lau livre ici sa performance la plus habitée. On suit la descente aux enfers d'un homme qui veut désespérément devenir "bon", mais qui est rattrapé par ses fantômes. L'arrivée de nouveaux visages (notamment Leon Lai) ajoute une couche de mystère et de froideur qui renforce l'idée que dans ce monde, personne n'est à l'abri.

Le point final d’une tragédie : Le film boucle la boucle avec une maîtrise formelle impressionnante. La mise en scène, toujours aussi sobre et élégante, souligne l'isolement des personnages. La fin n'offre pas de rédemption facile, mais un constat amer et puissant sur la culpabilité.

En résumé : Un final magistral qui refuse la linéarité pour mieux explorer la psyché de ses protagonistes. *Infernal Affairs III* achève de transformer cette saga en un chef-d’œuvre indépassable du cinéma policier. Un 5/5 qui salue une prise de risque artistique totale et une conclusion parfaite pour une trilogie sans aucune fausse note.
Arthur Morgan
Arthur Morgan

21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2026
Une descente aux enfers paranoïaque et une conclusion puissante.

Le constat : Moins fluide que le premier et moins épique que le second, Infernal Affairs III n'en demeure pas moins une conclusion fascinante. En faisant le choix d'un montage éclaté entre passé et présent, le film se transforme en un puzzle mental exigeant qui explore les conséquences psychologiques destructrices de la vie d'infiltré.

La force du film : Le long-métrage vaut avant tout pour sa noirceur et l'incroyable face-à-face psychologique entre Andy Lau et le petit nouveau, Leon Lai. La trajectoire de Ming, rongé par la culpabilité au point de perdre la raison et de s'identifier à l'homme qu'il a trahi, est d'une tragédie absolue. Le retour de Tony Leung apporte la mélancolie nécessaire pour lier le tout et offrir à cette saga la fin désespérée et brillante qu'elle méritait.

Verdict : Un final complexe, parfois sinueux, mais d'une richesse thématique rare. Une très grande conclusion pour l'une des meilleures trilogies du cinéma mondial.
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