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Un visiteur
5,0
Publiée le 11 avril 2026
Clôturer une telle trilogie sans faiblir est un exploit, et ce troisième volet est la pièce finale, complexe et nécessaire, d'un puzzle monumental. Si le premier était le choc et le deuxième la fresque, ce final est une plongée psychologique vertigineuse dans l’enfer promis par le titre. C’est du "Béton" labyrinthique qui demande une exigence totale du spectateur.
Une structure narrative audacieuse : Le film jongle entre deux époques (avant et après la mort de Yan) pour mieux illustrer la chute mentale de Ming. Ce montage alterné n'est pas un artifice, c'est le reflet d'une conscience qui se fragmente. L’écriture est d’une densité rare, chaque scène venant éclairer d'un jour nouveau les événements des précédents films.
La paranoïa à son paroxysme : Andy Lau livre ici sa performance la plus habitée. On suit la descente aux enfers d'un homme qui veut désespérément devenir "bon", mais qui est rattrapé par ses fantômes. L'arrivée de nouveaux visages (notamment Leon Lai) ajoute une couche de mystère et de froideur qui renforce l'idée que dans ce monde, personne n'est à l'abri.
Le point final d’une tragédie : Le film boucle la boucle avec une maîtrise formelle impressionnante. La mise en scène, toujours aussi sobre et élégante, souligne l'isolement des personnages. La fin n'offre pas de rédemption facile, mais un constat amer et puissant sur la culpabilité.
En résumé : Un final magistral qui refuse la linéarité pour mieux explorer la psyché de ses protagonistes. *Infernal Affairs III* achève de transformer cette saga en un chef-d’œuvre indépassable du cinéma policier. Un 5/5 qui salue une prise de risque artistique totale et une conclusion parfaite pour une trilogie sans aucune fausse note.
Une descente aux enfers paranoïaque et une conclusion puissante.
Le constat : Moins fluide que le premier et moins épique que le second, Infernal Affairs III n'en demeure pas moins une conclusion fascinante. En faisant le choix d'un montage éclaté entre passé et présent, le film se transforme en un puzzle mental exigeant qui explore les conséquences psychologiques destructrices de la vie d'infiltré.
La force du film : Le long-métrage vaut avant tout pour sa noirceur et l'incroyable face-à-face psychologique entre Andy Lau et le petit nouveau, Leon Lai. La trajectoire de Ming, rongé par la culpabilité au point de perdre la raison et de s'identifier à l'homme qu'il a trahi, est d'une tragédie absolue. Le retour de Tony Leung apporte la mélancolie nécessaire pour lier le tout et offrir à cette saga la fin désespérée et brillante qu'elle méritait.
Verdict : Un final complexe, parfois sinueux, mais d'une richesse thématique rare. Une très grande conclusion pour l'une des meilleures trilogies du cinéma mondial.