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foxart
121 abonnés
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5,0
Publiée le 23 février 2009
Un mélo vraiment bouleversant et étrangement âpre, un des meilleurs films d'Ozon, à mon sens, qui n'est jamais aussi doué que lorsqu'il laisse tomber la pose et l'artifice (Sitcom, Swimming pool...) au profit de la sobriété et d'une réelle sensibilité teintée d'une vraie dureté (Sous le sable, Une robe d'été, Gouttes d'eau sur pierre brulante...) Et l'art d'Ozon de filmer des acteurs comme ils ne l'ont jamais étés, de leur faire ce cadeau magnifique d'un regard inédit sur leurs visages, leurs corps... Ici, Melvil Poupaud (formidable, vraiment) mais aussi Jeanne Moreau (préparez vos mouchoirs !) mais surtout Daniel Duval, acteur génial, sous employé, et souvent mal employé (délit de sale gueule ?) dans des rôles de brute, de voyou, de mafieux...ici dans une composition pudique et touchante d'un père aimant et un rien dépassé par les évènements... Un film dur, dérangeant, même parfois et pourtant incroyablement lumineux... Solaire ! Magnifique !
Ozon offre décidément un cinéma moche et agressif, un peu choquant, un peu mystérieux... Certes, peu de concessions, et de vrais choix de réalisations. Derrière, plus grand chose, les choix ne cachant rien qu'un message simpliste - si message il y a : un hymne niais à l'enfance et un rapport à la mort qui se limite à la déchéance du corps. Où est passé l'esprit ? Chez Ozon, il n'a jamais été de la partie.
Sur le papier, on redoute que le dernier François Ozon ne soit quun pâle plagiat du grand film de Xavier Beauvois, « NOublie pas que tu vas mourir ». Les arguments narratifs sont en effet similaires. Un jeune homme, à qui tout réussit, apprend par un médecin quil ne lui reste plus que quelques mois à vivre et décide de ne pas suivre de traitement médical pour vivre intensément ces derniers instants. Sauf que là où Beauvois jouait à fond la carte du romantisme adolescent (drogue, sexe, art, amour, guerre, sacrifice), Ozon développe une tout autre destinée à son personnage fort peu sympathique au départ (un Melvil Poupaud convaincant) et le fait se réfugier vers des valeurs beaucoup plus traditionalistes et bourgeoises. Avant de mourir, il ne faut pas oublier de dire à ses proches quon les aime. Le jeune homme va donc se rapprocher de son père (le sublime Daniel Duval, encore une fois excellent), de sa sur et de sa grand-mère (une Jeanne Moreau en roue libre), régler ses comptes avec son petit ami (puisquon est chez Ozon, le protagoniste est forcément homosexuel) pour pouvoir alors partir en paix, renoncer à la vie et se laisser littéralement mourir. Ce qui, évoqué de la sorte, pourrait paraître cliché, fonctionne pourtant sur pellicule. Ozon fait, pour une fois, dans lépure, et parvient à émouvoir simplement, sans racolage. Au vu du sujet traité, on ne lui demandait pas grand-chose dautre.
Quand il a du temps à perdre et pas d'idée, Ozon réalise un film basé sur le même pitch que celui de "Ma Vie Sans Moi" de Sarah Polley. Du quasi-plagiat, en beaucoup moins bien, faut oser.
Voici un film magnifique et magistralement interprété. C'est beau, émouvant et Melvil Poupaud est criant de vérité. Ozon porte un regard cru et réaliste sur le mal-être d'un homme qui se sait condamné sans pour autant jouer sur la corde de l'appitoiement. Une réussite !
Particulièrement décevant, très fade, monotone, des rencontres improbables, des rapports humains artificiels tout cela doté d'interprétations très banales et vraiment en dedans pour le sujet. Bref rien de bon. 0/5 à oublier très vite !!!
Ce film est un chef d'oeuvre. C'est une oeuvre si simple et si compliquée à la fois.Une oeuvre tellement réaliste,bouleversante.Une bénédiction.Ozon en état de grâce
Quel beau film ! Melvil Poupaud est magnifique, il trouve enfin un rôle à la mesure de son grand talent. La caméra et les dialogues de François Ozon sont sans complaisance aucune et montrent superbement le parcours intérieur du héros (mais s'agit-il d'un héros?). On peut simplement regretter que le personnage de Jeanne Moreau ne soit pas plus à l'écran. L'émotion est présente du début du film jusqu'à la scène finale, finale et définitive..
Je ne dois désormais plus être très loin d'avoir vu tous les François Ozon... « Le temps qui reste » n'est pas mon préféré, mais offre paradoxalement parmi les plus beaux moments que j'ai pu voir chez le cinéaste. Dommage, du coup, que celui-ci se complaise parfois dans quelques plans poseurs, d'autant que si on lui sait gré d'une durée particulièrement courte (moins d'une heure vingt), on sent bien qu'il a du mal à densifier son récit, certains passages spoiler: (notamment autour du couple stérile) , malgré un traitement correct, apparaissant peu crédible et surtout peu dans le ton. Difficile, également, de croire au comportement odieux de Romain vis-à-vis de sa sœur, le rendant inutilement antipathique aux yeux des spectateurs durant quelques minutes. Ce qui n'empêche nullement les « instants de grâce », et il y en donc pas mal : tout ce qui touche à la famille, notamment (l'exemple précédent excepté), la relation au père et spoiler: cette lettre qui amène à la réconciliation avec sa frangine , que j'ai trouvé d'une grande délicatesse. Mon passage préféré reste toutefois celui avec la grand-mère, interprétée par une magnifique Jeanne Moreau : il paraît tout simple, mais il est incroyablement juste. Chaque plan, chaque dialogue, ce lien extrêmement fort que l'on ressent... Tout coïncide à en faire un très beau moment de cinéma. Enfin, même si cette approche peut paraître un brin distanciée, presque froide, elle évite aussi tout pathos, tout larmoiement pour quelque chose d'assez pur, à l'image d'une conclusion un poil surlignée, mais demeurant assez forte, notamment visuellement. Perfectible, donc. Une légère impression de remplissage pouvant gêner. Mais aussi une œuvre capable de faire des choix forts, à l'opposé des traitements larmoyants si fréquents, évitant habilement plusieurs facilités (le héros (homosexuel) est atteint d'un cancer et non du sida, cela peut paraître anodin mais à mon sens cela change pas mal de choses), l'auteur de « Dans la maison » ayant qui plus est trouvé en la personne de Melvil Poupaud un très bel interprète. Apaisant.
Autant Ozon est désastreux quand il joue dans le registre comédie autant il est plutôt juste dans la tragédie. Le traitement du sujet, et notamment l'absence de spectaculaire dans les choix de vie de Romain pour les quelques semaines qui lui restent à vivre, me semblent un parti-pris judicieux. La faille majeure réside dans cette invraisemblable histoire d'enfant "station-service" à trois qui donne au film un coté fantasme pédé assez pénible. Il y a à la fois une juste distance qui permet de ne pas tomber dans le pathos, à la fois une trop grande distance qui permet de ne pas être vraiment en empathie avec Romain. En résumé c'est plutôt un bon film (avec un Melvil Poupaud squelettique hallucinant) mais il manque quelque chose pour que ce soit un vrai bon film.
6 217 abonnés
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1,0
Publiée le 20 octobre 2021
Une fois de plus, mon admiration pour la jole Valeria Bruni-Tedeschi m'a conduit vers un film dont j'aurais parié qu'il s'avérerait être plus que mauvais. Je ne sais pas ce qui fait d'Ozon le favori de la foule à moins que ce ne soit un penchant pour la réalisation de film prétentieux déguisées en films d'art mais quoi qu'il en soit il récidive. Tedeschi, comme toujours, en valait la peine mais j'aimerais qu'elle ne soit pas aussi crédule dans le choix de ses réalisateurs. C'est la deuxième fois en deux ans qu'elle travaille avec lui et qu'elle est la meilleure chose dans les deux films et de très loin. Pour ceux qui aiment savoir ces choses, il s'agit du deuxième volet d'une trilogie et concerne un photographe gay de trente ans atteint d'un cancer en phase terminale pour nous faire pleurer. Il lui reste trois mois à vivre et on a l'impression de passer deux fois plus de temps à regarder ce film que lui a vivre...
Sentiment assez étrange à la sortie du film ... est ce que j'ai aimé ou non. Difficile à dire. Bon alors les points négatifs : Jeanne Moreau on doit la voir 15minutes dans le film alors qu'elle en fait la promo partout, l'absence quasi-totale de scénario, les gros clichés sur les homos ... ( je me demande toujours qui sera le premier réalisateur qui osera mettre un homo en acteur principal sans pour autant que ce mec soit une nympho ... ) . Mais à coté de ça, malgrès tout le film passe très vite, les acteurs sont excellents et on ne s'ennuiee pas vraiment... Enfin un film bien, mais à louer en dvd car bon 7€ pour ça c'est trop.