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pitch22
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2,5
Publiée le 11 juin 2011
C'est un relativement bon drame de F. Ozon, malgré la tristesse de fond et la froideur émotionnelle. Il manque juste un certain dynamisme et une certaine saveur pour faire oublier cette impression d'ennui.
Un jeune homosexuel apprend qu'il va bientôt mourir d'un cancer généralisé... c'est le sujet de ce film court qui se repose trop sur ce drame pour ne pas assez soigner ses dialogues ou la psychologie de son personnage principal : on ignore ce qu'il ressent vraiment, tout est suggéré par ses expressions faciales ou son comportement. Certes, l'idée d'immense solitude éprouvée face à un tel choc est bien traitée, mais un thème aussi grave aurait sans doute mérité un approfondissement. Ici le thème de la mort annoncée semble trop effleuré. Enfin, le service incroyable que demande le couple à ce jeune homme condamné, alors qu'ils viennent juste de le rencontrer, parait hautement improbable.
Le temps qui reste est un beau film dramatique de François Ozon. La mise en scène du réalisateurs est irréprochable, il réussit immédiatement à nous faire entrer dans el film et le spectateur reste scotché à l’écran jusqu’à la fin. De plus, le scénario est travaillé et l’histoire intéressante. J’ajouterais que les acteurs comme Melvil Poupaud, Valeria Bruni Tedeschi ou encore Jeanne Moreau sont convaincants dans leurs rôles.
Sobre, simple mais diablement efficace. Ozon évite la surenchère de dialogue inutile et de scéne rasoir pour transmettre un nombre incalculable d'émotions fortes. Melvil Poupaud est remarquable de sensibilité sans jamais sur jouer, le tout dans un univers tellement réaliste que l'on s'identifie rapidement.
Alors qu’Ozon aurait pu nous offrir une œuvre magistrale, aussi belle que déchirante… il se bute malheureusement et maladroitement à un sujet pourtant excellent (bien que pas très original) et plonge tête baissée dans une platitude décevante manquant cruellement d’intérêt. L’histoire reste sans surprise, trop sobre et a du mal à s’éloigner des clichés habituels à bannir. Sans la moindre mièvrerie, mais sans vraiment de charme non plus, Le Temps qui reste prend une triste et prétentieuse distance à la maladie ou à la mort. Melvil Poupaud est en retenue permanente, à tel point que son personnage en devient lassant, provoquant ainsi une difficile empathie de la part du spectateur. Sans être complètement raté non plus, le film reste tout de même globalement décevant, bien que certains points, comme le rapport difficile à la famille et à l’environnement proche soient extrêmement bien traités. Enfin, on sera également déçu de voir une Jeanne Moreau si peu présente à l’écran, pourtant si charismatique.
TRès beau film, un peu provocateur parfois (une habitude chez Ozon), mais qui-et c'est là ce qui fait sa valeur-évite le mélo larmoyant pour se concentrer sur un personnage vrai et totalement humain, bien interprété par Melvil Poupaud.
Ce qu’il y a de très beau, que l’on aurait aimé pourtant trouver très fort, c’est le raccord du personnage principal à l’enfant qu’il fut et à celui qu’il engendre à la place d’un autre, dans le corps de la femme d’un autre homme que lui. Les flashbacks mutent en visions, comme ce plan magnifique sur le miroir dans lequel Romain se regarde et voit celui qu’il était quelque vingt années auparavant ; le récit se construit au fil des rencontres organisées selon un chemin de croix, conduisant le condamné à dire adieu à celles et ceux qu’il aime, à se réconcilier avec sa sœur, à donner la vie, lui qui se contentait jusqu’alors de la photographier, artiste cantonné à l’extérieur, au hors-champ. La séquence avec Jeanne Moreau constitue certainement la réussite d’un long métrage que dessert une forme constante, dépourvue d’aspérités et de ces sursauts qui auraient traduit la détresse de Romain. La lumière grisonnante, la mise en scène tout à la fois maîtrisée et dépouillée, la direction d’acteurs jouent à l’unisson du thème investi par le film sans jamais risquer les écarts, la dissonance, les fausses notes. Voilà un drame clinique, propre sur soi, interprété par un Melvil Poupaud convaincant, mais qui manque paradoxalement d’incarnation dans la représentation d’un homme qui se débat avec sa finitude.
Quand lémotion vous saisit à ce point vous ne pouvez sortir de la salle tout à fait indemne. François Ozon réalise la une uvre infiniment troublante et personnelle. Le sujet nest pas des plus originaux ; les derniers jours dun homme et la manière dappréhender sa mort. On pourrait même faire un parallèle avec les nuits fauves de Collard. Mais là où ce dernier voulait un héros dévoreur de vie, inconscient et jouissant dexcès, Ozon lui, nous raconte lhistoire simple de Romain. Lui aussi est beau, lui aussi jouit dune belle prestance dans la vie, lui aussi apparaît comme un monstre dégoïsme. Ces deux héros ont tout pour eux et il y a comme une injustice de les voir frappés si jeune par la mort. Mais la comparaison sarrête là. Les dernières heures de Romain sont empreintes dune spiritualité et se fondent sur le pourquoi de lexistence. Faire table rase du présent qui ne répondra plus au futur, et se pencher solitairement sur le passé. Non avec regrets mais avec un certain fatalisme pour trouver enfin la sérénité de dire oui à la mort. Aux couleurs bigarrées et au brouhaha, Ozon préfère distiller des petites tranches de vie. La maladie nest pas le sujet, il pourrait sagir tout autant du sida que du cancer, moins encore la mort. Ici cest la vie qui est exposée dans toute sa puissance avec la pudeur et le respect que ressent chaque individu dans ces moments là. Interprété par un Melvil Poupaud plus enchanteur que jamais et une admirable Jeanne Moreau ce film est sans aucun doute lune des plus belles surprises de lannée.
Certes la réalisation est encore une fois superbe. Cependant François Ozon est loin du sublime 5X2 et de Swimming Pool. La faute ? Un personnage loin d'etre sympathique et vraiment pas attachant dont on a alors du mal à s'y identifier et à s'y intéresser. L'excellent Melvil Poupaud signe une belle prestation mais c'est son personnage dont on se fout un peu. Ozon parle encore de l'homosexualité (il serait peut-etre temps qu'il change un peu de registre) et de la famille avec quelques touches très émouvantes notamment lors de la belle et poigante confrontation Poupaud-Daniel Duval. Ozon aborde le theme de la mort de façon paisible sans jamais pour autant tomber dans le mélodrame. Le final n'est pas sans rappeler celui de son précédent film, sans toutefois en retrouver la force, la beauté et l'originalité. On ne sent pas vraiment d'évolution dans le parcours initiatique limité du personnage de Romain. Le personnage est si méprisant que le spectateur n'est pas aussi ému que le laissait présager une telle histoire. La prestation de Jeanne Moreau n'a rien d'exceptionnel et la partie avec Valeria Bruni-Tedeschi est ridicule, comme si le réalisateur avait cherché une intrigue permettant à son film de dépasser une heure. Réussite technique irréprochable (mais cela fait longtemps qu'Ozon n'a plus rien à prouver quant à sa maitrise de la caméra), « Le temps qui reste » est un film assez superficiel, au personnage principal vraiment pas attachant et qui ne touche que rarement le spectateur.
Comme d'habitude avec François Ozon, Le Temps Qui Reste est un film magnifique sur les derniers mois d'un photographe atteint d'un cancer incurable... Dans la droite lignée de Cinq Fois Deux où le pathos n'était pas grotesque mais simplement silencieux et douloureux, Ozon dirige Melvil Poupaud (dont la transformation physique est impressionante) et Valeria Bruni Tedeschi avec une rare maestria. Encore une fois, Ozon a frappé en plein coeur !
Film très dur qui nous raconte les derniers jours dun homme de 30 ans atteint du cancer Plutôt que de se battre, et de subir un traitement violent, il décide de partir en quète de lui-même, loin de la pitié de ses proches. Il va dabord commencer par éloigner son petit ami, puis sa sur en la rabaissant très cyniquement lors dun repas qui se termine en catastrophe Il vit alors ses derniers instants en prenant en photos ceux quil aime. Il se revoit enfant et préfère un face à face et seul avec cet enfant quil était Le film nous montre comment il est difficile dappréhender le temps qui reste, de voir chaque individus que lon a aimé une dernière fois, de vivre les choses que lon aime pour une dernière fois Lacteur principal, Melvil Poupaud est sublime, touchant Le film mérite vraiment dêtre vu.
Le temps qui reste est une belle découverte de mon côté. Dans sa thématique c'est très proche d'un "Juste la fin du monde" de Xavier Dolan mais le style du film s'en éloigne quand même pas mal. Car ici le film est beaucoup plus introspectif, le personnage passe beaucoup plus de temps seul, à contempler le monde et accepter son sort, plutôt qu'à passer du temps avec ses proches avant de les quitter. C'est une approche différente que j'aime un peu moins car si on compare au film de Dolan, on est beaucoup moins dans la subtilité des non-dits avec sa famille, et il y a moins d'émotions de quitter ses proches. Pour autant, le film reste très réussi déjà pour ses acteurs excellents, pour sa magnifique fin et aussi pour la nouvelle vision de la vie qui s'offre au personnage, on sent qu'il s'ouvre peu à peu et c'est touchant. Bref, un bon film à découvrir !
Une fois encore, F. Ozon maitrise son sujet avec un superbe Melvil Poupaud. J'avais peur que le film soit ennuyeux mais que nenni, il n'est pi trop long, ni trop court.