La claque classieuse. Enfin une vraie grande, belle (et avec de vrais moyens) fresque historique sur cette période trouble de la Chine qui débouchera sur beaucoup de sang et de rancoeur mais qui reste néanmoins une époque passionnante et ici très bien filmée par John Woo avec encore Takeshi Kaneshiro en star (comme dans "Les seigneurs de la guerre" sortis quelques semaines plus tôt et qui était un peu plus mou, malgré ses grandes qualités). Un grand John Woo sur une bataille stratégique majeure de l'histoire de la Chine.
Certes Woo est de retour après des emphases americano râtées (exception faite de Face off), mais il manque à ce grand "conte historico romancé" un enjeu dramatique intense (sans doute développé de façon plus précise dans la version de 2 fois 2h30, livrée en Orient). Retour aux sources donc pour un John Woo survitaminé, se jouant et se livrant encore corps et âmes à son esthétisme très marqué. Trop marqué cependant sur ce coup. On préfèrera La princesse du désert moins emplie de fonds verts à profusion, moins de ralenti dans les confrontations. Woo sait faire de belles images avec de l'ampleur, il a même donné une certaine esthétique au 7ème art, mais à trop être identifié il en perd tout mouvements créatifs et justifiés. On ne pourra être rebuté par la beauté du film sur toile, il manque cependant un réel fond, autre que historique, au rythme quasi absent de son film. Par excès ou pêché de gourmandise, Woo en roue libre, à la peinture médiévale, se laisse aller à certaines scènes totalement impropres à tout enchaînement physique, créatif et surtout crédible. Les colombes sont bien sur la pellicule, il ne les a pas oublié, et à l'utilité précise, pour une fois (loin de la scène au panthéon du ridicule de Paycheck). Mais là est sans doute le point précis du film, Woo devait, voulait et prônait de se faire pardonner de ses infidélités cinématograpiques. Il a donc fait un film sans commune mesure d'un gigantisme affiché, où le don personnel et non mesuré apparaît bien à l'écran. Les 3 Royaumes est sans nul doute un film sincère, d'un talent immense mais combine les défauts de gourmandise et d'envie. Dommage, ces 2 facteurs ayant aveuglés le réalisateur de mettre en scène un chef d'oeuvre en oubliant le fond. On gardera donc le réel plaisir de batailles dantesques illustrants ce nouvel opus de Monsieur Woo; rien que pour ça...
Avec Les 3 royaumes, John Woo réalise une fresque de très grande ampleur, un film dit-on commandité par le pouvoir chinois et réalisée totalement à la chinoise. On est adepte ou pas de ce style, mais il faut bien admettre que la reconstitution, les combats, le suspense sont au rendez-vous. les acteurs très crédibles. Ne pas connaître l'histoire de la Chine n'empêche pas d'apprécier à sa juste valeur ce film maîtrisé de bout en bout par son réalisateur et ce malgré l'ampleur du sujet.
Le plus grand film de tous les temps. Mais attention, il est en 2 parties. De plus, on doit l'appeler "Red Cliff" (falaise rouge) car il ne concerne qu'un chapitre des 3 Royaumes. Ce film est parfait, tout y est parfait. Et heureusement que Gans a pu lui rendre hommage avec son coffret bluray qui lui aussi est parfait.
Époustouflant, ébouriffant, captivant, subtil, intelligent, magistralement réalisé, magnifiquement interprété, c'est une fresque historique probablement romancée, mais cinématographiquement inouïe. Je vais faire l'économie d'autres superlatifs, mais vous aurez compris que j'ai plus qu'adoré. Je parle bien entendu des deux volets, de haute volée !
Du grand John Woo (enfin !) dans un film qui surpasse dans le même genre "Les Seigneurs de la guerre" (des acteurs en commun d'ailleurs) par une mise en scène moins statique et par un souffle épique plus fort. Décors et costumes splendides (rarement déçus dans ce genre de film) et des paysages à couper le souffle. Historiquement John Woo a pris des libertés mais n'enlève rien à l'intérêt de l'histoire. On peut reprocher des intrigues survolés et une importance trop forte de la place des batailles et surtout en milieu de film une sorte de duels à la suite sans intérêt pour le fond de l'histoire. Cependant John Woo maitrise son sujet même si il ne peut s'empêcher d'en rajouter trop (la fin !) alors que ce n'est en rien nécessaire.
John Woo a eu une grande carrière hongkongaise au début de sa carrière, une parenthèse Hollywoodienne spectaculaire mais parfois très médiocre (Mission : Impossible 2) et il retourna en Asie pour redémarrer sa carrière.
5 ans après Paycheck, il se met à la tête d’une fresque (4h40 !) historique contant un épisode du livre Les Trois Royaumes de Luo Guanzhong, un monument de la littérature antique chinoise. L’histoire peut sembler très compliquée pour les non-initiés à l’Histoire chinoise mais avec les quasi cinq heures du métrage, John Woo et ses trois autres scénaristes parviennent à faire comprendre les tenants et aboutissants d’un conflit passionnant, qui donne envie d’en savoir plus. Son casting pléthorique lui permet de laisser des acteurs sur le côté pendant une demi-heure sans que cela ne paraisse forcé. De ce fait, tous les arcs scénaristiques sont fabuleusement bien traités et le film passe comme une lettre à la poste. Sans doute est-ce aussi grâce au talent visuel indéniable de John Woo, qui orchestre des scènes d’une beauté folle et des passages de batailles rangées que Peter Jackson n’aurait pas reniées. Les acteurs sont absolument parfaits, ce qui n’est pas forcément compliqué avec Tony Leung Chiu-Wai, Takeshi Kaneshiro, You Yong, Fengyi Zhang et bien sûr le badass Jun Hu.
Porté par un score exceptionnel de Tarô Iwashiro, Les Trois Royaumes est un film indispensable pour tout fan de films de guerre ou de cinéma hongkongais, tant il prouve qu’on peut faire un blockbuster aussi intelligent que divertissant, même si celui-ci dure la bagatelle de cinq heures. Merci monsieur John Woo.
Il y a bien longtemps qu'un film classique asiatique ne m'avait pas autant enthousiasmé. Malgré la longueur, je n'ai pu décrocher 2 secondes car avouont de suite que même si l'histoire est banale, les personnages et les combat sont d'une rare pureté. Au delà des classique de john woo (oiseau, ralentit, combat dansant, etc...) celui ci a réussit à y méler un contexte énorme autour de chefs de guerre de grands charisme... Pour un retour aux racines du réalisateur, ce fut un réél succès.
Visuellement c'est impressionnant mais alors vraiment ! On reconnaît la patte John Woo avec de beaux ralentis inutiles et des colombes qui volent. Après l'histoire perso, je m'en carre un peu donc pour que ça me passionne réellement c'était perdu d'avance... Ça reste tout de même du bon cinoche à spectacle. A voir juste pour les scènes de batailles qui valent vraiment le coup d'œil !
Après son "séjour" hollywoodien (Broken Arrow, Volte/Face, Mission : Impossible 2, Paycheck), John Woo rentre enfin au pays en nous livrant un film chinois. Et ce que l'on peut lui reconnaître après ces années d'exil, c'est bien l'efficacité de chacun de ses films. Pour cause, Les 3 Royaumes est un film pour le moins spectaculaire et grand spectacle (le réalisateur, bien que sa mise en scène peu laisser à désirer par moment avec surdose de ralentis, donne ici un bon effet), avec les moyens du bord (costumes, effets spéciaux, accessoires...). Rajoutons à cela un casting honorable et le tour et jouer! Enfin presque... Un défaut vient pourtant assombrir le tout. Un défaut que l'on doit aux producteurs, qui ont voulu raccourcir le film (de 4h à 2h30). Résultat : un film charcuté (scénario sans âme, trop tourné vers l'action, montage brouillon...)! Bref, il est dommage de voir que le film aurait pu être bien mieux si, une fois de plus, on avait laissé le réalisateur s'amuser jusqu'au bout!
Déçu. John Woo est frappé par le même syndrome que Peter Jackson sur son seigneur des anneaux, c'est à dire une surdose de bataille. Bien qu'ayant vu la version longue chinoise, les batailles prennent vraiment une place trop importante et bien que spectaculaire, elle ne portent aucune intensité. C'est du gâchis, car on sent dans ce récit la possibilité de creuser les personnages au delà de l'habituel manichéisme, de se concentrer plus sur la stratégie millitaire et de découvir une page importante de l'histoire chinoise. Malheureusement, Woo manque de finesse et nous livre une réalisation terriblement lourde, un récit sans surprise et des personnages finalement assez lisses. On retiendra une jolie photo et quelques moments de bravoure mais ça ne suffit pas à sauver le film. Bon, je vais quand même donner une deuxième chance chance au "films de guerre épique chinois" avec "les seigneurs de guerre"
bon, je me suis fait avoir... je suis un grand fan de tigres et dragons... et j'eperais retrouver un peu de ça dans ce film... que j'ai vu en deuxieme partie de soiree...
j'ai trouvé ça extremement long, confus, beaucoup trop de personnages .... je trouve en outre que l'action a un role preponderant, enfin, je veut dire par là qu'on a l'impression que les scenes de bataille font 70 % du film... c'est tres repetitif dans ce sens... je nai donc pas aimé... :(
Avec ce film (vu en version longue de 4h40) John Woo renait et nous sort quelque chose d'épique. La reconstitution de cette bataille est magnifique et impressionnante. Le gros avantage ici est ce côté stratégique des combats, on est sans arrêt des les 2 Q.G où les commandants tirent les ficelles. De plus, tout est en harmonie : que ce soit les combats, les effets spéciaux, la musique... l'ensemble se marie bien. Bref, très bon film de guerre.
John Woo est rentré au pays,et c'est la meilleure nouvelle qui pouvait lui arriver.Pour ce faire,il choisit ambitieusement de retrancrire la fameuse bataille de la Falaise rouge au IIIème siècle,ayant opposé "les 3 royaumes" de la Chine ancestrale.Avant tout,il est vraiment dommage que l'Europe n'ait eu droit qu'à une version raccourcie au lieu du dyptique originel.Jamais une franchise américaine n'aurait été sabordée de la sorte. Passons...Woo signe une fresque furieusement épique,où la guerre se transforme en un savant mélange de mouvements harmonieux,comme une danse;en totale harmonie avec la nature(l'attente que le vent tourne,magique!).Un ballet des corps,qui ne fait qu'accentuer la violence impitoyable de ces confrontations concernant des millions de soldats.Le numérique fait ressortir cette impression de gigantisme,et l'on est scié du déploiement stratégique,qui tranforme une défaite annonçée en victoire mythique.Woo s'intéresse aussi à l'héroïsme,la bravoure et aux jeux de dupes.Mourir pour protéger son peuple,son royaume est normal.Tony Leung Chiu-Wai est parfait en général vertueux et intelligent.Les personnages manquent de nuances par manque d'exposition(on y revient...),mais la direction artistique de Woo est phénoménale,et la maestria de sa mise en scène intacte.Un grand "wu kia pian".