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De battre mon coeur s'est arrêté
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Orno13
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2,0
Publiée le 18 juin 2026
Plébiscité par de nombreuses personnes, amoureux du cinéma, qualifié pour la plupart du chef d œuvre de Jacques audiard, il fut moi une réelle déception. Je n ai pas été sensible à cette proposition, pourtant admiratif de son travail, je n ai pas apprécié du tout le personnage que joue romain duris qui passe tout au,long du film à agir de manière agressive intimidante, il n y a pas une once de qualité qui nous permet, malgré les défauts cités précédemment nous le rendre attachant ou que j’ai une certaine empathie pour cet homme, ce n était pas le cas. De plus le rythme est particulier, beaucoup de scènes reposent sur des tensions psychologique intense, il n y a aucune respiration ce qui m a rendu le film assez pénible. Bref malgré un certain talent de réalisation je n ai pas du tout accroché à ce film.
La mise en scène immersive de Jacques Audiard sauve un scénario plutôt invraisemblable. Il filme avec acuité les combines parisiennes de personnages affairés et pas genés par la morale. Cette histoire de rédemption a travers l'art, est difficile à croire, et sonne faux. Un équilibre qui n'est jamais trouvé. Après, le film a des qualités, des jaillissement de vérité, est porté par un très bon Romain Duris en jeune chien fou, et qui est présent à chaque scènes, et quelques solides seconds rôles, Niels Arestrup, Aure Atika...qui donne au film un côté fiévreux, comme Audiard sait les retranscrire. Mais voilà, suand l'histoire manque de crédibilité...
Le film est constitué de personnages antipathiques, magouilleurs et pathétiques, dont Thomas Seyr (Romain Duris, 31 ans), 28 ans, qui veut se remettre au piano [suivant la voie de sa mère, pianiste décédée et répétant pour une audition la « Toccata en mi mineur, BWV 914 » (1710) de Jean-Sébastien Bach], tout en s’occupant de son père, marchand de biens véreux comme lui et sur le déclin. Une rédemption par la musique ? Sans parler de la crédibilité musicale… Est-ce passionnant ? Cela se discute ! Réponse affirmative de la part de Jacques Audiard qui a réalisé un remake de « Mélodie pour un tueur » (« Fingers ») (1978) de l’Américain James Toback. Personnellement, malgré le talent de Romain Duris, c’est l’ennui qui domine : la relation toxique entre le père et le fils n’est pas très originale alors qu’un film sur les marchands de sommeil l’aurait été plus [cf. « A contretemps » (2022) de l’espagnol Juan Diego Botto, mais un peu misérabiliste]. Le titre est un extrait de la chanson « La fille du Père Noël » (1966) écrite par Jacques Lanzmann et interprétée par Jacques Dutronc. Elégant (mais évoquant la parodie (1990) des Inconnus, « Isabelle a les yeux bleus »), mais quel rapport avec le film ? Pour ma part, c’est « D’ennui mon cœur s’est arrêté ». Le film a plu à la profession, vu le nombre de récompenses, tant en France qu’à l’étranger, et au public (930 000 entrées).
Un film très captivant. Libre de tout bouleversement rythmique durant sa première partie, il expose une puissance émotive dans la rigueur et l’acharnement. Il s’agit du récit d’un agent immobilier qui décide de trouver refuge dans le piano et dont la vie regorge d’ambivalence. Le jeu de Romain Duris est tout aussi percutant qu’intense et authentique dans son interprétation. Le chamboulement de la mort, injuste et perturbant, vient provoquer une grande souffrance face à la solitude que l’absence installe.
Peut-être mon film préféré du grand Jacques Audiard. Tout est beau, juste, précis et ambitieux dans ce film, le récit, les personnages, la bande-son et le travail de la mise en scène. Un grand film, une bascule dans l'art de Jacques Audiard.
Très bon film d'un voyou repenti. Mélange de finesse, de délicatesse et de violence. Romain Duris est parfait dans ce rôle d'écorché vif à la recherche d'une beauté via le piano. Le son n'est, en revanche, pas très bon. Le film aurait besoin d'être restauré.
Jacques Audiard met Romain Duris au centre de cette adaptation au titre magnifique. L’acteur y livre une grande performance en interprétant un jeune homme complexe, en pleine rédemption, mais ne remporta pas pour autant de César malgré les 8 autres que le film glana à l’époque. Plein de froideur, « De Battre Mon Cœur s’est Arrêté » est bien filmé et bien écrit, mais ne méritait, peut-être, pas tant de récompenses que ça.
Remake de “Mélodie pour un tueur” de James Toback, ce film réalisé par Jacques Audiard est une véritable réussite à bien des égards. Romain Duris y livre une performance exceptionnelle, criante de vérité. On peut même dire que ce film marque un tournant dans sa carrière, révélant au grand public son talent d’acteur dramatique.
L’histoire suit un voyou de l’immobilier, Tom, qui aspire à retrouver ses premières amours : le piano. Ce récit ne manque pas de mordant ! Bien que certaines scènes puissent sembler répétitives, elles ne sont jamais gratuites. Elles nous immergent complètement dans l’univers de Tom, un monde violent hérité de son père (interprété par Niels Arestrup), qui ne lui convient pas, même s’il y excelle.
Cette œuvre a reçu une pléiade de récompenses bien méritées. Jacques Audiard nous offre un film puissant et touchant, qui reste en mémoire longtemps après le générique de fin. 8/10
De battre mon coeur s'est arrêté - voilà un film surcoté ! Titre bien trouvé et je crois que les entrées se sont faites dessus ! Les acteurs jouent bien mais le sujet de l’agent immobilier qui trouve redemption dans la pratique du piano. Si le résumé peut attirer, dans l’exploitation, rien de vraiment accrochant. Quelle déception ! 2,6/5
Absolument exceptionnel, dès la scène d'ouverture, sur la relation père fils.
Romain Duris y est éblouissant, tiraillé entre son job véreux dans l'immobilier et sa passion pour la musique classique, qu'il retrouve par hasard. Tous les seconds rôles jouent également très bien (Niels Arestrup, Emmauelle Devos déjà vue dans sur mes lèvres de Audiard, Linh-Dan Pham, Jonathan Zaccaï et Gilles Cohen du bureau des légendes, Aure Atika, Mélanie Laurent).
Assez dur de décrire précisément ce qui m'a touché dans ce film, mais le film est nerveux, on ne s'ennuie pas une seconde et plein de scènes marquent durablementspoiler: (la première scène "tu l'as connu mon père, il était pas gâteux, plutôt du genre hyper actif", "tu parles pas français ?", "je mets des rats dans les immeubles").
Avec De battre mon cœur s’est arrêté, Jacques Audiard signe un film à la fois nerveux et introspectif, où l’on suit Tom, un jeune homme tiraillé entre un passé violent et la promesse d’une rédemption par la musique.
Romain Duris incarne ce personnage avec une intensité palpable. Son jeu, souvent à fleur de peau, donne au film une tension constante, même si parfois son énergie fébrile frôle la surinterprétation. C’est néanmoins cette nervosité qui rend crédible la dualité du personnage : un être partagé entre la brutalité héritée de son père et une quête d’harmonie à travers le piano.
La mise en scène d’Audiard est d’une précision remarquable. Le réalisateur filme au plus près, avec une caméra souvent mobile, cherchant dans chaque regard et chaque geste la vibration d’une vérité intérieure. Cette approche, conjuguée à un réalisme urbain très maîtrisé, installe une atmosphère âpre et contemporaine. On sent chez Audiard une volonté de sonder l’âme d’un homme en crise identitaire, et d’en faire le miroir d’une génération perdue entre violence et aspiration à la beauté.
Pourtant, cette focalisation extrême sur le personnage principal finit par appauvrir un peu le reste du récit. Les figures secondaires – le père, la professeure de piano, les amis du milieu – ne servent qu’à nourrir la trajectoire de Tom, sans exister réellement par elles-mêmes. Ce choix, sans doute délibéré, enferme le film dans une subjectivité totale : tout passe par le regard et les émotions du héros, pour le meilleur comme pour le moins fluide.
Le rythme du film, enfin, oscille entre moments de tension quasi physique et longues plages d’introspection. Si l’on se laisse progressivement happer par le parcours de Tom et par le battement régulier du récit, une impression de tourner en rond finit néanmoins par s’installer. La tension dramatique, constante mais peu évolutive, maintient l’intérêt sans parvenir à le renouveler pleinement.
En somme, De battre mon cœur s’est arrêté séduit par la force de sa mise en scène et la justesse de son propos sur la rédemption, mais il demeure parfois prisonnier de son propre dispositif. On en ressort intrigué, ému, mais aussi un peu frustré de ne pas avoir été totalement emporté.
De battre mon cœur s’est arrêté est un film d’une intensité rare, porté par une mise en scène maîtrisée et une interprétation magistrale de Romain Duris. Jacques Audiard parvient à mêler avec finesse la brutalité du monde souterrain de l’immobilier et la sensibilité d’un homme en quête de rédemption à travers la musique. Le contraste entre la violence et la douceur, entre héritage paternel et aspirations personnelles, crée une tension constante qui captive du début à la fin. La photographie sombre et le rythme nerveux renforcent cette atmosphère à la fois oppressante et profondément humaine. C’est un drame fort, touchant et d’une grande justesse émotionnelle.
Deux modèles, deux destins entre lesquels choisir. La réponse s’appelle le libre arbitre. Beau film d’action, filmé nerveusement comme son personnage principal (Romain Duris excellent).
Je ne comprends pas la pluie de Césars qui s’est abattue sur ce film assez inutilement violent, et dont on peut dire du héros principal qu’il a le piano dans le sang et réciproquement. Agent immobilier aux méthodes musclées, caractériel et sans état d’âme, père dépressif (signalons au passage la prestation de Niels Arestrup), et... amoureux de Bach. Une espèce de thriller à prétentions psychologiques... mouais.