17997 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
675 critiques spectateurs
5
206 critiques
4
205 critiques
3
69 critiques
2
99 critiques
1
46 critiques
0
50 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
ChroniqueMécanique
350 abonnés
214 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 9 janvier 2010
Jacques Audiard signe ici un grand film, qui frôle le chef-d'oeuvre. Dans la continuité de l'excellent "Sur mes lèvres", on est captivé par l'intrigue, parfaitement écrite et rondement menée, la mise en scène, dont la quasi-totalité est en plans séquences, est maîtrisé avec brio et beaucoup de rythme, portée par les impeccables interprétations de Romain Duris et Niels Arestrup, bluffants de justesse. L'intelligence du scénario nous plonge à vif dans les "tripes" de chaque personnage et nous ballade de genre en genre, tour a tour drame, thriller, construit avec beaucoup d'émotions, de suspense, de violence, de poèsie, d'action et même d'une belle petite touche d'humour. Le film dégage beaucoup de puissance, nous secoue sans ménagement, sans aucun temps mort. Il y a également quelque chose de très intimiste, de très personnel dans cette quête d'identité pleine de grâce et de douleurs, un message savamment délivré sans aucune morale puritaine à la noix, sur la corruption du monde de l'argent et la délivrance de celui de l'art, de la création. C'est une œuvre virtuose, sur laquelle l'on peut se ruer sans se poser de questions et dont on ressort conquis et chamboulé.
A la vue de toutes les éloges sur ce film je m'attendais à un véritable chef d'oeuvre mais il semble bien que ce film ne possède ce titre que parce qu'il est réalisé par Jacques Audiard, chouchou de la critique parisienne. Alors certes, le personnage joué par Romain Duris est magnifiquement bien écrit, une personnage ténébreux, hésitant entre amour et haine, au bord de la folie, avec des dialogues très bien senties et Romain Duris lui donne une véritable consistance, complètement habité par son personnage, les autres rôles sont aussi bien écrits. Mais, le film a recours à des ficelles scénaristiques bien trop grosses, le scénario est cousu de fil blanc. Ainsi, le fait que le personnage se remette au piano, qui est le point central du film, n'est quasiment pas explicité et balancé à la figure en 2 minutes, ce qui est récurrent dans les films français. Le message de l'auteur se fait aussi attendre bien trop longtemps et l'on est malmené dans les tourments du personne principal sans véritablement comprendre où cela nous mène. Le rythme est d'une lenteur abyssale, Jacques Audiard ayant la fâcheuse tendance à couper aléatoirement ses scènes ce qui a le don de casser le rythme quand celui-ci tente tant bien que mal à s'emballer. On ne s'attardera pas sur les leçons de pianos, répétitives à souhait... Enfin, le piano, certes c'est agréable au début, la musique classique c'est joli, mais quand cela devient l'unique bande son à partir de la 1ère demi-heure c'est franchement insupportable... Mention spéciale tout de même pour le final inattendu. C'est pas mal mais ne mérite pas autant d'éloges pour ma part.
Voila des films français comme on aimerait en voir plus souvent. Une histoire plutôt singulière; des personnages qui s'éloignent enfin des conventions qu'on avait l'habitude de nous proposer ; et, comble du luxe, une atmosphère soignée qui doit beaucoup à une réalisation dynamique et stylée, et à une bande originale digne de ce nom. Les dialogues et situations sonnent vrai, autant dire que les acteurs se régalent (et nous régalent par la même occasion): ils sont tous irréprochables, Romain Duris en tête. Bref, un film qui sort quelque peu des sentiers battus par son approche et par son style... il mérite donc le détour, surtout pour les blasés du cinéma français.
Décidément le fils Audiard ne déçoit pas. Son quatrième film est encore une réussite. L’itinéraire de ce jeune homme à la croisée des chemins quoique invraisemblable est pertinent et très porté par Romain Duris qui aura malgré tout besoin de domestiquer son talent pour ne pas tomber dans la caricature de lui-même. L’univers de ces semi-maffieux de l’immobilier est pour le moins sordide. Les rapports avec le père incarné par le toujours génial Niels Arestrup sont très bien vus et empreints d’une tendresse refoulée de part et d’autre. Tous les seconds rôles sont à la mesure de l’ouvrage que ce soit Emmanuel Devos ou Aure Attika. Vraiment ce fils de… a vraiment une patte qui lui est propre. Cela se confirme dans les bonus où l’on voit qu’il maîtrise vraiment son art au-delà d’une timidité maladive.
Je n'aime pas les personnages que joue Romain Duris en général, même si je pense que c'est un excellent acteur. Et là je n'ai pas non plus aimé ce film. Il est aussi inintéressant que les personnages qui le composent. Qui en plus de ça sont détestables : trahison d'amitié, égoïsme du personnage de Duris, même pas un semblant de pas vers une rédemption... Bien qu'on essaye de nous le faire croire. Le personnage de Duris ne fait que suivre un vieux rêve sans grande conviction et en restant toujours aussi lamentable avec les personnes qui l'entourent. On n'a droit qu'à une tranche de vie sans intérêt et malheureusement les morceaux de piano sont incapables de rendre "beau" ce film. Le titre du film reste lui superbe... à par ça le film lui sera vite oublié.
Film que j'ai trouvé relativement long et sans sursaut d'émotion. Je n'en ai pas tirer beaucoup de bon. Bien que chaque séquence soit impeccable, C'est l'ensemble du film, une fois le générique de fin tombé, qui me fait sonner dans ma tête la cloche du nom de "c'est tout?"
Dommage… ça partait bien, avec un début prometteur sur le monde des entrepreneurs immobiliers, marchands de biens sans scrupules (un sujet jamais abordé de cette façon) malheureusement au bout d'un quart d'heure le rythme s'essouffle ; précisément à partir de l'apparition incongrue de cette idée de rédemption artistique (c’est plus inspiré dans Fingers). A partir de là le film se noie dans l'insipide rengaine, bien connue, du drame peu inspiré, à la française, avec une trame affreusement prévisible, une réalisation déjà vue, des intrigues secondaires pas franchement indispensables, des scènes "cahier des charges" (bagarre en discothèque, déambulation nocturne, sexisme…) et un final d'une pauvreté affligeante, si bien que la conclusion "happy end" de cette histoire, torchonnée à la va-vite, dissout le peu de cachet que ce film pouvait encore conserver. Bref, un gros ratage qui en dit long sur la faiblesse du cinéma français de nos jours.
Bon ben c'est l'histoire d'un mec qui bosse dans l'immobilier un peu filou, qui fait l'homme de main pour un père visiblement pas beaucoup concerné (à l'instar de son interprète: Arestrup égal à lui même c'est à dire...dilettante) et qui rencontre de manière inopinée son ancien prof de Piano (également celui de sa mère sur fond de drame familial dont on ne saura jamais rien) et qui réalise par la même occasion qu'il lui est possible d'assouvir cette première vocation.
C'est suffisamment adroit pour maintenir l'intérêt jusqu'au bout, ça brasse pleins de problématiques (la famille, l'amour, l'amitié...) mais au final...Rien! Néant! Que dalle!
Après, outre l'intrigue de quoi ça parle vraiment?
Ben c'est juste l'histoire d'un mec qui renoue avec sa passion première qui est de jouer du piano, ça bouleverse un peu sa vie déjà bien nase et puis c'est tout...
Voilà quoi!
Qu'est ce que tu veux de plus? C'est tout mon pote, lâche l'affaire!
Jacques Audiard est vraiment le meilleur cinéaste français contemporain."De battre mon coeur s'est arrèté"est un petit bijou.C'est avant tout le film d'un acteur habité,intense,poignant,vulnérable: Romain Duris.On assiste à l'évolution du héros,on fait corps avec lui.D'abord intransigeant,cet agent immobilier véreux va s'adoucir au contact de la musique...Brassant des thèmes larges et sources d'émotions,Audiard suit la rédemption d'un homme perdu,qui veut fuir son quotidien malsain,entre un père attirant les ennuis et des collègues aux méthodes expéditives,il ne trouve pas sa place dans la société.Jouer du piano,quelques notes de douceur,voilà ce qui va le changer.Il finit par accepter les femmes dans sa vie,mais un drame va finir par le rattraper...Magistral tout simplement.Caméra à l'épaule,et plans-séquences intenses;on est véritablement entrainé par cette mise en scène impeccable.Un grand réalisateur.Un grand acteur.Un grand film!
Fougueux ,impulsif ,acharné ,"De battre mon coeur s'est arrêté "est une oeuvre puissante ...La grâce ,et mélancolie touchant le personnage principal (exceptionnel Romain Duris ) réduit l 'articulation du métrage autour de scènes de une beauté palpable et enivrante ..Jacques Audiard (César du meilleur film et réalisateur) livre un manifeste rarement abouti... La caméra bat au rythme de son interprète, balancée entre explosion de violence et déferlement de passion,cette passion que Thomas" Romain Duris" Seyr exerce avec brio ,cette toccata en mi mineur BWV 914 de Johann Sebastian Bach ,omniprésente et de une beauté inouïe que celui -ci s'applique à jouer avec amour et ferveur ... Agent immobilier peu honnête ,héritage perfide de son père ,il trouve le chemin de la rédemption à travers la musique ,cette musique qui le dévaste et qui le transforme peu à peu ..Le film progresse constamment entre l 'aboutissement de son "héros "et ses rencontres ,lui permettant de fuir les démons de sa vie actuelle ..En la personne de Miao Lin (magnifique Linh Dan Pham César du meilleur espoir féminin) lui apprenant le sens de la vie par les notes véritables ....le fameux " Rubato" terme italien signifiant "dérobé " indication d'expression, commandant d'accélérer certaines notes de la mélodie ou d'en ralentir d'autres pour abandonner la rigueur de la mesure. Ces variations de vitesse sont appliquées selon l'inspiration de l'interprète ou du chef d'orchestre. À l'origine, le tempo rubato affectait uniquement la mélodie, l'accompagnement ne connaissant pour sa part aucune variation de vitesse...C'est cette vitesse que Tom suivra dans sa vie de tous les jours tel un parallèle entre les deux mondes .....Filmant près des corps, le cinéaste mêle les multiples facettes de ce héros hors du commun qui fuit une vie pour mieux en investir une autre. La noirceur des scènes de destruction ou autre malversation de la bande de gestionnaires véreux, succède la lumière des moments de solitude au piano, comme autant de notes d’espoir ....Ayant enfin regagné la paix intérieur, après avoir retrouvé les assassins de son père il deviendra celui que il souhaitait être depuis toujours ,cette souffrance devenant enfin soulagement ,l 'homme devient alors rédemption ...Une pluie de récompenses méritées ... Un film d’une maîtrise et de une régularité absolue ..
Au sommet de son art, Jacques Audiard signe à travers cet itinéraire violent son plus grand film, s'appuyant pour l'occasion sur un Romain Duris en état de grâce et un scénario captivant de bout en bout. Un remake français qui surpasse son (très bon) modèle américain, voilà qui est suffisamment rare pour être signalé.
Absolument catastrophique! Cette histoire, pleine de naïveté, manque cruelllement d'authenticité: Romain Duris n'est crédible ni en rebelle ni en pianiste dont on ne voit jamais les mains. Il ne suffit pas de fumer pour être un rebbelle, ni de filmer pour faire un film. De faire un tel film, Jacques Audiard s'est durablement discrédité.
Ce parcours d'un homme tiraillé entre deux influences s'avère très manichéen : l'influence du père est forcément néfaste, celle de la mère défunte est forcément la porte de salut. Certes, Jacques Audiard est un bon metteur en scène, mais son film est froid.
Avec le César du meilleur film en 2006, Jacques Audiard hérite de la récompense suprême alors qu’il s’agit certainement de l’une de ses œuvres les plus discutables. En reprenant « Mélodie pour un tueur » de James Toback, sorti presque trente ans auparavant, le réalisateur français n’invente rien. Il s’empare simplement de l’histoire glauque d’un jeune homme (Romain Duris) partagé entre les affaires mafieuses de son père (Niels Arestrup obtenant le César du meilleur acteur dans un second rôle) et sa passion pour le piano. Il ajoute néanmoins une mise en scène électrique, le plus souvent caméra à l'épaule, pour rendre le propos encore plus subversif. Toutefois, les personnages sont tellement torturés de l’intérieur qu’il est impossible de s’y attacher. Bref, un drame très malaisant.